•  Sa vie était ennuyeuse et le film est ennuyeux: de ce point de vue, le film est une totale réussite. Le spectateur s'ennuie ferme aussi. Il aurait tout de même fallu dynamiser un peu tout cela. Je sais bien que la vie des femmes de l'époque était ennuyeuse, mais tout de même.

    scénario: 5/20             acteurs: 16/20        technique: 16/20  note finale: 5/20 (trop ennuyeux)

    Emily Dickinson, a quiet passion

    Nouvelle-Angleterre, XIXème siècle. Dans son pensionnat de jeunes filles de bonne famille, la jeune Emily Dickinson ne cesse de se rebeller contre les discours évangéliques qui y sont professés. Son père se voit contraint de la ramener au domicile familial, pour le plus grand bonheur de sa soeur Vinnie et de son frère Austin. Passionnée de poésie, Emily écrit nuit et jour dans l’espoir d’être publiée.
    Les années passent, Emily poursuit sa recherche de la quintessence poétique. La rencontre avec une jeune mondaine indépendante et réfractaire aux conventions sociales ravive sa rébellion. Dès lors, elle n’hésite plus à s’opposer à quiconque voudrait lui dicter sa conduite.
    Personnage mystérieux devenu mythique, Emily Dickinson est considérée comme l’un des plus grands poètes américains. Il est des films, trop rares, qui vous retournent l'âme dès le premier plan et ne vous la rendent que lorsque la lumière se rallume, vous laissant hébété, avec l'impression d'avoir vécu une expérience artistique bouleversante. Emily Dickinson, a quiet passion est de ceux-là. Il est des portraits filmés d'artistes qui parviennent à approcher, à travers leur réalisation même, le génie de l'auteur évoqué. Emily Dickinson, a quiet passion est de ceux-là. Tout le monde ne sera pas d'accord, mais j'assume !

    Revenons à cette première séquence qui fait tout décoller : un pensionnat de jeunes filles dans la Nouvelle Angleterre puritaine du milieu du xixe siècle. C'est sans doute la fin de l'année, à l'heure des choix, et la directrice demande solennellement aux jeunes filles de réaffirmer leur foi. Toutes les pensionnaires s'exécutent, sauf une : elle proclame son droit de ne pas savoir, de douter. Un face-à-face s'engage qui se conclut par : « Mademoiselle Dickinson vous serez seule dans votre rébellion ! » Cette scène résume le destin de celle qui sera reconnue – seulement à titre posthume – comme une des plus grandes poétesses américaines. Emily Dickinson restera jusqu'au bout un esprit libre, refusant de se conformer aux injonctions de la religiosité ambiante, pleinement consciente de la condition sociale inférieure qui lui est faite en tant que femme. Mais elle passera le plus clair de sa vie au près de sa famille et gardera sa révolte pour elle, sans la transmettre au monde si ce n'est par ses poèmes. De là la réputation un peu absurde qui lui fut accolée de poétesse dépressive, voire dérangée – étiquette régulièrement collée au front des grandes artistes femmes. Elle vivra de plus en plus recluse, ne s'adressant même aux étrangers, à la fin de sa vie, qu'à travers l’entrebâillement des portes.
    Terence Davies restitue à Emily Dickinson toute sa complexité et fait même d'elle, du moins dans la première partie de sa vie, un être doté d'un humour redoutable, capable avec sa sœur et meilleure amie, suffragette particulièrement impertinente et cynique, de balancer des vannes vachardes et autres répliques assassines. Donc, aussi étonnant que cela puisse paraître, le film de Terence Davies est aussi un film drôle, aux dialogues délicieusement ciselés et incisifs, par exemple quand les deux sœurs remettent à leur place leur tante idiote et bigote.

    Le grand talent du réalisateur britannique est d'avoir réussi à intégrer à son récit les poèmes d'Emily Dickinson, faisant du film lui-même une œuvre poétique. Dès sa jeunesse, à peine le séminaire abandonné, Emily se levait chaque nuit pour écrire, avec l'espoir secret d'être un jour publiée. Ses interrogations bouleversantes, de plus en plus graves alors que l'âge avance, alors que la vie se fait cruelle, que ses proches disparaissent ou s'éloignent, rythment le récit. Et la mise en scène superbe de précision traduit bien le monde qui s'assombrit autour de la poétesse, avec cette scène inoubliable où l'on voit vieillir les protagonistes, ou ces inserts pour évoquer la guerre de Sécession, grande rupture dans la vie d'Emily Dickinson.
    À travers les couleurs, la lumière, la musique, le film suit les états d'âme et de création de l'artiste : lumière douce pour toute la première partie, la jeune femme semble être un modèle de Vermeer ; couleurs sombres pour la fin du film, contrastant avec les robes blanches que l'héroïne choisit de porter à la mort de sa mère…

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  •  Ouai, bof. Je n'aime pas les histoires de cinglés. Donc je n'aime pas ce film qui est trop bizarre à mon goût. Un scénario alambiqué n'est que le prétexte à des scènes pornos pas vraiment justifiées. on peut s'en passer.

    scénario: 5/20   acteurs: 10/20    technique: 16/20  note finale: 7/20

    L'amant double

    Chloé, une jeune femme fragile, tombe amoureuse de son psychothérapeute, Paul. Quelques mois plus tard, ils s’installent ensemble, mais elle découvre que son amant lui a caché une partie de son identité.

    Comment se réinventer à chaque film ? Quelques mois seulement après la sortie de son précédent opus, François Ozon remet du gaz dans ses turbines à fiction, pousse le manche à fond et le curseur dans le noir foncé… Lointainement inspiré d’un obscur roman policier de Joyce Carol Oates (publié sous le pseudo de Rosamond Smith), L’Amant double décrit à sa manière les paradoxes d'Ozon, sa gémellité avec un autre lui-même, tordu et alambiqué, quand son apparence tenterait de nous vendre un premier de la classe, gendre idéal et auteur mainstream divertissant. Après l’œuvre romanesque à laquelle se prêtait un fiévreux Pierre Niney dans Frantz, voici une histoire qui invite à des lectures superposées du réel et s’amuse à nous embrumer de ses fausses pistes.
    Une jeune femme, Chloé, en proie à d’importantes poussées dépressives, débute une psychothérapie. Proie idéale d’un bon vieux transfert, elle tombe raide dingue de Paul, son psy, et s’installe bientôt avec lui. Mais, intriguée par plusieurs incohérences biographiques de son amant, elle en vient à s’interroger sur une possible double vie de celui-ci. Réalité ou fantasme ?

    Ce n’est pas tant, dans L’Amant double, les ressorts de l’intrigue qui nous accaparent que la savante horlogerie scénaristique qui va faire basculer ce thriller érotique en une fable tordue sur les pouvoirs de l’imaginaire et la transcendance dans la névrose. Orchestré comme une véritable enquête policière (mais une enquête intime où le corps serait autant l’objet du crime que son arme fatale), le film déroule son programme de révélations avec une science toute chirurgicale. Aux images rassurantes du petit couple modèle (la belle jeune fille idéaliste et le psy attentif) succèdent peu à peu les séquences enfonçant l’intrigue dans un trouble de plus en plus intense et volontiers malsain… Que veut exactement Paul ? Quel est le sens de ce passé qu’il tenterait, selon Chloé, de cacher ? Où se situe la ligne de démarcation entre le réel et le fantasme ?
    Comme toujours chez Ozon, l’image est belle et l’auteur applique ce bon vieux précepte : plus l’histoire s’enfoncera dans le malsain et l’inquiétude, plus l’esthétique générale devra être léchée et rassurante. Lignes claires, symétries harmonieuses et torsions mentales meurtrières… Et, comme souvent chez l’auteur, les références cinéphiliques deviennent vite un moteur créatif : Hitchcock pour la précision mécanique, Polanski pour le désordre domestique et Cronenberg pour tout ce qui pourrait relever du spoiling si nous allions plus loin… Disons juste que, en cette affaire, rien ne pourra nous rassurer dans ce que nous avions envisagé et que le tandem Marine Vacth/Jérémie Rénier s’amusera à nous laisser croire à ce que la bande-annonce avait tenté de nous vendre…

    Film raté qui invite l’inconscient au banquet des amours frustrées, poème tordu pointant les bases cliniques de la passion, fable sexuelle qui joue des faillites du désir et des charmes menteurs de la possession, L’Amant double est sans doute le plus ozonien des films de son auteur. Peut-être même un film sur le rapport à son œuvre et à la lecture contradictoire qui en est faite par le public, la critique et son auteur. Et il assène cette vérité aussi fascinante que dérangeante, l’une des multiples définitions du cinéma : un plaisir solitaire vécu en groupe où l’on croit regarder les plaies du héros quand ce sont ces mêmes plaies qui nous regardent…


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  • Navrant. C'est complètement raté et on s'ennuie ferme malgré quelques répliques amusantes.

    scénario:10/20     acteurs: 12/20   technique: 16/20    note finale: 8/20

    Cigarettes et chocolat chaud

    Denis Patar est un père aimant mais débordé qui se débat seul avec l’éducation de ses filles, Janis 13 ans et Mercredi 9 ans, deux boulots et une bonne dose de système D. Un soir Denis oublie, une fois de trop, Mercredi à la sortie de l’école. Une enquêtrice sociale passe alors le quotidien de la famille Patar à la loupe et oblige Denis à un « stage de parentalité ». Désormais les Patar vont devoir rentrer dans le rang…

    Un premier film ennuyeux. À éviter. On imagine dès le titre les volutes de fumée des adultes s'entremêlant aux parfums chocolatés de l'enfance. Raté!  Petites joies simples et sensuelles auxquelles on revient toujours en grandissant. Pèlerinage discret vers les instants douillets de l'âge tendre et son goût contrasté d'insouciance et d'interdits. Petits, on prend conscience du monde et de ses contradictions, surtout celles des grands qui semblent prendre un malin plaisir à faire ce qu'ils nous interdisent. Comme les cigarettes : il n'est pas plus convenable de fumer devant des gosses que de les accompagner en retard à l'école ou de les y oublier. Le genre de choses que fait perpétuellement Denis Patar. Une conduite qui pourrait le faire passer pour un père indigne et pourtant ! Mais la sauce ne prend pas.


    Dans l'intimité de sa famille, ce gros ours nonchalant aux manières un peu spéciales (parfaitement incarné par Gustave Kervern !) est surtout un véritable papa poule. Il suffit de regarder la manière dont s'épanouissent ses deux filles, joyeuses, sans complexes, pour en être assuré. Peut-être n'ont-elles pas les codes traditionnels ? Pourtant elles semblent pouvoir s'adapter à tout. Jamais en difficulté face à leurs interlocuteurs qu'elles prennent un malin plaisir à désarçonner grâce à leur sens de la répartie. Même les flics ! Ben oui ! C'est chez eux que la cadette de neuf ans (prénommée Mercredi, la pauvre !) atterrit régulièrement dès que son paternel oublie un peu trop les horaires. Elle les tutoie, les amadoue, les appelle par leur petit nom, va jusqu'à les taquiner sans qu'ils fassent mine de broncher. Mais cette fois-là : rien n'y fait… Quand Denis arrive au commissariat, un signalement a été fait auprès des services sociaux. Autant dire : le début des emmerdements.

    Les services en question sont incarnés par une jeune femme lisse et formatée par sa fonction d'assistante sociale. Lorsqu'elle vient auditionner la famille Patar, Séverine, avec son œil inquisiteur de professionnelle, a tôt fait de noter le moindre détail qui cloche. Le branlebas de combat, la vague de rangement provoquée par l'annonce de sa venue n'a pas suffi à planquer tout ce qui traînait. Quant à l'audition des sœurettes : c'est la catastrophe ! Entre Mercredi qui lui raconte qu'elle peut rester au lit même s'il y a un contrôle en classe et Janine son aînée qui explique comment son père gruge la cantine, la demoiselle est servie ! C'est bien parce que les frangines se montrent ravies et enthousiasmées par les méthodes éducatives de leur paternel que Séverine ne les place pas illico presto en famille d'accueil, se contentant d'imposer à Denis un « stage de parentalité » (ça existe vraiment !) pour redresser la barre… Et ce n'est pas gagné quand on se trouve face à quelqu'un qui assume un mode d'éducation hors système, libertaire, et qui prône la rébellion. Mais Denis est tellement touchant quand il déclare vouloir protéger à tout prix ses enfants d’un monde « où les mamans et les cochons d’Inde meurent sans prévenir »…

    C'est donc avec comédie ratée, enjouée et tendre que Sophie Reine fait ses débuts derrière la caméra, mais pas dans le monde du cinéma puisqu'elle a fait ses classes sur les bancs de montage. C'est sans doute pour cette raison qu'elle maîtrise aussi mal la réalisation et réussit à nous emporter dans son univers.


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  •  Si quelqu'un pouvait m'expliquer à quoi sert ce film.... Une histoire de régulateur de vitesse bloqué... Strictement aucun intérêt. L'auteur est fâché avec son vendeur de voiture???

    scénario: 10/20    acteurs: 16/20   technique: 16/20   note finale: 10/20

    A fond

    Une famille embarque dans son monospace flambant neuf, au petit matin, afin d'éviter les embouteillages pour les vacances d’été. Tom, le père, enclenche son régulateur de vitesse électronique sur 130 km/h. Au moment où une dernière bourde de Ben, le beau-père, pousse Julia, excédée, à demander qu'on fasse demi-tour, Tom s'aperçoit qu'il ne contrôle plus son véhicule. L'électronique de bord ne répond plus, la vitesse est bloquée à 130 km/h. Toutes les manœuvres pour ralentir la voiture emballée restent sans effet. Une voiture folle, six passagers au bord de la crise de nerfs et un embouteillage monstre qui les attend à moins de deux cents kilomètres de là...


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  • Il est toujours compliqué d'adapter un oeuvre littéraire et ce film avait tout pour être une réussite mais le format est une horreur: le film est tourné dans l'ancien format de 4/3. C'est vraiment dommage parce que le reste est très réussi. L'image est magnifique (mais trop petite), les acteurs sont formidables et l'ennui de cette femme est très bien montré. Dommage.

    scénario:16/20        technique: 05/20      acteurs: 16/20    note finale: 10/20

    Une vie

    Normandie, 1819. A peine sortie du couvent où elle a fait ses études, Jeanne Le Perthuis des Vauds, jeune femme trop protégée et encore pleine des rêves de l’enfance, se marie avec Julien de Lamare. Très vite, il se révèle pingre, brutal et volage. Les illusions de Jeanne commencent alors peu à peu à s’envoler.

    Le Bleu des villes, Je ne suis pas là pour être aimé, Mademoiselle Chambon, Quelques heures de printemps, La Loi du marché… chacun des films de Stéphane Brizé nous est un moment précieux qui vient raviver le désir de ce cinéma rare et sensible habité de personnages fragiles et attachants, qui forment d'un film à l'autre une sorte de chaîne continue d'une humanité a priori banale et pourtant sublime… Il faudra qu'un jour on vous en propose une rétrospective, car il y a un vrai bonheur à se plonger dans la cohérence de l'univers de Brizé qui, d'une histoire à l'autre, construit une vision particulière, gratifiante et subtile du cinéma et de la vie… et puis, tiens, on pourrait même l'inviter pour l'occasion… à noter qu'on a une tendresse toute particulière pour ceux concoctés avec Florence Vignon, co-scénariste pour Une vie, dont le point de départ est évidemment le roman éponyme de Guy de Maupassant. Adaptation libre qui s'éloigne de l'œuvre initiale pour mieux en traduire l'essence même. Superbe.

    Jeanne (Judith Chemla, splendide) est ce que l'on appelle une belle personne, une belle âme. Non seulement elle a une grâce, une élégance innées, mais la bienveillance du regard qu'elle pose sur la nature, les autres, la vie semble la prédisposer au bonheur. Nous sommes en 1819 lorsqu'elle sort du couvent où elle a reçu une éducation qui l'a ouverte aux arts, à la nature et rentre chez elle pour retrouver des parents aimants : un père passionné par le jardinage dans un rapport à la terre qu'elle partage, une mère dont on découvrira plus tard qu'elle cultivait une nostalgie secrète pour un amour inavoué. Tout n'est ici que beauté, calme et volupté et la caméra d'Antoine Héberlé capte les frémissements de la lumière en concordance parfaite avec la réceptivité des personnages à la beauté des paysages qui les entourent. On sent le temps qui passe, ponctué par les changements des saisons, le rythme des jours…
    Cette tendresse sans contraintes qui baigne la vie de Jeanne se traduit dans le choix de son futur époux : à l'époque où on ne demandait guère leur avis aux filles, ses parents lui conseillent d'écouter d'abord son cœur. Mais que peut savoir un cœur si neuf qui n'a connu que ce que la vie a de plus doux, préservé à l'excès de toute trahison ou mensonge ?
    Julien de Lamare est d'ailleurs plutôt joli garçon, il plait aussi aux parents de Jeanne qui lui lèguent pour son mariage un coquet château. La jeune épouse quitte donc la maison familiale et s'y installe avec son légitime époux. Les premiers moments sont heureux, mais l'idylle prend vite du plomb dans l'aile quand elle fait l'expérience de la pingrerie d'un homme égoïste, qui s'avère de plus infidèle et abuse de sa servante qu'il ne tarde pas à engrosser, malgré elle, mettant fin ainsi à la longue et forte amitié qui la liait à Jeanne.
    Jeanne est incitée au pardon par le curé du coin, et la vie du couple continue malgré la tromperie et la dédain de Julien, mais les moments de réconciliation ne dureront guère, jusqu'à ce qu'une nouvelle idylle avec une voisine mariée trop belle et imprudente soit la cause d'un basculement du destin de Jeanne…

    C'est l'histoire d'une vie. Celle d'une femme trop préservée et dont les illusions s'effritent peu à peu et qui va, malgré tout, s'inventer une nouvelle force pour entrevoir à nouveau, sinon le bonheur, au moins le côté lumineux de la vie…


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  • Déception. Ce film tourne à vide et on n'y crois pas une seconde: comment quelqu'un pourrait-il confier son shopping à une personne aussi mal habillée que l'actrice du film. Les revenants sont kitsch à souhait. Si on ne tombe pas fou amoureux de Kristen Stewart, comme cela semble être arrivé à Olivier Assayas, il devient très difficile d’entrer dans cette histoire contemporaine de fantômes. Kristen Stewart est belle, mais son manque criant de naturel la dessert : à la moindre réplique, elle se trouble, fronce les sourcils, fait une grimace, cherche ses mots, comme une Narcisse doloriste. Assayas, lui aussi, se regarde beaucoup filmer, sans sentir, hélas, qu'il filme à vide.

    scénario: 12/20     acteurs: 12/20   technique: 16/20   note finale: 12/20

    Personal Shopper : Affiche

    Maureen, une jeune américaine à Paris, s’occupe de la garde-robe d’une célébrité. C’est un travail qu’elle n’aime pas mais elle n’a pas trouvé mieux pour payer son séjour et attendre que se manifeste l’esprit de Lewis, son frère jumeau récemment disparu. Elle se met alors à recevoir sur son portable d’étranges messages anonymes…

    Pendant ses deux années d'exil sur l'île de Jersey, Victor Hugo faisait tourner les tables et parler les esprits dans son immense maison perdue au creux d'une sombre vallée où s'engouffraient les tempêtes… Il a transcrit plusieurs cahiers de ses conversations avec des entités invisibles, convaincu jusqu'à son dernier souffle que les âmes continuent d'exister dans un éther qui enveloppe les vivants et parfois acceptent de se manifester pour peu qu'on les sollicite…
    Maureen est une jeune américaine au physique résolument moderne qui, depuis Paris, a en charge la garde-robe d'une célébrité. Un boulot dont elle s'acquitte avec précision, rapidité, exactitude : courir d'un grand couturier à l'autre, d'un créateur de bijoux à l'autre… se procurer pour chacune des apparitions publiques de l'impitoyable Kyra, sa patronne, des modèles qu'elle ne portera qu'une seule fois, les déposer à l'heure dite dans la penderie d'un appartement désert, recevant ses ordres sur son smartphone sans qu'il y ait d'échange vraiment humain, contrôlant sur internet le résultat de ses choix. Pendant que l'une s'expose aux caméras, l'autre œuvre dans l'ombre pour la prochaine prestation de celle qui la commande, glissant comme un fantôme, un double ignoré et invisible de la vedette dont elle a la taille, la pointure… Drôle de boulot, drôle de monde qui semble ne pas concerner vraiment cette Maureen un peu étrange, plutôt solitaire mais qui sous son aspect lisse semble troublée par des mystères qui l'aspirent.

    Lorsque le film commence, son amie la dépose devant la maison isolée où vivait Lewis, son jumeau récemment disparu. Que cherche-t-elle, qu'espère-t-elle en s'installant dans les pièces vides avec l'intention d'y passer quelques nuits ? Ils en parlaient souvent ensemble, elle se savait médium comme lui. Lewis croyait à l'âme, elle n'y croyait pas et ils s'étaient promis que le premier disparu se manifesterait pour faire savoir à l'autre s'il reste quelque chose de nous après le dernier souffle : le parquet grince, une fenêtre bat, une forme la frôle… Maureen n'a pas peur des fantômes, et celui-là elle l'espère, elle l'attend, il ne peut être que bienveillance et rien ne peut inquiéter celle qui souhaite un signe de cette moitié d'elle-même dont la disparition brutale l'a laissée comme coupée en deux.
    Il y a un décalage immense entre cette attente et le monde dans lequel elle travaille, celui terriblement matérialiste de la mode, du paraître, du papier glacé, des visages sans rides, des corps standardisés, du luxe mondialisé. Dans le train pour Londres, lui parviennent alors des textos anonymes, qui lui donnent l'impression que quelqu'un la suit en permanence et même la précède… Un dialogue étrange s'installe. Ces manifestations viennent-elles d'un monde parallèle, sont-elles une émanation de son propre esprit, ou d'un personnage bien vivant et un peu malsain ?… D'ailleurs ce monde où elle évolue, est il bien réel ? N'est-elle pas déjà une forme de fantôme qui ne cesse de se faufiler dans l'univers vain de vivants vidés de leur substance profonde… Existe-t-il dans les limbes une âme en souffrance qui tente de se rapprocher de Maureen, ou les fugaces apparitions qui la hante ne sont-elles que l'expression de l'absurdité d'une vie en quête de sens…

    « … Je veux le ciel et la terre me veut ; les étoiles me tirent par les cheveux et les clous du cercueil me tiennent par les pieds. Les ténèbres me crient : à bas ! Et les soleils me disent : debout !… Les âmes ont leurs lois comme les astres… il y a les âmes fixes, il y a les âmes vagabondes, il y a les nébuleuses d'âme… » Extraits du Livre des tables de Victor Hugo…


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  • Tout d'abord, on se demande pourquoi le format du film est bizarre: l'image est petite et ne prend pas tout l'écran. ensuite, on se demande pourquoi les acteurs minaudes. Pas terrible. mais surtout sortir un cinéma, un film format télé, quelle honte!

    scénario: 10/20   acteurs: 10/20   technique: 8/20  note finale: 8/20

    Les malheurs de Sophie

    Depuis son château, la petite Sophie ne peut résister à la tentation de l'interdit et ce qu'elle aime par dessus tout, c'est faire des bêtises avec son cousin Paul. Lorsque ses parents décident de rejoindre l'Amérique, Sophie est enchantée. Un an plus tard, elle est de retour en France avec son horrible belle-mère, Madame Fichini. Mais Sophie va pouvoir compter sur l'aide de ses deux amies, les petites filles modèles, et de leur mère, Madame de Fleurville pour se sauver des griffes de cette femme.


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  • Voici un film cucul pour ados. J'ai passé l'âge mais c'est assez bon. Parfait pour la cible. C'est bien filmé, les acteurs en font des tonnes, le scénario est idiot mais c'est le genre qui veut ça... Du pain et des jeux... Je n'avais pas la moindre idée de qui était Violetta, mauvis exemple pour les ados: elle est maigrissime et c'est affreux.

    scénario: 10/20       acteurs: 10/20   technique: 16/20   note finale: 10/20

    Tiny, la nouvelle vie de Violetta

    Tel un reflet de la vraie vie de Martina « Tini » Stoessel, TINI – La nouvelle vie de Violetta retrace l’aventure de la jeune star argentine au succès phénoménal depuis qu’elle est devenue l’interprète de Violetta. En laissant derrière elle son incroyable adolescence, elle s’engage dans une toute nouvelle aventure qui va la révéler et lui permettre de devenir l’artiste qu’elle est vraiment…


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  •  Un film vulgaire et dégoutant, comme tous les films des auteurs. Je n'ai pas aimé. Le quart monde me dégoûte.

    scénario: 5/20   acteurs: 10/20   technique: 15/20   note finale: 5/20

    Saint Amour

    Tous les ans, Bruno fait la route des vins… sans quitter le salon de l’Agriculture ! Mais cette année, son père, Jean, venu y présenter son taureau champion Nabuchodonosor, décide sur un coup de tête de l’emmener faire une vraie route des vins afin de se rapprocher de lui. Et s’ils trinquent au Saint-Amour, ils trinqueront bien vite aussi à l’amour tout court en compagnie de Mike, le jeune chauffeur de taxi embarqué à l’improviste dans cette tournée à hauts risques entre belles cuvées et toutes les femmes rencontrées au cours de leur périple…

    Comme d'habitude, le duo Delépine-Kervern a fait un film social (et dégoutant). Avec Aaltra, ils ont convaincu des milliers d'handicapés qu'ils pouvaient traverser l'Europe en faisant chier un maximum de gens ; avec Avida, ils ont montré que le surréalisme bandait encore ; avec Louise Michel, ils ont montré la voie pour recentrer la lutte sociale sur l'exécution des patrons scélérats : François Ruffin propose une tout aussi hilarante variante) ; avec Mammuth, ils ont magnifié la revanche des retraités pauvres en mobylette ; avec Le Grand soir, ils ont réconcilié les punks à chiens et les vendeurs de literie ; enfin, dans Near Death Experience, ils rendaient justice aux cyclistes dépressifs tout en rendant sympa et génialement drôle le plus insupportable des écrivains : Michel Houellebecq… Six films, ça commence à pouvoir s'appeler une œuvre. Qui a une sacrée gueule ! Et autant vous dire que Saint Amour va ajouter une septième pierre à l'édifice ! Le rire le plus gargantuesque et les larmes les plus sensibles mêlés comme rarement. Autant de films dégoutants et vulgaires. c'est la dernière fois que je vais voir leurs films. je n'aime ps leur genre.

    Parce qu'il faut vous dire que tout commence dans ce qui s'avère un magnifique lieu de cinéma : le salon de l'agriculture. Jean (Gérard Depardieu, grandiose), éleveur de bovins de compèt, et son fils Bruno (Benoit Poelvoorde, formidable avec le cheveu gras collé) participent comme tous les ans au Salon dans l'espoir que la médaille tant espérée viendra enfin récompenser leur taureau bien couillu. Mais Bruno n'y est pas… Tout ça le déprime. Il a la bonne quarantaine, bosse tout le temps dans la gadoue, se prend des vestes dès qu'il approche les filles et il n'est pas question pour lui de reprendre la ferme familiale. La seule chose qui le console, c'est de profiter de cette semaine parisienne pour faire la route des vins… à l'intérieur du salon… éclusant des godets à tous les stands de dégustation représentant les vignobles des régions françaises.
    Face à cette situation pathétique, Jean va prendre les choses en main et embarque son grand fiston dépressif pour une vraie route des vins dans le taxi de Mike (Vincent Lacoste, parfait), jeune frimeur parisien, mythomane patenté. Un périple initiatique en forme de road movie drolatique, qui va permettre au père et au fils de renouer les liens au gré de rencontres détonantes : avec une jeune serveuse obsédée par la dette abyssale de la France, un hôtelier airbnb très inquiétant (le déjà nommé Michel Houellebecq, très très flippant), une cavalière pré-ménopausée en recherche immédiate de géniteurs… Tout ça agrémenté de bitures légendaires.

    Il n'y a que Delépine et Kervern pour faire des films aussi vulgaires et grossiers.


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  •  Enorme déception. C'est magnifiquement filmé et les images sont sublimes. mais le scénario est d'une vacuité intersidérale et quand il n'y a pas de scénario, les acteurs peuvent s'agiter tant qu'ils veulent... ça ne donne rien. Ennuyeux et violent. je ne le mets pas dans super nul parce que c'est très bien filmé.

    scénario: 5/20     technique: 20/20     acteurs: 12/20   note finale: 5/20

    Les huit salopards


    Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

    Trois ans après le sensationnel Django unchained, Quentin Tarantino est de retour avec un nouveau western, que nous n'avons pas eu la possibilité de voir au moment où nous bouclons cette gazette… Mais Tarantino fait partie des quelques cinéastes dont on prend le risque de programmer le nouveau film sans l'avoir vu, en confiance, tant il est vrai que le réalisateur de Resevoir dogs, de Jackie Brown, de Kill Bill… s'est toujours montré à la hauteur. Nous savons que quelques uns voire nombre d'entre vous ne seront pas d'accord… et ils ont bien le droit ! Voici donc The Hateful eight, huitième film de Tarantino, devenu en français Les huit salopards, référence à un certain cinéma de genre mal élevé, titre volontiers trivial que ne reniera sûrement pas Quentin le garnement.


    Un bref synopsis pour commencer : quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit « Le bourreau », fait route vers Red Rock, où il conduit Daisy Domergue, « La prisonnière », se faire pendre haut et court. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat, démobilisé ou déserteur, devenu « Le chasseur de primes », et Chris Mannix, « Le shérif » nouvellement nommé de Red Rock. Surpris par le blizzard, les quatre trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par un autre quatuor énigmatique : le Général Sandy Smithers, alias « Le confédéré », Bob « Le Mexicain », Joe Gage « Le cowboy » et Oswaldo Mobray « Le court-sur-pattes ». Chaque personnage a son sobriquet, on se doute bien que ce n'est pas un hasard et que Tarantino va nous entraîner dans une sorte de Cluedo à tiroirs dont on peut espérer qu'il sera jouissif…
    Alors que la tempête s’abat sur les sommets enneigés, l’auberge va abriter une série de coups fourrés et de trahisons. L’un de ces huit salopards – parmi lesquels, remarquons-le, une saloparde, incarnée par l'excellente et trop rare Jennifer Jason Leigh – n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier qu'ils ne seront pas huit à sortir vivants de l’auberge de Minnie…

    Tarantino, qui n'est pas seulement cinéphage mais aussi téléphage, dit que ses principales sources d'inspiration pour The Hateful eight se situent moins du côté du cinéma que de celui des séries western dans années 1960, comme Bonanza, The Virginian et The High Caparral, dont pas mal d'épisodes mettaient en scènes leurs héros isolés avec des personnages inquiétants dans des lieux clos perdus dans la nature : « Le spectateur passe la moitié du temps à se demander quel personnage est bon et quel personnage est mauvais, et ils ont tous un passé trouble qui se révèle progressivement. Je me suis alors dit que je pourrais faire un film basé sur ce genre de personnages. Une bande de hors-la-loi piégés dans une pièce, avec une tempête de neige à l'extérieur, leur donner des flingues et voir ce qu'il se passe ensuite… » On a hâte de voir nous aussi.


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  • A part la remarquable interprétation de Tom Hardy qui joue remarquablement les deux frères, je ne vois pas l'intérêt d'aller voir ce film. C'est violent et idiot. Le scénariste ne s'est pas foulé. Un film sur la mafia pas terrible.

    scénario: 6/20   acteurs: 17/20   technique: 16/20   note finale: 8/20

    Legend

    Londres, les années 60. Les jumeaux Reggie et Ronnie Kray, célèbres gangsters du Royaume-Uni, règnent en maîtres sur la capitale anglaise. À la tête d’une mafia impitoyable, leur influence paraît sans limites. Pourtant, lorsque la femme de Reggie incite son mari à s’éloigner du business, la chute des frères Kray semble inévitable…


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  • Un peu trop bizarre pour moi! J'ai failli partir dés la première 1/2 heure mais je suis resté et ce film est très bizarre. Limite incompréhensible. Pas du tout pour les enfants.

    scénario: 8/20      technique: 10/20     note finale: 8/20

    Le Garçon et la Bête

    Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C'est l'histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l'imaginaire...


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  • Bof. On s'interroge vraiment sur la nécessité de ce film qui n'apporte rien du tout. Il y a des tas de films sur l'adolescence beaucoup plus réussis. C'est un genre de téléfilm.

    scénario: 12/20      acteurs: 15/20   technique: 15/20   note finale: 12/20

    Jamais contente : Affiche

    Mon père est atroce, ma mère est atroce, mes sœurs aussi, et moi je suis la pire de tous.
    En plus, je m’appelle Aurore.
    Les profs me haïssent, j’avais une copine mais j’en ai plus, et mes parents rêvent de m’expédier en pension pour se débarrasser de moi. 
    Je pourrais me réfugier dans mon groupe de rock, si seulement ils ne voulaient pas m’obliger à chanter devant des gens.
    A ce point-là de détestation, on devrait me filer une médaille.
    Franchement, quelle fille de treize ans est aussi atrocement malheureuse que moi ?


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  •  Pas terrible, c'est long, c'est ennuyeux et personne ne riait. on peut s'en passer.

    scénario: 8/20      technique: 14/20   note finale: 8/20

    Snoopy et les Peanuts

    Snoopy, Charlie Brown, Lucy, Linus et le reste du gang bien aimé des « Peanuts » font leurs débuts sur grand écran, comme vous ne les avez jamais vus auparavant, en 3D ! Charlie Brown, le loser le plus adorable qui soit, se lance dans une aventure héroïque, tandis que son plus fidèle compagnon, Snoopy, s’élance dans les airs à la poursuite de son ennemi juré le Baron Rouge.

    D’après l’imagination de Charles M. Schulz et par les créateurs de L’Age de Glace, SNOOPY ET LES PEANUTS LE FILM démontrera que tout loser connaîtra également son heure de gloire.


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  •  Bof, c'est la cas de la dire. Les longueurs s'enchainent et on se demande comment on a pu faire un tel navet avec d'aussi bons acteurs. Malheureusement, quelque soit le talent des acteurs, un scénario aussi débile et bâclé ne peut donner un bon film. On s'ennuie ferme. Et je passe sur les invraisemblances. Dommage

    scénario: 5/20   acteurs: 12/20    technique: 12/20   note finale: 6/20

    Le grand partage

    Un hiver pire que jamais. Le gouvernement publie un décret obligeant les citoyens français les mieux logés à accueillir chez eux pendant la vague de froid leurs concitoyens en situation précaire. A l’heure du Grand Partage, un vent de panique s’installe à tous les étages dans un immeuble très chic de la capitale.


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  • C'est magnifique: les décors et les costumes sont somptueux, l'image est d'une beauté à couper le souffle! Mais Macbeth reste Macbeth et c'est d'un ennui à mourir. On passe d'une bataille à l'autre, les acteurs font la tronche tout au long du film. C'est d'un ennui mortel, même si esthétiquement, c'est très réussi.

    scénario: 16/20   acteurs: 16/20   technique: 19/20   note finale: 12/20

    Macbeth

    11ème siècle : Ecosse. Macbeth, chef des armées, sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu’il deviendra roi. Comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour régner sur le trône, jusqu’à en perdre la raison.

    « La vie est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. »
    Adapter Macbeth… après Orson Welles, après Roman Polanski… fichtre ! Pour s’attaquer à une telle montagne, il fallait de l’audace, du culot, voire de l’inconscience. Justin Kurzel, talentueux cinéaste australien, n’en manque sans doute pas et nous livre ici, pour son second long métrage, sa version très cinématographique, tendance plein écran, de l’œuvre de Shakespeare. C’est du lourd, du majestueux, du spectaculaire, du sanglant et de l'ennuyeux.
    Les puristes et fins connaisseurs de Shakespeare ne trouveront peut-être pas leur compte dans cette transposition à l’écran, qui déborde largement du cadre théâtral et peut agacer par son côté film à gros budget, grosse production avec casting international. Mais il y a le texte, incandescent, splendide, et une histoire terrifiante et universelle qui pourrait résonner comme la source originelle de bien des œuvres cinématographiques.

    La mise en scène allie avec un incontestable sens du rythme les scènes de bataille et les scènes intimes et nous transporte dans des décors contrastés, entre huttes modeste et châteaux imprenables, entre montagnes embrumées et landes écossaises. La magie du cinéma joue à plein régime et sans doute faut-il accepter les codes du film d’action pour se plonger sans réserve dans la tragédie de Macbeth et être bouleversé par sa descente aux enfers. On plongera avec lui, pour notre plus grand bonheur, entre effroi et tension.
    Michael Fassbinder est un Macbeth complexe et grandiose : sa force, sa carrure rendent infiniment émouvante l’innocence du personnage, vite perdue avec le premier meurtre qui le précipite droit vers un bain de sang qui le dépasse. Jusqu’au bout, la tyrannie que Macbeth exerce semble enfantine et il se raccroche aux prophéties des sorcières comme un gamin aux contes qu’on lui lit. Tout en lui, même sa grandeur, semble absurde. Au fil de la tragédie, sa stature de colosse va se craqueler, gangrénée par l’épuisement et la certitude du destin funeste qui s’annonce.
    Quant à Marion Cotillard, que l’on soit ou non un inconditionnel de la comédienne, on ne peut que reconnaître son immense talent dans cette interprétation de Lady Macbeth, qui est paraît-il au théâtre l’un des personnages les plus difficiles à jouer. Elle manie le vers shakespearien à la perfection et incarne avec un froid glacial cette femme assoiffée de sang et de grandeur, machiavélique manipulatrice qui précipitera son homme dans le gouffre et se perdra elle-même.

    Et comme nous sommes au cinéma et pas au théâtre, la caméra capte au plus près le souffle qui entrecoupe chaque vers, habité par la soif du pouvoir et l’étincelle de folie destructrice qui anime les regards. xie siècle, en Ecosse. Macbeth, charismatique chef des armées, sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu’il deviendra roi. Comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour accéder au trône, jusqu’à trahir les leurs, jusqu’à en perdre la raison…


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  •  Déception! C'est ennuyeux à s'endormir... La danoise qui joue est très mauvaise. Il faut dire qu'elle parle mal.

    scénario: 12/20   technique: 16/20   acteurs: 12/20   note finale: 12/20

    L'hermine

    Michel Racine est un Président de cour d'assises redouté. Aussi dur avec lui qu'avec les autres, on l'appelle " le Président à deux chiffres ". Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Tout bascule le jour où Racine retrouve Ditte Lorensen-Coteret. Elle fait parti du jury qui va devoir juger un homme accusé d'homicide. Six ans auparavant, Racine a aimé cette femme. Presque en secret. Peut-être la seule femme qu'il ait jamais aimée.

    Il y a les retours à Ithaque. Et puis il y a plus court : les retours vers l’amour. Avec là aussi des embûches et des obstacles, avec d’interminables silences et des grandes plages de solitude. Mais quand la fin du voyage annonce les premiers pas sur des terres inexplorées qui promettent la lune, c’est encore plus beau qu’une Odyssée…
    Beau, le film de Christian Vincent l’est assurément, pas d’une beauté plastique, pas d’une beauté classique, d’une beauté humaine, terriblement bouleversante parce que terriblement simple. Et si l’on est autant touché au cœur, presque malgré nous, c’est parce que cette humanité qui se révèle, qui se dévoile, qui veut se cacher, qui ne peut se soustraire… se manifeste dans un lieu a priori peu propice : une cour d’assise. C’est la très bonne idée de L’Hermine : choisir ces murs promis aux histoires les plus sordides, ou les plus douloureuses, ou les plus pathétiques pour y faire naître de la grandeur d’âme, de la dignité, du sentiment amoureux.


    Mais c’est aussi un film à double facette : à la fois le portrait d’un homme complexe qui semble blasé et revenu de tout (et quand l’homme en question est interprété par un Fabrice Luchini au meilleur de sa forme, c’est déjà en soi toute une aventure) et le récit captivant d’un procès. L’équilibre entre l’intime et le judiciaire, entre l’affectif et le social, est toujours savamment dosé, sans que l’un prenne le pas sur l’autre, et les deux finissent par se nourrir, se répondre, s’interroger au fil d’une mise en scène qui semble être d’une simplicité limpide mais qui est en réalité aussi complexe qu’une partition symphonique.
    Et ce qui ne gâche rien, tout est conté avec une telle délicatesse, avec tant d’humour en filigrane que ce qui pourrait être plombant ne l’est jamais, car toujours allégé par un soupçon de fantaisie. Même dans les scènes les plus difficiles – c’est un infanticide que juge ce procès d’assises –, Christian Vincent s’en tire toujours avec intelligence et panache et ne tombe pas dans le panneau d’un cinéma platement réaliste : tous ses personnages, dans le box, sur le banc des accusés ou parmi les jurés, existent bien plus par leur tempérament que par leur déterminisme social.

    Michel Racine est un Président de cour d’assises redouté. Aussi dur avec lui qu’avec les autres, on l’appelle « le Président à deux chiffres » parce qu’avec lui, on en prend toujours pour dix ans minimum. Un nouveau procès commence et Michel a la grippe, autant dire que ça n’arrange pas vraiment son tempérament naturel qui n’est pas des plus avenants, ni des plus joyeux. En même temps, le Président Racine n’est pas là pour se marrer. Les mauvaises langues pensent que c’est un emmerdeur gris, aigri, sans amis. En même, temps, le Président Racine n’est pas là pour taper le bout de gras.
    C’est un nouveau procès, pas vraiment banal mais dont le déroulé va se faire suivant une procédure parfaitement huilée que le Président Racine mène comme un chef d’orchestre, avec un sens du rythme, de la répartie, et ce petit truc en plus qui n’appartient qu’à lui. Mais une femme (c’est l’irrésistible Sidse Babett Knudsen), venant d’une plage lointaine, a rapporté dans les plis de sa robe de dentelles quelques grains de sable… exactement le genre d’imprévu que Michel Racine n’avait pas anticipé.


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  • Le jeu tout en délicatesse et en nuances d'Isabelle Carré n'en fait que plus ressortir le jeu approximatif de Patrick Bruel qui nous propose là une bien piètre prestation. Le scénario est moyen. C'est bien filmé. Vite vu, vite oublié. Encore un film qui ne sert à rien et n'apporte rien.

    scénario: 12/20   acteurs: 12/20 (I.Carré: 18/20)   technique: 16/20   note finale: 12/20

    Ange et Gabrielle

    Gabrielle élève seule sa fille Claire. À 17 ans celle-ci est enceinte de Simon qui refuse de se voir imposer ce bébé. Gabrielle prend les choses en main et décide de demander de l’aide au père de Simon. Elle débarque donc dans le bureau d’Ange, mais celui-ci, célibataire endurci et grand séducteur, n’a jamais assumé sa paternité et n’a aucune intention de le faire. C’est une première rencontre explosive mais Gabrielle ne manque ni de charme, ni de détermination.


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  • Ces indiens s'ennuient dans leur réserve et le spectateur aussi. C'est dommage, un montage plus dynamique, plus d'image traditionnelles auraient donné un peu d 'énergie à ce film qui en manque singulièrement. Les acteurs sont cependant formidables et c'est bien filmé. Mais avec un scénario aussi minimaliste...

    scénario: 8/20   technique: 16/20   acteurs: 16/20   note finale: 10/20

    Les chansons que mes frères m'ont apprises

    Johnny vient de terminer ses études. Lui et sa petite amie s'apprêtent à quitter la réserve indienne de Pine Ridge pour chercher du travail à Los Angeles. La disparition soudaine du père de Johnny vient bousculer ses projets. Il hésite également à laisser derrière lui Jashaun, sa petite sœur de treize ans dont il est particulièrement proche. C'est tout simplement son avenir que Johnny doit maintenant reconsidérer…

    Découvert à la Quinzaine des Réalisateurs lors du dernier Festival de Cannes, voici un premier film d'une maturité rare, poignant de réalisme et bouleversant d'amour. Les Chansons que mes frères m’ont apprises décrit avec retenue et sensibilité le quotidien d'une réserve indienne au cœur des grandes plaines du Dakota du Sud. Passionnée par la communauté Lakota de Pine Ridge, la jeune réalisatrice – d'origine chinoise, paradoxe – Chloé Zhao s'est immergée pendant près de quatre ans dans cette réserve avant de filmer avec respect et humilité l'un des drames de l'histoire américaine, la condition actuelle des « Native Americans ».
    Les deux héros principaux sont frère et sœur : Johnny et Jashaun (formidables, non professionnels comme la plupart des acteurs du film) grandissent à Pine Ridge, le cœur et les veines nourries du sang de leurs ancêtres Lakotas.

    Johnny, tout juste sorti de l'adolescence, est plein d'espoir et de projets. Son avenir, c'est l'ouverture vers le monde, vers l’ailleurs, très loin. Ici les espaces sont à perte de vue, pourtant il se sent enfermé. Partir, suivre sa petite amie à Los Angeles est la seule issue raisonnable pour échapper à la pauvreté endémique de sa communauté gangrenée par l'alcool, prohibé et donc objet de commerces sous-terrains et de guerres fraticides. Johnny veut s'envoler, mais son père – qu'il ne voyait quasiment plus – meurt subitement dans l'incendie de sa maison et les scrupules l'étreignent : quitter sa sœur chérie, sa mère esseulée, le peut-il ?
    Sa jeune sœur Jashaun, gamine lumineuse, se construit au travers des traditions et de tous ceux qui l'entourent : ses grands demi-frères, images tutélaires qui eux ont eu la chance de vivre sous le toit paternel, et un grand-oncle de substitution, formidable styliste marginal, hobo lunaire qui aurait pu sortir de l'imagination d'un Kerouac et qui lui promet sa robe de pow wow.
    La mise en scène est d'une belle élégance, d'une fluidité parfaitement maîtrisée, sans excès de style ni de séduction mal placée, l'émotion monte, par saccades régulières, et ne nous laisse pas tout à fait indemne. Les visages et les gestes de Jashaun et Johnny (les acteurs ont le même prénom que leurs personnages) sont d'une justesse, d'une vérité saisissantes : cette vie-là, c'est vraiment la leur, le film, c'est bien leur quotidien. C'est sensuel, c'est charnel, les êtres sont reliés viscéralement à leur terre, à leur peau d'Indien, leurs chevaux, le rodéo est presque un sport national. La réalisatrice a un vrai sens du cadre et de l'espace, elle offre à notre regard émerveillé les paysages sublimes du Dakota du Sud, ses grands espaces fascinants. La photographie est majestueuse et solaire. Difficile de ne pas penser au Terrence Malick de Badlands ou Les Moissons du ciel… Les plaines à perte de vue sont pour le spectateur de vrais moments de respiration, on s'y perd, s'y retrouve, et pour nos héros ce sont le lieu des réponses et des silences nécessaires.

    Dans un souci d'authenticité et de collaboration permanente avec les habitants de la Réserve, la réalisatrice n'avait pas de scénario définitif, juste une ébauche, chaque scène étant écrite le matin même, inspirée du quotidien. Certaines séquences – l'incendie de la maison d'enfance de la jeune Jashaun, le portrait de l'ami qui vient de se donner la mort – sont bien réelles mais replacées avec intelligence au fil de la fiction, en accord avec les acteurs qui rejouent ainsi leur bribe de vie disparue.
    La danse finale du pow wow de la jeune fille nous transporte. Jashaun semble voler, décoller comme si dans l'air une musique symphonique, des êtres immatériels – des « élémentals » comme les nomment les Indiens – venaient la faire tournoyer, dans une communion des esprits et de ses frères. La danse traditionnelle, c'est à peu près tout ce qui reste de cette civilisation sacrifiée, la religion est oubliée, la langue et les chansons se perdent, les traditions s'effritent… Mais comme le murmure un des héros du film, Sitting Bull prophétisait que tout recommencerait avec la septième génération…
    Geronimo, lui, disait : « Nous sommes en train de disparaître de la surface de la terre, mais je continue à croire qu’il doit y avoir une bonne raison pour que Yoséné (Dieu) nous ait crées. » Grâce à ce film magnifique, nous en sommes plus que jamais persuadés.


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  • Ouai bof, beaucoup de bavardages pour pas grand chose finalement. Encore une jeune actrice qui est nulle: Marina Vacth fait de la peine tant elle est pathétique. Les autres s'agitent dans tous les sens et c'est un peu vain. Le scénario n'est vraiment pas terrible, c'est le moins qu'on puisse dire. Et il y a un horrible fruit de fonds, un genre de clac clac énervant, un peu comme de la techno. Une horreur.  Mais c'est bien filmé. On peut éviter!

    scénario: 6/20      acteurs: 10/20    technique: 16/20   note finale: 8/20

    Belles familles

    Jérôme Varenne, qui vit à Shanghai, est de passage à Paris. Il apprend que la maison de famille d’Ambray où il a grandi est au cœur d’un conflit local. Il décide de se rendre sur place pour le résoudre. Cette échappée provinciale changera sa vie…

    Jérôme Varenne (Mathieu Amalric, égal à lui-même), qui vit à Shanghai, est de passage à Paris chez sa mère (Nicole Garcia, inoxydable). Il apprend que la maison de famille où il a grandi, sur le point d’être vendue, est au cœur d’un litige entre l’acheteur (Gilles Lellouche) et le maire de sa ville natale (André Dussollier, savoureux). Plus curieux que son frère (Guillaume de Tonquédec, drolatique), il décide de se rendre sur place pour tenter de démêler l’affaire. Il ne se doute pas que ce retour vers son passé va bouleverser sa vie…
    Jean-Paul Rappeneau est un cinéaste rare (c’est seulement son troisième opus depuis Cyrano de Bergerac) car perfectionniste. Une fois encore, il réussit un film comme on n’en fait plus beaucoup à présent, qui n’a pas peur des grands sentiments, et qui, par le nombre de ses péripéties, son souffle, l’importance qu’il accorde à sa galerie de personnages, acquiert une densité romanesque. Bondissant, vif, alerte, le film, imparablement rythmé, est un régal de chaque instant.

    « Jean-Paul Rappeneau, c’est l’auteur du Sauvage, l’une des très rares comédies françaises dignes des grandes comédies américaines des années trente et quarante. Dans Belles familles, on retrouve cette orfèvrerie des comédies sophistiquées, cent coudées au-dessus de l’ordinaire comique de notre cinéma. Rappeneau ne cherche pas à exploiter un filon commercial à la mode, à faire un coup facile au box-office, mais à fignoler patiemment et amoureusement un film de genre « comédie » avec les méthodes anciennes. Ces méthodes anciennes consistent en un récit complexe mais limpide, avec une intrigue à plusieurs tiroirs et doubles fonds, des dialogues à double sens et sous-entendus, des échos et rimes qui miroitent tout du long, des quiproquos, des personnages pas à leur place, des ellipses, une gestuelle quasi-burlesque, des plans et un montage qui parlent parfois mieux qu’une ligne de dialogue, des variations entre le rire, la gravité et la profondeur. Belles familles est un subtil et gracile édifice.
    « Méthodes old school ne veut pas dire film vieillot. Belles familles parle d’aujourd’hui, de notre temps mondialisé et accéléré par les technologies. Ou plutôt, il montre l’entrechoquement entre une certaine France, ses vieilles pierres, ses anciennes familles, ses règles et lois immuables, ses classes sociales, ses rythmes lents, son art de vivre et sa pesanteur, et le monde de la classe affaires internationale, sa fluidité, sa rapidité, son métissage, son efficacité, sa froideur, son cynisme. Tout le film est construit sur le frottement entre ces vitesses asynchrones, fuseaux horaires contre ancrage ancestral, tradition-héritage contre modernité-nomadisme : comment dilater, retarder, le moment de signer un deal franco-chinois à Londres (capitale de la finance-business globalisée) et comment concentrer, accélérer le règlement d’une succession dans une sous-préfecture de province. Le héros, Mathieu Amalric, est écartelé entre ces deux options de vitesse, qui sont aussi des choix politiques, romantiques, existentiels. Dans le registre comédie française grand public, je n’échangerais pas ce Belles familles haut cru contre tout ce qui se fait et cartonne depuis des années. »


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  •  Pour moi, le principal dans un film, c'est le scénario! or là, le scénario... il n'y en a pas trop. Alors les acteurs font ce qu'ils peuvent. Et on a beau chercher midi à 14h, là le scénario est plus que décevant. la fin est nulle. Bon, il fallait bien que le film s'arrête un jour. Il aurait également fallu approfondir les personnages, leur donner du relief. cela doit être un premier film et c'est bof. Beaucoup trop superficiel.

    scénario: 5/20    acteurs: 14/20    technique: 14/20   note finale: 12/20

    Maryland

    De retour du combat, Vincent, victime de troubles de stress post-traumatique, est chargé d’assurer la sécurité de Jessie, la femme d'un riche homme d'affaires libanais, dans sa propriété « Maryland ».
    Tandis qu'il éprouve une étrange fascination pour la femme qu'il doit protéger, Vincent est sujet à des angoisses et des hallucinations. Malgré le calme apparent qui règne sur « Maryland », Vincent perçoit une menace extérieure...

    Maryland présente un intérêt particulier. Romanesque, il assume les ficelles du genre et en joue de manière inhabituelle. On peut tout aussi bien le voir au premier degré comme un très bon suspense ou y entrer à des niveaux plus subtils, distanciés, presque moqueurs. Peut-être est-ce le fait qu'une femme soit derrière la caméra. De façon très culottée, la réalisatrice d'Augustine (son premier film) se confronte à un domaine généralement (quelques exceptions, dont Kathryn Bigelow en Amérique ou Claire Denis chez nous) réservé aux hommes et lui imprime sa marque. Alors qu'elle met en exergue chez son actrice principale (Diane Kruger) son côté femme objet, « femme trophée », sa caméra caresse son acteur presque amoureusement (le corps filmé a du répondant : c'est celui du Matthias Schoenaerts de Bullhead, De rouille et d'os, Loin de la foule déchaînée…). Alice Winocour fait de son héros un objet de désir animal tout en nous immergeant dans son monde déglingué.

    Le monde de Vincent… c'est celui de la guerre. L'action, les camaraderies viriles, l'adrénaline qui monte au combat. Il en est devenu tellement accro que le retour à une vie normale lui semble plus qu'insipide : inaccessible. Musclé, surentraîné, efficace, en état d'alerte permanent… Il est à lui tout seul l'incarnation du plan vigipirate appliqué par Rambo. Plus vite dit : il est complètement barré ! Même s'il a conservé son intégrité physique, il est à l'intérieur tout autant estropié que ses camarades qui ont sauté sur une mine. Dans sa tête, ça fourmille comme dans un jeu vidéo frénétique. Tendu tel un jaguar en chasse, toujours prêt à bondir, il guette le moindre son, le moindre geste, la moindre présence comme si c'était celle d'un ennemi potentiel : réflexes vitaux sur un champ de bataille mais inutiles, voire handicapants, dans la vie civile. D'autant que les cachetons qu'il s'est habitué à prendre massivement pour tenir le coup altèrent son jugement. La réalité se distord, lui demandant des efforts considérables pour faire la part des choses et ne pas déraper. Il a beau essayer de tricher auprès des médecins militaires, ceux-ci refusent de le renvoyer en mission, sa seule manière de vivre…
    Là où l'armée fait preuve d'un minimum de bon sens, le monde du travail se montre beaucoup moins circonspect : le voilà donc qui reprend du service dans une société de surveillance. Sa carrure massive, sa gueule impénétrable, son regard presque fou en font naturellement un vigile crédible dont émane une autorité immédiatement dissuasive.
    Et c'est ainsi qu'il se retrouve parmi la bande de gros bras embauchée pour surveiller, lors d'une sauterie friquée, une incroyable propriété : Maryland. Vincent est une véritable bombe à retardement paranoïaque qui traine au milieu de l'équipe. La soirée bat son plein, les voitures sombres défilent, déposant des personnages importants, les femmes les plus sexy. Au milieu de tout ça, nos hommes en noir louvoient, parés d'oreillettes, costard/flingue, l'œil happé par une profusion d'écrans de vidéo surveillance… Mais l'œil de Vincent est surtout happé par le décolleté audacieux de la maîtresse de maison. Entre eux s'installe peu à peu un jeu de regards de plus en plus troublants, tandis que Vincent commence à mettre le nez là où il ne devrait pas…

    Pour vivre tranquille dans cette richissime prison dorée, mieux vaut ne pas être regardant sur la manière dont s'est construit l'empire du riche mari de Jessie. Les allusions indirectes à des affaires, à des conflits internationaux, laissent libre cours à toutes les interprétations. Maryland pourrait se situer n'importe où sur la planète. C'est le symbole d'une caste aussi privilégiée que peu vertueuse, pour laquelle l'humain n'a de valeur que lorsqu'il lui rapporte et qui n'a aucun scrupule à s'en servir comme de la chair à canon : ce que fut et reste Vincent… Boucle infernale dont il bien a du mal à s'extirper…


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  • Ouai bof. Le film en lui-même est assez intéressant mais il manque une fin, une explication, la réaction de la famille, etc... Le scénario est très moyen. On reste vraiment sur sa faim. Et cette histoire est légèrement à dormir debout.

    scénario: 8/20     acteurs: 15/20    technique: 15/20     note finale: 8/20

    Knock knock

    Un soir d'orage, un architecte, marié et bon père de famille, resté seul pour le weekend, ouvre sa porte à 2 superbes jeunes femmes mal intentionnées…


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  • un film inutile et débile comme seul Hollywwod sait en produire. Je n'ai pas trouvé le moindre intérêt à cette histoire bavarde et crétine.

    scénario: 5/20   acteurs: 15/20   technique: 16/20      note finale 6:20

    Jamais entre amis

    Jake et Lainey ont perdu ensemble leur virginité sur un coup de tête à l'université. Quand ils se recroisent 12 ans plus tard à New York, ils réalisent tous les deux qu'ils sont devenus des champions de l’infidélité. Prêts à tout pour trouver des solutions à leur problème, ils s'engagent dans une relation platonique sans tabous afin de s'entraider dans leur quête du véritable amour.


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  •  Encore un film inutile au scénario incertain, le genre de film qui ne sert à rien et qui n'apporte rien. les acteurs s'agitent et on baille d'ennui. La saison des navets continue. Mais c'est bien filmé.

    scénario: 7/20        acteurs: 10/20    technique: 16/20   note finale: 8/20

    Comme un avion

    Michel, la cinquantaine, est infographiste. Passionné par l'aéropostale, il se rêve en Jean Mermoz quand il prend son scooter. Et pourtant, lui‐même n’a jamais piloté d’avion…

    Un jour, Michel tombe en arrêt devant des photos de kayak : on dirait le fuselage d’un avion. C'est le coup de foudre. En cachette de sa femme, il achète un kayak à monter soi‐même et tout le matériel qui va avec. Michel pagaie des heures sur son toit, rêve de grandes traversées en solitaire mais ne se décide pas à le mettre à l'eau. Rachelle découvre tout son attirail et le pousse alors à larguer les amarres.

    Michel part enfin sur une jolie rivière inconnue. Il fait une première escale et découvre une guinguette installée le long de la rive. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de la patronne Laetitia, de la jeune serveuse Mila, et de leurs clients ‐ dont la principale occupation est de bricoler sous les arbres et boire de l’absinthe. Michel sympathise avec tout ce petit monde, installe sa tente pour une nuit près de la buvette et, le lendemain, a finalement beaucoup de mal à quitter les lieux…

    Si l'on excepte ses adaptations de Gaston Leroux où il joue à Rouletabille, Bruno Podalydès consacre ses films (Dieu seul me voit, Liberté Oléron, Adieu Berthe…) à des personnages ordinaires dont soudainement la foldinguerie éclate au grand jour de manière comico-poétique. Et ça donne des comédies aussi originales que réjouissantes…
    Le personnage de Michel (joué par le réalisateur lui-même) n'échappe pas à la règle. Il est infographiste dans une boite tranquillement dirigée par son copain Rémi, quelque part dans l'Ouest parisien. Toute la journée il reste derrière son écran à modéliser en 3D des formes diverses. Mais quand vient la fin de la journée, l'esprit de Michel s'élève au firmament à travers sa passion : la glorieuse histoire de l'Aéropostale, qui fut fatale à Saint Exupéry. Et quand il met le contact de son scooter pour rentrer chez lui, il s'imagine un peu en Mermoz derrière le manche à balai de son Latécoère. Chez lui l'attend souvent Rachel (lumineuse Sandrine Kiberlain), la femme de sa vie, qui regarde avec tendresse ses petites manies et accepte sans sourciller la décoration de l'appartement, uniquement dévolue à la compagnie aérienne et aux objets qui s'y rapportent. Les collègues ne s'y trompent pas et quand c'est l'anniversaire de Michel, les cadeaux sont exclusivement liés à l'aviation.

    Mais la vie du monomaniaque va prendre un tour étrange : en cherchant des palindromes (des mots qui se lisent de droite à gauche aussi bien que de gauche à droite), il s'attarde sur une image de kayak (qui en est un, palindrome). Et soudainement se rend compte de la silhouette purement aéronautique de l'objet. Son obsession se transfère d'un coup sur l'embarcation. Il commande en secret un modèle de luxe en kit, qu'il assemble à grand peine dans son salon avant de le monter sur le toit de son immeuble… La suite va voir notre Michel, finalement soutenu par Rachel, se lancer, une fois l'intégralité de l'équipement du kayakiste hi-tech commandé, à l'assaut d'une rivière, en l'occurrence un très paisible cours d'eau, puis s'arrimer au bout de seulement quelques kilomètres à proximité d'une auberge estivale tenue par Lætitia (Agnès Jaoui troublante de sensualité) pour finalement bien plus de temps qu'il ne faudrait.

    Comme un avion célèbre le pas de côté que nous pouvons tous faire un jour ou l'autre, aussi rangées soient nos vies. Michel transforme un hobby obsessionnel en moyen de s'échapper pour quelques jours dans un havre de paix et de liberté, l'auberge de Laetitia qui semble doucement retirée du monde, en tout épicurisme.
    Comme un avion joue autant de l'humour burlesque du personnage de Michel, urbain maladroit, encombré de tout un tas de gadgets inutiles comme s'il se lançait dans un raid sur le Zambèze, que de la poésie engendrée par son escapade. Et le film est habité par une galerie de personnages secondaires touchants ou drôles : formidable Vimala Pons en jeune serveuse bohème un chouia dépressive, qui pleure à chaque pluie en souvenir d'un chagrin d'amour arrosé, ou Michel Vuillermoz en client éternel de l'auberge qui s'enfile absinthe sur absinthe entre deux travaux de peinture, et pour finir l'hilarant Pierre Arditi, dans le rôle d'un pêcheur irascible qui ressemble diablement à Pierre Arditi…

     


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  •  Un film sur l'amitié qui tourne un peu à vide. C'est sympa mais ça ne mène à rien. Le scénario et les dialogues sont minimalistes. Il faut croire que c'est la saison des navets... On regarde ces acteurs avec plaisir mais franchement l'histoire est légère, légère... Juste une tranche de vie. C'est bien filmé.

    scénario: 10/20      acteurs: 14/20   technique: 16/20   note finale: 12/20

    On voulait tout casser

    Cinq amis depuis plus de trente ans, ayant renoncé depuis longtemps à leurs rêves d’adolescents, découvrent un beau jour que le plus assagi de la bande plaque tout pour faire son tour du monde en bateau. En comprenant ce que cache cette décision soudaine, cela réveille leurs plus vieux rêves... Où sont passés leurs 20 ans... Ceux de l'époque où ils voulaient tout casser.


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  •  Bravo à ceux qui ont réussi à faire le buzz avec "rien"... parce que vraiment, il n'y a pas de quoi. Un cliché chasse l'autre. Les lieux communs s'enchaînent et en plus, c'est mal filmé. Les "nazis" sont de grosses brutes alcooliques et pas très fines. Et de toute façon, il n'y a pas de rédemption. Pas terrible, le scénario est vraiment minimum. Beaucoup trop caricatural. Dommage, l'idée de base était intéressante.

    scénario: 10/20   technique: 5/20    acteurs: 14/20   note finale: 7/20

    Un français

    Avec ses copains, Braguette, Grand-Guy, Marvin, Marco cogne les Arabes et colle les affiches de l'extrême droite. Jusqu'au moment où il sent que, malgré lui, toute cette haine l'abandonne. Mais comment se débarrasser de la violence, de la colère, de la bêtise qu'on a en soi ? C'est le parcours d'un salaud qui va tenter de devenir quelqu'un de bien.

    Comment raconter efficacement, sans tergiversations inutiles ni raccourcis simplificateurs, l'émergence de l’extrême droite, et de ses petits soldats, son apparente et hypocrite métamorphose au moment où rien ne semble devoir endiguer son succès grandissant ? Comment montrer sans clichés le parcours, depuis la fin des années 80, de ces petits nazillons avides de ratonnades et voyant dans la Shoah un détail de l'histoire, et qui pour certains réussissent à faire croire à des millions de français, trente ans plus tard, que leur parti porte des valeurs républicaines ?
    Diastème, journaliste, écrivain, dramaturge, cinéaste… choqué notamment par la mort du jeune Clément Méric, répond à ces questions par un film prenant et perturbant. À travers une fiction bourrée de clichés et d'a priori, il suit plusieurs représentants de ceux que l'on appelait skinheads, dont les premières bandes sont nées à la fin des années 80. Des gars bas du front, souvent d'origine ouvrière (mais pas que), tels qu'en côtoyait Diastème dans sa banlieue d'origine. Des mecs au racisme et à l'homophobie assumés : alors que les revendications des populations issues de l'immigration se faisaient entendre avec la Marche contre le Racisme, alors que les communautés homos se rendaient visibles, ils laissaient exploser leur haine contre tous ceux qu'ils détestaient, gauchistes, pédés, rebeus ou blacks, leurs ennemis déclarés étant les punks et les redskins – en Angleterre, le mouvement skin étant au départ un mouvement prolétaire et musical plutôt de gauche avant d'être dévoyé par les néo-nazis.

    A la fin des années 80 donc, les rues des grandes villes françaises deviennent des terrains de chasse et de baston alors qu'arrive en embuscade, à l'occasion des élections de 1988, le Front National, qui va exploiter tous ces garçons débordant de testostérone. Diastème s'attache particulièrement aux pas de Marc Lopez, un jeune gars qui vit avec une mère éteinte et malade et un père alcoolique dans un triste appartement HLM et qui trouve une seconde famille dans la bande de brutes dirigée par le charismatique Braguette. Avant de s'en écarter peu à peu. Marc Lopez est incarné par l'impressionnant Alban Lenoir, dont la métamorphose est assez stupéfiante au fur et à mesure que la haine l'abandonne, quand l'âge le rend plus serein.
    Le film use du ressort trop facile de la rencontre décisive qui fait changer du jour en lendemain le personnage. Il présente une succession d'épisodes qui font naître le doute, qui correspondent à des moments précis et historiquement exacts : le meurtre en 1990 d'un malheureux Africain contraint de boire du Destop, ou encore, en 1995, la noyade de Brahim Bouarram, jeté à la Seine par des skins en marge du cortège du Front National… A travers le parcours de Marc, Un Français analyse intelligemment l'évolution du milieu, la récupération de ses éléments les plus présentables par le FN et ses cadres de la haute bourgeoisie – qui tentent dans le même temps de se débarrasser des énergumènes les plus incontrôlables –, jusqu'au recyclage actuel de nombre de ces ex-nazillons dans la Manif pour tous et la nouvelle extrême droite décomplexée.


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  •  Ennuyeux et raté! Difficile de défendre un scénario inexistant. Les actrices surjouent et c'est ridicule. Audrey Lamy est cependant formidable. C'est complètement raté. Charlotte de Turkhein nous avait habitué à mieux. C'est bien filmé.

    scénario: 8/20        actrices: 12/20     technique: 16/20   note finale: 8/20

    Qui c'est les plus forts?

    Sam, au chômage et pom-pom girl à ses heures, se bat pour conserver la garde de sa jeune soeur et pour arrondir les fins de mois difficiles. Avec Céline, sa colocataire et meilleure amie, elles imaginent toutes les solutions pour s’en sortir – du téléphone rose à l’art floral –jusqu’au jour où un couple inattendu vient sonner à leur porte…

     


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  •  Ce n'est pas mon genre de film et il ne m'a pas convaincu. Mais je suppose qu'il plaira aux amateurs parce qu'il est assez bien fait avec plein d'effets spéciaux que je trouve mauvais mais qui raviront probablement les afficionados.

    scénario: 10/20         technique: 10/20     acteurs: 14/20   note finale: 10/20

    San Andrea

    Lorsque la tristement célèbre Faille de San Andreas finit par s'ouvrir, et par provoquer un séisme de magnitude 9 en Californie, un pilote d'hélicoptère de secours en montagne et la femme dont il s'est séparé quittent Los Angeles pour San Francisco dans l'espoir de sauver leur fille unique. Alors qu'ils s'engagent dans ce dangereux périple vers le nord de l'État, pensant que le pire est bientôt derrière eux, ils ne tardent pas à comprendre que la réalité est bien plus effroyable encore…


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  • Je n'aime ps ce genre de film et celui-ci ne m'a pas convaincu malgré la remarquable interprétation de Vincent Lindon qui a largement mérité son prix d'interprétation de Cannes. Mais les autres acteurs sont très médiocres. Je n'aime pas le cinéma réaliste parce que pour moi, le cinéma doit faire rêver et moi la pauvreté, le chômage, l'indigence intellectuelle ça ne me fait pas rêver. techniquement, le film a visiblement manqué de moyens: mal filmé, des plans approximatifs. Le scénario et les dialogues auraient mérité d'être améliorés. Ce film est un triste constat du quotidien de certain. C'est triste.

    scénario: 12/20         technique: 12/20       acteurs: 15/20    note finale: 12/20

    La loi du marché

    À 51 ans, après 20 mois de chômage, Thierry commence un nouveau travail qui le met bientôt face à un dilemme moral. Pour garder son emploi, peut-il tout accepter ?

    Dès la première scène, impressionnante d'intensité, le ton est posé. Un homme – c'était le titre de travail du film : « Un homme » – d'une cinquantaine d'années est en discussion avec son conseiller Pôle Emploi. L'homme tente de comprendre pourquoi on l'a inutilement aiguillé sur un stage de grutier alors que seuls les candidats ayant déjà une expérience dans le bâtiment peuvent postuler à un emploi dans cette spécialité. Il a suivi assidûment son stage pendant plusieurs semaines, il a réussi l'examen final mais il n'a aucune chance de trouver un boulot. Pourquoi lui avoir fait perdre son temps, à lui et à une douzaine de participants au stage qui sont dans la même situation ? Le conseiller avoue ne pas trouver d'explication, pas plus que de solution miracle. L'homme est au chômage depuis vingt mois, il sera prochainement en fin de droits, il peine à contenir sa colère. Mais il la contient, conscient sans doute que son interlocuteur est aussi désemparé que lui. L'absurdité d'un système qui met des emplâtres dérisoires sur le chômage endémique est mis à nu dans cette séquence où Thierry – le personnage principal incarné par un Vincent Lindon exceptionnel – crève l'écran.

    Thierry, c'est un de ces ouvriers qui croyait, comme beaucoup, après des années de labeur rigoureux au service de la même entreprise, se diriger vers une fin de carrière et de vie toute tracée : une vie de couple heureux et soudé malgré les difficultés (ils ont un enfant lourdement handicapé pour qui ils se battent au quotidien afin de lui assurer une formation au niveau de ses réelles capacités intellectuelles), dans leur modeste appartement qu'ils ont presque fini de payer, avec même un petit mobile home pour les vacances estivales. Mais sacrifié sur l'autel des délocalisations et de l'optimisation des dividendes, Thierry s'est retrouvé à cinquante balais sur le carreau, en même temps que tous ses camarades d'atelier. Contrairement à certains, il a renoncé, par lassitude, au combat contre ses anciens patrons (remarquable scène qui l'oppose à un copain syndicaliste incarné fort à propos par l'ex-Conti Xavier Mathieu, célèbre pour son coup de gueule salutaire contre l'arrogant Pujadas) pour se consacrer à la recherche d'un emploi, coûte que coûte. Et il va subir tout le parcours des seniors au chômage : l'entretien déshumanisé et tragi-comique par Skype, la session de « comment bien se vendre à un futur employeur » avec jeux de rôle infantilisants, les rendez-vous à la banque avec une attachée de clientèle qui pourrait être sa fille et qui lui donne des conseils humiliants de réalisme… Pour finir par décrocher un poste de vigile en supermarché où il va être contraint de surveiller et de réprimer plus pauvre encore que lui, y compris ses collègues…

    Stéphane Brizé, on le suit avec admiration et même affection depuis son tout premier film, Le Bleu des villes. Sont venus ensuite Je ne suis pas là pour être aimé, Mademoiselle Chambon, Quelques heures de printemps… Des chroniques superbes qui saisissaient avec subtilité les fêlures de l'intime, qui exploraient avec lucidité et empathie les sentiments amoureux et familiaux. Dans La Loi du marché, Brizé élargit son propos et s'empare de la question sociale, et des répercussions qu'elle a justement sur la sphère privée : conséquences désastreuses de la nouvelle barbarie économique sur la vie quotidienne de ceux qui la subissent et qui ne sont en rien armés pour être des combattants politiques, en rien des grandes gueules revendicatrices, simplement des gens qui ont un minimum de bon sens, de dignité et d'humanité. Oui, La Loi du marché est un grand film sur la dignité irréductible des humains ordinaires.
    Vincent Lindon incarne avec une puissance saisissante ces valeurs, même si son personnage a dû longtemps les enfouir, les faire taire parfois dans l'espoir de conserver à sa famille le bonheur simple qu'elle s'était construit. Le film trouve une force singulière dans la manière dont il laisse aux scènes le temps de durer, jusqu'au malaise parfois, en tout cas jusqu'à ce que la vérité des personnages et des situations s'exprime dans toutes ses nuances. Et aussi dans le choix audacieux qu'a fait Stéphane Brizé de confronter Vincent Lindon à des acteurs non professionnels, dans des rôles souvent très proches de ceux qu'ils occupent dans la vie. Comme le dit le réalisateur, « je doute qu'ils sachent faire ce que des acteurs font mais ce qu'ils font, je pense qu'aucun acteur n'est capable de le faire. »


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  •  Moyen, moyen. C'est toujours difficile de critiquer un film qu'on a trouvé moyen quand saint le travail qu'il y a derrière... Mais là, bof. Il y a de bons trucs, de bonnes trouvailles mais la sauce ne prend pas.

    scénario: 10/20     acteurs: 12/20     technique: 16/20   note finale: 12/20

    Le talent de mes amis

    Alex et Jeff, collègues de bureau dans une multinationale, sont aussi les meilleurs amis du monde depuis le lycée. Avec leurs femmes respectives, ils forment ensemble presque une famille, qui se fraye un chemin dans la vie, tranquillement, doucement, sans grande ambition. Pourtant l’arrivée de Thibaut, conférencier et spécialiste en développement personnel, ne va pas tarder à mettre à mal leur équilibre pépère. Et pour cause, Thibaut est un ami d’enfance d’Alex. À l’époque, ces deux-là, super complexés et toujours mis à l’écart dans la cour d’école, s’étaient promis de réussir leur vie, coûte que coûte. Aujourd’hui, le beau et brillant Thibaut semble pour sa part avoir tenu sa promesse et pousse Alex à réaliser ses rêves au risque de perdre l’amitié de Jeff... Mais sommes-nous tous voués à un destin exceptionnel ?


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