• Un film hors du temps sur la pauvreté. Bof, je n'ai pas tellement accroché.

    scénario: 12/20   acteurs: 14/20  technique: 16/20   note finale: 12/20

    Heureux comme Lazzaro

    Lazzaro, un jeune paysan d’une bonté exceptionnelle vit à l’Inviolata, un hameau resté à l’écart du monde sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna.
    La vie des paysans est inchangée depuis toujours, ils sont exploités, et à leur tour, ils abusent de la bonté de Lazzaro.
    Un été, il se lie d’amitié avec Tancredi, le fils de la marquise.  Une amitié si précieuse qu’elle lui fera traverser le temps et mènera Lazzaro au monde moderne.

    C’est un film hors du temps, lumineux, qui démarre pourtant dans la nuit sombre. Une curieuse clique de musiciens vient chanter une aubade devant une modeste masure. La maisonnée grouillante s’agite. La belle désirée écoute cette déclaration d’amour intime qui se brouille dans la promiscuité incontournable du logis surpeuplé. Ça chahute, ça rigole, ça braille, ça prend des airs goguenards. Tendrement on observe cette engeance misérable et joviale, hommes, femmes, enfants, vieux, un brin affreux, sales et parfois méchants quand ils se moquent. Et ils se moquent souvent et principalement de Lazzaro, de ses airs d’éternel ravi de la crèche. Lui semble observer le monde dans un perpétuel état d’émerveillement. Hermétiques à la noirceur environnante, ses grands yeux écarquillés gobent la beauté qui l’entoure, accueillant toute chose au premier degré. Presque mutique, on pourrait le croire benêt. Puis s’impose à nous une forme d’évidence : cette naïveté presque risible, immaculée, peut-être est-ce cela qu’on appelle la bonté. Une bonté à l’état pur qui jamais ne se parjure. Jamais Lazzaro ne se défile pour rendre un service. Jamais il ne se rebelle, encaissant humblement quolibets et injustices. Dans son cœur aucune aigreur. Toujours prêt à aider même les plus mauvais payeurs, sans rancune. Et on se prend à l’aimer, comme tous ceux qui pourtant se moquent. Étrange dualité qui nous oblige à envisager de nouveaux niveaux de lecture et à nous extraire des simples apparences. Dès lors, tout prend une autre saveur.


    Ici, les champs sont beaux, les potagers bien entretenus, malgré la nature parfois rude qui refuse de se laisser complètement domestiquer. Nous sommes à Inviolata, littéralement « inviolée », pure, vierge… Une terre préservée… mais de quoi au juste ? Cette métairie perdue quelque part au fond de l’Italie profonde semble figée sous le joug d’une féodalité rétrograde. Pourtant… progressivement on se questionne. Quelques détails ne collent pas. Si les moyens et la manière de vivre restent moyenâgeux, les tissus des vêtements semblent bien contemporains. Et l’arrivée de la marquise Alfonsina de Luna, terrible maîtresse des lieux, de ses sbires sur leurs vélos solex, avec leurs téléphones portables antiques (les tout premiers, avec des antennes), va renforcer cette sensation de perte de repères spatio-temporels. Le scénario dès lors dévide magistralement son écriture en forme de boustrophédon, folâtre dans le labyrinthe d’une parabole qui oscille entre conte de fées contemporain et réalisme lyrique. Le prénom de Lazzaro semble tout droit sorti de la bible, celui du fils de la marquise, Tancrède, évoque inévitablement Le Guépard, tant et si bien qu’on serait à peine étonné d’entendre l’un déclarer : « Il faut que tout change pour que rien ne change » et de voir l’autre ressusciter. Entre ces deux personnages se tisse une amitié contre nature, entre l’arroseur et l’arrosé, l’exploiteur et l’exploité, tous deux victimes de leurs castes respectives, incapables de s’en émanciper. De la même façon qu’il est dans la nature de Lazzaro d’être un agneau, Tancredi est prédateur de naissance, prisonnier d’une mère dominatrice qui n’hésite pas à maintenir ses employés dans un servage décadent et illicite. Et aussi surréaliste que nous paraitra la situation, elle est issue d’un fait divers bien réel de l’an 1982, point de départ de cette parabole païenne pragmatique, qui regarde notre époque concupiscente sans ciller, tout comme le fait son héros ordinaire Lazzaro.

    On ne peut dévoiler ici toutes les trouvailles, gags, percées poétiques de ce troisième film d’Alice Rohrwacher… Il faudra vous laisser porter par la verve généreuse de la réalisatrice qui, à travers cette fable aussi ludique que profonde, nous questionne sur nos Eden perdus mais dont nous portons les germes, nous qui méprisons les plantes comestibles qui poussent sous nos pas au profit de nourritures illusoires.

     


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  •  Bof. Ce film est maladroit et n'est pas vraiment réussi. On s'ennuie beaucoup malgré quelques scènes amusantes.

    scénario: 12/20       technique: 12/20   acteurs: 15/20    note finale: 12/20

    Le grand bain

    C’est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s’entraînent sous l’autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ensemble, ils se sentent libres et utiles. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée. Alors, oui c’est une idée plutôt bizarre, mais ce défi leur permettra de trouver un sens à leur vie...

    Tout le monde l’attendait au tournant, prêt à lui tailler un costard en bonne et due forme. La critique cinéphile en particulier et puis aussi, il faut bien se mettre dans le sac, les programmateurs des salles art et essai ; bref, toute une assemblée qui aime bien, entre deux tressages de lauriers à des films turcs de 3h, casser un peu de sucre sur le dos de quelques malheureux réalisateurs, se moquant joyeusement, et parfois avec une plume acerbe, de leurs films. Gilles Lellouche entrait pile poil dans la case : « comédien qui passe à la réalisation et qui va se faire descendre par la critique ». On a toujours eu le sentiment que ses choix d’acteur l’avaient jusqu’alors cantonné un peu systématiquement dans le rôle du pote un peu lourdingue, du beauf un peu macho dans des comédies pas toujours très finaudes (excepté peut-être son interprétation touchante du mari perdu et assassiné dans le Thérèse Desqueyroux de Claude Miller), et donc, en toute logique, on se disait que son passage à la réalisation en solo (il a déjà co-signé 2 films) resterait dans cette veine. Grosse, très grosse erreur d’appréciation. Parce que comme un retour du bâton qu’on était prêt à lever sur son film, voilà que nous nous sommes pris de plein fouet et sans semonce son Grand bain. La claque fut d’autant plus inattendue que nous nous surprîmes à la trouver fort à notre goût, agréable, drôle, tendre et bien ficelée, dotée d’une écriture précise et rythmée, d’une mise en scène vive et intelligente. Rien à voir avec le brouillon maladroit auquel nous nous attendions : on avait sous les yeux un petit bijou efficace et touchant d’humanité, avec ce dosage presque parfait entre franche comédie et fable douce amère à la mélancolie sous-jacente, celle qui vous cueille sans prévenir et vous laisse ce sentiment d’avoir gravé durablement, quelque part dans un coin de rétine, un doux, joyeux et tendre moment de cinéma.


    Bertrand est au chômage. Depuis trop longtemps. Il a perdu le goût d’à peu près tout hormis celui des cachetons et trimballe sa carcasse entre la cuisine, le salon et, les soirs où il se sent aventurier, la rue jusqu’à laquelle il ose descendre pour sortir la poubelle. Bref, c’est la grosse déprime. Au détour d’une sortie piscine, il va tomber sur un improbable club de natation synchronisée masculine, rien que ça. Et comme les nageurs en question ont l’air aussi – sinon encore plus – dépressifs que lui et que le groupe cherche des nouvelles recrues, il va sauter le pas et enfiler son slip de bain. Coaché par une ancienne championne qui cache à peine son blues sous des tirades enflammées empruntées à la littérature classique ou des volutes de clope qu’elle distille assise en tailleur sur le plongeoir, le groupe des sirènes est un sacré patchwork : Laurent (Guillaume Canet), en colère contre tout, Marcus (Benoît Pœlvoorde), glandeur majestueux dont l’entreprise est en faillite (forcément), Simon (Jean-Hugues Anglade), rockeur vieillissant qui rêve d’être David Bowie, et Thierry (Philippe Katerine), grand poète devant la lune. Ensemble, ils assument leurs bedaines autant que leurs échecs existentiels, ils révèlent leurs cannes de serin velues autant que leurs blessures intimes. Mais il faut un défi, bien sûr, pour révéler les talents enfouis et pour que la belle équipe se bricole une fraternité à toute épreuve : qu’à cela ne tienne, ce sera le championnat du monde !

    On rit un peu, dans l’eau de ce Grand bain, on rit avec ces mecs ultra sensibles prêts à tout pour réussir un joli mouvement de gambettes ou un porté qui ait de la gueule. Avec ces nanas mi-mamans, mi-matons qui vont les dresser pour obtenir le meilleur d’eux. Sans vulgarité (ou presque quand elle sort de la bouche de Leïla Bekhti, entraineuse tétraplégique et sadique), avec une bienveillance sincère pour cette bande de mâles cabossés, Gilles Lellouche réussit le pari d’une fable sociale à la Full Monty (parce que chacun a sa manière est un exclu faute d’avoir su entrer dans le moule : celui du monde du travail, du couple, de la famille, de l’industrie du disque…) qui dépote.


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  • Les dialogues sont hilarants. Mais le scénario est inachevé et la fin décevante: pour dire la vérité, le film se termine en queue de poisson. Plus laid, bête et soporifique que son aîné, "Alad'2" accomplit l'exploit de le dépasser dans presque tous les domaines. Restent quelques micro-scènes drôles grâce aux seconds rôles.C'est bien filmé et les acteurs font ce qu'ils peuvent mais quand il n'y a pas de scénario, il n'y a pas de scénario...

    scénario: 8/20   technique: 16/20   acteurs: 14/20  note finale: 11/20

    Alad'2

    Après avoir libéré Bagdad de l’emprise de son terrible Vizir, Aladin s’ennuie au palais et ne s’est toujours pas décidé à demander en mariage la princesse. Mais un terrible dictateur, Shah Zaman, s’invite au Palais et annonce qu’il est venu prendre la ville et épouser la Princesse. Aladin n’a pas d’autre choix que de s’enfuir du Palais… Il va tenter de récupérer son ancien Génie et revenir en force pour libérer la ville et récupérer sa promise.


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  •  Mal joué, pas dirigé, approximatif et d'un ennui mortel. Mais le pire c'est le jeu des acteurs. Comment le réalisateur a-t-il pu faire un nanar pareille avec une telle brochette d'acteurs?? Une enfilade de vignettes baignées de clichés hâtifs et de slogans désincarnés. L'ambition de Pierre Schoeller est à la hauteur de la déception finale. A vouloir tout faire, le film ne fait pas grand-chose.Très ennuyeux.

     scénario: 8/20     technique: 14/20   acteurs: 5/20  note finale: 7/20

    En 1789, un peuple est entré en révolution. Écoutons-le. Il a des choses à nous dire. UN PEUPLE ET SON ROI croise les destins d’hommes et de femmes du peuple, et de figures historiques. Leur lieu de rencontre est la toute jeune Assemblée nationale. Au coeur de l’histoire, il y a le sort du Roi et le surgissement de la République…

    Après le magistral L'Exercice de l’État, c'est une autre plongée dans la pratique politique et l'exercice de la démocratie que nous offre Pierre Schoeller, confirmant son ambition et sa place à part dans le cinéma français actuel. Un peuple et son roi embrasse la Révolution française depuis la prise de la Bastille jusqu'à l'exécution de Louis XVI, soit quatre années ou presque qui ont amené par la révolte organisée à la mise à bas d'un ordre ancien, et que nous allons vivre entre la fièvre populaire et travailleuse du faubourg Saint-Martin et les lieux de la « grande histoire » : Versailles, les Tuileries, l'Assemblée nationale, le Champ-de-Mars.


    « La Révolution française est un moment unique dans l’histoire. Deux cent cinquante ans plus tard, son écho est encore présent dans nos vies, nos sociétés, notre imaginaire. C’est dire qu’en faisant ce film, nous allons vers tout autre chose qu’une histoire passée, nous allons à la rencontre de femmes et d’hommes dont l’engagement, les espoirs ou les blessures, ont été d’une telle intensité qu’ils sont encore palpitants deux siècles plus tard.
    « Avec Un peuple et son roi, j’ai voulu raconter une Révolution française loin des débats idéologiques, une révolution à hauteur d’hommes, d’enfants, et surtout de femmes. Les personnages féminins occupent une place centrale dans le récit. Je voulais également filmer la Révolution française sous l’angle de l’engagement populaire, du peuple des faubourgs.
    « Le film est centré sur le destin politique du Roi. En 1789, il est le Père de la Nation, l’élu divin. En juin 1791, il fuit et est rattrapé. En septembre, il est maintenu chef de l’exécutif d’une monarchie constitutionnelle. L’été 1792, il est démis et emprisonné. L’automne, il est jugé pour trahison et crimes. L’hiver, il est condamné. Le 21 janvier 1793, sa tête tombe place de la Révolution.
    « Au cours de ces trois années, tout un royaume bascule, tout un peuple conquiert sa souveraineté. Durant l’écriture, je me suis basé sur un usage constant et systématique des archives (toutes en consultation libre sur internet, en majorité sur le site BnF/Gallica). J’ai eu le bonheur de bénéficier de multiples conseils et de lectures détaillées du projet par cinq historiens : les français Arlette Farge, Sophie Wahnich, Guillaume Mazeau ; l’américain Timothy Tackett et l’italien Haïm Burstin… La finalité de cette recherche historique allait bien au-delà d’un souci d’exactitude. Tout en proposant l’incarnation des grandes journées révolutionnaires, j’ai cherché à y insuffler de la vie, de la chair. Un peuple et son roi est avant tout un film sur les émotions, les émotions d’un peuple entré en révolution. Je voulais que le spectateur garde en lui le sentiment d’avoir traversé une expérience unique, comme seule une révolution peut le procurer. Avec des visions, des grands discours, des rires au milieu des larmes. Des naissances, après le deuil. Des destins qui basculent en une parole. Des insurgés qui tombent le fusil à la main. Des conquêtes qui seront plus fortes que les blessures. » Pierre Schoeller. Raté!


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  • Vous n'avez jamais entendu parler de ce film? Tant mieux parce que franchement il n'est pas réussi et n'a pas grand intérêt. Encore un film qui ne sert à rien.

    scénario: 10/20        technique: 16/20        acteurs: 13/20   note finale: 10/20

    Paul Sanchez est revenu

    Paul Sanchez, criminel disparu depuis dix ans, a été aperçu à la gare des Arcs sur Argens. A la gendarmerie, on n'y croit pas, sauf peut-être la jeune Marion… 

     


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  • Bof. C'est ennuyeux plus qu'autre chose et je ne parle pas du jeu approximatif des acteurs... Louane s'agite plus qu'elle ne joue.  Le scénario n'est pas terrible. Louane Emera joue les premiers rôles dans une comédie générationnelle qui manque singulièrement de mordant et de crédibilité. Adaptation, par son auteur, d’un roman à succès, cette chronique sans saveur sur la difficulté d’être jeune en France ne prend jamais le pouls réel de son sujet, et semble surtout représenter une jeunesse à laquelle heureusement personne ne veut s’identifier. Léa Frédeval nous rappelle que vendre des livres ne fait pas de vous une réalisatrice. Mais pourquoi tout sonne faux ? Ils ne sont jamais crédibles, ces diplômés bien lisses qui conversent de leur absence d'avenir dans un appartement cosy, entre des amourettes de bazar. En Che Guevara 2.0, Louane Emera ne convainc pas. Je n'ai pas lu le livre mais franchement, le film ne donne pas envie de le faire.

    scénario: 10/20        acteurs: 10/20     technique: 10/20   note finale: 10/20

    Les affamés

    Zoé a 21 ans. Et Zoé en a sa claque d'entendre « c'est normal, t'es jeune ! ». Alors qu’elle emménage en colocation, elle prend conscience qu’elle n’est pas seule à se débattre entre cours, stages et petits boulots mal payés. Déterminée à bouleverser le complot qui se trame, elle unit autour d'elle une génération d'affamés. Ensemble, ils sont bien décidés à changer les choses et à faire entendre leur voix !


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  •  Je n'ai pas tout compris. L'histoire est trop embrouillée entre le réel et le rêve. Trop compliqué pour moi.

    scénario: 14/20      technique: 16/20      acteurs: 16/20     note finale: 14/20

     

     

    Amoureux de ma femme : Affiche

    Daniel est très amoureux de sa femme, mais il a beaucoup d'imagination et un meilleur ami parfois encombrant. Lorsque celui-ci insiste pour un diner "entre couples" afin de lui présenter sa toute nouvelle, et très belle, amie, Daniel se retrouve coincé entre son épouse qui le connaît par coeur et des rêves qui le surprennent lui-même.


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  • Bof, je n'ai pas tellement aimé. Le scénario est approximatif et les acteurs s'agitent plus qu'ils ne jouent. Ennuyeux. Quelle galère!

    scénario: 10/20        technique: 16/20      acteurs: 12/20  note finale: 10/20

    Les aventures de Spirou et Fantasio

    Lorsque Spirou, prétendu groom dans un Palace, rencontre Fantasio, reporter en mal de scoop, tout commence très fort… et plutôt mal ! Ces deux-là n’ont aucune chance de devenir amis. Pourtant, quand le Comte de Champignac, inventeur aussi génial qu’excentrique, est enlevé par les sbires de l’infâme Zorglub, nos deux héros se lancent aussitôt à sa recherche. En compagnie de Seccotine, journaliste rivale de Fantasio, et de SPIP, petit écureuil espiègle, ils sont entrainés dans une poursuite effrénée entre l’Europe et l’Afrique. Spirou et Fantasio vont devoir faire équipe pour sauver Champignac… et accessoirement le reste du monde !


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  • Bof. Encore un film dont on se demande à quoi il sert. C'est ennuyeux et comme ça se passe chez les pauvres, on retrouve tous les acteurs moches du cinéma français. Le réalisateur des "Femmes du 6e étage" et d'"Alceste à bicyclette" tenait là une plutôt bonne idée. Mais il l’a bâclée. Pour son dernier film, Philippe Le Guay a posé sa caméra chez des agriculteurs en détresse. Mais le réalisateur s'embourbe dans une histoire sans rythme et brouillonne. La sympathie dégagée par François Cluzet, dans un registre voisin de celui qu’il avait dans Médecin de campagne, n'est pas sufficante et ne cache pas un scénario bâclé.

    scénario: 8/20   acteurs: 15/20    technique: 16/20   note finale: 10/20

    Normandie nue

    Au Mêle sur Sarthe, petit village normand, les éleveurs sont touchés par la crise. Georges Balbuzard, le maire de la ville, n’est pas du genre à se laisser abattre et décide de tout tenter pour sauver son village…
    Le hasard veut que Blake Newman, grand photographe conceptuel qui déshabille les foules, soit de passage dans la région. Balbuzard y voit l’occasion de sauver son village. Seulement voilà, aucun normand n’est d’accord pour se mettre à nu…


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  • Bof. Le sujet était intéressant mais le scénario n'est pas terrible. On sourit un peu mais on s'ennuie beaucoup. L'image n'est même pas belle. L'argument ne serait pas mauvais s'il n'était aussi paresseusement traité.

    scénario: 8/20        technique: 14/20   acteurs: 15:20    note finale: 8/20

    La monnaie de sa pièce

    Paul, Nicolas et Charlotte, trois frères et sœur, ont toujours pensé qu’ils hériteraient de la riche tante Bertille. Hélas pour eux, à la mort de la vieille dame, ils découvrent qu’elle a tout légué à Eloïse, cette cousine exaspérante et pot-de-colle qu’ils n’avaient pas vue depuis longtemps. En faisant à nouveau irruption dans leur vie, que cherche-t-elle exactement ?


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  •  Pas terrible. Vous aimerez peut-être si vous aimez le ski... Le scénario est inexistant. Aux côtés de Vincent Elbaz, Kev Adams fait du Kev Adams dans un film sans intérêt, pauvre en écriture. Les paysages sont beaux.

    scénario:5/20   acteurs: 10/20    technique: 16/20  note finale: 8/20

    Tout là-haut

    Scott, jeune surdoué du snowboard, n’a qu’un rêve : être le premier. Il veut réaliser ce que personne n’a réussi : aller tout en haut de l’Everest et tenter la descente de la plus pure, de la plus raide, de la plus dangereuse des pentes. En arrivant à Chamonix, capitale mondiale de la glisse, son destin va croiser la route de Pierrick, ancien champion devenu guide de montagne. Une rencontre qui pourrait bien le conduire jusqu’au sommet.


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  • Si le film commence plutôt bien, il s'essouffle rapidement et la fin est vraiment ratée. Le casting est très réussi mais les acteurs font ce qu'ils peuvent avec un scénario approximatif. Les acteurs ont beau se démener, Valérie Bonneton en tête, sourire relève de l’exploit devant ce film sur le couple où l’ennui le dispute à l’agacement. Une comédie de boulevard cruelle, lourde, interminable, jamais crédible mais parfois drôle. Si on regrette quelques incohérences et une fin ratée, certaines rares scènes sont tout de même hilarantes.

    scénario: 12/20   technique: 16/20    acteurs: 16/20   note finale: 14/20

    Garde alternée

    Sandrine, mariée depuis quinze ans, deux enfants, découvre que son mari Jean a une relation extraconjugale. Passé le choc, elle décide de rencontrer sa rivale, Virginie, et lui propose un étrange marché : prendre Jean en garde alternée. Les deux femmes se mettent d'accord et imposent à leur homme ce nouveau mode de vie. 


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  • "La Promesse de l’aube" était celle d’un destin digne du grand écran. Aujourd’hui, "La Promesse de l’aube" est aussi un film raté. Techniquement, c'est parfait: l'image est vraiment d'une beauté à couper le souffle. Les décors, les reconstitutions et les costumes sont très réussis. Tout cela est, formellement, irréprochable. Mais quel ennui! C'est long, c'est long, c'est beaucoup trop long. Il manque cruellement l'émotion et la ferveur. C'est-à-dire l'essentiel. Et les acteurs sont ridicules et surjouent. Ils s'agitent dans tous les sens sans aucun but particulier. Quel gâchis! On ne devrait jamais voir au cinéma des adaptations de livres qui nous ont enchantés. Elles correspondent rarement à notre attente. C'est le cas de "La Promesse de l'aube", qu'Éric Barbier a réussi à transformer en minestrone épais et indigeste.

    scénario: 5/20   technique: 18/20   acteurs: 5/20   note finale: 8/20

    La promesse de l'aube

    De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

    Wilno, en Pologne, dans les années 20. Roman Kacew est élevé par sa mère Nina qui se démène à gagner sa vie en confectionnant des chapeaux. Face au manque d’argent, elle se fait passer pour l’amie d’un grand couturier parisien pour attirer dans son atelier la bourgeoisie locale. Nina ne renonce jamais devant l’adversité et dire qu’elle nourrit les plus grands espoirs pour son fils est pour le moins un euphémisme tant toute sa vie tourne autour des projets qu’elle lui prédit. Elle le voit tour à tour diplomate, écrivain célèbre, aviateur, chevalier de la légion d’honneur. « Je veux que tu sois célèbre de ton vivant ». Il accomplira chacun des rêves de Nina, quitte à s’arranger un peu avec la réalité, pour toujours se montrer à la hauteur des espoirs de cette mère si aimante et presque autant étouffante. Tous deux quittent la Pologne pour s’installer en France, à Nice. Nina vénère la France et est persuadée que son fils pourra s’y réaliser. À Nice, la vie est douce. Nina a trouvé sa place et vient de reprendre une pension tandis que Romain découvre les plaisirs de la chair et se met sérieusement à l’écriture.

    Nina l’envoie à Paris finir ses études mais quand la guerre éclate, Romain est envoyé dans l’aviation et sera le seul à ne pas être nommé sous-officier à cause de sa naturalisation trop récente. Là encore, Romain embellit l’histoire lorsqu’il revient à Nice rendre visite à sa mère afin de ne pas la décevoir. À Paris il a réussi à publier quelques nouvelles dans un journal et s’attelle à son premier roman alors qu’il est en Afrique et vient de contracter le Typhus. « Tu n’as pas le droit de mourir, tu entends ? » lui ordonne la voix imaginaire de sa mère. Il achève son roman Éducation européenne et ignore que sa mère n’est déjà plus de ce monde…
    On le sait grâce à ce roman autobiographique qu’est La Promesse de l’aube, qui l’imposa définitivement en littérature, Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille destinées en une, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du xxe siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

    L’adaptation d’Eric Barbier est hélas, très ennuyeuse et n'emporte pas l’adhésion. Si la distribution est  solide, les acteurs en font trop. Charlotte Gainsbourg est ridicule au delà de ce qu'on peut imaginer et on se demande ce que ce pauvre Pierre Niney  est allé faire dans cette galère... 


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  •  Paumé dans un fatras impossible entre descente aux enfers métaphysique (...) et allégorie politique pachydermique, le spectateur n’a d’autre choix que de s’en prendre à la mise en scène à la fois très plate et très maladroite de Clooney, qui confirme qu’il n’a rien à dire - rien à faire - derrière une caméra. Malgré une belle distribution et un scénario des frères Coen, le film de l’acteur-réalisateur américain déçoit. On peine à voir le rapport entre les deux histoires. Beaucoup trop de meurtres. Bof

    scénario: 10/20       technique: 16/20    acteurs: 12/20    note finale: 8/20

    Bienvenue à Suburbicon

    Suburbicon est une paisible petite ville résidentielle aux maisons abordables et aux pelouses impeccablement entretenues, l’endroit parfait pour une vie de famille. Durant l’été 1959, tous les résidents semblent vivre leur rêve américain dans cette parcelle de paradis. Pourtant, sous cette apparente tranquillité, entre les murs de ces pavillons, se cache une réalité tout autre faite de mensonge, de trahison, de duperie et de violence... Bienvenue à Suburbicon.

    Bienvenue à Suburbicon, le sixième film signé George Clooney, pourrait s’appeler « Bienvenue à Charlottesville ». L’acteur-réalisateur n’avait certes pas pu prédire les récentes éruptions de haine raciale en Amérique, mais impossible de ne pas penser à celles-ci quand, dans les premières minutes du film, on voit une famille noire emménager dans l’idyllique petite bourgade de Suburbicon, à la fin des années cinquante, et déclencher par leur simple présence la colère de leurs voisins blancs, qui sortent aussitôt les fourches et les drapeaux confédérés… Toute ressemblance avec l’actualité la plus brûlante ne serait certes qu’une pure coïncidence. Mais soulignerait également encore plus la dimension anti-Trump du film.
    A l’origine, Clooney voulait s’inspirer d’une histoire vraie (des Blancs s’opposant à l’installation d’une famille noire dans leur quartier), survenue à Levittown, Pennsylvanie, en 1957. Mais, ne parvenant pas à trouver le bon angle d’attaque pour en tirer un scénario digne de ce nom, il s’est souvenu d’un vieux script des frères Coen, que le duo était censé mettre en scène à la fin des années 90, puis avait fini par abandonner. Et c’est ainsi que la dissertation du citoyen Clooney sur le fossé racial en Amérique s’est métamorphosée en comédie zinzin dans la veine de Blood Simple et Fargo, avec héros crétins, tueurs bas du front, arnaque à l’assurance et violence façon cartoon. 
    Comique ? Sérieux ? Insouciant ? Engagé ? Au début du film, ça part un peu dans tous les sens façon puzzle, mais la mécanique bien huilée se met finalement en place et on comprend assez vite où Clooney veut en venir avec ce script 100% frères Coen au ton et au style reconnaissables parmi cent. Et là, le plaisir est monstre. Toute l’histoire est vue à travers les yeux d’un garçon de dix ans, qui observe le sordide ballet des adultes autour de lui : les cinglés racistes qui hurlent leur haine dans le jardin d’à côté et la bande de minables qui lui sert de famille, en train de s’engluer dans leurs combines lamentables.
    On pourrait ainsi résumer le film de deux façons. Version Clooney : c’est l’histoire d’un enfant qui comprend que le rêve américain est un mensonge. Version Coen, plus prosaïque : c’est l’histoire d’un enfant qui comprend que son père est un connard. Le paternel en question est joué par un Matt Damon à son maximum de bonhomie hébétée, toujours absent, ailleurs, massif mais presque transparent. Damon joue très bien les sales types. Tous les acteurs ici ont d’ailleurs l’air de s’amuser comme des petits fous, de Julianne Moore dans un double rôle de sœurs jumelles à Glenn Fleshler en tueur sadique. Mais rien ne vaut l’extraordinaire apparition d’Oscar Isaac en détective moustachu sorti tout droit d’un roman de James M. Cain, qui vole le show en deux scènes et insuffle une énergie démentielle à la dernière demi-heure (c'est le rôle qui était destiné à George Clooney lui-même si les frères Coen avaient tourné le film à l'époque…).

    Difficile de ne pas essayer d’imaginer à quoi aurait ressemblé la version des frangins Coen s'ils étaient allés au bout de leur projet… Est-ce que ça aurait été un grand Coen ou un petit Coen ? En tout cas c’est un mauvais Clooney !


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  • Déception. J'aime beaucoup Alain Chabat en tant qu'acteur, mais force est de constater qu'il n'a pas été très inspiré pour la réalisation de ce film. Alain Chabat a pris un méchant coup de vieux ! Le voilà condamné à singer Tim Burton, à lâcher des vannes d’un autre temps, à tartiner de miel un scénario de court-métrage étiré à l’extrême. Même pas drôle ! Sans oublier la comédienne qui parle si mal le français qu'on a de le peine à la comprendre quand elle parle. Techniquement, c'est très réussi. C'est long et assez ennuyeux.

    scénario: 12/20                     acteurs: 12/20        technique: 16/20   note finale: 12/20

    Santa et Cie

    Rien ne va plus à l'approche du réveillon : les 92 000 lutins chargés de fabriquer les cadeaux des enfants tombent tous malades en même temps ! C'est un coup dur pour Santa (Claus), plus connu sous le nom de Père Noël... il n'a pas le choix : il doit se rendre d'urgence sur Terre avec ses rennes pour chercher un remède. À son arrivée, il devra trouver des alliés pour l'aider à sauver la magie de Noël.


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  •  Bof. j'avais hâte de voir ce film et ce fut une déception même si l'image est d 'une beauté absolue. Mais le scénario est approximatif et très ennuyeux. Le film est beaucoup trop long et on finit par s'ennuyer. S'il avait duré 30 minutes de moins, en particuliers au début, il aurait pu être très bien. C'est long et cela ne sert à rien. Les personnages sont superficiels. Dommage

    scénario: 12/20   acteurs: 14/20   technique: 18/20    note finale: 12/20

    Au revoir là-haut

    Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

    Le roman de Pierre Lemaître, un des Prix Goncourt les plus populaires et les plus appréciés de ces dix dernières années, ample récit foisonnant de personnages inoubliables, de situations fortes, de rebondissements captivants, représentait un sacré défi d'adaptation au grand écran. Et on se dit en voyant le film qu'Albert Dupontel n'était peut-être pas l'homme de la situation : il saute aux yeux que  l'univers, peuplé de marginaux de tous poils qui peinent à trouver leur place dans une société qui les rejette, de l’œuvre de Lemaître a complètement dépassé Dupontel.

    Dupontel signe  film  brouillon et ennuyeux à la fois épique et burlesque, lyrique et caustique, politiquement incorrect et poétique en diable qui réunit toutes les qualités que l’on aime chez lui, avec absence de maîtrise qui impressionne. Quant à l'éternelle question de la fidélité à l'œuvre littéraire, on dira que Dupontel a pris quelques libertés quant à la lettre – ajoutant quelques épisodes purement cinématographiques – mais a été dépassé par l'esprit du roman, dont on peine à retrouver à l'écran toute la verve et la puissance (il ne vous aura d'ailleurs pas échappé que Pierre Lemaître lui-même co-signe le scénario).
    Novembre 1918. A quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d’une mort certaine. Rien en commun entre ces deux hommes si ce n’est la guerre et le lieutenant Pradelle qui, en donnant l’ordre d’un assaut absurde, brise leurs vies en même temps qu’il lie leurs destins. Sur les ruines du carnage de la première guerre mondiale, chacun va tâcher de survivre : Pradelle, plus cynique que jamais, symbole du grand capitalisme, s’apprête à faire fortune sur le dos des morts tandis qu’Albert et Edouard, condamnés à vivre, vont tenter de monter une arnaque monumentale, comme une revanche sur tous ces salauds planqués qui les ont envoyés au casse-pipe. Mais cette histoire est diluée dans tout un tas de scènes sans importance. Techniquement, ce film est une beauté: chaque scène est extrêmement léchée. Cela ne cache pas un scénario brouillon et ennuyeux.

    Au revoir là-haut, c’est l’histoire d’une tragédie racontée comme une farce mais c'est trop long et finalement très ennuyeux.


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  •  Bof. Rossy de Palma est parfaite. Comme toujours. Mais pour le reste, bof, c'est sans intérêt Il faut dire que les acteurs ne sont pas vraiment dirigés. Mais que diable sont-ils allés faire dans cette galère ? C’est au final la seule question qu’on se pose, une fois arrivé péniblement au terme de cette deuxième réalisation d’Amanda Sthers. En dépit de son ambition de satire sociale, un vaudeville poussif et caricatural.Je n'avais pas aimé son précédent "je vais te manquer" parce que ce n'était pas dirigé. Elle n'a pas fait de progrès en réalisation. Peut-être devrait-elle prendre des cours de réalisation et d'écriture de scénario.

    scénario: 8/20    technique: 11/20   acteurs: 12/20   note finale: 9/20

    Madame

    Anne et Bob, un couple d’américains fortunés récemment installé à Paris, s’apprêtent à donner un grand dîner, et convient douze invités triés sur le volet, réunissant la haute société anglaise, française et américaine. Mais lorsque Anne réalise qu’un treizième couvert est posé pour Steven, le fils du premier mariage de Bob, elle panique : pour cet événement mondain, hors de question de provoquer le mauvais sort ! Elle demande à Maria, sa domestique, d’enfiler une robe et de se faire passer pour une riche amie espagnole. Maria se retrouve assise à côté de David, un expert en art issu de la noblesse britannique. Aussi quand, sous le charme de Maria, il la recontacte le lendemain, révéler sa véritable identité est impossible. Une romance commence, qui va faire trembler les valeurs élitistes et le mariage d’Anne. A moins que cette dernière n’arrive à l’étouffer…


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  •  Bof. Tout est bon dans ce film.

    scénario: 10/20   acteurs: 10/20  technique: 16/20  note finale: 10/20

    Barry Seal

    L'histoire vraie de Barry Seal, un pilote arnaqueur recruté de manière inattendue par la CIA afin de mener à bien l'une des plus grosses opérations secrètes de l'histoire des Etats-Unis.


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  • Enorme déception. Ennuyeux, lent et sans intérêt. Sans queue, ni tête.

    scénario: 5/20     acteurs: 10/20   technique: 16/20   note finale: 5/20

     

    Kingsman: le cercle d'or

    KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis.
    Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.


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  • Le réalisateur se moque de tout et surtout du spectateur! Quelle honte! Aucune imagination. Un montage approximatif, un scénario pas terrible pour décrire un milieu petit bourgeois ennuyeux. Et je ne parle pas des scènes filmés au téléphone...Très ennuyeux!

    scénario: 6/20            technique: 10/20        acteurs: 12/20   note finale: 6/20

    Happy end

    "Tout autour le Monde et nous au milieu, aveugles." Instantané d’une famille bourgeoise européenne.

    C’est dans le confort feutré de la bourgeoisie que se montre le plus volontiers le refoulé de toute une société. Ce n’est pas Flaubert qui aurait contredit cette maxime. Michael Haneke n’a eu de cesse, au cours d’une filmographie intransigeante, d’étudier les sources et les manifestations du mal-être de nos populations modernes. Happy end tout à la fois synthétise et affine son travail cinématographique à travers le portrait d’une riche famille industrielle de Calais. Ce petit microcosme très renfermé va être le témoin de quelques phénomènes inquiétants que Michael Haneke orchestre comme un jeu de piste à la fois cinglant et rieur. Aucune violence visuelle ne surgit, et pourtant Haneke ne cède rien de la radicalité de sa mise en scène, une nouvelle fois à son point culminant de pertinence et de précision. La noirceur de son regard s’accompagne plus que jamais d’un humour grinçant, laissant au spectateur le soin de faire la part, si besoin, entre le dérisoire et le tragique. 

    Difficile de dire par où commence exactement l'inexorable affaissement qui va toucher la famille Laurent. Est-ce l’effondrement de ce mur de soubassement dans un des chantiers de construction qui ont fait leur fortune ? Ou est-ce l’arrivée de la toute jeune Ève, treize ans, qui déboule dans la bulle familiale de son père après que sa mère a subi une sérieuse intoxication aux médicaments ? Le père, Thomas joué par Mathieu Kassovitz, est chirurgien, remarié, et ne semble pas connaître grand chose aux habitudes de sa fille. Mais il donne le change, il a appris à le faire, bien et en toutes circonstances. Et puis il y a Anne (Isabelle Huppert), la sœur de Thomas, qui pilote d’une main de fer l’entreprise familiale et doit faire face à cet accident de chantier en même temps qu’elle tente de transmettre la direction à son fils Pierre, effrayé du poids qui se pose sur ses épaules. Mais a-t-il seulement le choix ? Enfin tout en haut, il y a le grand-père Georges (Jean-Louis Trintignant, absolument magistral) : personnage trouble et fascinant, que l’âge et quelques absences de mémoire ont imprégné d’une aigreur de vivre qu’il répand avec l’autorité d’un vieux capitaine d’industrie.

    Trois générations réunies dans un hôtel particulier cossu que Michael Haneke décompose soigneusement, déterrant sous chaque petite cachoterie les signes édifiants de dangereuses névroses. Tous travaillent plus ou moins consciemment à maintenir la respectabilité de leur existence et l’apparat de leur famille, au détriment de toutes traces d’amour. Haneke ponctue le récit de quelques scènes d'une maîtrise ahurissante et excelle à analyser comment un mal chemine dans ce rhizome familial, avec la surprise de voir rejaillir à un bout de la chaîne un trouble qui avait été enfoui à un autre.

    Ce portrait au vitriol pourrait sembler distant si Haneke n’avait décidé de le situer en bordure de la jungle de Calais. Happy end est un film entièrement adossé à la question des réfugiés et des migrants qu’il place intelligemment en fond, comme un mur de résonances. Les Laurent, unis dans leur décrépitude, sont les derniers privilégiés de notre vieille Europe, fascinée par son autodestruction et incapable de concevoir qu'en face il y a la vie. Si avec Happy end Haneke semble remettre en scène son propre cinéma (une seconde vision permettra à chacun de trouver les correspondances avec Le Septième continent, Caché, Amour ou Le Ruban blanc), c'est précisément pour éprouver la question obsédante de toute son œuvre qui se pose autant aux Laurent qu'à nous tous : comment faire avec la complexité d’un monde qui nous dépasse et auquel nous comprenons si peu ?


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  • Bof, pas terrible. D'abord avant de voir ce film, je ne connaissais pas Spirou, et ensuite tout cela est bien ennuyeux alors que les acteurs sont bien. Mais le scénario n'est peut-être pas à la hauteur. Ce n'est pas dynamique. Il manque quelque chose.

    scénario: 12/20           acteurs: 16/20     technique: 16/20        note finale: 12/20

    Le petit Spirou

    Petit Spirou, comme toute sa famille avant lui, a un destin professionnel tout tracé. Quand sa mère lui annonce qu’il intègrera dès la rentrée prochaine l’école des grooms, Petit Spirou, avec l’aide de ses copains, va profiter de ses derniers jours de classe pour déclarer sa flamme à Suzette. Et pas n’importe comment. Ils décident de vivre une aventure extraordinaire.


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  • Un film bobo sans grand intérêt. Pas terrible et pas spécialement bien joué.

    scénario: 8/20      technique: 16/20    acteurs: 12/20    note finale: 08/20

    L'un dans l'autre

    Deux couples, Pierre et Aimée, et Eric et Pénélope, partagent tous les quatre plusieurs années d’amitié sans nuage. Seul souci, Pénélope et Pierre sont devenus amants… La situation devenant intenable, ils décident de rompre. Mais après une ultime nuit d’amour passionnée, le sort leur joue un tour : Pierre et Pénélope se réveillent chacun dans le corps de l’autre ! Pour protéger leur secret, ils se retrouvent chacun à devoir vivre la vie de l’autre. C’est le début des complications...


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  • Déception. Tout d'abord le montage n'est pas terrible et ensuite on peine à entrer dans cette histoire. Mais le jeun des acteurs est remarquable.

    scénario: 10/20      technique: 16/20   acteurs: 16/20    note finale: 10/20

    Nos années folles

    La véritable histoire de Paul qui, après deux années au front, se mutile et déserte. Pour le cacher, son épouse Louise le travestit en femme. Dans le Paris des Années Folles, il devient Suzanne. En 1925, enfin amnistié, Suzanne tentera de redevenir Paul…

    C'est le très beau portrait d'un couple, un homme et une femme emportés par le désir de liberté et le désir tout court qui fuient l'horreur de la guerre et les contraintes d'une société normée. C'est aussi le portrait puissant d'une époque tragique qui vit nombre de valeurs traditionnelles basculer. Une époque succédant à un terrible carnage qui endeuilla chaque village français et dont on dit qu'il précipita le pays dans la « modernité ». Mais quelle modernité ? Cette étrange expression, « les années folles », par laquelle on désigna la décennie qui suivit la Grande Guerre, cachait bien des blessures.

    Nos années folles est inspiré de l'histoire bien réelle de Paul et Louise Grappe qui inspira d'ailleurs un essai historique et une splendide BD. Deux jeunes amants à peine entrés dans l'âge adulte que rien ne prédestinait à vivre un destin hors du commun. Louise est couturière et ne vibre que pour le beau Paul qui est mobilisé en 1914, persuadé comme tout le monde que la guerre n'allait durer que quelques semaines et que, dans l'élan patriotique ambiant, le boche serait illico repoussé et l'Alsace et la Lorraine reconquises. Mais dès les premiers combats, Paul est blessé par deux fois, et par deux fois renvoyé à l'horreur de la tranchée. En 1915, il décide, convaincu de l'absurdité de cette boucherie, de déserter, acte passible du peloton d'exécution. Face à l'impensable, le jeune couple va décider l'improbable : dans un premier temps Paul se cache dans une pièce secrète camouflée derrière une armoire ; et puis, l'enfermement devenant insupportable, Paul va se travestir en femme pour sortir régulièrement la nuit dans les rues parisiennes désertes. Mais ce qui n'était pas prévu, c'est que Paul devenu Suzanne se prend au jeu de sa nouvelle identité, allant sur les lieux de rencontres homosexuelles, et se livrant à une prostitution parfois mortifère. L'incroyable de l'histoire s'est poursuivi bien au-delà de la guerre : en 1925, une fois amnistié des faits de désertion, Paul Grappe jouera son propre rôle dans une pièce de théâtre un peu voyeuriste !


    Dans Nos années folles, selon nous son plus beau film depuis Les Témoins en 2007, André Téchiné aborde un thème qui lui tient particulièrement à cœur, les ambivalences de l'identité sexuelle. Téchiné sublime ses deux acteurs, remarquables dans la peau de personnages au destin hors norme et parfois violent : Pierre Deladonchamps, fascinant dans sa transformation en femme, donne une performance qu'on peut comparer à celle de Melvil Poupaud dans Laurence anyways de Xavier Dolan, et le compliment n'est pas mince ! Et Céline Sallette est formidable dans son effort désespéré pour faire survivre un amour sans limites. Les couleurs et les lumières du film, magnifiques, font penser aux peintres du lendemain de la Grande Guerre, les Nabis entre autres. Un critique de Télérama faisait très justement remarquer que le film oscillait entre Renoir pour la description des couturières au travail et le Lola Montes de Ophuls dans la théâtralisation du destin de Paul/Suzanne. Là encore les références sont flatteuses.
    En quelques scènes très fortes (celle, cruelle, de la pièce de théâtre menée par Michel Fau, celle où Suzanne prostituée se retrouve face à une gueule cassée, trahissant la montée de la violence chez Paul/Suzanne…), Téchiné traduit parfaitement l'ambigüité des années folles où chacun s'enivre jusqu'à l'extrême de la liberté conquise sans pour autant parvenir à oublier le traumatisme de la grande boucherie.


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  • Charlize Theron est toujours aussi magnifique et joue toujours aussi divinement mais le scénario est sans ambition et tourne à vide. On s'ennuie. Seul intérêt : une ­bagarre-fusillade dans un escalier, filmée en un plan-séquence impressionnant. Ça ne fait pas un long métrage. A ne pas vouloir choisir entre la rigueur des grands films d’espionnage réalistes et la bande dessinée, Atomic Blonde s’effondre malheureusement très vite. Rien d’atomique là-dedans. Charlize donne des coups de pied, participe à une poursuite en voiture, couche avec une brunette même pas sexy, balance des coups de poing, le tout sur fond de néons et de tubes vintage. Idiot.

    scénario: 5/20        technique: 16/20    acteurs: 16/20    note finale: 8/20

    Atomic Blonde

     

    L'agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s'associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

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  •  Sa vie était ennuyeuse et le film est ennuyeux: de ce point de vue, le film est une totale réussite. Le spectateur s'ennuie ferme aussi. Il aurait tout de même fallu dynamiser un peu tout cela. Je sais bien que la vie des femmes de l'époque était ennuyeuse, mais tout de même.

    scénario: 5/20             acteurs: 16/20        technique: 16/20  note finale: 5/20 (trop ennuyeux)

    Emily Dickinson, a quiet passion

    Nouvelle-Angleterre, XIXème siècle. Dans son pensionnat de jeunes filles de bonne famille, la jeune Emily Dickinson ne cesse de se rebeller contre les discours évangéliques qui y sont professés. Son père se voit contraint de la ramener au domicile familial, pour le plus grand bonheur de sa soeur Vinnie et de son frère Austin. Passionnée de poésie, Emily écrit nuit et jour dans l’espoir d’être publiée.
    Les années passent, Emily poursuit sa recherche de la quintessence poétique. La rencontre avec une jeune mondaine indépendante et réfractaire aux conventions sociales ravive sa rébellion. Dès lors, elle n’hésite plus à s’opposer à quiconque voudrait lui dicter sa conduite.
    Personnage mystérieux devenu mythique, Emily Dickinson est considérée comme l’un des plus grands poètes américains. Il est des films, trop rares, qui vous retournent l'âme dès le premier plan et ne vous la rendent que lorsque la lumière se rallume, vous laissant hébété, avec l'impression d'avoir vécu une expérience artistique bouleversante. Emily Dickinson, a quiet passion est de ceux-là. Il est des portraits filmés d'artistes qui parviennent à approcher, à travers leur réalisation même, le génie de l'auteur évoqué. Emily Dickinson, a quiet passion est de ceux-là. Tout le monde ne sera pas d'accord, mais j'assume !

    Revenons à cette première séquence qui fait tout décoller : un pensionnat de jeunes filles dans la Nouvelle Angleterre puritaine du milieu du xixe siècle. C'est sans doute la fin de l'année, à l'heure des choix, et la directrice demande solennellement aux jeunes filles de réaffirmer leur foi. Toutes les pensionnaires s'exécutent, sauf une : elle proclame son droit de ne pas savoir, de douter. Un face-à-face s'engage qui se conclut par : « Mademoiselle Dickinson vous serez seule dans votre rébellion ! » Cette scène résume le destin de celle qui sera reconnue – seulement à titre posthume – comme une des plus grandes poétesses américaines. Emily Dickinson restera jusqu'au bout un esprit libre, refusant de se conformer aux injonctions de la religiosité ambiante, pleinement consciente de la condition sociale inférieure qui lui est faite en tant que femme. Mais elle passera le plus clair de sa vie au près de sa famille et gardera sa révolte pour elle, sans la transmettre au monde si ce n'est par ses poèmes. De là la réputation un peu absurde qui lui fut accolée de poétesse dépressive, voire dérangée – étiquette régulièrement collée au front des grandes artistes femmes. Elle vivra de plus en plus recluse, ne s'adressant même aux étrangers, à la fin de sa vie, qu'à travers l’entrebâillement des portes.
    Terence Davies restitue à Emily Dickinson toute sa complexité et fait même d'elle, du moins dans la première partie de sa vie, un être doté d'un humour redoutable, capable avec sa sœur et meilleure amie, suffragette particulièrement impertinente et cynique, de balancer des vannes vachardes et autres répliques assassines. Donc, aussi étonnant que cela puisse paraître, le film de Terence Davies est aussi un film drôle, aux dialogues délicieusement ciselés et incisifs, par exemple quand les deux sœurs remettent à leur place leur tante idiote et bigote.

    Le grand talent du réalisateur britannique est d'avoir réussi à intégrer à son récit les poèmes d'Emily Dickinson, faisant du film lui-même une œuvre poétique. Dès sa jeunesse, à peine le séminaire abandonné, Emily se levait chaque nuit pour écrire, avec l'espoir secret d'être un jour publiée. Ses interrogations bouleversantes, de plus en plus graves alors que l'âge avance, alors que la vie se fait cruelle, que ses proches disparaissent ou s'éloignent, rythment le récit. Et la mise en scène superbe de précision traduit bien le monde qui s'assombrit autour de la poétesse, avec cette scène inoubliable où l'on voit vieillir les protagonistes, ou ces inserts pour évoquer la guerre de Sécession, grande rupture dans la vie d'Emily Dickinson.
    À travers les couleurs, la lumière, la musique, le film suit les états d'âme et de création de l'artiste : lumière douce pour toute la première partie, la jeune femme semble être un modèle de Vermeer ; couleurs sombres pour la fin du film, contrastant avec les robes blanches que l'héroïne choisit de porter à la mort de sa mère…

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  •  Ouai, bof. Je n'aime pas les histoires de cinglés. Donc je n'aime pas ce film qui est trop bizarre à mon goût. Un scénario alambiqué n'est que le prétexte à des scènes pornos pas vraiment justifiées. on peut s'en passer.

    scénario: 5/20   acteurs: 10/20    technique: 16/20  note finale: 7/20

    L'amant double

    Chloé, une jeune femme fragile, tombe amoureuse de son psychothérapeute, Paul. Quelques mois plus tard, ils s’installent ensemble, mais elle découvre que son amant lui a caché une partie de son identité.

    Comment se réinventer à chaque film ? Quelques mois seulement après la sortie de son précédent opus, François Ozon remet du gaz dans ses turbines à fiction, pousse le manche à fond et le curseur dans le noir foncé… Lointainement inspiré d’un obscur roman policier de Joyce Carol Oates (publié sous le pseudo de Rosamond Smith), L’Amant double décrit à sa manière les paradoxes d'Ozon, sa gémellité avec un autre lui-même, tordu et alambiqué, quand son apparence tenterait de nous vendre un premier de la classe, gendre idéal et auteur mainstream divertissant. Après l’œuvre romanesque à laquelle se prêtait un fiévreux Pierre Niney dans Frantz, voici une histoire qui invite à des lectures superposées du réel et s’amuse à nous embrumer de ses fausses pistes.
    Une jeune femme, Chloé, en proie à d’importantes poussées dépressives, débute une psychothérapie. Proie idéale d’un bon vieux transfert, elle tombe raide dingue de Paul, son psy, et s’installe bientôt avec lui. Mais, intriguée par plusieurs incohérences biographiques de son amant, elle en vient à s’interroger sur une possible double vie de celui-ci. Réalité ou fantasme ?

    Ce n’est pas tant, dans L’Amant double, les ressorts de l’intrigue qui nous accaparent que la savante horlogerie scénaristique qui va faire basculer ce thriller érotique en une fable tordue sur les pouvoirs de l’imaginaire et la transcendance dans la névrose. Orchestré comme une véritable enquête policière (mais une enquête intime où le corps serait autant l’objet du crime que son arme fatale), le film déroule son programme de révélations avec une science toute chirurgicale. Aux images rassurantes du petit couple modèle (la belle jeune fille idéaliste et le psy attentif) succèdent peu à peu les séquences enfonçant l’intrigue dans un trouble de plus en plus intense et volontiers malsain… Que veut exactement Paul ? Quel est le sens de ce passé qu’il tenterait, selon Chloé, de cacher ? Où se situe la ligne de démarcation entre le réel et le fantasme ?
    Comme toujours chez Ozon, l’image est belle et l’auteur applique ce bon vieux précepte : plus l’histoire s’enfoncera dans le malsain et l’inquiétude, plus l’esthétique générale devra être léchée et rassurante. Lignes claires, symétries harmonieuses et torsions mentales meurtrières… Et, comme souvent chez l’auteur, les références cinéphiliques deviennent vite un moteur créatif : Hitchcock pour la précision mécanique, Polanski pour le désordre domestique et Cronenberg pour tout ce qui pourrait relever du spoiling si nous allions plus loin… Disons juste que, en cette affaire, rien ne pourra nous rassurer dans ce que nous avions envisagé et que le tandem Marine Vacth/Jérémie Rénier s’amusera à nous laisser croire à ce que la bande-annonce avait tenté de nous vendre…

    Film raté qui invite l’inconscient au banquet des amours frustrées, poème tordu pointant les bases cliniques de la passion, fable sexuelle qui joue des faillites du désir et des charmes menteurs de la possession, L’Amant double est sans doute le plus ozonien des films de son auteur. Peut-être même un film sur le rapport à son œuvre et à la lecture contradictoire qui en est faite par le public, la critique et son auteur. Et il assène cette vérité aussi fascinante que dérangeante, l’une des multiples définitions du cinéma : un plaisir solitaire vécu en groupe où l’on croit regarder les plaies du héros quand ce sont ces mêmes plaies qui nous regardent…


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  • Navrant. C'est complètement raté et on s'ennuie ferme malgré quelques répliques amusantes.

    scénario:10/20     acteurs: 12/20   technique: 16/20    note finale: 8/20

    Cigarettes et chocolat chaud

    Denis Patar est un père aimant mais débordé qui se débat seul avec l’éducation de ses filles, Janis 13 ans et Mercredi 9 ans, deux boulots et une bonne dose de système D. Un soir Denis oublie, une fois de trop, Mercredi à la sortie de l’école. Une enquêtrice sociale passe alors le quotidien de la famille Patar à la loupe et oblige Denis à un « stage de parentalité ». Désormais les Patar vont devoir rentrer dans le rang…

    Un premier film ennuyeux. À éviter. On imagine dès le titre les volutes de fumée des adultes s'entremêlant aux parfums chocolatés de l'enfance. Raté!  Petites joies simples et sensuelles auxquelles on revient toujours en grandissant. Pèlerinage discret vers les instants douillets de l'âge tendre et son goût contrasté d'insouciance et d'interdits. Petits, on prend conscience du monde et de ses contradictions, surtout celles des grands qui semblent prendre un malin plaisir à faire ce qu'ils nous interdisent. Comme les cigarettes : il n'est pas plus convenable de fumer devant des gosses que de les accompagner en retard à l'école ou de les y oublier. Le genre de choses que fait perpétuellement Denis Patar. Une conduite qui pourrait le faire passer pour un père indigne et pourtant ! Mais la sauce ne prend pas.


    Dans l'intimité de sa famille, ce gros ours nonchalant aux manières un peu spéciales (parfaitement incarné par Gustave Kervern !) est surtout un véritable papa poule. Il suffit de regarder la manière dont s'épanouissent ses deux filles, joyeuses, sans complexes, pour en être assuré. Peut-être n'ont-elles pas les codes traditionnels ? Pourtant elles semblent pouvoir s'adapter à tout. Jamais en difficulté face à leurs interlocuteurs qu'elles prennent un malin plaisir à désarçonner grâce à leur sens de la répartie. Même les flics ! Ben oui ! C'est chez eux que la cadette de neuf ans (prénommée Mercredi, la pauvre !) atterrit régulièrement dès que son paternel oublie un peu trop les horaires. Elle les tutoie, les amadoue, les appelle par leur petit nom, va jusqu'à les taquiner sans qu'ils fassent mine de broncher. Mais cette fois-là : rien n'y fait… Quand Denis arrive au commissariat, un signalement a été fait auprès des services sociaux. Autant dire : le début des emmerdements.

    Les services en question sont incarnés par une jeune femme lisse et formatée par sa fonction d'assistante sociale. Lorsqu'elle vient auditionner la famille Patar, Séverine, avec son œil inquisiteur de professionnelle, a tôt fait de noter le moindre détail qui cloche. Le branlebas de combat, la vague de rangement provoquée par l'annonce de sa venue n'a pas suffi à planquer tout ce qui traînait. Quant à l'audition des sœurettes : c'est la catastrophe ! Entre Mercredi qui lui raconte qu'elle peut rester au lit même s'il y a un contrôle en classe et Janine son aînée qui explique comment son père gruge la cantine, la demoiselle est servie ! C'est bien parce que les frangines se montrent ravies et enthousiasmées par les méthodes éducatives de leur paternel que Séverine ne les place pas illico presto en famille d'accueil, se contentant d'imposer à Denis un « stage de parentalité » (ça existe vraiment !) pour redresser la barre… Et ce n'est pas gagné quand on se trouve face à quelqu'un qui assume un mode d'éducation hors système, libertaire, et qui prône la rébellion. Mais Denis est tellement touchant quand il déclare vouloir protéger à tout prix ses enfants d’un monde « où les mamans et les cochons d’Inde meurent sans prévenir »…

    C'est donc avec comédie ratée, enjouée et tendre que Sophie Reine fait ses débuts derrière la caméra, mais pas dans le monde du cinéma puisqu'elle a fait ses classes sur les bancs de montage. C'est sans doute pour cette raison qu'elle maîtrise aussi mal la réalisation et réussit à nous emporter dans son univers.


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  •  Si quelqu'un pouvait m'expliquer à quoi sert ce film.... Une histoire de régulateur de vitesse bloqué... Strictement aucun intérêt. L'auteur est fâché avec son vendeur de voiture???

    scénario: 10/20    acteurs: 16/20   technique: 16/20   note finale: 10/20

    A fond

    Une famille embarque dans son monospace flambant neuf, au petit matin, afin d'éviter les embouteillages pour les vacances d’été. Tom, le père, enclenche son régulateur de vitesse électronique sur 130 km/h. Au moment où une dernière bourde de Ben, le beau-père, pousse Julia, excédée, à demander qu'on fasse demi-tour, Tom s'aperçoit qu'il ne contrôle plus son véhicule. L'électronique de bord ne répond plus, la vitesse est bloquée à 130 km/h. Toutes les manœuvres pour ralentir la voiture emballée restent sans effet. Une voiture folle, six passagers au bord de la crise de nerfs et un embouteillage monstre qui les attend à moins de deux cents kilomètres de là...


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  • Il est toujours compliqué d'adapter un oeuvre littéraire et ce film avait tout pour être une réussite mais le format est une horreur: le film est tourné dans l'ancien format de 4/3. C'est vraiment dommage parce que le reste est très réussi. L'image est magnifique (mais trop petite), les acteurs sont formidables et l'ennui de cette femme est très bien montré. Dommage.

    scénario:16/20        technique: 05/20      acteurs: 16/20    note finale: 10/20

    Une vie

    Normandie, 1819. A peine sortie du couvent où elle a fait ses études, Jeanne Le Perthuis des Vauds, jeune femme trop protégée et encore pleine des rêves de l’enfance, se marie avec Julien de Lamare. Très vite, il se révèle pingre, brutal et volage. Les illusions de Jeanne commencent alors peu à peu à s’envoler.

    Le Bleu des villes, Je ne suis pas là pour être aimé, Mademoiselle Chambon, Quelques heures de printemps, La Loi du marché… chacun des films de Stéphane Brizé nous est un moment précieux qui vient raviver le désir de ce cinéma rare et sensible habité de personnages fragiles et attachants, qui forment d'un film à l'autre une sorte de chaîne continue d'une humanité a priori banale et pourtant sublime… Il faudra qu'un jour on vous en propose une rétrospective, car il y a un vrai bonheur à se plonger dans la cohérence de l'univers de Brizé qui, d'une histoire à l'autre, construit une vision particulière, gratifiante et subtile du cinéma et de la vie… et puis, tiens, on pourrait même l'inviter pour l'occasion… à noter qu'on a une tendresse toute particulière pour ceux concoctés avec Florence Vignon, co-scénariste pour Une vie, dont le point de départ est évidemment le roman éponyme de Guy de Maupassant. Adaptation libre qui s'éloigne de l'œuvre initiale pour mieux en traduire l'essence même. Superbe.

    Jeanne (Judith Chemla, splendide) est ce que l'on appelle une belle personne, une belle âme. Non seulement elle a une grâce, une élégance innées, mais la bienveillance du regard qu'elle pose sur la nature, les autres, la vie semble la prédisposer au bonheur. Nous sommes en 1819 lorsqu'elle sort du couvent où elle a reçu une éducation qui l'a ouverte aux arts, à la nature et rentre chez elle pour retrouver des parents aimants : un père passionné par le jardinage dans un rapport à la terre qu'elle partage, une mère dont on découvrira plus tard qu'elle cultivait une nostalgie secrète pour un amour inavoué. Tout n'est ici que beauté, calme et volupté et la caméra d'Antoine Héberlé capte les frémissements de la lumière en concordance parfaite avec la réceptivité des personnages à la beauté des paysages qui les entourent. On sent le temps qui passe, ponctué par les changements des saisons, le rythme des jours…
    Cette tendresse sans contraintes qui baigne la vie de Jeanne se traduit dans le choix de son futur époux : à l'époque où on ne demandait guère leur avis aux filles, ses parents lui conseillent d'écouter d'abord son cœur. Mais que peut savoir un cœur si neuf qui n'a connu que ce que la vie a de plus doux, préservé à l'excès de toute trahison ou mensonge ?
    Julien de Lamare est d'ailleurs plutôt joli garçon, il plait aussi aux parents de Jeanne qui lui lèguent pour son mariage un coquet château. La jeune épouse quitte donc la maison familiale et s'y installe avec son légitime époux. Les premiers moments sont heureux, mais l'idylle prend vite du plomb dans l'aile quand elle fait l'expérience de la pingrerie d'un homme égoïste, qui s'avère de plus infidèle et abuse de sa servante qu'il ne tarde pas à engrosser, malgré elle, mettant fin ainsi à la longue et forte amitié qui la liait à Jeanne.
    Jeanne est incitée au pardon par le curé du coin, et la vie du couple continue malgré la tromperie et la dédain de Julien, mais les moments de réconciliation ne dureront guère, jusqu'à ce qu'une nouvelle idylle avec une voisine mariée trop belle et imprudente soit la cause d'un basculement du destin de Jeanne…

    C'est l'histoire d'une vie. Celle d'une femme trop préservée et dont les illusions s'effritent peu à peu et qui va, malgré tout, s'inventer une nouvelle force pour entrevoir à nouveau, sinon le bonheur, au moins le côté lumineux de la vie…


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  • Déception. Ce film tourne à vide et on n'y crois pas une seconde: comment quelqu'un pourrait-il confier son shopping à une personne aussi mal habillée que l'actrice du film. Les revenants sont kitsch à souhait. Si on ne tombe pas fou amoureux de Kristen Stewart, comme cela semble être arrivé à Olivier Assayas, il devient très difficile d’entrer dans cette histoire contemporaine de fantômes. Kristen Stewart est belle, mais son manque criant de naturel la dessert : à la moindre réplique, elle se trouble, fronce les sourcils, fait une grimace, cherche ses mots, comme une Narcisse doloriste. Assayas, lui aussi, se regarde beaucoup filmer, sans sentir, hélas, qu'il filme à vide.

    scénario: 12/20     acteurs: 12/20   technique: 16/20   note finale: 12/20

    Personal Shopper : Affiche

    Maureen, une jeune américaine à Paris, s’occupe de la garde-robe d’une célébrité. C’est un travail qu’elle n’aime pas mais elle n’a pas trouvé mieux pour payer son séjour et attendre que se manifeste l’esprit de Lewis, son frère jumeau récemment disparu. Elle se met alors à recevoir sur son portable d’étranges messages anonymes…

    Pendant ses deux années d'exil sur l'île de Jersey, Victor Hugo faisait tourner les tables et parler les esprits dans son immense maison perdue au creux d'une sombre vallée où s'engouffraient les tempêtes… Il a transcrit plusieurs cahiers de ses conversations avec des entités invisibles, convaincu jusqu'à son dernier souffle que les âmes continuent d'exister dans un éther qui enveloppe les vivants et parfois acceptent de se manifester pour peu qu'on les sollicite…
    Maureen est une jeune américaine au physique résolument moderne qui, depuis Paris, a en charge la garde-robe d'une célébrité. Un boulot dont elle s'acquitte avec précision, rapidité, exactitude : courir d'un grand couturier à l'autre, d'un créateur de bijoux à l'autre… se procurer pour chacune des apparitions publiques de l'impitoyable Kyra, sa patronne, des modèles qu'elle ne portera qu'une seule fois, les déposer à l'heure dite dans la penderie d'un appartement désert, recevant ses ordres sur son smartphone sans qu'il y ait d'échange vraiment humain, contrôlant sur internet le résultat de ses choix. Pendant que l'une s'expose aux caméras, l'autre œuvre dans l'ombre pour la prochaine prestation de celle qui la commande, glissant comme un fantôme, un double ignoré et invisible de la vedette dont elle a la taille, la pointure… Drôle de boulot, drôle de monde qui semble ne pas concerner vraiment cette Maureen un peu étrange, plutôt solitaire mais qui sous son aspect lisse semble troublée par des mystères qui l'aspirent.

    Lorsque le film commence, son amie la dépose devant la maison isolée où vivait Lewis, son jumeau récemment disparu. Que cherche-t-elle, qu'espère-t-elle en s'installant dans les pièces vides avec l'intention d'y passer quelques nuits ? Ils en parlaient souvent ensemble, elle se savait médium comme lui. Lewis croyait à l'âme, elle n'y croyait pas et ils s'étaient promis que le premier disparu se manifesterait pour faire savoir à l'autre s'il reste quelque chose de nous après le dernier souffle : le parquet grince, une fenêtre bat, une forme la frôle… Maureen n'a pas peur des fantômes, et celui-là elle l'espère, elle l'attend, il ne peut être que bienveillance et rien ne peut inquiéter celle qui souhaite un signe de cette moitié d'elle-même dont la disparition brutale l'a laissée comme coupée en deux.
    Il y a un décalage immense entre cette attente et le monde dans lequel elle travaille, celui terriblement matérialiste de la mode, du paraître, du papier glacé, des visages sans rides, des corps standardisés, du luxe mondialisé. Dans le train pour Londres, lui parviennent alors des textos anonymes, qui lui donnent l'impression que quelqu'un la suit en permanence et même la précède… Un dialogue étrange s'installe. Ces manifestations viennent-elles d'un monde parallèle, sont-elles une émanation de son propre esprit, ou d'un personnage bien vivant et un peu malsain ?… D'ailleurs ce monde où elle évolue, est il bien réel ? N'est-elle pas déjà une forme de fantôme qui ne cesse de se faufiler dans l'univers vain de vivants vidés de leur substance profonde… Existe-t-il dans les limbes une âme en souffrance qui tente de se rapprocher de Maureen, ou les fugaces apparitions qui la hante ne sont-elles que l'expression de l'absurdité d'une vie en quête de sens…

    « … Je veux le ciel et la terre me veut ; les étoiles me tirent par les cheveux et les clous du cercueil me tiennent par les pieds. Les ténèbres me crient : à bas ! Et les soleils me disent : debout !… Les âmes ont leurs lois comme les astres… il y a les âmes fixes, il y a les âmes vagabondes, il y a les nébuleuses d'âme… » Extraits du Livre des tables de Victor Hugo…


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