• Déception. J'aime beaucoup Alain Chabat en tant qu'acteur, mais force est de constater qu'il n'a pas été très inspiré pour la réalisation de ce film. Alain Chabat a pris un méchant coup de vieux ! Le voilà condamné à singer Tim Burton, à lâcher des vannes d’un autre temps, à tartiner de miel un scénario de court-métrage étiré à l’extrême. Même pas drôle ! Sans oublier la comédienne qui parle si mal le français qu'on a de le peine à la comprendre quand elle parle. Techniquement, c'est très réussi. C'est long et assez ennuyeux.

    scénario: 12/20                     acteurs: 12/20        technique: 16/20   note finale: 12/20

    Santa et Cie

    Rien ne va plus à l'approche du réveillon : les 92 000 lutins chargés de fabriquer les cadeaux des enfants tombent tous malades en même temps ! C'est un coup dur pour Santa (Claus), plus connu sous le nom de Père Noël... il n'a pas le choix : il doit se rendre d'urgence sur Terre avec ses rennes pour chercher un remède. À son arrivée, il devra trouver des alliés pour l'aider à sauver la magie de Noël.


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  •  Bof. j'avais hâte de voir ce film et ce fut une déception même si l'image est d 'une beauté absolue. Mais le scénario est approximatif et très ennuyeux. Le film est beaucoup trop long et on finit par s'ennuyer. S'il avait duré 30 minutes de moins, en particuliers au début, il aurait pu être très bien. C'est long et cela ne sert à rien. Les personnages sont superficiels. Dommage

    scénario: 12/20   acteurs: 14/20   technique: 18/20    note finale: 12/20

    Au revoir là-haut

    Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

    Le roman de Pierre Lemaître, un des Prix Goncourt les plus populaires et les plus appréciés de ces dix dernières années, ample récit foisonnant de personnages inoubliables, de situations fortes, de rebondissements captivants, représentait un sacré défi d'adaptation au grand écran. Et on se dit en voyant le film qu'Albert Dupontel n'était peut-être pas l'homme de la situation : il saute aux yeux que  l'univers, peuplé de marginaux de tous poils qui peinent à trouver leur place dans une société qui les rejette, de l’œuvre de Lemaître a complètement dépassé Dupontel.

    Dupontel signe  film  brouillon et ennuyeux à la fois épique et burlesque, lyrique et caustique, politiquement incorrect et poétique en diable qui réunit toutes les qualités que l’on aime chez lui, avec absence de maîtrise qui impressionne. Quant à l'éternelle question de la fidélité à l'œuvre littéraire, on dira que Dupontel a pris quelques libertés quant à la lettre – ajoutant quelques épisodes purement cinématographiques – mais a été dépassé par l'esprit du roman, dont on peine à retrouver à l'écran toute la verve et la puissance (il ne vous aura d'ailleurs pas échappé que Pierre Lemaître lui-même co-signe le scénario).
    Novembre 1918. A quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d’une mort certaine. Rien en commun entre ces deux hommes si ce n’est la guerre et le lieutenant Pradelle qui, en donnant l’ordre d’un assaut absurde, brise leurs vies en même temps qu’il lie leurs destins. Sur les ruines du carnage de la première guerre mondiale, chacun va tâcher de survivre : Pradelle, plus cynique que jamais, symbole du grand capitalisme, s’apprête à faire fortune sur le dos des morts tandis qu’Albert et Edouard, condamnés à vivre, vont tenter de monter une arnaque monumentale, comme une revanche sur tous ces salauds planqués qui les ont envoyés au casse-pipe. Mais cette histoire est diluée dans tout un tas de scènes sans importance. Techniquement, ce film est une beauté: chaque scène est extrêmement léchée. Cela ne cache pas un scénario brouillon et ennuyeux.

    Au revoir là-haut, c’est l’histoire d’une tragédie racontée comme une farce mais c'est trop long et finalement très ennuyeux.


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  •  Bof. Rossy de Palma est parfaite. Comme toujours. Mais pour le reste, bof, c'est sans intérêt Il faut dire que les acteurs ne sont pas vraiment dirigés. Mais que diable sont-ils allés faire dans cette galère ? C’est au final la seule question qu’on se pose, une fois arrivé péniblement au terme de cette deuxième réalisation d’Amanda Sthers. En dépit de son ambition de satire sociale, un vaudeville poussif et caricatural.Je n'avais pas aimé son précédent "je vais te manquer" parce que ce n'était pas dirigé. Elle n'a pas fait de progrès en réalisation. Peut-être devrait-elle prendre des cours de réalisation et d'écriture de scénario.

    scénario: 8/20    technique: 11/20   acteurs: 12/20   note finale: 9/20

    Madame

    Anne et Bob, un couple d’américains fortunés récemment installé à Paris, s’apprêtent à donner un grand dîner, et convient douze invités triés sur le volet, réunissant la haute société anglaise, française et américaine. Mais lorsque Anne réalise qu’un treizième couvert est posé pour Steven, le fils du premier mariage de Bob, elle panique : pour cet événement mondain, hors de question de provoquer le mauvais sort ! Elle demande à Maria, sa domestique, d’enfiler une robe et de se faire passer pour une riche amie espagnole. Maria se retrouve assise à côté de David, un expert en art issu de la noblesse britannique. Aussi quand, sous le charme de Maria, il la recontacte le lendemain, révéler sa véritable identité est impossible. Une romance commence, qui va faire trembler les valeurs élitistes et le mariage d’Anne. A moins que cette dernière n’arrive à l’étouffer…


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  •  Bof. Tout est bon dans ce film.

    scénario: 10/20   acteurs: 10/20  technique: 16/20  note finale: 10/20

    Barry Seal

    L'histoire vraie de Barry Seal, un pilote arnaqueur recruté de manière inattendue par la CIA afin de mener à bien l'une des plus grosses opérations secrètes de l'histoire des Etats-Unis.


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  • Enorme déception. Ennuyeux, lent et sans intérêt. Sans queue, ni tête.

    scénario: 5/20     acteurs: 10/20   technique: 16/20   note finale: 5/20

     

    Kingsman: le cercle d'or

    KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis.
    Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.


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  • Le réalisateur se moque de tout et surtout du spectateur! Quelle honte! Aucune imagination. Un montage approximatif, un scénario pas terrible pour décrire un milieu petit bourgeois ennuyeux. Et je ne parle pas des scènes filmés au téléphone...Très ennuyeux!

    scénario: 6/20            technique: 10/20        acteurs: 12/20   note finale: 6/20

    Happy end

    "Tout autour le Monde et nous au milieu, aveugles." Instantané d’une famille bourgeoise européenne.

    C’est dans le confort feutré de la bourgeoisie que se montre le plus volontiers le refoulé de toute une société. Ce n’est pas Flaubert qui aurait contredit cette maxime. Michael Haneke n’a eu de cesse, au cours d’une filmographie intransigeante, d’étudier les sources et les manifestations du mal-être de nos populations modernes. Happy end tout à la fois synthétise et affine son travail cinématographique à travers le portrait d’une riche famille industrielle de Calais. Ce petit microcosme très renfermé va être le témoin de quelques phénomènes inquiétants que Michael Haneke orchestre comme un jeu de piste à la fois cinglant et rieur. Aucune violence visuelle ne surgit, et pourtant Haneke ne cède rien de la radicalité de sa mise en scène, une nouvelle fois à son point culminant de pertinence et de précision. La noirceur de son regard s’accompagne plus que jamais d’un humour grinçant, laissant au spectateur le soin de faire la part, si besoin, entre le dérisoire et le tragique. 

    Difficile de dire par où commence exactement l'inexorable affaissement qui va toucher la famille Laurent. Est-ce l’effondrement de ce mur de soubassement dans un des chantiers de construction qui ont fait leur fortune ? Ou est-ce l’arrivée de la toute jeune Ève, treize ans, qui déboule dans la bulle familiale de son père après que sa mère a subi une sérieuse intoxication aux médicaments ? Le père, Thomas joué par Mathieu Kassovitz, est chirurgien, remarié, et ne semble pas connaître grand chose aux habitudes de sa fille. Mais il donne le change, il a appris à le faire, bien et en toutes circonstances. Et puis il y a Anne (Isabelle Huppert), la sœur de Thomas, qui pilote d’une main de fer l’entreprise familiale et doit faire face à cet accident de chantier en même temps qu’elle tente de transmettre la direction à son fils Pierre, effrayé du poids qui se pose sur ses épaules. Mais a-t-il seulement le choix ? Enfin tout en haut, il y a le grand-père Georges (Jean-Louis Trintignant, absolument magistral) : personnage trouble et fascinant, que l’âge et quelques absences de mémoire ont imprégné d’une aigreur de vivre qu’il répand avec l’autorité d’un vieux capitaine d’industrie.

    Trois générations réunies dans un hôtel particulier cossu que Michael Haneke décompose soigneusement, déterrant sous chaque petite cachoterie les signes édifiants de dangereuses névroses. Tous travaillent plus ou moins consciemment à maintenir la respectabilité de leur existence et l’apparat de leur famille, au détriment de toutes traces d’amour. Haneke ponctue le récit de quelques scènes d'une maîtrise ahurissante et excelle à analyser comment un mal chemine dans ce rhizome familial, avec la surprise de voir rejaillir à un bout de la chaîne un trouble qui avait été enfoui à un autre.

    Ce portrait au vitriol pourrait sembler distant si Haneke n’avait décidé de le situer en bordure de la jungle de Calais. Happy end est un film entièrement adossé à la question des réfugiés et des migrants qu’il place intelligemment en fond, comme un mur de résonances. Les Laurent, unis dans leur décrépitude, sont les derniers privilégiés de notre vieille Europe, fascinée par son autodestruction et incapable de concevoir qu'en face il y a la vie. Si avec Happy end Haneke semble remettre en scène son propre cinéma (une seconde vision permettra à chacun de trouver les correspondances avec Le Septième continent, Caché, Amour ou Le Ruban blanc), c'est précisément pour éprouver la question obsédante de toute son œuvre qui se pose autant aux Laurent qu'à nous tous : comment faire avec la complexité d’un monde qui nous dépasse et auquel nous comprenons si peu ?


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  • Bof, pas terrible. D'abord avant de voir ce film, je ne connaissais pas Spirou, et ensuite tout cela est bien ennuyeux alors que les acteurs sont bien. Mais le scénario n'est peut-être pas à la hauteur. Ce n'est pas dynamique. Il manque quelque chose.

    scénario: 12/20           acteurs: 16/20     technique: 16/20        note finale: 12/20

    Le petit Spirou

    Petit Spirou, comme toute sa famille avant lui, a un destin professionnel tout tracé. Quand sa mère lui annonce qu’il intègrera dès la rentrée prochaine l’école des grooms, Petit Spirou, avec l’aide de ses copains, va profiter de ses derniers jours de classe pour déclarer sa flamme à Suzette. Et pas n’importe comment. Ils décident de vivre une aventure extraordinaire.


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  • Un film bobo sans grand intérêt. Pas terrible et pas spécialement bien joué.

    scénario: 8/20      technique: 16/20    acteurs: 12/20    note finale: 08/20

    L'un dans l'autre

    Deux couples, Pierre et Aimée, et Eric et Pénélope, partagent tous les quatre plusieurs années d’amitié sans nuage. Seul souci, Pénélope et Pierre sont devenus amants… La situation devenant intenable, ils décident de rompre. Mais après une ultime nuit d’amour passionnée, le sort leur joue un tour : Pierre et Pénélope se réveillent chacun dans le corps de l’autre ! Pour protéger leur secret, ils se retrouvent chacun à devoir vivre la vie de l’autre. C’est le début des complications...


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  • Déception. Tout d'abord le montage n'est pas terrible et ensuite on peine à entrer dans cette histoire. Mais le jeun des acteurs est remarquable.

    scénario: 10/20      technique: 16/20   acteurs: 16/20    note finale: 10/20

    Nos années folles

    La véritable histoire de Paul qui, après deux années au front, se mutile et déserte. Pour le cacher, son épouse Louise le travestit en femme. Dans le Paris des Années Folles, il devient Suzanne. En 1925, enfin amnistié, Suzanne tentera de redevenir Paul…

    C'est le très beau portrait d'un couple, un homme et une femme emportés par le désir de liberté et le désir tout court qui fuient l'horreur de la guerre et les contraintes d'une société normée. C'est aussi le portrait puissant d'une époque tragique qui vit nombre de valeurs traditionnelles basculer. Une époque succédant à un terrible carnage qui endeuilla chaque village français et dont on dit qu'il précipita le pays dans la « modernité ». Mais quelle modernité ? Cette étrange expression, « les années folles », par laquelle on désigna la décennie qui suivit la Grande Guerre, cachait bien des blessures.

    Nos années folles est inspiré de l'histoire bien réelle de Paul et Louise Grappe qui inspira d'ailleurs un essai historique et une splendide BD. Deux jeunes amants à peine entrés dans l'âge adulte que rien ne prédestinait à vivre un destin hors du commun. Louise est couturière et ne vibre que pour le beau Paul qui est mobilisé en 1914, persuadé comme tout le monde que la guerre n'allait durer que quelques semaines et que, dans l'élan patriotique ambiant, le boche serait illico repoussé et l'Alsace et la Lorraine reconquises. Mais dès les premiers combats, Paul est blessé par deux fois, et par deux fois renvoyé à l'horreur de la tranchée. En 1915, il décide, convaincu de l'absurdité de cette boucherie, de déserter, acte passible du peloton d'exécution. Face à l'impensable, le jeune couple va décider l'improbable : dans un premier temps Paul se cache dans une pièce secrète camouflée derrière une armoire ; et puis, l'enfermement devenant insupportable, Paul va se travestir en femme pour sortir régulièrement la nuit dans les rues parisiennes désertes. Mais ce qui n'était pas prévu, c'est que Paul devenu Suzanne se prend au jeu de sa nouvelle identité, allant sur les lieux de rencontres homosexuelles, et se livrant à une prostitution parfois mortifère. L'incroyable de l'histoire s'est poursuivi bien au-delà de la guerre : en 1925, une fois amnistié des faits de désertion, Paul Grappe jouera son propre rôle dans une pièce de théâtre un peu voyeuriste !


    Dans Nos années folles, selon nous son plus beau film depuis Les Témoins en 2007, André Téchiné aborde un thème qui lui tient particulièrement à cœur, les ambivalences de l'identité sexuelle. Téchiné sublime ses deux acteurs, remarquables dans la peau de personnages au destin hors norme et parfois violent : Pierre Deladonchamps, fascinant dans sa transformation en femme, donne une performance qu'on peut comparer à celle de Melvil Poupaud dans Laurence anyways de Xavier Dolan, et le compliment n'est pas mince ! Et Céline Sallette est formidable dans son effort désespéré pour faire survivre un amour sans limites. Les couleurs et les lumières du film, magnifiques, font penser aux peintres du lendemain de la Grande Guerre, les Nabis entre autres. Un critique de Télérama faisait très justement remarquer que le film oscillait entre Renoir pour la description des couturières au travail et le Lola Montes de Ophuls dans la théâtralisation du destin de Paul/Suzanne. Là encore les références sont flatteuses.
    En quelques scènes très fortes (celle, cruelle, de la pièce de théâtre menée par Michel Fau, celle où Suzanne prostituée se retrouve face à une gueule cassée, trahissant la montée de la violence chez Paul/Suzanne…), Téchiné traduit parfaitement l'ambigüité des années folles où chacun s'enivre jusqu'à l'extrême de la liberté conquise sans pour autant parvenir à oublier le traumatisme de la grande boucherie.


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  • Charlize Theron est toujours aussi magnifique et joue toujours aussi divinement mais le scénario est sans ambition et tourne à vide. On s'ennuie. Seul intérêt : une ­bagarre-fusillade dans un escalier, filmée en un plan-séquence impressionnant. Ça ne fait pas un long métrage. A ne pas vouloir choisir entre la rigueur des grands films d’espionnage réalistes et la bande dessinée, Atomic Blonde s’effondre malheureusement très vite. Rien d’atomique là-dedans. Charlize donne des coups de pied, participe à une poursuite en voiture, couche avec une brunette même pas sexy, balance des coups de poing, le tout sur fond de néons et de tubes vintage. Idiot.

    scénario: 5/20        technique: 16/20    acteurs: 16/20    note finale: 8/20

    Atomic Blonde

     

    L'agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s'associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

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  •  Sa vie était ennuyeuse et le film est ennuyeux: de ce point de vue, le film est une totale réussite. Le spectateur s'ennuie ferme aussi. Il aurait tout de même fallu dynamiser un peu tout cela. Je sais bien que la vie des femmes de l'époque était ennuyeuse, mais tout de même.

    scénario: 5/20             acteurs: 16/20        technique: 16/20  note finale: 5/20 (trop ennuyeux)

    Emily Dickinson, a quiet passion

    Nouvelle-Angleterre, XIXème siècle. Dans son pensionnat de jeunes filles de bonne famille, la jeune Emily Dickinson ne cesse de se rebeller contre les discours évangéliques qui y sont professés. Son père se voit contraint de la ramener au domicile familial, pour le plus grand bonheur de sa soeur Vinnie et de son frère Austin. Passionnée de poésie, Emily écrit nuit et jour dans l’espoir d’être publiée.
    Les années passent, Emily poursuit sa recherche de la quintessence poétique. La rencontre avec une jeune mondaine indépendante et réfractaire aux conventions sociales ravive sa rébellion. Dès lors, elle n’hésite plus à s’opposer à quiconque voudrait lui dicter sa conduite.
    Personnage mystérieux devenu mythique, Emily Dickinson est considérée comme l’un des plus grands poètes américains. Il est des films, trop rares, qui vous retournent l'âme dès le premier plan et ne vous la rendent que lorsque la lumière se rallume, vous laissant hébété, avec l'impression d'avoir vécu une expérience artistique bouleversante. Emily Dickinson, a quiet passion est de ceux-là. Il est des portraits filmés d'artistes qui parviennent à approcher, à travers leur réalisation même, le génie de l'auteur évoqué. Emily Dickinson, a quiet passion est de ceux-là. Tout le monde ne sera pas d'accord, mais j'assume !

    Revenons à cette première séquence qui fait tout décoller : un pensionnat de jeunes filles dans la Nouvelle Angleterre puritaine du milieu du xixe siècle. C'est sans doute la fin de l'année, à l'heure des choix, et la directrice demande solennellement aux jeunes filles de réaffirmer leur foi. Toutes les pensionnaires s'exécutent, sauf une : elle proclame son droit de ne pas savoir, de douter. Un face-à-face s'engage qui se conclut par : « Mademoiselle Dickinson vous serez seule dans votre rébellion ! » Cette scène résume le destin de celle qui sera reconnue – seulement à titre posthume – comme une des plus grandes poétesses américaines. Emily Dickinson restera jusqu'au bout un esprit libre, refusant de se conformer aux injonctions de la religiosité ambiante, pleinement consciente de la condition sociale inférieure qui lui est faite en tant que femme. Mais elle passera le plus clair de sa vie au près de sa famille et gardera sa révolte pour elle, sans la transmettre au monde si ce n'est par ses poèmes. De là la réputation un peu absurde qui lui fut accolée de poétesse dépressive, voire dérangée – étiquette régulièrement collée au front des grandes artistes femmes. Elle vivra de plus en plus recluse, ne s'adressant même aux étrangers, à la fin de sa vie, qu'à travers l’entrebâillement des portes.
    Terence Davies restitue à Emily Dickinson toute sa complexité et fait même d'elle, du moins dans la première partie de sa vie, un être doté d'un humour redoutable, capable avec sa sœur et meilleure amie, suffragette particulièrement impertinente et cynique, de balancer des vannes vachardes et autres répliques assassines. Donc, aussi étonnant que cela puisse paraître, le film de Terence Davies est aussi un film drôle, aux dialogues délicieusement ciselés et incisifs, par exemple quand les deux sœurs remettent à leur place leur tante idiote et bigote.

    Le grand talent du réalisateur britannique est d'avoir réussi à intégrer à son récit les poèmes d'Emily Dickinson, faisant du film lui-même une œuvre poétique. Dès sa jeunesse, à peine le séminaire abandonné, Emily se levait chaque nuit pour écrire, avec l'espoir secret d'être un jour publiée. Ses interrogations bouleversantes, de plus en plus graves alors que l'âge avance, alors que la vie se fait cruelle, que ses proches disparaissent ou s'éloignent, rythment le récit. Et la mise en scène superbe de précision traduit bien le monde qui s'assombrit autour de la poétesse, avec cette scène inoubliable où l'on voit vieillir les protagonistes, ou ces inserts pour évoquer la guerre de Sécession, grande rupture dans la vie d'Emily Dickinson.
    À travers les couleurs, la lumière, la musique, le film suit les états d'âme et de création de l'artiste : lumière douce pour toute la première partie, la jeune femme semble être un modèle de Vermeer ; couleurs sombres pour la fin du film, contrastant avec les robes blanches que l'héroïne choisit de porter à la mort de sa mère…

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  •  Ouai, bof. Je n'aime pas les histoires de cinglés. Donc je n'aime pas ce film qui est trop bizarre à mon goût. Un scénario alambiqué n'est que le prétexte à des scènes pornos pas vraiment justifiées. on peut s'en passer.

    scénario: 5/20   acteurs: 10/20    technique: 16/20  note finale: 7/20

    L'amant double

    Chloé, une jeune femme fragile, tombe amoureuse de son psychothérapeute, Paul. Quelques mois plus tard, ils s’installent ensemble, mais elle découvre que son amant lui a caché une partie de son identité.

    Comment se réinventer à chaque film ? Quelques mois seulement après la sortie de son précédent opus, François Ozon remet du gaz dans ses turbines à fiction, pousse le manche à fond et le curseur dans le noir foncé… Lointainement inspiré d’un obscur roman policier de Joyce Carol Oates (publié sous le pseudo de Rosamond Smith), L’Amant double décrit à sa manière les paradoxes d'Ozon, sa gémellité avec un autre lui-même, tordu et alambiqué, quand son apparence tenterait de nous vendre un premier de la classe, gendre idéal et auteur mainstream divertissant. Après l’œuvre romanesque à laquelle se prêtait un fiévreux Pierre Niney dans Frantz, voici une histoire qui invite à des lectures superposées du réel et s’amuse à nous embrumer de ses fausses pistes.
    Une jeune femme, Chloé, en proie à d’importantes poussées dépressives, débute une psychothérapie. Proie idéale d’un bon vieux transfert, elle tombe raide dingue de Paul, son psy, et s’installe bientôt avec lui. Mais, intriguée par plusieurs incohérences biographiques de son amant, elle en vient à s’interroger sur une possible double vie de celui-ci. Réalité ou fantasme ?

    Ce n’est pas tant, dans L’Amant double, les ressorts de l’intrigue qui nous accaparent que la savante horlogerie scénaristique qui va faire basculer ce thriller érotique en une fable tordue sur les pouvoirs de l’imaginaire et la transcendance dans la névrose. Orchestré comme une véritable enquête policière (mais une enquête intime où le corps serait autant l’objet du crime que son arme fatale), le film déroule son programme de révélations avec une science toute chirurgicale. Aux images rassurantes du petit couple modèle (la belle jeune fille idéaliste et le psy attentif) succèdent peu à peu les séquences enfonçant l’intrigue dans un trouble de plus en plus intense et volontiers malsain… Que veut exactement Paul ? Quel est le sens de ce passé qu’il tenterait, selon Chloé, de cacher ? Où se situe la ligne de démarcation entre le réel et le fantasme ?
    Comme toujours chez Ozon, l’image est belle et l’auteur applique ce bon vieux précepte : plus l’histoire s’enfoncera dans le malsain et l’inquiétude, plus l’esthétique générale devra être léchée et rassurante. Lignes claires, symétries harmonieuses et torsions mentales meurtrières… Et, comme souvent chez l’auteur, les références cinéphiliques deviennent vite un moteur créatif : Hitchcock pour la précision mécanique, Polanski pour le désordre domestique et Cronenberg pour tout ce qui pourrait relever du spoiling si nous allions plus loin… Disons juste que, en cette affaire, rien ne pourra nous rassurer dans ce que nous avions envisagé et que le tandem Marine Vacth/Jérémie Rénier s’amusera à nous laisser croire à ce que la bande-annonce avait tenté de nous vendre…

    Film raté qui invite l’inconscient au banquet des amours frustrées, poème tordu pointant les bases cliniques de la passion, fable sexuelle qui joue des faillites du désir et des charmes menteurs de la possession, L’Amant double est sans doute le plus ozonien des films de son auteur. Peut-être même un film sur le rapport à son œuvre et à la lecture contradictoire qui en est faite par le public, la critique et son auteur. Et il assène cette vérité aussi fascinante que dérangeante, l’une des multiples définitions du cinéma : un plaisir solitaire vécu en groupe où l’on croit regarder les plaies du héros quand ce sont ces mêmes plaies qui nous regardent…


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  • Navrant. C'est complètement raté et on s'ennuie ferme malgré quelques répliques amusantes.

    scénario:10/20     acteurs: 12/20   technique: 16/20    note finale: 8/20

    Cigarettes et chocolat chaud

    Denis Patar est un père aimant mais débordé qui se débat seul avec l’éducation de ses filles, Janis 13 ans et Mercredi 9 ans, deux boulots et une bonne dose de système D. Un soir Denis oublie, une fois de trop, Mercredi à la sortie de l’école. Une enquêtrice sociale passe alors le quotidien de la famille Patar à la loupe et oblige Denis à un « stage de parentalité ». Désormais les Patar vont devoir rentrer dans le rang…

    Un premier film ennuyeux. À éviter. On imagine dès le titre les volutes de fumée des adultes s'entremêlant aux parfums chocolatés de l'enfance. Raté!  Petites joies simples et sensuelles auxquelles on revient toujours en grandissant. Pèlerinage discret vers les instants douillets de l'âge tendre et son goût contrasté d'insouciance et d'interdits. Petits, on prend conscience du monde et de ses contradictions, surtout celles des grands qui semblent prendre un malin plaisir à faire ce qu'ils nous interdisent. Comme les cigarettes : il n'est pas plus convenable de fumer devant des gosses que de les accompagner en retard à l'école ou de les y oublier. Le genre de choses que fait perpétuellement Denis Patar. Une conduite qui pourrait le faire passer pour un père indigne et pourtant ! Mais la sauce ne prend pas.


    Dans l'intimité de sa famille, ce gros ours nonchalant aux manières un peu spéciales (parfaitement incarné par Gustave Kervern !) est surtout un véritable papa poule. Il suffit de regarder la manière dont s'épanouissent ses deux filles, joyeuses, sans complexes, pour en être assuré. Peut-être n'ont-elles pas les codes traditionnels ? Pourtant elles semblent pouvoir s'adapter à tout. Jamais en difficulté face à leurs interlocuteurs qu'elles prennent un malin plaisir à désarçonner grâce à leur sens de la répartie. Même les flics ! Ben oui ! C'est chez eux que la cadette de neuf ans (prénommée Mercredi, la pauvre !) atterrit régulièrement dès que son paternel oublie un peu trop les horaires. Elle les tutoie, les amadoue, les appelle par leur petit nom, va jusqu'à les taquiner sans qu'ils fassent mine de broncher. Mais cette fois-là : rien n'y fait… Quand Denis arrive au commissariat, un signalement a été fait auprès des services sociaux. Autant dire : le début des emmerdements.

    Les services en question sont incarnés par une jeune femme lisse et formatée par sa fonction d'assistante sociale. Lorsqu'elle vient auditionner la famille Patar, Séverine, avec son œil inquisiteur de professionnelle, a tôt fait de noter le moindre détail qui cloche. Le branlebas de combat, la vague de rangement provoquée par l'annonce de sa venue n'a pas suffi à planquer tout ce qui traînait. Quant à l'audition des sœurettes : c'est la catastrophe ! Entre Mercredi qui lui raconte qu'elle peut rester au lit même s'il y a un contrôle en classe et Janine son aînée qui explique comment son père gruge la cantine, la demoiselle est servie ! C'est bien parce que les frangines se montrent ravies et enthousiasmées par les méthodes éducatives de leur paternel que Séverine ne les place pas illico presto en famille d'accueil, se contentant d'imposer à Denis un « stage de parentalité » (ça existe vraiment !) pour redresser la barre… Et ce n'est pas gagné quand on se trouve face à quelqu'un qui assume un mode d'éducation hors système, libertaire, et qui prône la rébellion. Mais Denis est tellement touchant quand il déclare vouloir protéger à tout prix ses enfants d’un monde « où les mamans et les cochons d’Inde meurent sans prévenir »…

    C'est donc avec comédie ratée, enjouée et tendre que Sophie Reine fait ses débuts derrière la caméra, mais pas dans le monde du cinéma puisqu'elle a fait ses classes sur les bancs de montage. C'est sans doute pour cette raison qu'elle maîtrise aussi mal la réalisation et réussit à nous emporter dans son univers.


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  •  Si quelqu'un pouvait m'expliquer à quoi sert ce film.... Une histoire de régulateur de vitesse bloqué... Strictement aucun intérêt. L'auteur est fâché avec son vendeur de voiture???

    scénario: 10/20    acteurs: 16/20   technique: 16/20   note finale: 10/20

    A fond

    Une famille embarque dans son monospace flambant neuf, au petit matin, afin d'éviter les embouteillages pour les vacances d’été. Tom, le père, enclenche son régulateur de vitesse électronique sur 130 km/h. Au moment où une dernière bourde de Ben, le beau-père, pousse Julia, excédée, à demander qu'on fasse demi-tour, Tom s'aperçoit qu'il ne contrôle plus son véhicule. L'électronique de bord ne répond plus, la vitesse est bloquée à 130 km/h. Toutes les manœuvres pour ralentir la voiture emballée restent sans effet. Une voiture folle, six passagers au bord de la crise de nerfs et un embouteillage monstre qui les attend à moins de deux cents kilomètres de là...


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  • Il est toujours compliqué d'adapter un oeuvre littéraire et ce film avait tout pour être une réussite mais le format est une horreur: le film est tourné dans l'ancien format de 4/3. C'est vraiment dommage parce que le reste est très réussi. L'image est magnifique (mais trop petite), les acteurs sont formidables et l'ennui de cette femme est très bien montré. Dommage.

    scénario:16/20        technique: 05/20      acteurs: 16/20    note finale: 10/20

    Une vie

    Normandie, 1819. A peine sortie du couvent où elle a fait ses études, Jeanne Le Perthuis des Vauds, jeune femme trop protégée et encore pleine des rêves de l’enfance, se marie avec Julien de Lamare. Très vite, il se révèle pingre, brutal et volage. Les illusions de Jeanne commencent alors peu à peu à s’envoler.

    Le Bleu des villes, Je ne suis pas là pour être aimé, Mademoiselle Chambon, Quelques heures de printemps, La Loi du marché… chacun des films de Stéphane Brizé nous est un moment précieux qui vient raviver le désir de ce cinéma rare et sensible habité de personnages fragiles et attachants, qui forment d'un film à l'autre une sorte de chaîne continue d'une humanité a priori banale et pourtant sublime… Il faudra qu'un jour on vous en propose une rétrospective, car il y a un vrai bonheur à se plonger dans la cohérence de l'univers de Brizé qui, d'une histoire à l'autre, construit une vision particulière, gratifiante et subtile du cinéma et de la vie… et puis, tiens, on pourrait même l'inviter pour l'occasion… à noter qu'on a une tendresse toute particulière pour ceux concoctés avec Florence Vignon, co-scénariste pour Une vie, dont le point de départ est évidemment le roman éponyme de Guy de Maupassant. Adaptation libre qui s'éloigne de l'œuvre initiale pour mieux en traduire l'essence même. Superbe.

    Jeanne (Judith Chemla, splendide) est ce que l'on appelle une belle personne, une belle âme. Non seulement elle a une grâce, une élégance innées, mais la bienveillance du regard qu'elle pose sur la nature, les autres, la vie semble la prédisposer au bonheur. Nous sommes en 1819 lorsqu'elle sort du couvent où elle a reçu une éducation qui l'a ouverte aux arts, à la nature et rentre chez elle pour retrouver des parents aimants : un père passionné par le jardinage dans un rapport à la terre qu'elle partage, une mère dont on découvrira plus tard qu'elle cultivait une nostalgie secrète pour un amour inavoué. Tout n'est ici que beauté, calme et volupté et la caméra d'Antoine Héberlé capte les frémissements de la lumière en concordance parfaite avec la réceptivité des personnages à la beauté des paysages qui les entourent. On sent le temps qui passe, ponctué par les changements des saisons, le rythme des jours…
    Cette tendresse sans contraintes qui baigne la vie de Jeanne se traduit dans le choix de son futur époux : à l'époque où on ne demandait guère leur avis aux filles, ses parents lui conseillent d'écouter d'abord son cœur. Mais que peut savoir un cœur si neuf qui n'a connu que ce que la vie a de plus doux, préservé à l'excès de toute trahison ou mensonge ?
    Julien de Lamare est d'ailleurs plutôt joli garçon, il plait aussi aux parents de Jeanne qui lui lèguent pour son mariage un coquet château. La jeune épouse quitte donc la maison familiale et s'y installe avec son légitime époux. Les premiers moments sont heureux, mais l'idylle prend vite du plomb dans l'aile quand elle fait l'expérience de la pingrerie d'un homme égoïste, qui s'avère de plus infidèle et abuse de sa servante qu'il ne tarde pas à engrosser, malgré elle, mettant fin ainsi à la longue et forte amitié qui la liait à Jeanne.
    Jeanne est incitée au pardon par le curé du coin, et la vie du couple continue malgré la tromperie et la dédain de Julien, mais les moments de réconciliation ne dureront guère, jusqu'à ce qu'une nouvelle idylle avec une voisine mariée trop belle et imprudente soit la cause d'un basculement du destin de Jeanne…

    C'est l'histoire d'une vie. Celle d'une femme trop préservée et dont les illusions s'effritent peu à peu et qui va, malgré tout, s'inventer une nouvelle force pour entrevoir à nouveau, sinon le bonheur, au moins le côté lumineux de la vie…


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  • Déception. Ce film tourne à vide et on n'y crois pas une seconde: comment quelqu'un pourrait-il confier son shopping à une personne aussi mal habillée que l'actrice du film. Les revenants sont kitsch à souhait. Si on ne tombe pas fou amoureux de Kristen Stewart, comme cela semble être arrivé à Olivier Assayas, il devient très difficile d’entrer dans cette histoire contemporaine de fantômes. Kristen Stewart est belle, mais son manque criant de naturel la dessert : à la moindre réplique, elle se trouble, fronce les sourcils, fait une grimace, cherche ses mots, comme une Narcisse doloriste. Assayas, lui aussi, se regarde beaucoup filmer, sans sentir, hélas, qu'il filme à vide.

    scénario: 12/20     acteurs: 12/20   technique: 16/20   note finale: 12/20

    Personal Shopper : Affiche

    Maureen, une jeune américaine à Paris, s’occupe de la garde-robe d’une célébrité. C’est un travail qu’elle n’aime pas mais elle n’a pas trouvé mieux pour payer son séjour et attendre que se manifeste l’esprit de Lewis, son frère jumeau récemment disparu. Elle se met alors à recevoir sur son portable d’étranges messages anonymes…

    Pendant ses deux années d'exil sur l'île de Jersey, Victor Hugo faisait tourner les tables et parler les esprits dans son immense maison perdue au creux d'une sombre vallée où s'engouffraient les tempêtes… Il a transcrit plusieurs cahiers de ses conversations avec des entités invisibles, convaincu jusqu'à son dernier souffle que les âmes continuent d'exister dans un éther qui enveloppe les vivants et parfois acceptent de se manifester pour peu qu'on les sollicite…
    Maureen est une jeune américaine au physique résolument moderne qui, depuis Paris, a en charge la garde-robe d'une célébrité. Un boulot dont elle s'acquitte avec précision, rapidité, exactitude : courir d'un grand couturier à l'autre, d'un créateur de bijoux à l'autre… se procurer pour chacune des apparitions publiques de l'impitoyable Kyra, sa patronne, des modèles qu'elle ne portera qu'une seule fois, les déposer à l'heure dite dans la penderie d'un appartement désert, recevant ses ordres sur son smartphone sans qu'il y ait d'échange vraiment humain, contrôlant sur internet le résultat de ses choix. Pendant que l'une s'expose aux caméras, l'autre œuvre dans l'ombre pour la prochaine prestation de celle qui la commande, glissant comme un fantôme, un double ignoré et invisible de la vedette dont elle a la taille, la pointure… Drôle de boulot, drôle de monde qui semble ne pas concerner vraiment cette Maureen un peu étrange, plutôt solitaire mais qui sous son aspect lisse semble troublée par des mystères qui l'aspirent.

    Lorsque le film commence, son amie la dépose devant la maison isolée où vivait Lewis, son jumeau récemment disparu. Que cherche-t-elle, qu'espère-t-elle en s'installant dans les pièces vides avec l'intention d'y passer quelques nuits ? Ils en parlaient souvent ensemble, elle se savait médium comme lui. Lewis croyait à l'âme, elle n'y croyait pas et ils s'étaient promis que le premier disparu se manifesterait pour faire savoir à l'autre s'il reste quelque chose de nous après le dernier souffle : le parquet grince, une fenêtre bat, une forme la frôle… Maureen n'a pas peur des fantômes, et celui-là elle l'espère, elle l'attend, il ne peut être que bienveillance et rien ne peut inquiéter celle qui souhaite un signe de cette moitié d'elle-même dont la disparition brutale l'a laissée comme coupée en deux.
    Il y a un décalage immense entre cette attente et le monde dans lequel elle travaille, celui terriblement matérialiste de la mode, du paraître, du papier glacé, des visages sans rides, des corps standardisés, du luxe mondialisé. Dans le train pour Londres, lui parviennent alors des textos anonymes, qui lui donnent l'impression que quelqu'un la suit en permanence et même la précède… Un dialogue étrange s'installe. Ces manifestations viennent-elles d'un monde parallèle, sont-elles une émanation de son propre esprit, ou d'un personnage bien vivant et un peu malsain ?… D'ailleurs ce monde où elle évolue, est il bien réel ? N'est-elle pas déjà une forme de fantôme qui ne cesse de se faufiler dans l'univers vain de vivants vidés de leur substance profonde… Existe-t-il dans les limbes une âme en souffrance qui tente de se rapprocher de Maureen, ou les fugaces apparitions qui la hante ne sont-elles que l'expression de l'absurdité d'une vie en quête de sens…

    « … Je veux le ciel et la terre me veut ; les étoiles me tirent par les cheveux et les clous du cercueil me tiennent par les pieds. Les ténèbres me crient : à bas ! Et les soleils me disent : debout !… Les âmes ont leurs lois comme les astres… il y a les âmes fixes, il y a les âmes vagabondes, il y a les nébuleuses d'âme… » Extraits du Livre des tables de Victor Hugo…


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  • Tout d'abord, on se demande pourquoi le format du film est bizarre: l'image est petite et ne prend pas tout l'écran. ensuite, on se demande pourquoi les acteurs minaudes. Pas terrible. mais surtout sortir un cinéma, un film format télé, quelle honte!

    scénario: 10/20   acteurs: 10/20   technique: 8/20  note finale: 8/20

    Les malheurs de Sophie

    Depuis son château, la petite Sophie ne peut résister à la tentation de l'interdit et ce qu'elle aime par dessus tout, c'est faire des bêtises avec son cousin Paul. Lorsque ses parents décident de rejoindre l'Amérique, Sophie est enchantée. Un an plus tard, elle est de retour en France avec son horrible belle-mère, Madame Fichini. Mais Sophie va pouvoir compter sur l'aide de ses deux amies, les petites filles modèles, et de leur mère, Madame de Fleurville pour se sauver des griffes de cette femme.


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  • Voici un film cucul pour ados. J'ai passé l'âge mais c'est assez bon. Parfait pour la cible. C'est bien filmé, les acteurs en font des tonnes, le scénario est idiot mais c'est le genre qui veut ça... Du pain et des jeux... Je n'avais pas la moindre idée de qui était Violetta, mauvis exemple pour les ados: elle est maigrissime et c'est affreux.

    scénario: 10/20       acteurs: 10/20   technique: 16/20   note finale: 10/20

    Tiny, la nouvelle vie de Violetta

    Tel un reflet de la vraie vie de Martina « Tini » Stoessel, TINI – La nouvelle vie de Violetta retrace l’aventure de la jeune star argentine au succès phénoménal depuis qu’elle est devenue l’interprète de Violetta. En laissant derrière elle son incroyable adolescence, elle s’engage dans une toute nouvelle aventure qui va la révéler et lui permettre de devenir l’artiste qu’elle est vraiment…


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  •  Un film vulgaire et dégoutant, comme tous les films des auteurs. Je n'ai pas aimé. Le quart monde me dégoûte.

    scénario: 5/20   acteurs: 10/20   technique: 15/20   note finale: 5/20

    Saint Amour

    Tous les ans, Bruno fait la route des vins… sans quitter le salon de l’Agriculture ! Mais cette année, son père, Jean, venu y présenter son taureau champion Nabuchodonosor, décide sur un coup de tête de l’emmener faire une vraie route des vins afin de se rapprocher de lui. Et s’ils trinquent au Saint-Amour, ils trinqueront bien vite aussi à l’amour tout court en compagnie de Mike, le jeune chauffeur de taxi embarqué à l’improviste dans cette tournée à hauts risques entre belles cuvées et toutes les femmes rencontrées au cours de leur périple…

    Comme d'habitude, le duo Delépine-Kervern a fait un film social (et dégoutant). Avec Aaltra, ils ont convaincu des milliers d'handicapés qu'ils pouvaient traverser l'Europe en faisant chier un maximum de gens ; avec Avida, ils ont montré que le surréalisme bandait encore ; avec Louise Michel, ils ont montré la voie pour recentrer la lutte sociale sur l'exécution des patrons scélérats : François Ruffin propose une tout aussi hilarante variante) ; avec Mammuth, ils ont magnifié la revanche des retraités pauvres en mobylette ; avec Le Grand soir, ils ont réconcilié les punks à chiens et les vendeurs de literie ; enfin, dans Near Death Experience, ils rendaient justice aux cyclistes dépressifs tout en rendant sympa et génialement drôle le plus insupportable des écrivains : Michel Houellebecq… Six films, ça commence à pouvoir s'appeler une œuvre. Qui a une sacrée gueule ! Et autant vous dire que Saint Amour va ajouter une septième pierre à l'édifice ! Le rire le plus gargantuesque et les larmes les plus sensibles mêlés comme rarement. Autant de films dégoutants et vulgaires. c'est la dernière fois que je vais voir leurs films. je n'aime ps leur genre.

    Parce qu'il faut vous dire que tout commence dans ce qui s'avère un magnifique lieu de cinéma : le salon de l'agriculture. Jean (Gérard Depardieu, grandiose), éleveur de bovins de compèt, et son fils Bruno (Benoit Poelvoorde, formidable avec le cheveu gras collé) participent comme tous les ans au Salon dans l'espoir que la médaille tant espérée viendra enfin récompenser leur taureau bien couillu. Mais Bruno n'y est pas… Tout ça le déprime. Il a la bonne quarantaine, bosse tout le temps dans la gadoue, se prend des vestes dès qu'il approche les filles et il n'est pas question pour lui de reprendre la ferme familiale. La seule chose qui le console, c'est de profiter de cette semaine parisienne pour faire la route des vins… à l'intérieur du salon… éclusant des godets à tous les stands de dégustation représentant les vignobles des régions françaises.
    Face à cette situation pathétique, Jean va prendre les choses en main et embarque son grand fiston dépressif pour une vraie route des vins dans le taxi de Mike (Vincent Lacoste, parfait), jeune frimeur parisien, mythomane patenté. Un périple initiatique en forme de road movie drolatique, qui va permettre au père et au fils de renouer les liens au gré de rencontres détonantes : avec une jeune serveuse obsédée par la dette abyssale de la France, un hôtelier airbnb très inquiétant (le déjà nommé Michel Houellebecq, très très flippant), une cavalière pré-ménopausée en recherche immédiate de géniteurs… Tout ça agrémenté de bitures légendaires.

    Il n'y a que Delépine et Kervern pour faire des films aussi vulgaires et grossiers.


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  •  Enorme déception. C'est magnifiquement filmé et les images sont sublimes. mais le scénario est d'une vacuité intersidérale et quand il n'y a pas de scénario, les acteurs peuvent s'agiter tant qu'ils veulent... ça ne donne rien. Ennuyeux et violent. je ne le mets pas dans super nul parce que c'est très bien filmé.

    scénario: 5/20     technique: 20/20     acteurs: 12/20   note finale: 5/20

    Les huit salopards


    Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

    Trois ans après le sensationnel Django unchained, Quentin Tarantino est de retour avec un nouveau western, que nous n'avons pas eu la possibilité de voir au moment où nous bouclons cette gazette… Mais Tarantino fait partie des quelques cinéastes dont on prend le risque de programmer le nouveau film sans l'avoir vu, en confiance, tant il est vrai que le réalisateur de Resevoir dogs, de Jackie Brown, de Kill Bill… s'est toujours montré à la hauteur. Nous savons que quelques uns voire nombre d'entre vous ne seront pas d'accord… et ils ont bien le droit ! Voici donc The Hateful eight, huitième film de Tarantino, devenu en français Les huit salopards, référence à un certain cinéma de genre mal élevé, titre volontiers trivial que ne reniera sûrement pas Quentin le garnement.


    Un bref synopsis pour commencer : quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit « Le bourreau », fait route vers Red Rock, où il conduit Daisy Domergue, « La prisonnière », se faire pendre haut et court. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat, démobilisé ou déserteur, devenu « Le chasseur de primes », et Chris Mannix, « Le shérif » nouvellement nommé de Red Rock. Surpris par le blizzard, les quatre trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par un autre quatuor énigmatique : le Général Sandy Smithers, alias « Le confédéré », Bob « Le Mexicain », Joe Gage « Le cowboy » et Oswaldo Mobray « Le court-sur-pattes ». Chaque personnage a son sobriquet, on se doute bien que ce n'est pas un hasard et que Tarantino va nous entraîner dans une sorte de Cluedo à tiroirs dont on peut espérer qu'il sera jouissif…
    Alors que la tempête s’abat sur les sommets enneigés, l’auberge va abriter une série de coups fourrés et de trahisons. L’un de ces huit salopards – parmi lesquels, remarquons-le, une saloparde, incarnée par l'excellente et trop rare Jennifer Jason Leigh – n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier qu'ils ne seront pas huit à sortir vivants de l’auberge de Minnie…

    Tarantino, qui n'est pas seulement cinéphage mais aussi téléphage, dit que ses principales sources d'inspiration pour The Hateful eight se situent moins du côté du cinéma que de celui des séries western dans années 1960, comme Bonanza, The Virginian et The High Caparral, dont pas mal d'épisodes mettaient en scènes leurs héros isolés avec des personnages inquiétants dans des lieux clos perdus dans la nature : « Le spectateur passe la moitié du temps à se demander quel personnage est bon et quel personnage est mauvais, et ils ont tous un passé trouble qui se révèle progressivement. Je me suis alors dit que je pourrais faire un film basé sur ce genre de personnages. Une bande de hors-la-loi piégés dans une pièce, avec une tempête de neige à l'extérieur, leur donner des flingues et voir ce qu'il se passe ensuite… » On a hâte de voir nous aussi.


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  • A part la remarquable interprétation de Tom Hardy qui joue remarquablement les deux frères, je ne vois pas l'intérêt d'aller voir ce film. C'est violent et idiot. Le scénariste ne s'est pas foulé. Un film sur la mafia pas terrible.

    scénario: 6/20   acteurs: 17/20   technique: 16/20   note finale: 8/20

    Legend

    Londres, les années 60. Les jumeaux Reggie et Ronnie Kray, célèbres gangsters du Royaume-Uni, règnent en maîtres sur la capitale anglaise. À la tête d’une mafia impitoyable, leur influence paraît sans limites. Pourtant, lorsque la femme de Reggie incite son mari à s’éloigner du business, la chute des frères Kray semble inévitable…


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  • Bof. On s'interroge vraiment sur la nécessité de ce film qui n'apporte rien du tout. Il y a des tas de films sur l'adolescence beaucoup plus réussis. C'est un genre de téléfilm.

    scénario: 12/20      acteurs: 15/20   technique: 15/20   note finale: 12/20

    Jamais contente : Affiche

    Mon père est atroce, ma mère est atroce, mes sœurs aussi, et moi je suis la pire de tous.
    En plus, je m’appelle Aurore.
    Les profs me haïssent, j’avais une copine mais j’en ai plus, et mes parents rêvent de m’expédier en pension pour se débarrasser de moi. 
    Je pourrais me réfugier dans mon groupe de rock, si seulement ils ne voulaient pas m’obliger à chanter devant des gens.
    A ce point-là de détestation, on devrait me filer une médaille.
    Franchement, quelle fille de treize ans est aussi atrocement malheureuse que moi ?


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  •  Bof, c'est la cas de la dire. Les longueurs s'enchainent et on se demande comment on a pu faire un tel navet avec d'aussi bons acteurs. Malheureusement, quelque soit le talent des acteurs, un scénario aussi débile et bâclé ne peut donner un bon film. On s'ennuie ferme. Et je passe sur les invraisemblances. Dommage

    scénario: 5/20   acteurs: 12/20    technique: 12/20   note finale: 6/20

    Le grand partage

    Un hiver pire que jamais. Le gouvernement publie un décret obligeant les citoyens français les mieux logés à accueillir chez eux pendant la vague de froid leurs concitoyens en situation précaire. A l’heure du Grand Partage, un vent de panique s’installe à tous les étages dans un immeuble très chic de la capitale.


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  • C'est magnifique: les décors et les costumes sont somptueux, l'image est d'une beauté à couper le souffle! Mais Macbeth reste Macbeth et c'est d'un ennui à mourir. On passe d'une bataille à l'autre, les acteurs font la tronche tout au long du film. C'est d'un ennui mortel, même si esthétiquement, c'est très réussi.

    scénario: 16/20   acteurs: 16/20   technique: 19/20   note finale: 12/20

    Macbeth

    11ème siècle : Ecosse. Macbeth, chef des armées, sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu’il deviendra roi. Comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour régner sur le trône, jusqu’à en perdre la raison.

    « La vie est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. »
    Adapter Macbeth… après Orson Welles, après Roman Polanski… fichtre ! Pour s’attaquer à une telle montagne, il fallait de l’audace, du culot, voire de l’inconscience. Justin Kurzel, talentueux cinéaste australien, n’en manque sans doute pas et nous livre ici, pour son second long métrage, sa version très cinématographique, tendance plein écran, de l’œuvre de Shakespeare. C’est du lourd, du majestueux, du spectaculaire, du sanglant et de l'ennuyeux.
    Les puristes et fins connaisseurs de Shakespeare ne trouveront peut-être pas leur compte dans cette transposition à l’écran, qui déborde largement du cadre théâtral et peut agacer par son côté film à gros budget, grosse production avec casting international. Mais il y a le texte, incandescent, splendide, et une histoire terrifiante et universelle qui pourrait résonner comme la source originelle de bien des œuvres cinématographiques.

    La mise en scène allie avec un incontestable sens du rythme les scènes de bataille et les scènes intimes et nous transporte dans des décors contrastés, entre huttes modeste et châteaux imprenables, entre montagnes embrumées et landes écossaises. La magie du cinéma joue à plein régime et sans doute faut-il accepter les codes du film d’action pour se plonger sans réserve dans la tragédie de Macbeth et être bouleversé par sa descente aux enfers. On plongera avec lui, pour notre plus grand bonheur, entre effroi et tension.
    Michael Fassbinder est un Macbeth complexe et grandiose : sa force, sa carrure rendent infiniment émouvante l’innocence du personnage, vite perdue avec le premier meurtre qui le précipite droit vers un bain de sang qui le dépasse. Jusqu’au bout, la tyrannie que Macbeth exerce semble enfantine et il se raccroche aux prophéties des sorcières comme un gamin aux contes qu’on lui lit. Tout en lui, même sa grandeur, semble absurde. Au fil de la tragédie, sa stature de colosse va se craqueler, gangrénée par l’épuisement et la certitude du destin funeste qui s’annonce.
    Quant à Marion Cotillard, que l’on soit ou non un inconditionnel de la comédienne, on ne peut que reconnaître son immense talent dans cette interprétation de Lady Macbeth, qui est paraît-il au théâtre l’un des personnages les plus difficiles à jouer. Elle manie le vers shakespearien à la perfection et incarne avec un froid glacial cette femme assoiffée de sang et de grandeur, machiavélique manipulatrice qui précipitera son homme dans le gouffre et se perdra elle-même.

    Et comme nous sommes au cinéma et pas au théâtre, la caméra capte au plus près le souffle qui entrecoupe chaque vers, habité par la soif du pouvoir et l’étincelle de folie destructrice qui anime les regards. xie siècle, en Ecosse. Macbeth, charismatique chef des armées, sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu’il deviendra roi. Comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour accéder au trône, jusqu’à trahir les leurs, jusqu’à en perdre la raison…


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  •  Déception! C'est ennuyeux à s'endormir... La danoise qui joue est très mauvaise. Il faut dire qu'elle parle mal.

    scénario: 12/20   technique: 16/20   acteurs: 12/20   note finale: 12/20

    L'hermine

    Michel Racine est un Président de cour d'assises redouté. Aussi dur avec lui qu'avec les autres, on l'appelle " le Président à deux chiffres ". Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Tout bascule le jour où Racine retrouve Ditte Lorensen-Coteret. Elle fait parti du jury qui va devoir juger un homme accusé d'homicide. Six ans auparavant, Racine a aimé cette femme. Presque en secret. Peut-être la seule femme qu'il ait jamais aimée.

    Il y a les retours à Ithaque. Et puis il y a plus court : les retours vers l’amour. Avec là aussi des embûches et des obstacles, avec d’interminables silences et des grandes plages de solitude. Mais quand la fin du voyage annonce les premiers pas sur des terres inexplorées qui promettent la lune, c’est encore plus beau qu’une Odyssée…
    Beau, le film de Christian Vincent l’est assurément, pas d’une beauté plastique, pas d’une beauté classique, d’une beauté humaine, terriblement bouleversante parce que terriblement simple. Et si l’on est autant touché au cœur, presque malgré nous, c’est parce que cette humanité qui se révèle, qui se dévoile, qui veut se cacher, qui ne peut se soustraire… se manifeste dans un lieu a priori peu propice : une cour d’assise. C’est la très bonne idée de L’Hermine : choisir ces murs promis aux histoires les plus sordides, ou les plus douloureuses, ou les plus pathétiques pour y faire naître de la grandeur d’âme, de la dignité, du sentiment amoureux.


    Mais c’est aussi un film à double facette : à la fois le portrait d’un homme complexe qui semble blasé et revenu de tout (et quand l’homme en question est interprété par un Fabrice Luchini au meilleur de sa forme, c’est déjà en soi toute une aventure) et le récit captivant d’un procès. L’équilibre entre l’intime et le judiciaire, entre l’affectif et le social, est toujours savamment dosé, sans que l’un prenne le pas sur l’autre, et les deux finissent par se nourrir, se répondre, s’interroger au fil d’une mise en scène qui semble être d’une simplicité limpide mais qui est en réalité aussi complexe qu’une partition symphonique.
    Et ce qui ne gâche rien, tout est conté avec une telle délicatesse, avec tant d’humour en filigrane que ce qui pourrait être plombant ne l’est jamais, car toujours allégé par un soupçon de fantaisie. Même dans les scènes les plus difficiles – c’est un infanticide que juge ce procès d’assises –, Christian Vincent s’en tire toujours avec intelligence et panache et ne tombe pas dans le panneau d’un cinéma platement réaliste : tous ses personnages, dans le box, sur le banc des accusés ou parmi les jurés, existent bien plus par leur tempérament que par leur déterminisme social.

    Michel Racine est un Président de cour d’assises redouté. Aussi dur avec lui qu’avec les autres, on l’appelle « le Président à deux chiffres » parce qu’avec lui, on en prend toujours pour dix ans minimum. Un nouveau procès commence et Michel a la grippe, autant dire que ça n’arrange pas vraiment son tempérament naturel qui n’est pas des plus avenants, ni des plus joyeux. En même temps, le Président Racine n’est pas là pour se marrer. Les mauvaises langues pensent que c’est un emmerdeur gris, aigri, sans amis. En même, temps, le Président Racine n’est pas là pour taper le bout de gras.
    C’est un nouveau procès, pas vraiment banal mais dont le déroulé va se faire suivant une procédure parfaitement huilée que le Président Racine mène comme un chef d’orchestre, avec un sens du rythme, de la répartie, et ce petit truc en plus qui n’appartient qu’à lui. Mais une femme (c’est l’irrésistible Sidse Babett Knudsen), venant d’une plage lointaine, a rapporté dans les plis de sa robe de dentelles quelques grains de sable… exactement le genre d’imprévu que Michel Racine n’avait pas anticipé.


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  • Le jeu tout en délicatesse et en nuances d'Isabelle Carré n'en fait que plus ressortir le jeu approximatif de Patrick Bruel qui nous propose là une bien piètre prestation. Le scénario est moyen. C'est bien filmé. Vite vu, vite oublié. Encore un film qui ne sert à rien et n'apporte rien.

    scénario: 12/20   acteurs: 12/20 (I.Carré: 18/20)   technique: 16/20   note finale: 12/20

    Ange et Gabrielle

    Gabrielle élève seule sa fille Claire. À 17 ans celle-ci est enceinte de Simon qui refuse de se voir imposer ce bébé. Gabrielle prend les choses en main et décide de demander de l’aide au père de Simon. Elle débarque donc dans le bureau d’Ange, mais celui-ci, célibataire endurci et grand séducteur, n’a jamais assumé sa paternité et n’a aucune intention de le faire. C’est une première rencontre explosive mais Gabrielle ne manque ni de charme, ni de détermination.


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  • Ces indiens s'ennuient dans leur réserve et le spectateur aussi. C'est dommage, un montage plus dynamique, plus d'image traditionnelles auraient donné un peu d 'énergie à ce film qui en manque singulièrement. Les acteurs sont cependant formidables et c'est bien filmé. Mais avec un scénario aussi minimaliste...

    scénario: 8/20   technique: 16/20   acteurs: 16/20   note finale: 10/20

    Les chansons que mes frères m'ont apprises

    Johnny vient de terminer ses études. Lui et sa petite amie s'apprêtent à quitter la réserve indienne de Pine Ridge pour chercher du travail à Los Angeles. La disparition soudaine du père de Johnny vient bousculer ses projets. Il hésite également à laisser derrière lui Jashaun, sa petite sœur de treize ans dont il est particulièrement proche. C'est tout simplement son avenir que Johnny doit maintenant reconsidérer…

    Découvert à la Quinzaine des Réalisateurs lors du dernier Festival de Cannes, voici un premier film d'une maturité rare, poignant de réalisme et bouleversant d'amour. Les Chansons que mes frères m’ont apprises décrit avec retenue et sensibilité le quotidien d'une réserve indienne au cœur des grandes plaines du Dakota du Sud. Passionnée par la communauté Lakota de Pine Ridge, la jeune réalisatrice – d'origine chinoise, paradoxe – Chloé Zhao s'est immergée pendant près de quatre ans dans cette réserve avant de filmer avec respect et humilité l'un des drames de l'histoire américaine, la condition actuelle des « Native Americans ».
    Les deux héros principaux sont frère et sœur : Johnny et Jashaun (formidables, non professionnels comme la plupart des acteurs du film) grandissent à Pine Ridge, le cœur et les veines nourries du sang de leurs ancêtres Lakotas.

    Johnny, tout juste sorti de l'adolescence, est plein d'espoir et de projets. Son avenir, c'est l'ouverture vers le monde, vers l’ailleurs, très loin. Ici les espaces sont à perte de vue, pourtant il se sent enfermé. Partir, suivre sa petite amie à Los Angeles est la seule issue raisonnable pour échapper à la pauvreté endémique de sa communauté gangrenée par l'alcool, prohibé et donc objet de commerces sous-terrains et de guerres fraticides. Johnny veut s'envoler, mais son père – qu'il ne voyait quasiment plus – meurt subitement dans l'incendie de sa maison et les scrupules l'étreignent : quitter sa sœur chérie, sa mère esseulée, le peut-il ?
    Sa jeune sœur Jashaun, gamine lumineuse, se construit au travers des traditions et de tous ceux qui l'entourent : ses grands demi-frères, images tutélaires qui eux ont eu la chance de vivre sous le toit paternel, et un grand-oncle de substitution, formidable styliste marginal, hobo lunaire qui aurait pu sortir de l'imagination d'un Kerouac et qui lui promet sa robe de pow wow.
    La mise en scène est d'une belle élégance, d'une fluidité parfaitement maîtrisée, sans excès de style ni de séduction mal placée, l'émotion monte, par saccades régulières, et ne nous laisse pas tout à fait indemne. Les visages et les gestes de Jashaun et Johnny (les acteurs ont le même prénom que leurs personnages) sont d'une justesse, d'une vérité saisissantes : cette vie-là, c'est vraiment la leur, le film, c'est bien leur quotidien. C'est sensuel, c'est charnel, les êtres sont reliés viscéralement à leur terre, à leur peau d'Indien, leurs chevaux, le rodéo est presque un sport national. La réalisatrice a un vrai sens du cadre et de l'espace, elle offre à notre regard émerveillé les paysages sublimes du Dakota du Sud, ses grands espaces fascinants. La photographie est majestueuse et solaire. Difficile de ne pas penser au Terrence Malick de Badlands ou Les Moissons du ciel… Les plaines à perte de vue sont pour le spectateur de vrais moments de respiration, on s'y perd, s'y retrouve, et pour nos héros ce sont le lieu des réponses et des silences nécessaires.

    Dans un souci d'authenticité et de collaboration permanente avec les habitants de la Réserve, la réalisatrice n'avait pas de scénario définitif, juste une ébauche, chaque scène étant écrite le matin même, inspirée du quotidien. Certaines séquences – l'incendie de la maison d'enfance de la jeune Jashaun, le portrait de l'ami qui vient de se donner la mort – sont bien réelles mais replacées avec intelligence au fil de la fiction, en accord avec les acteurs qui rejouent ainsi leur bribe de vie disparue.
    La danse finale du pow wow de la jeune fille nous transporte. Jashaun semble voler, décoller comme si dans l'air une musique symphonique, des êtres immatériels – des « élémentals » comme les nomment les Indiens – venaient la faire tournoyer, dans une communion des esprits et de ses frères. La danse traditionnelle, c'est à peu près tout ce qui reste de cette civilisation sacrifiée, la religion est oubliée, la langue et les chansons se perdent, les traditions s'effritent… Mais comme le murmure un des héros du film, Sitting Bull prophétisait que tout recommencerait avec la septième génération…
    Geronimo, lui, disait : « Nous sommes en train de disparaître de la surface de la terre, mais je continue à croire qu’il doit y avoir une bonne raison pour que Yoséné (Dieu) nous ait crées. » Grâce à ce film magnifique, nous en sommes plus que jamais persuadés.


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  • Ouai bof, beaucoup de bavardages pour pas grand chose finalement. Encore une jeune actrice qui est nulle: Marina Vacth fait de la peine tant elle est pathétique. Les autres s'agitent dans tous les sens et c'est un peu vain. Le scénario n'est vraiment pas terrible, c'est le moins qu'on puisse dire. Et il y a un horrible fruit de fonds, un genre de clac clac énervant, un peu comme de la techno. Une horreur.  Mais c'est bien filmé. On peut éviter!

    scénario: 6/20      acteurs: 10/20    technique: 16/20   note finale: 8/20

    Belles familles

    Jérôme Varenne, qui vit à Shanghai, est de passage à Paris. Il apprend que la maison de famille d’Ambray où il a grandi est au cœur d’un conflit local. Il décide de se rendre sur place pour le résoudre. Cette échappée provinciale changera sa vie…

    Jérôme Varenne (Mathieu Amalric, égal à lui-même), qui vit à Shanghai, est de passage à Paris chez sa mère (Nicole Garcia, inoxydable). Il apprend que la maison de famille où il a grandi, sur le point d’être vendue, est au cœur d’un litige entre l’acheteur (Gilles Lellouche) et le maire de sa ville natale (André Dussollier, savoureux). Plus curieux que son frère (Guillaume de Tonquédec, drolatique), il décide de se rendre sur place pour tenter de démêler l’affaire. Il ne se doute pas que ce retour vers son passé va bouleverser sa vie…
    Jean-Paul Rappeneau est un cinéaste rare (c’est seulement son troisième opus depuis Cyrano de Bergerac) car perfectionniste. Une fois encore, il réussit un film comme on n’en fait plus beaucoup à présent, qui n’a pas peur des grands sentiments, et qui, par le nombre de ses péripéties, son souffle, l’importance qu’il accorde à sa galerie de personnages, acquiert une densité romanesque. Bondissant, vif, alerte, le film, imparablement rythmé, est un régal de chaque instant.

    « Jean-Paul Rappeneau, c’est l’auteur du Sauvage, l’une des très rares comédies françaises dignes des grandes comédies américaines des années trente et quarante. Dans Belles familles, on retrouve cette orfèvrerie des comédies sophistiquées, cent coudées au-dessus de l’ordinaire comique de notre cinéma. Rappeneau ne cherche pas à exploiter un filon commercial à la mode, à faire un coup facile au box-office, mais à fignoler patiemment et amoureusement un film de genre « comédie » avec les méthodes anciennes. Ces méthodes anciennes consistent en un récit complexe mais limpide, avec une intrigue à plusieurs tiroirs et doubles fonds, des dialogues à double sens et sous-entendus, des échos et rimes qui miroitent tout du long, des quiproquos, des personnages pas à leur place, des ellipses, une gestuelle quasi-burlesque, des plans et un montage qui parlent parfois mieux qu’une ligne de dialogue, des variations entre le rire, la gravité et la profondeur. Belles familles est un subtil et gracile édifice.
    « Méthodes old school ne veut pas dire film vieillot. Belles familles parle d’aujourd’hui, de notre temps mondialisé et accéléré par les technologies. Ou plutôt, il montre l’entrechoquement entre une certaine France, ses vieilles pierres, ses anciennes familles, ses règles et lois immuables, ses classes sociales, ses rythmes lents, son art de vivre et sa pesanteur, et le monde de la classe affaires internationale, sa fluidité, sa rapidité, son métissage, son efficacité, sa froideur, son cynisme. Tout le film est construit sur le frottement entre ces vitesses asynchrones, fuseaux horaires contre ancrage ancestral, tradition-héritage contre modernité-nomadisme : comment dilater, retarder, le moment de signer un deal franco-chinois à Londres (capitale de la finance-business globalisée) et comment concentrer, accélérer le règlement d’une succession dans une sous-préfecture de province. Le héros, Mathieu Amalric, est écartelé entre ces deux options de vitesse, qui sont aussi des choix politiques, romantiques, existentiels. Dans le registre comédie française grand public, je n’échangerais pas ce Belles familles haut cru contre tout ce qui se fait et cartonne depuis des années. »


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  •  Pour moi, le principal dans un film, c'est le scénario! or là, le scénario... il n'y en a pas trop. Alors les acteurs font ce qu'ils peuvent. Et on a beau chercher midi à 14h, là le scénario est plus que décevant. la fin est nulle. Bon, il fallait bien que le film s'arrête un jour. Il aurait également fallu approfondir les personnages, leur donner du relief. cela doit être un premier film et c'est bof. Beaucoup trop superficiel.

    scénario: 5/20    acteurs: 14/20    technique: 14/20   note finale: 12/20

    Maryland

    De retour du combat, Vincent, victime de troubles de stress post-traumatique, est chargé d’assurer la sécurité de Jessie, la femme d'un riche homme d'affaires libanais, dans sa propriété « Maryland ».
    Tandis qu'il éprouve une étrange fascination pour la femme qu'il doit protéger, Vincent est sujet à des angoisses et des hallucinations. Malgré le calme apparent qui règne sur « Maryland », Vincent perçoit une menace extérieure...

    Maryland présente un intérêt particulier. Romanesque, il assume les ficelles du genre et en joue de manière inhabituelle. On peut tout aussi bien le voir au premier degré comme un très bon suspense ou y entrer à des niveaux plus subtils, distanciés, presque moqueurs. Peut-être est-ce le fait qu'une femme soit derrière la caméra. De façon très culottée, la réalisatrice d'Augustine (son premier film) se confronte à un domaine généralement (quelques exceptions, dont Kathryn Bigelow en Amérique ou Claire Denis chez nous) réservé aux hommes et lui imprime sa marque. Alors qu'elle met en exergue chez son actrice principale (Diane Kruger) son côté femme objet, « femme trophée », sa caméra caresse son acteur presque amoureusement (le corps filmé a du répondant : c'est celui du Matthias Schoenaerts de Bullhead, De rouille et d'os, Loin de la foule déchaînée…). Alice Winocour fait de son héros un objet de désir animal tout en nous immergeant dans son monde déglingué.

    Le monde de Vincent… c'est celui de la guerre. L'action, les camaraderies viriles, l'adrénaline qui monte au combat. Il en est devenu tellement accro que le retour à une vie normale lui semble plus qu'insipide : inaccessible. Musclé, surentraîné, efficace, en état d'alerte permanent… Il est à lui tout seul l'incarnation du plan vigipirate appliqué par Rambo. Plus vite dit : il est complètement barré ! Même s'il a conservé son intégrité physique, il est à l'intérieur tout autant estropié que ses camarades qui ont sauté sur une mine. Dans sa tête, ça fourmille comme dans un jeu vidéo frénétique. Tendu tel un jaguar en chasse, toujours prêt à bondir, il guette le moindre son, le moindre geste, la moindre présence comme si c'était celle d'un ennemi potentiel : réflexes vitaux sur un champ de bataille mais inutiles, voire handicapants, dans la vie civile. D'autant que les cachetons qu'il s'est habitué à prendre massivement pour tenir le coup altèrent son jugement. La réalité se distord, lui demandant des efforts considérables pour faire la part des choses et ne pas déraper. Il a beau essayer de tricher auprès des médecins militaires, ceux-ci refusent de le renvoyer en mission, sa seule manière de vivre…
    Là où l'armée fait preuve d'un minimum de bon sens, le monde du travail se montre beaucoup moins circonspect : le voilà donc qui reprend du service dans une société de surveillance. Sa carrure massive, sa gueule impénétrable, son regard presque fou en font naturellement un vigile crédible dont émane une autorité immédiatement dissuasive.
    Et c'est ainsi qu'il se retrouve parmi la bande de gros bras embauchée pour surveiller, lors d'une sauterie friquée, une incroyable propriété : Maryland. Vincent est une véritable bombe à retardement paranoïaque qui traine au milieu de l'équipe. La soirée bat son plein, les voitures sombres défilent, déposant des personnages importants, les femmes les plus sexy. Au milieu de tout ça, nos hommes en noir louvoient, parés d'oreillettes, costard/flingue, l'œil happé par une profusion d'écrans de vidéo surveillance… Mais l'œil de Vincent est surtout happé par le décolleté audacieux de la maîtresse de maison. Entre eux s'installe peu à peu un jeu de regards de plus en plus troublants, tandis que Vincent commence à mettre le nez là où il ne devrait pas…

    Pour vivre tranquille dans cette richissime prison dorée, mieux vaut ne pas être regardant sur la manière dont s'est construit l'empire du riche mari de Jessie. Les allusions indirectes à des affaires, à des conflits internationaux, laissent libre cours à toutes les interprétations. Maryland pourrait se situer n'importe où sur la planète. C'est le symbole d'une caste aussi privilégiée que peu vertueuse, pour laquelle l'humain n'a de valeur que lorsqu'il lui rapporte et qui n'a aucun scrupule à s'en servir comme de la chair à canon : ce que fut et reste Vincent… Boucle infernale dont il bien a du mal à s'extirper…


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  • Ouai bof. Le film en lui-même est assez intéressant mais il manque une fin, une explication, la réaction de la famille, etc... Le scénario est très moyen. On reste vraiment sur sa faim. Et cette histoire est légèrement à dormir debout.

    scénario: 8/20     acteurs: 15/20    technique: 15/20     note finale: 8/20

    Knock knock

    Un soir d'orage, un architecte, marié et bon père de famille, resté seul pour le weekend, ouvre sa porte à 2 superbes jeunes femmes mal intentionnées…


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