• Le film raconte comment Clara, une fillette à la recherche de la clé qui ouvrira la boîte laissée par sa mère avant de mourir, traverse des royaumes enchanteurs ou effrayants. Il vaut surtout par ses images spectaculaires, qui mêlent avec virtuosité images de synthèse et décors réels. Cette adaptation très libre pèche par un scénario simpliste, mais dégaine un concentré de féerie et de magie de Noël qui devrait ravir les plus jeunes.

    scénario: 14/20     acteurs: 16/20     technique: 18/20   note finale: 16/20

    Casse-noisette et les royaumes

    Tout ce que souhaite Clara, c’est une clé. Une clé unique en son genre, celle qui ouvrira la boîte contenant l’inestimable cadeau que sa mère lui a laissé avant de mourir.
    À la fête de fin d’année organisée par son parrain, Drosselmeyer, Clara découvre un fil d’or qui la conduit jusqu’à cette précieuse clé … mais celle-ci disparaît aussitôt dans un monde étrange et mystérieux. C’est dans ce monde parallèle que Clara va faire la connaissance d’un soldat nommé Phillip, d’une armée de souris, et des souverains de trois Royaumes : celui des Flocons de neige, celui des Fleurs et celui des Délices.
    Pour retrouver cette clé et restaurer l’harmonie du monde, Clara et Phillip vont devoir affronter la tyrannique Mère Gingembre qui vit dans le quatrième Royaume, le plus sinistre d’entre tous…


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  •  Daniel Auteuil est formidable!! Comme toujours. Les autres acteurs aussi donnent à ce film beaucoup de sensibilité. très réussi.

    scénario: 18/20     technique: 18/20    scénario: 18/20    note finale: 18/20

    Rémi sans famille

    Les aventures du jeune Rémi, orphelin recueilli par la douce Madame Barberin. A l’âge de 10 ans, il est arraché à sa mère adoptive et confié au Signor Vitalis, un mystérieux musicien ambulant. A ses côtés, il va apprendre la rude vie de saltimbanque et à chanter pour gagner son pain. Accompagné du fidèle chien Capi et du petit singe Joli-Cœur, son long voyage à travers la France, fait de rencontres, d’amitiés et d’entraide, le mène au secret de ses origines…


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  • Un super dessin animé qui plaira aux petits comme aux grands! La formule des films Astérix revisitée et améliorée. C'est clairement à Astier qu'il fallait livrer le secret, le résultat est surhumain. Alexandre Astier réussit à renouveler Astérix tout en conservant ce qui en fait l'esprit. Goscinny aurait aimé ce film.

    scénario: 18/20      technique: 18/20    note finale: 18/20

    Asterix et le secret de la potion magique

    À la suite d’une chute lors de la cueillette du gui, le druide Panoramix décide qu’il est temps d’assurer l’avenir du village. Accompagné d’Astérix et Obélix, il entreprend de parcourir le monde gaulois à la recherche d’un jeune druide talentueux à qui transmettre le Secret de la Potion Magique…


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  • Vincent Lacoste livre une performance époustouflante. Il fallait bien toute la douceur du regard de Mikhaël Hers pour envelopper d’une telle grâce ce sujet poignant. Isaure Multrier est cette enfant bouleversante et Vincent Lacoste, dans son rôle le plus fort à ce jour, l’oncle bienveillant. Mikhaël Hers les magnifie avec délicatesse et force, dans un Paris post-attentats au temps suspendu, où la vie continue, mais pas comme avant. Mikhaël Hers met en scène un film qui étonne par sa justesse et son étrange douceur.

    scénario: 18/20       acteurs: 18/20      technique: 18/20     note finale: 18/20

    Amanda

    Paris, de nos jours. David, 24 ans, vit au présent. Il jongle entre différents petits boulots et recule, pour un temps encore, l’heure des choix plus engageants. Le cours tranquille des choses vole en éclats quand sa sœur aînée meurt brutalement. Il se retrouve alors en charge de sa nièce de 7 ans, Amanda.

    Découvert avec le beau Memory lane puis l'encore plus beau Ce sentiment de l’été, Mikhaël Hers signe une fois encore un film délicat, un hymne à la vie qui est aussi une déclaration d’amour à Paris, filmé comme à travers le filtre invisible de sa devise « fluctuat nec mergitur », comme si la grâce, la poésie, la beauté simple devaient toujours surmonter toutes les tempêtes.
    Amanda est jolie comme un cœur, gourmande et un peu rondelette, avec des yeux d’un bleu très clair dans lesquels on peut voir des étoiles, celles d’une gamine de 8, 9 ans, insouciante et rêveuse. Amanda habite seule avec sa mère Léna, professeure d’Anglais, dans un de ces quartiers de Paris où il fait bon vivre. Elle a son univers à portée de main : la boulangerie pour acheter les douceurs, l’école pas très loin, une place et un peu de verdure. Amandine ne connaît pas son père, mais dans sa vie, il y a un chouette gars formidable qu’elle connaît depuis toujours : c’est David, le frère cadet de sa mère, tonton aux allures de grand cousin qui vient souvent la chercher à la sortie d’école, parfois avec un peu de retard, au grand désespoir de Léna. David est lui aussi parisien, il a des allures d’éternel étudiant mais il travaille, cumulant plusieurs petits boulots, un peu jardinier pour les espaces verts de la ville, un peu concierge pour le compte d’un propriétaire qui loue ses appartements à des touristes. Une vie un peu incertaine qui lui convient parfaitement, il n’a pas besoin de plus, pas pour le moment. À 24 ans, il a bien le temps de se prendre le chou avec un quotidien millimétré, un prêt immobilier, une fiancée, des mômes et tout le stress qui va avec. Là il profite des arbres de Paris qui offrent au grimpeur une vue imprenable, des grands boulevards qu’il parcourt effrontément à bicyclette, de sa frangine avec qui il aime partager un café, au coin de la fenêtre. La vie pourrait ainsi s’écouler, Amanda grandirait, Léna trouverait peut-être un nouvel amoureux (pas un homme marié cette fois), et David emmènerait sa nièce faire du vélo sur les bords de la Seine.


    Mais même quand l’air est doux, même quand les rayons du soleil caressent les visages des gens heureux attablés aux terrasses des cafés, même quand l’herbe chatouille les pieds nus de ceux qui se sont assis dans l’herbe pour un pique-nique entre amis, le pire peut arriver. Et le pire, c’est cette seconde où tout bascule, où l’homme se fait loup, ou fou, ou diable, ou tout cela en même temps, quand le bonheur fugace vire au cauchemar.
    En une fraction de seconde, tout va voler en éclats. Et comment ramasser les morceaux quand on a le cœur brisé ? Comment y voir clair quand les larmes ont tout flouté ? Comment survivre à quelqu'un qu'on aime et qu'on vient de perdre à tout jamais ?

    C’est la première fois que les attentats de Paris de novembre 2015 sont aussi explicitement évoqués dans une fiction et ça fait un drôle d’effet. Par la complicité tendre qui unit Amanda à David, par la fusion aimante qui relie Amanda à sa mère, il y a entre nous et ces personnages une proximité qui nous touche profondément… Et la bascule du film nous bouleverse parce qu’il n’y a rien de trop montré ou de trop expliqué, rien de déplacé, tout sonne juste. Alors la froideur de la situation, implacable, contraste avec la douceur de l’amour orphelin qui reste là, tétanisé, mais bel et bien vivant. Car c’est bien vers la vie que se tourne résolument ce film, la vie pétillante et colorée, comme les yeux d’Amanda.


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  • AGA

    Dans un décor à la blancheur sereine, on assiste entre mélancolie et résignation à la lente et inéluctable disparition d’un mode de vie désormais révolu. De cet univers glacé ressort la chaleur de sentiments puissants éprouvés par deux êtres dont le regard est orienté dans une même direction. Visuellement splendide, "Aga" est une leçon d’amour. Ce film est une merveille à tous les niveaux.

    scénario: 20/20       technique: 20/20      acteurs: 20/20   note finale: 20/20

    AGA

    La cinquantaine, Nanouk et Sedna vivent harmonieusement le quotidien traditionnel d’un couple du Grand Nord. Jour après jour, le rythme séculaire qui ordonnait leur vie et celle de leurs ancêtres vacille.
    Nanouk et Sedna vont devoir se confronter à un nouveau monde qui leur est inconnu.

    Une étendue de rêve immaculée… Ici le ciel finit par se confondre avec la terre. Ici le moindre bruissement résonne comme un début de chanson ancestrale dont seuls les Iakouts devinent la rime. Nous sommes au bout du monde, au nord de la Sibérie. Nanouk et Sedna semblent avoir perdu leur âge au détour d’une de ces dunes d'un blanc limpide. Partout la neige nous enrobe de sa beauté glacée mais néanmoins organique. Seules les tenues traditionnelles de Sedna, le son de sa guimbarde bousculent l’ordre établi par le sempiternel hiver feutré, amènent la touche colorée qui permet d’espérer un printemps. Le climat polaire qui givre toute chose ne semble jamais atteindre les cœurs du vieux couple. Ils battent chaleureusement au gré d’une tendresse immuable, déteignant l’un sur l’autre, prenant soin l’un de l’autre, sans avoir besoin de le déclarer. Peu de mots se disent, aucune grande déclaration. Peut-être par peur de troubler la quiétude environnante, ou tout simplement parce que ce n’est pas l’usage dans cette civilisation en voie de disparition.


    Au-dessus de leurs têtes les avions passent haut dans le ciel, laissant des trainées qui ne tarderont pas à disparaitre, elles aussi. Parfois la radio leur amène une musique lointaine. Parfois un ravitaillement venu d’une ville lointaine parvient jusqu’ici. Que l’époque change, que les moteurs vrombissent, Sedna et Nanouk restent-là au fond de la toundra avec, comme seuls remparts contre les tempêtes, les tentures de peau de leur frêle yourte. Rivés à un quotidien pragmatique, ils se contentent de vivre en essayant de rendre leur monde moins hostile, avec pour compagnon leur chien de traineau tout aussi attentif et silencieux qu’eux. Les jours se succèdent, paisibles, amoureux. Les actes le prouvent. Nanouk sait quand passe le gibier, où creuser la glace pour ramener du poisson ou tout simplement de l’eau potable. Sedna connait les rares herbes qui poussent dans la toundra, celles qui soignent, les manières d’accommoder leur maigre pitance. Ils se guettent, s’attendent en silence. On goute la luminosité des paysages, le calme de leur quotidien rempli d’âme, d’écoute. On les découvre seuls, courageux, on les admire. Ensemble ils forment un tout qui se complète, comme deux inséparables. Puis on se prend à redouter le pire… On ne sait trop pourquoi. Un sentiment diffus, un danger qui guette, tapi dans l’ombre, les saisons qui se dérèglent, le temps qui semble s’accélérer. Et puis Aga… Ce prénom inoubliable qu’on évite de prononcer, mais qui rôde dans les têtes, qui plane toujours à proximité.

    Milko Lazarov, cinéaste bulgare dont c'est le deuxième film, nous offre un moment inoubliable, terriblement beau. Il suffit de se laisser transporter dans son rythme particulier, bien emmitouflé dans notre confort moderne. Alors la magie opère, magistrale, tenace. Les prises de vues sont sublimes, qu’elles embrassent les paysages infinis ou se glissent au plus près des acteurs.


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  • Un film hors du temps sur la pauvreté. Bof, je n'ai pas tellement accroché.

    scénario: 12/20   acteurs: 14/20  technique: 16/20   note finale: 12/20

    Heureux comme Lazzaro

    Lazzaro, un jeune paysan d’une bonté exceptionnelle vit à l’Inviolata, un hameau resté à l’écart du monde sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna.
    La vie des paysans est inchangée depuis toujours, ils sont exploités, et à leur tour, ils abusent de la bonté de Lazzaro.
    Un été, il se lie d’amitié avec Tancredi, le fils de la marquise.  Une amitié si précieuse qu’elle lui fera traverser le temps et mènera Lazzaro au monde moderne.

    C’est un film hors du temps, lumineux, qui démarre pourtant dans la nuit sombre. Une curieuse clique de musiciens vient chanter une aubade devant une modeste masure. La maisonnée grouillante s’agite. La belle désirée écoute cette déclaration d’amour intime qui se brouille dans la promiscuité incontournable du logis surpeuplé. Ça chahute, ça rigole, ça braille, ça prend des airs goguenards. Tendrement on observe cette engeance misérable et joviale, hommes, femmes, enfants, vieux, un brin affreux, sales et parfois méchants quand ils se moquent. Et ils se moquent souvent et principalement de Lazzaro, de ses airs d’éternel ravi de la crèche. Lui semble observer le monde dans un perpétuel état d’émerveillement. Hermétiques à la noirceur environnante, ses grands yeux écarquillés gobent la beauté qui l’entoure, accueillant toute chose au premier degré. Presque mutique, on pourrait le croire benêt. Puis s’impose à nous une forme d’évidence : cette naïveté presque risible, immaculée, peut-être est-ce cela qu’on appelle la bonté. Une bonté à l’état pur qui jamais ne se parjure. Jamais Lazzaro ne se défile pour rendre un service. Jamais il ne se rebelle, encaissant humblement quolibets et injustices. Dans son cœur aucune aigreur. Toujours prêt à aider même les plus mauvais payeurs, sans rancune. Et on se prend à l’aimer, comme tous ceux qui pourtant se moquent. Étrange dualité qui nous oblige à envisager de nouveaux niveaux de lecture et à nous extraire des simples apparences. Dès lors, tout prend une autre saveur.


    Ici, les champs sont beaux, les potagers bien entretenus, malgré la nature parfois rude qui refuse de se laisser complètement domestiquer. Nous sommes à Inviolata, littéralement « inviolée », pure, vierge… Une terre préservée… mais de quoi au juste ? Cette métairie perdue quelque part au fond de l’Italie profonde semble figée sous le joug d’une féodalité rétrograde. Pourtant… progressivement on se questionne. Quelques détails ne collent pas. Si les moyens et la manière de vivre restent moyenâgeux, les tissus des vêtements semblent bien contemporains. Et l’arrivée de la marquise Alfonsina de Luna, terrible maîtresse des lieux, de ses sbires sur leurs vélos solex, avec leurs téléphones portables antiques (les tout premiers, avec des antennes), va renforcer cette sensation de perte de repères spatio-temporels. Le scénario dès lors dévide magistralement son écriture en forme de boustrophédon, folâtre dans le labyrinthe d’une parabole qui oscille entre conte de fées contemporain et réalisme lyrique. Le prénom de Lazzaro semble tout droit sorti de la bible, celui du fils de la marquise, Tancrède, évoque inévitablement Le Guépard, tant et si bien qu’on serait à peine étonné d’entendre l’un déclarer : « Il faut que tout change pour que rien ne change » et de voir l’autre ressusciter. Entre ces deux personnages se tisse une amitié contre nature, entre l’arroseur et l’arrosé, l’exploiteur et l’exploité, tous deux victimes de leurs castes respectives, incapables de s’en émanciper. De la même façon qu’il est dans la nature de Lazzaro d’être un agneau, Tancredi est prédateur de naissance, prisonnier d’une mère dominatrice qui n’hésite pas à maintenir ses employés dans un servage décadent et illicite. Et aussi surréaliste que nous paraitra la situation, elle est issue d’un fait divers bien réel de l’an 1982, point de départ de cette parabole païenne pragmatique, qui regarde notre époque concupiscente sans ciller, tout comme le fait son héros ordinaire Lazzaro.

    On ne peut dévoiler ici toutes les trouvailles, gags, percées poétiques de ce troisième film d’Alice Rohrwacher… Il faudra vous laisser porter par la verve généreuse de la réalisatrice qui, à travers cette fable aussi ludique que profonde, nous questionne sur nos Eden perdus mais dont nous portons les germes, nous qui méprisons les plantes comestibles qui poussent sous nos pas au profit de nourritures illusoires.

     


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  •  Un très beau film même s'il est horrible dans ce qui arrive à la jeune fille... C'est très triste. Les acteurs sont formidables.

    scénario: 18/20     acteurs: 18/20    technique: 18/20   note finale: 18/20

    Un amour impossible

    À la fin des années 50 à Châteauroux, Rachel, modeste employée de bureau, rencontre Philippe, brillant jeune homme issu d'une famille bourgeoise. De cette liaison passionnelle mais brève naîtra une petite fille, Chantal. Philippe refuse de se marier en dehors de sa classe sociale. Rachel devra élever sa fille seule. Peu importe, pour elle Chantal est son grand bonheur, c'est pourquoi elle se bat pour qu'à défaut de l'élever, Philippe lui donne son nom. Une bataille de plus de dix ans qui finira par briser sa vie et celle de sa fille.

    C’est une chanson qui rôde dans les têtes… « Mon histoire, c’est l’histoire d’un amour… ». Remontent à la surface les souvenirs : « … un amour éternel et banal, qui apporte chaque jour tout le bien tout le mal… Avec les soirées d’angoisse et les matins merveilleux »… Une ritournelle qui guide les pas de Rachel et Philippe sur le parquet de leur premier bal, enlacés et émus, oublieux de la foule, tourbillonnant au gré des caprices d’une « flamme qui enflamme sans brûler ». Comme dans le livre de Christine Angot, c’est la voix neutre de Chantal, l’enfant devenue adulte issue de cette union, qui met en scène leur rencontre « inévitable ». Tout ce qui semble alors simple et limpide ne va cesser de se brouiller et on va être projeté bien au-delà d’une amourette classique. Dans son sillage, c’est l’histoire de toute une époque, d’un climat, de la place des femmes, d’une lutte des classes sourde, peu avouable.


    Quand Rachel croise Philippe pour la première fois, elle travaille déjà depuis des années à la sécurité sociale. Lui est fils de bourgeois. Il occupe un premier emploi de traducteur après des années d’études, mais avance déjà avec l’aisance de ceux qui surplombent le monde. Premiers baisers délicats, ébats passionnés. Très rapidement Philippe énonce les règles. Il n’a pas l’intention de se marier, pas plus que de rester à Châteauroux. Rachel, elle, se gorge de tout ce qu’il lui fait découvrir, curieuse d’une culture à laquelle elle n’avait jamais eu accès. Elle aime jusqu’à oublier de se protéger. « Il était rentré dans sa vie, elle ne le voyait pas en sortir » constate la voix off… On pressent le drame. Pourtant il n’aura pas lieu. Du moins, pas celui-là, pas celui que l’on croit. Il n’y aura ni pleurs, ni cris, ni guerre déclarée, quand Philippe partira. Il ne laissera à Rachel que de bons souvenirs et un ventre qui ne cesse de gonfler. Naîtra Chantal. Chaque jour Rachel cultivera pour elle l’image d’un père merveilleux, aimant. De loin en loin, elle insistera pour que Philippe vienne voir son enfant, pour qu’il en soit le père, même à distance. Et surtout pour qu’il lui donne son nom…

    C’est le portrait avant tout d’une femme surprenante, faussement docile, non violente, aimante, forte sous son éternelle douceur. Un être digne qui avance la tête haute, assumant résolument son statut de fille-mère à une époque où cela était impensable, assumant le fruit d’un amour qu’elle ne reniera jamais. C’est aussi l’histoire d’un jardin d’Eden perdu à jamais, d’une violence faite à une petite fille qui deviendra une écrivaine et fera de ses mots une arme universelle. Il y en eut rarement de plus justes pour parler de la passion fusionnelle qui unit et sépare mères et filles. Car le véritable amour impossible, c’est aussi sans doute celui-là.
    C’est fort, c’est beau, ça nous cueille-là où on ne l’attendait pas. C’est de l’Angot, c’est du Corsini ! C’est puissant comme l’était La Belle saison, le précédent film de la réalisatrice. C’est porté par des acteurs inspirés : Virginie Efira est une Rachel tout bonnement sublime, atemporelle. Les actrices qui donnent chair à Chantal à tous les âges de sa vie (elles sont quatre) sont justes et spécialement l'adolescente Estelle Lescure (une véritable révélation !). Quand à Niels Shneider, il porte dans son jeu la touche assassine, celle qui nous fait frémir et nous tient en haleine tout au long du récit. On a beau percevoir le revers cynique et pervers de son personnage, il n’en reste pas moins attirant, il incarne la séduction absolue, celle contre laquelle ni Rachel, ni Chantal ne sont armées pour lui résister. Le serions-nous nous-mêmes ?


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  • Mais quel ennui! C'est ridicule. Quand il n'y a pas de scénario, y a pas de film. Ce "Silvio" interminable, raconté avec des semelles de plomb, est un naufrage.

    scénario: 5/20      technique: 15/20    acteurs: 12/20   note finale: 6/20

    Silvio et les autres

    Il a habité nos imaginaires par la puissance de son empire médiatique, son ascension fulgurante et sa capacité à survivre aux revers politiques et aux déboires judiciaires. Il a incarné pendant vingt ans le laboratoire de l’Europe et le triomphe absolu du modèle libéral après la chute du communisme.
    Entre déclin et intimité impossible, Silvio Berlusconi incarne une époque qui se cherche, désespérée d’être vide.

    Le pays de Dante, Michel Ange, Raphaël, Garibaldi, Pasolini… celui dont les civilisations successives, dont les œuvres artistiques ont rayonné sur toute l'Europe et bien au-delà… est désormais gangréné par la bande de pathétiques bouffons d'extrême-droite du gouvernement Salvini ! Comment en est on arrivé là ? Une partie de la réponse est peut-être dans le film fleuve et choc, foisonnant, ébahissant de Paolo Sorrentino, qui revient sur un personnage clé de la vie politique italienne des dernières décennies : l'ineffable Silvio Berlusconi, celui qui fut un modèle pour Trump, autre magnat de la presse arrivé au pouvoir. Car c'est bien cet entrepreneur en bâtiment, ce magnat des médias passé en politique dans les années 90 qui a considérablement transformé le rapport au pouvoir des Italiens, imposant sa richesse décomplexée et son goût immodéré pour le luxe et les femmes, banalisant le culte de l'argent facile, la corruption et la prostitution déguisée.
    Paolo Sorrentino s'était déjà attaqué dans Il Divo, en 2008, à un autre monstre de l'histoire politique italienne, Giulio Andreotti, le dirigeant indéboulonnable de la Démocratie chrétienne, si puissant qu'on l'appela « Divo Giulio », en référence à Jules César.

    Sorrentino n'affronte pas tout de suite Berlusconi, qui n’apparaît dans le récit qu'au bout d'une bonne demi-heure. Le film s'ouvre par une séquence absurde où, dans une propriété immense à la pelouse digne d'un green de golf, un mouton est attiré par un salon tout aussi pharaonique où trône une télé XXL qui diffuse non stop un de ces jeux télévisés stupides qui firent la fortune de Berlusconi… avant de tomber raide mort. Tout est déjà posé : le factice, le vulgaire, le non-sens qui caractériseront le personnage. Puis on suit dans un premier temps un jeune entrepreneur ambitieux des Pouilles, prêt à tout pour remonter la chaine des relations et du pouvoir qui le mènera à LUI, celui que l'on ne nomme pas, mais qui fait trembler les ambitieux et frémir de désir les ambitieuses bien qu'IL soit entré dans sa septième décennie. Pour se faire remarquer de LUI, tout est bon : fournir à un politique une jolie fille pour une relation rapide sur un bateau de pêche, ou infiltrer une fête romaine impériale sur les lieux mêmes qu'arpentèrent autrefois les prétoriens, pour y dénicher la préférée du Cavaliere, un mannequin d'origine albanaise qui l'introduira.
    Ensuite Sorrentino et son comédien fétiche Toni Servilio (celui-là même qui incarnait Andreotti dans Il Divo) brossent le portrait de Silvio au moment où, désormais dans l'opposition, il tente de récupérer le pouvoir en achetant le vote de sénateurs pour briguer un troisième mandat à la fin des années 2000. C'est l'époque des tristement célèbres soirées bunga-bunga, où de très jeunes femmes – chacune d'elles recevant du Cavaliere un petit pendentif en forme de papillon – se retrouvent par dizaines dans sa propriété pour des fêtes où drogue, champagne et sexe font bon ménage.

    Dans ce décor factice, cette propriété où trône un volcan bidon, où un faux temple cambodgien a été commandé par Silvio pour satisfaire son épouse bafouée férue d'Asie, dans le théâtre en toc de ces fêtes démentes – sublimées par la mise en scène exubérante de Sorrentino – tout est vulgaire et pathétique, y compris le masque perpétuellement souriant, tiré par la chirurgie esthétique, de Berlusconi, piteux pantin de commedia dell'arte. Et puis parfois la vérité éclate, comme dans cette scène saisissante où une nymphette à peine adulte, coincée dans la chambre de Berlusconi qui joue la coolitude pour séduire la belle, le renvoie calmement à ce qu'il est : un vieillard qui va vers la mort, que seul l'argent et le pouvoir rendent désirable aux yeux des ambitieux. Mais le mal est fait : Berlusconi a décrédibilisé en deux décennies la politique au sens noble et ouvert aux populistes la voie royale.


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  • Un très beau film sur l'amour. Un amour puissant et chaud en pleine Guerre froide. Mais impossible aussi. C’est le nouveau voyage magnétique auquel invite Pawel Pawlikowski. C’est un éloge de l’épure. Une démonstration de la puissance émotive du minimalisme pour traduire la relation tempétueuse de deux amants. Les deux acteurs, Joanna Kulig et Tomasz Kot, illuminent cette œuvre fascinante.

    scénario: 18/20     technique: 18/20     acteurs: 18/20  note finale: 18/20

    Cold war

    Pendant la guerre froide, entre la Pologne stalinienne et le Paris bohème des années 1950, un musicien épris de liberté et une jeune chanteuse passionnée vivent un amour impossible dans une époque impossible.

    Cold war, c’est l’histoire d’une impossible liberté dans un pays aimé mais progressivement gangrené par la montée du stalinisme. C’est aussi une véritable fresque amoureuse, et musicale (la musique est quasiment le troisième personnage principal du film), qui démarre à l’âge d’or du rock’n roll pour venir s’évanouir sur la grève des désillusions. Nous sommes dans les années 1950, la Pologne, en ruines, essaie de panser ses blessures et de se relever progressivement de la guerre. Zula est blonde, coquine, magnifique, et elle a un beau brin de voix. Quand Wiktor, qui dirige la meilleure école de musiques traditionnelles du pays, la recrute pour chanter dans les chœurs, il en tombe instantanément amoureux. Un amour qui ne se démentira pas durant les quinze années suivantes, mais qui restera éternellement impossible à vivre. Ils n’ont ni les mêmes ambitions, ni les mêmes codes, pas plus que la même origine socio-culturelle. Pourtant tout cela s’estompe dans leurs ébats, leur passion qui s’enflamme. Mais est-ce suffisant pour les river toute une vie l’un à l’autre ? Alors que Wiktor ne rêve que de fuir en cachette un pays qui lui interdit de jouer la musique qu’il aime (le jazz, symbole culturel de l’ennemi impérialiste américain), Zula, plus pragmatique, balance entre franchir ce pas périlleux ou rester douillettement rivée au pays, à ses racines, à ses véritables chances de réussir dans le système.


    Wiktor a pourtant tout prévu, tout organisé, tout payé pour que sa belle passe à l'Ouest avec lui. Ce jour-là, il l’attend à la gare, le cœur battant, guettant désespérément sa renversante silhouette. Ce jour-là, Zula lui pose un cuisant lapin, difficile à digérer, même s'il peut comprendre le joug de la peur qui règne sur leur pays devenu liberticide. Wiktor se retrouve donc exilé, esseulé, partant à la dérive d’une Europe suspicieuse qui subit les conséquences d’une guerre froide silencieuse mais bien réelle. On va le suivre, de Paris à Berlin en passant par quelques autres capitales, plongé dans une vie où seule compte la musique. De piano bar en salle de concert, joueur de jazz émérite, mais dans le fond si peu reconnu. Zula, de son côté, va poursuivre sa carrière au sein de la fameuse troupe Mazurek, donnant des foultitudes de concerts sous surveillance, dans son pays ou un peu partout en Europe, applaudie, célébrée mais jamais libre.
    Au fil de leurs pérégrinations, l’un et l’autre se guettent, se rencontrent, se séparent, avec toujours cette impossibilité de voir leurs errances et leurs cœurs enfin apaisés. Toute l’histoire se décline dans des noirs et blancs magistraux, des passages musicaux somptueux. Un régal pour les mélomanes et les esthètes. Un voyage à travers une époque, qui navigue d’ellipse en ellipse pour aboutir à un film envoûtant, d’une grande beauté formelle.

    Il n'est pas anecdotique de signaler que les prénoms des protagonistes sont ceux des propres parents du réalisateur et que l'épopée des Zula et Wiktor du film est proche de celle des Wiktor et Zula de la vraie vie. Et le groupe musical folklorique de la fiction est une référence à peine déguisée au chœur Mazowsze, une véritable institution en Pologne, dont les prestations étaient largement diffusées par la radio et la télévision d'état. « C’était la musique officielle du peuple. On ne pouvait pas y échapper. »


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  •  Bof. Ce film est maladroit et n'est pas vraiment réussi. On s'ennuie beaucoup malgré quelques scènes amusantes.

    scénario: 12/20       technique: 12/20   acteurs: 15/20    note finale: 12/20

    Le grand bain

    C’est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s’entraînent sous l’autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ensemble, ils se sentent libres et utiles. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée. Alors, oui c’est une idée plutôt bizarre, mais ce défi leur permettra de trouver un sens à leur vie...

    Tout le monde l’attendait au tournant, prêt à lui tailler un costard en bonne et due forme. La critique cinéphile en particulier et puis aussi, il faut bien se mettre dans le sac, les programmateurs des salles art et essai ; bref, toute une assemblée qui aime bien, entre deux tressages de lauriers à des films turcs de 3h, casser un peu de sucre sur le dos de quelques malheureux réalisateurs, se moquant joyeusement, et parfois avec une plume acerbe, de leurs films. Gilles Lellouche entrait pile poil dans la case : « comédien qui passe à la réalisation et qui va se faire descendre par la critique ». On a toujours eu le sentiment que ses choix d’acteur l’avaient jusqu’alors cantonné un peu systématiquement dans le rôle du pote un peu lourdingue, du beauf un peu macho dans des comédies pas toujours très finaudes (excepté peut-être son interprétation touchante du mari perdu et assassiné dans le Thérèse Desqueyroux de Claude Miller), et donc, en toute logique, on se disait que son passage à la réalisation en solo (il a déjà co-signé 2 films) resterait dans cette veine. Grosse, très grosse erreur d’appréciation. Parce que comme un retour du bâton qu’on était prêt à lever sur son film, voilà que nous nous sommes pris de plein fouet et sans semonce son Grand bain. La claque fut d’autant plus inattendue que nous nous surprîmes à la trouver fort à notre goût, agréable, drôle, tendre et bien ficelée, dotée d’une écriture précise et rythmée, d’une mise en scène vive et intelligente. Rien à voir avec le brouillon maladroit auquel nous nous attendions : on avait sous les yeux un petit bijou efficace et touchant d’humanité, avec ce dosage presque parfait entre franche comédie et fable douce amère à la mélancolie sous-jacente, celle qui vous cueille sans prévenir et vous laisse ce sentiment d’avoir gravé durablement, quelque part dans un coin de rétine, un doux, joyeux et tendre moment de cinéma.


    Bertrand est au chômage. Depuis trop longtemps. Il a perdu le goût d’à peu près tout hormis celui des cachetons et trimballe sa carcasse entre la cuisine, le salon et, les soirs où il se sent aventurier, la rue jusqu’à laquelle il ose descendre pour sortir la poubelle. Bref, c’est la grosse déprime. Au détour d’une sortie piscine, il va tomber sur un improbable club de natation synchronisée masculine, rien que ça. Et comme les nageurs en question ont l’air aussi – sinon encore plus – dépressifs que lui et que le groupe cherche des nouvelles recrues, il va sauter le pas et enfiler son slip de bain. Coaché par une ancienne championne qui cache à peine son blues sous des tirades enflammées empruntées à la littérature classique ou des volutes de clope qu’elle distille assise en tailleur sur le plongeoir, le groupe des sirènes est un sacré patchwork : Laurent (Guillaume Canet), en colère contre tout, Marcus (Benoît Pœlvoorde), glandeur majestueux dont l’entreprise est en faillite (forcément), Simon (Jean-Hugues Anglade), rockeur vieillissant qui rêve d’être David Bowie, et Thierry (Philippe Katerine), grand poète devant la lune. Ensemble, ils assument leurs bedaines autant que leurs échecs existentiels, ils révèlent leurs cannes de serin velues autant que leurs blessures intimes. Mais il faut un défi, bien sûr, pour révéler les talents enfouis et pour que la belle équipe se bricole une fraternité à toute épreuve : qu’à cela ne tienne, ce sera le championnat du monde !

    On rit un peu, dans l’eau de ce Grand bain, on rit avec ces mecs ultra sensibles prêts à tout pour réussir un joli mouvement de gambettes ou un porté qui ait de la gueule. Avec ces nanas mi-mamans, mi-matons qui vont les dresser pour obtenir le meilleur d’eux. Sans vulgarité (ou presque quand elle sort de la bouche de Leïla Bekhti, entraineuse tétraplégique et sadique), avec une bienveillance sincère pour cette bande de mâles cabossés, Gilles Lellouche réussit le pari d’une fable sociale à la Full Monty (parce que chacun a sa manière est un exclu faute d’avoir su entrer dans le moule : celui du monde du travail, du couple, de la famille, de l’industrie du disque…) qui dépote.


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  •  Un petit bijou!! Michel Ocelot reste fidèle à ses convictions: défendre avec malice les opprimés dans des films d'animation qui s'adressent au plus grand nombre, et en aucun cas uniquement aux enfants. Michel Ocelot reste fidèle à ses convictions: défendre avec malice les opprimés dans des films d'animation qui s'adressent au plus grand nombre, et en aucun cas uniquement aux enfants. Une pure merveille.

    scénario: 18/20     technique: 18/20     note finale: 18/20

    Dilili à Paris

    Dans le Paris de la Belle Époque, en compagnie d’un jeune livreur en triporteur, la petite kanake Dilili mène une enquête sur des enlèvements mystérieux de fillettes. Elle rencontre des hommes et des femmes extraordinaires, qui lui donnent des indices. Elle découvre sous terre des méchants très particuliers, les Mâles-Maîtres. Les deux amis lutteront avec entrain pour une vie active dans la lumière et le vivre-ensemble…

    Chaque nouvel opus de Michel Ocelot réveille dans les cervelles une légère nostalgie qui résiste au temps qui passe. On aimerait tellement retrouver l’émerveillement tenace des premiers pas du petit Kirikou qu’on serait capable de faire la fine bouche devant les œuvres suivantes de son créateur ! Quoi ? Bouder Dilili ? Impossible ! La nouvelle héroïne d’Ocelot ferait fondre les pires récalcitrants grâce à son charme désuet et sa candeur virginale. D’ailleurs, dans le Paris de la Belle époque, rien ni personne ne semble pouvoir lui résister ! Partout où passe la petite métisse, sa bonne humeur, son sens de la répartie viennent à bout des obstacles et font oublier sa couleur de peau. Car le temps n’est pas bien loin où les « colorés » comme on les désigne alors, étaient encore des esclaves. Lutter constamment contre l’ignorance d’autrui a visiblement forgé l’esprit vif de la jeune kanake. Ce n’est pas avec de l’agressivité qu’elle enferre ses détracteurs, mais avec une arme bien plus fatale : la politesse ! C’est ainsi qu’elle force le respect de chacun : une révérence, une parole gentille, un regard désarmant de douceur et de perspicacité. On est prêt à parier que les chérubin(e)s qui verront le film se gargariseront longtemps de son « Enchantée, je suis heureuse de vous rencontrer… », petite formule qui tourne en boucle, telle une ritournelle tout aussi appliquée qu’un brin comique tant elle pourrait devenir obséquieuse.
    Mais quand on n'a pas la bonne couleur de peau, face à une nation blanche qui fantasme sur le dos des « sauvages », mieux vaut tout faire pour montrer qu’on ne l’est pas et que la noirceur n’est pas synonyme de crasse. Dilili nous semble bien vite plus civilisée que certains Parisiens qui la dévisagent du haut de leur bêtise. À cet égard, la première scène étonnante, qu’on vous laisse découvrir, laisse en fond de gorge un arrière goût dérangeant qui fera appréhender la suite du récit avec un autre regard.


    Vous l’aurez compris, Dilili à Paris n’est pas un dessin animé simpliste, il ne prend pas les mioches pour des imbéciles. Sous ses allures joviales, il leur propose une vraie réflexion sur le rejet de l’autre, le racisme, l’intégrisme. Mais à côté de cette fable politique et féministe (osons le mot : enfin une héroïne féminine intelligente dans laquelle les petites filles peuvent se projeter !), c’est aussi une ode inconditionnelle au Paris de la bien nommée « Belle époque ». Toute l’intrigue haletante est aussi un génial prétexte pour (re)découvrir avec émerveillement la capitale, lui rendre hommage, la sublimer. C’est une véritable déclaration d’amour aux arts, à la richesse culturelle, au monde intellectuel vibrant, polymorphe des années 1900.
    C’est la rencontre de Dilili avec Orel, un beau gosse aux allures de jeune premier, conducteur de triporteur de son état, qui va rendre l’exploration de la ville possible dans ses moindres recoins : depuis ses plus imposants monuments jusqu’à ses dessous inavouables et cachés, tels les égouts. Rapidement Orel et Dilili forment un duo inséparable, à l’allure improbable (le garçon est tout aussi élancé que notre gracieuse Dilili est courte sur pattes). C’est à la hauteur des humbles que la visite féérique débute et qu’on va côtoyer comme par enchantement les plus prestigieux personnages d’alors, que l’histoire n’a pas oubliés : de Marie Curie à Sarah Bernard, en passant par Louise Michel… et tous les grands scientifiques, philosophes, artistes, qu’on croise dans un tourbillon palpitant.
    Tout irait donc pour le mieux pour Dilili si, dans l’ombre de ce séjour lumineux, ne planait une terrible menace, un terrible complot orchestré par les affreux mal-maîtres qui kidnappent à tour de bras d’innocentes petites filles. Un mystère que notre couple d’intrépides va évidemment s’attacher à vouloir éclaircir.

    Dilili à Paris est un film somptueux, un régal non seulement pour les yeux, l’intelligence, mais aussi aussi pour les oreilles grâce à la présence incomparable de Nathalie Dessay qui incarne la grande cantatrice Emma Calvé, grâce aussi à toutes les chansons des rues qui enjolivent les plus ternes quartiers.


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  • Très réussi. Ce huis clos au dénouement inattendu, et dont les scènes cocasses rappellent "Le Prénom", est servi par un casting cinq étoiles. Inutile de le cacher, l’affaire tourne au jeu… de massacre sans jamais se cantonner au vaudeville. C’est, au contraire, absolument saisissant par une habileté à traiter, entre autres, de l’amour, de l’amitié, du corps, du sexe et de paternité.  Cette comédie noire où tout le monde a des cadavres dans le placard va vous donner une furieuse envie de résilier votre abonnement ! Les mystères de l'éclipse totale... Et la fin est surprenante... Je ne peux rien dire de plus.

    scénario:17/20     acteurs:17/20    technique: 17/20    note finale: 17/20

    Le jeu

     

    Le temps d’un diner, des couples d’amis décident de jouer à un « jeu » : chacun doit poser son téléphone portable au milieu de la table et chaque SMS, appel téléphonique, mail, message Facebook, etc. devra être partagé avec les autres. Il ne faudra pas attendre bien longtemps pour que ce « jeu » se transforme en cauchemar


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  • Les dialogues sont hilarants. Mais le scénario est inachevé et la fin décevante: pour dire la vérité, le film se termine en queue de poisson. Plus laid, bête et soporifique que son aîné, "Alad'2" accomplit l'exploit de le dépasser dans presque tous les domaines. Restent quelques micro-scènes drôles grâce aux seconds rôles.C'est bien filmé et les acteurs font ce qu'ils peuvent mais quand il n'y a pas de scénario, il n'y a pas de scénario...

    scénario: 8/20   technique: 16/20   acteurs: 14/20  note finale: 11/20

    Alad'2

    Après avoir libéré Bagdad de l’emprise de son terrible Vizir, Aladin s’ennuie au palais et ne s’est toujours pas décidé à demander en mariage la princesse. Mais un terrible dictateur, Shah Zaman, s’invite au Palais et annonce qu’il est venu prendre la ville et épouser la Princesse. Aladin n’a pas d’autre choix que de s’enfuir du Palais… Il va tenter de récupérer son ancien Génie et revenir en force pour libérer la ville et récupérer sa promise.


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  • Centré sur la force et la portée du message du pape François, le documentaire de Wim Wenders, qui revendique sa subjectivité, tire sa force du troublant face-à-face dans lequel il nous entraîne avec un homme en guerre contre les défis de notre temps. Centré sur la force et la portée du message du pape François, le documentaire de Wim Wenders, qui revendique sa subjectivité, tire sa force du troublant face-à-face dans lequel il nous entraîne avec un homme en guerre contre les défis de notre temps. Ce documentaire est une pure merveille et nous montre bien l'indignation de cet homme contre les injustices de ce monde..

    scénario: 19/20    technique: 19/20   note finale: 19/20

    Le pape François, un homme de parole

    Le 13 mars 2013, le Cardinal de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio, devient le deux cent soixante sixième Souverain Pontife de l’Église Catholique. C’est le premier Pape originaire d’Amérique du Sud, le premier jésuite nommé Évêque à Rome, mais avant tout le premier chef de l’Église à avoir choisi le prénom de François d’Assise (1181-1226), un des saints catholiques les plus révérés, qui avait dédié sa vie à soulager les pauvres et éprouvait un profond amour pour la nature et toutes les créatures de la Terre qu’il considérait comme la mère suprême.

    Le film, plus qu’une biographie ou un documentaire, est un voyage initiatique dans l’univers du Pape François qui s’articule autour de ses idées et de son message, afin de présenter son travail, aussi bien que les réformes et les réponses qu’il propose face à des questions aussi universelles que la mort, la justice sociale, l’immigration, l’écologie, l’inégalité de revenus, le matérialisme ou le rôle de la famille.

    Wenders  cache pas être tombé sous le charme d'un pape qu'il apprécie pour son choix de rompre avec la prudence et la tiédeur habituelle de l'Église. Un pape qui choisit François d'Assise comme modèle, refuse les signes extérieurs de richesse, préfère habiter dans un endroit relativement modeste plutôt que sous les ors du Vatican, plaide la bienveillance pour tous (qui suis-je pour juger ?), prêche écologie et décroissance, fait inscrire dans le Catéchisme une condamnation claire de la peine de mort (jusqu'alors, l'Église l'admettait dans certains cas) et voit sa popularité baisser dans les sondages pour avoir rappelé sans relâche la nécessité d'accueillir les migrants, apportant dernièrement son soutien à l'Église italienne qui s'oppose de plus en plus à la politique anti-immigration de Matteo Salvini... Ce pape-là dérange l'ordre établi, certes, assurément !

    Pas assez ! diront certains, mais on perçoit bien dans le film qu'au plus haut de la hiérarchie de l'institution, il énerve ferme, et les fidèles les plus conservateurs de l'église ont du mal à retenir leurs critiques, à deux doigts de remettre en cause la sacro-sainte infaillibilité papale. Quant aux chefs d'État qui défilent pour lui donner l'accolade, on voit bien qu'ils s'agacent, dans les coulisses, de ses discours sur l'immigration, l'écologie, la dictature de l'économie et les excès du libéralisme...
    Il serait néanmoins excessif de prétendre comme certains médias américains que ce pape-là est « marxiste »... Mais c'est égal, à une époque où un cynisme grinçant est devenu le style dominant, où l'individualisme et la vision à court terme sont partagés par le plus grand nombre, il est plutôt bienfaisant d'entendre le « souverain pontife » défendre comme une évidence « le bien commun », une gestion durable et économe des bienfaits de notre mère nature, suggérant aux cardinaux rassemblés de se mettre au diapason de son modèle François d'Assise en réduisant leur consommation à ce qui leur est nécessaire...
    On le suit dans ses voyages, notamment en Amérique Latine, au contact direct des gens, qu'il aime toucher, qu'il aime embrasser... et il y a une chaleur sincère dans ces échanges chaleureux dont on voit bien qu'ils ne datent pas d'hier et qu'il est là comme un poisson dans l'eau.

    Wenders avoue que dans ses rêves les plus fous, il n'aurait jamais imaginé faire un jour un film sur un pape... Il a fallu une conversation avec le responsable de la communication du Vatican, grand connaisseur du cinéma, pour qu'il se décide : « il ne m'a donné aucune consigne, ni sur le type de film, ni sur le concept, la production devait être indépendante, j'avais carte blanche. C'était très excitant ». Tout lui était ouvert. Plutôt qu'une biographie, il a choisi de faire le film « avec » le pape, où sa parole prend une place essentielle, directe, sans filtre, spontanée... François livre ses convictions, comme à bâtons rompus, avec un humour qu'on n'attendait pas ici, et un sens de la communication sans faille, loin du personnage imposant que la fonction évoque : n'est-il pas un des représentants de la plus grande religion du monde (on recense deux milliards et demi de chrétiens, dont la moitié de catholiques) ? Une parole qui compte même pour les mécréants qui reconnaîtront là le sceau même du bon sens paysan : « avec des films, on ne peut pas changer fondamentalement le monde, mais l'idée du monde, oui ».


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  •  Mal joué, pas dirigé, approximatif et d'un ennui mortel. Mais le pire c'est le jeu des acteurs. Comment le réalisateur a-t-il pu faire un nanar pareille avec une telle brochette d'acteurs?? Une enfilade de vignettes baignées de clichés hâtifs et de slogans désincarnés. L'ambition de Pierre Schoeller est à la hauteur de la déception finale. A vouloir tout faire, le film ne fait pas grand-chose.Très ennuyeux.

     scénario: 8/20     technique: 14/20   acteurs: 5/20  note finale: 7/20

    En 1789, un peuple est entré en révolution. Écoutons-le. Il a des choses à nous dire. UN PEUPLE ET SON ROI croise les destins d’hommes et de femmes du peuple, et de figures historiques. Leur lieu de rencontre est la toute jeune Assemblée nationale. Au coeur de l’histoire, il y a le sort du Roi et le surgissement de la République…

    Après le magistral L'Exercice de l’État, c'est une autre plongée dans la pratique politique et l'exercice de la démocratie que nous offre Pierre Schoeller, confirmant son ambition et sa place à part dans le cinéma français actuel. Un peuple et son roi embrasse la Révolution française depuis la prise de la Bastille jusqu'à l'exécution de Louis XVI, soit quatre années ou presque qui ont amené par la révolte organisée à la mise à bas d'un ordre ancien, et que nous allons vivre entre la fièvre populaire et travailleuse du faubourg Saint-Martin et les lieux de la « grande histoire » : Versailles, les Tuileries, l'Assemblée nationale, le Champ-de-Mars.


    « La Révolution française est un moment unique dans l’histoire. Deux cent cinquante ans plus tard, son écho est encore présent dans nos vies, nos sociétés, notre imaginaire. C’est dire qu’en faisant ce film, nous allons vers tout autre chose qu’une histoire passée, nous allons à la rencontre de femmes et d’hommes dont l’engagement, les espoirs ou les blessures, ont été d’une telle intensité qu’ils sont encore palpitants deux siècles plus tard.
    « Avec Un peuple et son roi, j’ai voulu raconter une Révolution française loin des débats idéologiques, une révolution à hauteur d’hommes, d’enfants, et surtout de femmes. Les personnages féminins occupent une place centrale dans le récit. Je voulais également filmer la Révolution française sous l’angle de l’engagement populaire, du peuple des faubourgs.
    « Le film est centré sur le destin politique du Roi. En 1789, il est le Père de la Nation, l’élu divin. En juin 1791, il fuit et est rattrapé. En septembre, il est maintenu chef de l’exécutif d’une monarchie constitutionnelle. L’été 1792, il est démis et emprisonné. L’automne, il est jugé pour trahison et crimes. L’hiver, il est condamné. Le 21 janvier 1793, sa tête tombe place de la Révolution.
    « Au cours de ces trois années, tout un royaume bascule, tout un peuple conquiert sa souveraineté. Durant l’écriture, je me suis basé sur un usage constant et systématique des archives (toutes en consultation libre sur internet, en majorité sur le site BnF/Gallica). J’ai eu le bonheur de bénéficier de multiples conseils et de lectures détaillées du projet par cinq historiens : les français Arlette Farge, Sophie Wahnich, Guillaume Mazeau ; l’américain Timothy Tackett et l’italien Haïm Burstin… La finalité de cette recherche historique allait bien au-delà d’un souci d’exactitude. Tout en proposant l’incarnation des grandes journées révolutionnaires, j’ai cherché à y insuffler de la vie, de la chair. Un peuple et son roi est avant tout un film sur les émotions, les émotions d’un peuple entré en révolution. Je voulais que le spectateur garde en lui le sentiment d’avoir traversé une expérience unique, comme seule une révolution peut le procurer. Avec des visions, des grands discours, des rires au milieu des larmes. Des naissances, après le deuil. Des destins qui basculent en une parole. Des insurgés qui tombent le fusil à la main. Des conquêtes qui seront plus fortes que les blessures. » Pierre Schoeller. Raté!


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  •  Ce film est très réussi. Une passionnante et moderne radiographie des amours assassines au XVIIIème siècle. ’élégance des mots rivalise avec l’élégance des décors pour nous conter délicatement cette exquise histoire de vengeance sur fond de féminisme. Emmanuel Mouret est ici au sommet de son art, où, plus que jamais, la délicatesse des sentiments s'exprime par une symphonie de formes raffinées.Les acteurs aussi.

    scénario: 18/20   acteurs: 18/20  technique: 18/20   note finale: 18/20

    Mademoiselle de Jonquières

    Madame de La Pommeraye, jeune veuve retirée du monde, cède à la cour du marquis des Arcis, libertin notoire. Après quelques années d’un bonheur sans faille, elle découvre que le marquis s’est lassé de leur union. Follement amoureuse et terriblement blessée, elle décide de se venger de lui avec la complicité de Mademoiselle de Joncquières et de sa mère...

    Ils lui vont si bien, à Emmanuel Mouret, les mots de Diderot. Ils s’invitent avec une évidence déconcertante dans son univers et se glissent dans son cinéma comme s’ils avaient toujours été là, cachés dans les recoins de ses précédents films, attendant l’instant propice pour se révéler et nous sortir le grand jeu. La passion, la raison, les tourments du cœur, les têtes qu’il fait tourner, les folies qu’il provoque : la voilà la grande histoire, celle qui traverse sa filmographie et habite avec humour et fraîcheur chacun de ses personnages. Ils lui vont si bien, à Emmanuel Mouret, les mots de Diderot, et quel bonheur de voir l’intelligence avec laquelle ses comédiens les font leurs, comme une délicieuse déclaration d’amour à la majesté de la langue française, aux subtilités de sa syntaxe, à la beauté de ses sonorités.
    Mais enfin, aussi, quelle modernité ! Les mots du xviiie chantent à nos oreilles avec une incroyable justesse, révélant des personnages féminins au sommet de leur liberté, au premier rang desquels l’époustouflante Madame de la Pommeraye (Cécile de France comme on ne l’a jamais vue), féministe avant l’heure qui ne veut rien moins, par son projet de vengeance, que faire justice à toutes les femmes trahies et blessées.


    Mais avant d’être blessée au plus profond de son amour et de sa vanité, Madame de la Pommeraye est une jeune veuve retirée du monde et de ses futilités. Par choix, parce que ses réflexions sur la société des hommes l'a amenée à cette décision radicale. Seule dans sa grande demeure perdue au milieu d’un parc ciselé par un jardinier hors pair, elle profite de la compagnie du Marquis des Arcis, libre penseur, esprit vif autant qu’espiègle et bien connu pour ses nombreuses conquêtes amoureuse. On le dit séducteur effréné, il se dit cœur sincère, naturellement disposé à être séduit. Entre les deux, des heures et des heures de conversation, de ces joutes verbales de très haute voltige qui conjuguent avec délice le charme d’un bon mot, les raisonnements les plus pointus, d’espiègles et subtiles tournures qui sont comme des caresses glissées en douce sous la nappe en dentelle à l’heure du thé. Il lui fait la cour, avec une ardente patience, une douce obstination, elle résiste, longtemps, forte de ses résolutions, puis finit pas céder (comment en effet est-il possible de résister au charme et à la voix d’Edouard Baer ?). Après le temps de la raison, vient donc celui de la passion et puis les fleurs se fanent… C’est bien là l’éternel refrain, la triste destinée des fougueuses relations.
    Décidée à se venger de cette tristement banale extinction des feux, Madame de la Pommeraye va le faire avec un talent incendiaire, profitant de la mauvaise situation d’une autre veuve, Madame de Joncquières, et de la beauté irradiante et juvénile de sa fille...

    Ne craignez ni cynisme, ni machiavélisme, Diderot ne manie ni l’un ni l’autre. Il y aura certes un peu de cruauté, un soupçon de désinvolture, beaucoup de manipulations et une juste dose de mensonges… mais l’amour au final, restera toujours le moteur, bienveillant ou fourbe, de toutes ces intrigues. En tout cas, pas une seule fois vous n’allez vous ennuyer dans les dorures des salons ou les allées des parcs fleuris : vous serez emporté par ce tourbillon d’intelligence et de raffinement, stimulé par la grâce des dialogues, exalté par la démesure des sentiments et de leur expression. Les personnages féminins, portés par des comédiennes singulières, chacune avec son style, sa fougue ou sa discrétion, forment un quatuor renversant. Quant à Edouard Baer, son naturel est confondant et il parle la langue du xviiie siècle comme si c’était la sienne… mais d’ailleurs, c’est un peu la sienne.


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  • Un très beau film sur le monde impitoyable de la politique. Alexandra Lamy est fantastique.

    scénario: 16/20   technique: 16/20    acteurs: 17/20   note finale: 16/20

    Le poulain

    Arnaud Jaurès, 25 ans, novice en politique, intègre par un concours de circonstances l’équipe de campagne d’un candidat à l’élection présidentielle. Il devient l’assistant de Agnès Karadzic, directrice de la communication, une femme de pouvoir et d’expérience qui l’attire et le fascine.
    Sans l’épargner, elle l’initie aux tactiques de campagne, et à ses côtés il observe les coups de théâtre et les rivalités au sein de l’équipe, abandonnant peu à peu sa naïveté pour gravir les échelons, jusqu’à un poste très stratégique.


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  • Un très joli film sur les difficultés de la première année en médecine. La fin est un peu surprenante...  En apparence très simple, son scénario révèle un cinéma d’une immense empathie, grondant toutefois d’une colère sourde. Si la réussite de ce troisième long-métrage est solide et doit beaucoup au talent d’humaniste de son scénariste-réalisateur, elle provient aussi de l’évidente complicité de ses deux principaux comédiens. Vincent Lacoste, juste comme toujours, communique l'angoisse d’un jeune homme submergé par la terreur d’examens purement théoriques.

    scénario: 16/20     acteurs: 16/20       technique: 16/20       note finale: 16/20

    Première année

    Antoine entame sa première année de médecine pour la troisième fois. Benjamin arrive directement du lycée, mais il réalise rapidement que cette année ne sera pas une promenade de santé. Dans un environnement compétitif violent, avec des journées de cours ardues et des nuits dédiées aux révisions plutôt qu'à la fête, les deux étudiants devront s’acharner et trouver un juste équilibre entre les épreuves d’aujourd’hui et les espérances de demain.


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  • Le premier opus était plus réussi. L'attrait de la nouveauté peut-être? Mais celui-ci  n'est pas sans intérêt et se regarde avec plaisir. Si cette suite, un peu trop caricaturale, n'est pas à la hauteur du premier opus, on se réjouit de retrouver toute la famille dix ans plus tard.  Cette suite très réussie tire vers la satire politique avec l'élection de 2017 pour référence. C'est un peu surchargé en péripéties, mais la comédie tire assez plaisamment le fil satirique du carriérisme politique. Il y a des situations cocasses et de bonnes trouvailles dans les dialogues. Et surtout, la comédie est enlevée par des acteurs réjouissants, Podalydès en tête, sans oublier les apparitions de Valérie Lemercier.

    scénario: 15/20   acteurs: 16/20    technique: 16/20   note finale: 16/20

    Neuilly sa mère, sa mère

    En 2008, Sami Benboudaoud découvrait l’enfer de Neuilly-sur-seine !
    Dix ans plus tard, alors que tout va pour le mieux pour Sami qui termine brillamment ses études de sciences politiques, plus rien ne va pour son cousin Charles de Chazelle. Depuis la défaite de son idole Sarkozy aux présidentielles, il a sombré dans une profonde dépression quand sa famille perd toute sa fortune et doit quitter Neuilly. Rejetés de tous, les Chazelle trouvent refuge chez Sami, cité Picasso, à Nanterre !
    Dès lors, pour Sami et les habitants de sa cité, la vie ne sera plus jamais un long fleuve tranquille.

    Parfois, histoire de reposer notre cerveau trop sollicité par des films d’auteur complexes, nous nous rendons dans des conventions de gros distributeurs plus destinées aux programmateurs d’usines à pop corn qu’à ceux de vos salles chéries et singulières. Et parfois, entre un film d’action et une comédie familiale aux gags éculés, paf ! Une pépite nous explose aux mirettes et réveille nos synapses endormis alors qu’on ne s’y attendait plus. Derrière une comédie populaire a priori calibrée pour le succès peut se cacher un film d’une intelligence et d’une causticité politiques rarement vues dans les films d’auteurs auxquels nous sommes habitués. Alors tentez de vous rappeler : il y a dix ans Neuilly sa mère ! narrait les malheurs du jeune Sami Bendouaoud, arraché à sa banlieue provinciale pour vivre avec sa tante Djamila à… Neuilly ! Neuilly et son taux de logement social quasi nul et son ancien maire devenu hyper-président de la République. Sami devait se coltiner son cousin Charles de Chazelle, bourré de préjugés racistes et sociaux, qui ne jurait que par Saint Nicolas et espérait lui même une carrière à son image…

    Dix ans ont passé, Nicolas a été délaissé par les Français et Charles a fait une dépression. Mais pire, son père (le toujours excellent Denis Podalydès) a été frappé par les déboires : son entreprise agroalimentaire est accusée de maltraitance animale grave, il est soupçonné d’avoir planqué des liasses dans un paradis fiscal et se retrouve poursuivi par une terrible juge rouge (incarnée par Charline Vanœnacker, belge humoriste pourfendeuse de pontifiants croutons sur France Inter). Toute la famille, horreur, est obligée de se réfugier chez le cousin à Nanterre : Sami donc, devenu brillant étudiant en sciences politiques alors que Charles, hirsute et déphasé, végète. Jusqu’au jour où l’ex-fan de Sarkozy a la révélation : il doit se lancer à la conquête politique de Nanterre ! Mais pour quel parti, vu l’horizon électoral bouché ? Comment plaire à toutes les communautés de Nanterre qui font la diversité de la ville ?

    À partir du récit drolatique de la renaissance de Charles de Chazelle et des déboires de sa famille, Neuilly sa mère, sa mère ! est une satire – digne de la comédie italienne des années 60 – du monde politique et de l’absurdité du jeu électoral dans une ville de banlieue. Tout y est passé à la mitraillette : la démagogie clientéliste vis à vis des communautés, le double discours de l’extrême droite, le mépris social des macronistes et leur novlangue débile, l’impasse totale des partis traditionnels. Le plus savoureux étant la galerie de personnages dont certains jouent des rôles proches de ce qu’ils sont : Arnaud Montebourg en prof frimeur de sciences politiques qui a monté une start-up de miel bio, Eric Dupont-Moretti en star du barreau avide d’honoraires, Julien Dray en socialiste en disgrâce, paumé dans sa petite section misérable de Nanterre… Tout est désopilant pour qui s’intéresse un minimum à la politique. Le film devrait d’ailleurs être prescrit d’office par les enseignants à tous les lycéens pour nourrir une discussion.

     


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  • Ce film est d'une beauté à couper le souffle. Les acteurs sont au service d'un scénario sans faiblesse. La réalisation d'un classicisme exacerbé est de toute beauté.

    scénario: 18/20     technique: 18/20   acteurs: 16/20  note finale: 17/20

    Mary Shelley

    En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley et s’enfuit avec lui. Elle a 16 ans. Condamné par les bienpensants, leur amour tumultueux se nourrit de leurs idées progressistes. En 1816, le couple est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein. Dans une société qui ne laissait aucune place aux femmes de lettres, Mary Shelley, 18 ans à peine, allait révolutionner la littérature et marquer la culture populaire à tout jamais.

    Il faut bien reconnaître que les films biographiques sur des artistes ne sont pas toujours des réussites exaltantes. Euphémisme. On préfère ne pas entamer la longue litanie des écrivains, peintres, musiciens, cinéastes, dont la vie et l’œuvre ont été rendues insipides par de mauvais cinéastes démonstratifs. Alors quand on a appris qu’on nous proposait un biopic sur Mary Shelley, la géniale auteure de Frankenstein (écrit à l’âge de 18 ans !), jeune prodige qui s’est imposé dans le monde littéraire du xixe siècle – où les femmes étaient condamnées à la poésie ampoulée ou à la littérature romanesque forcément courtoise –, on a été pris d’une certaine crainte. D’autant qu’un film certes oublié de beaucoup mais inoubliable pour certains, le Gothic du génie érotomane et cinglé Ken Russell, avait déjà raconté cette nuit d’orage et de débauche qui vit germer dans le jeune esprit de Mary la folie de Frankenstein. Et puis le nom de la réalisatrice Haifaa al-Mansour nous a mis la puce à l’oreille. Un nom pas franchement britannique puisque venu d’Arabie Saoudite, cette jeune femme n’étant autre que la brillante réalisatrice (la première dans son pays) du très chouette Wadjda, film qui racontait la lutte d’une adolescente saoudienne pour conquérir le droit de faire du vélo. Peu de rapport me direz vous entre l’univers de la réalisatrice et la culture historique et littéraire de l’Angleterre georgienne (du nom des rois Georges qui se sont succédés sur le trône)… C’est bien ce que s’est dit au départ Haifaa al-Mansour, sollicitée par des producteurs britanniques, mais finalement elle a su voir une communauté de destin entre les artistes saoudiennes contemporaines, obligées comme elle de se battre pour trouver leur place en tant que femmes, et une Mary Shelley, fille d’écrivains qui n’avaient jamais rencontré le succès, qui décida de s’imposer par ses écrits.


    Mais avec son regard de femme, Haifaa al-Mansour raconte aussi, au-delà de la genèse de Frankenstein, le douloureux éveil à l’amour de la jeune écrivaine. En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin, 16 ans, rencontre le fascinant poète Percy Shelley, apprenti chez son père écrivain devenu libraire. C’est le coup de foudre immédiat et contrairement à toute convenance, Mary s’enfuit avec le jeune homme dont elle découvre qu’il est toujours marié et père d’une jeune enfant. Mais qu’à cela ne tienne, même ce vilain secret révélé ne la décourage pas. C’est le scandale absolu, le désaveu total par son père pourtant aimant. Après la période d’euphorie d’une existence bohème mais confortable, c’est l’heure des désillusions, la misère après la vie dispendieuse. Puis Mary se rend compte que son prince charmant peut être un redoutable pervers narcissique, notamment aux côtés de son âme damnée Lord Byron chez qui ils se réfugient non loin de Genève, justement là où germa Frankestein.
    Le film, classique, extrêmement bien mené et mis en scène avec classe, ne serait pas aussi fort sans l’interprétation remarquable d’Elle Fanning – que les hasards de la programmation nous font découvrir au même moment sous les traits d’une extraterrestre délurée dans le jubilatoire How to talk to girls at parties. Au début du film, Mary a 16 ans, elle est confite d’innocence romantique funèbre, à la fin elle a une vingtaine d’années, elle est marquée par la gravité du destin et l’âpreté du combat mené pour s’imposer. Elle Fanning (19 ans au moment du tournage) décline merveilleusement toutes les facettes du personnage, du bonheur au drame. Mary Shelley confirme ainsi en beauté le talent multiforme d’une jeune actrice en même temps que le brio d’une réalisatrice capable d’investir des univers très différents.


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  • Un très beau documentaire même si on a vu ces images 100 fois. On peut regretter la violence des premières images avec ces serpents qui essaie de bouffer autrui...

    scénario: 16/20           technique: 16/20        note finale: 16/20

    Un nouveau jour sur terre

    Un nouveau jour sur terre nous propose, grâce à de nouvelles avancées technologiques spectaculaires et des scènes totalement inédites, de nous plonger comme jamais auparavant, au plus près des splendeurs de la Nature.
    Du lever au coucher du soleil, reptiles et batraciens, mammifères terrestres et marins et créatures minuscules ou gigantesques guettent le soleil dont tous dépendent pour leur survie, des plus hautes montagnes aux îles les plus reculées, de la savane africaine à l'océan Arctique.
    Un documentaire exceptionnel pour mieux comprendre que chaque jour compte davantage de tragédies et de récits enchanteurs qu'on ne peut imaginer… 


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  • Un film bien meilleur que ce que laissait présager la bande annonce qui ne lui rend vraiment pas hommage. Un film plein de surprises et plus profond qu'il n'y paraît. Les acteurs sont formidables et le scénario est plein de poésie et de fantaisie. Voici un road trip aux allures de vendetta amoureuse et sociale. Trois vieilles canailles du cinéma français s'en donnent à coeur joie.

    scénario: 17/20        technique: 17/20      acteurs: 17/20   note finale: 17/20

    Les vieux fourneaux

    Pierrot, Mimile et Antoine, trois amis d’enfance de 70 balais, ont bien compris que vieillir était le seul moyen connu de ne pas mourir et ils sont bien déterminés à le faire avec style ! Leurs retrouvailles à l’occasion des obsèques de Lucette, la femme d’Antoine, sont de courte durée … Antoine tombe par hasard sur une lettre qui lui fait perdre la tête. Sans fournir aucune explication à ses amis, il part sur les chapeaux de roue depuis leur Tarn natal vers la Toscane. Pierrot, Mimile et Sophie, la petite fille d’Antoine enceinte jusqu’aux dents, se lancent alors à sa poursuite pour l’empêcher de commettre un crime passionnel… 50 ans plus tard !

    Si c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, ce n’est assurément pas dans les vieux fourneaux qu’on fait toujours les meilleurs gâteaux. C’est pareil pour les hommes. Même avec une santé de fer, la rouille leur joue des tours, les horloges biologiques progressivement se mettent en berne. Avec le temps, Pierrot, Mimile et Antoine sont bel et bien devenus presbytes comme si être de véritables casse-couilles durant une vie entière ne leur avait pas suffi ! Persifler, se moquer, s’engueuler, se mettre minables… des signes qui ne trompent pas, ceux d’une longue amitié qui a pris trop de bouteille pour qu’on ait envie de la dater. En tout cas ils se sont connus en culotte courte sur les bancs de l’école d’un bled paumé où les ragots poussaient déjà plus dru que le chiendent. Puis, le temps aidant, ils se sont un peu perdus de vue… ça fait du bien parfois.


    Mais par un de ces mauvais jours tels que le destin sait les pondre, Lucette, la femme d’Antoine, passe l’arme à gauche. Mimile, pépère dans sa maison de retraite, n’a pas l’intention d’en bouger pour les funérailles. Les crémations, c’est pas sa tasse de thé, alors déjà qu’il ne coupera pas à la sienne, aller à celle des autres, c’est trop ! Des arguments que son couillon de poteau Pierrot (l’inénarrable Pierre Richard en grande forme) n’entend pas de cette oreille… C’est pas qu’il soit sourd, mais il est plus tenace qu’un roquet quand il a une idée en tête, il s’accroche à vos basques et ne lâche jamais. Mimile abdique donc, voyant bien qu’il n’aura pas le dessus… À croire que les luttes, le syndicalisme, ça entretient ! Pierrot vient donc le chercher à toute berzingue et l’engouffre dans sa tire hors d’âge. Là il n’y a plus qu’à rester accroché, en maugréant. Non seulement Pierrot est bigleux comme pas deux, mais il adore la vitesse ! Un vrai danger public ! Voilà nos deux papis en goguette qui roulent à tombeau ouvert pour aller assister à l’enterrement de Lucette. Heureusement, ceux qu’ils croisent ont de bons réflexes !
    La cérémonie bat son plein… Malgré le chagrin, c’est l’occasion de reformer la bande de jadis… On s’enfile des coups à boire, des charcutailles en s’asseyant un peu sur les conseils des médecins : ça fait du bien ! Chacun se sent reverdir. Décidément ils n’aiment pas vieillir, mais si c’est la seule façon de rester en vie… Ils évoquent les frasques du bon vieux temps, bien conscients que parfois il vaut mieux mettre le passé en veilleuse et laisser leur part d’ombre aux secrets : « l’amitié, c’est comme le pinard : si tu veux que ça se garde, il ne faut pas de lumière et garder à la bonne température »… Et puis on a « autre chose à foutre que de se souvenir ! » Pourtant on y vient quand même au passé. La proximité de leur village d’enfance, la ferme de Berthe à deux pas… Et quand on apprend que la quiche est faite avec les œufs de ses poules, alors là on boycotte et on engueule la cuisinière, enceinte jusqu’aux yeux, qui n’y comprend goutte ! Ils continueraient longtemps à déblatérer sur le compte des autres, explosant d’un rire un peu honteux dès qu’on évoque les mauvaises blagues faites à Berthe (qui avait peint ses vaches, déjà ?), mais une lettre va mettre le feu aux poudres et déclencher une cascade d’événements drôlatiques. Antoine s’enfuit pour aller commettre le pire, Mimile et Pierrot partent à ses trousses…

    Le film à partir de là prend des allures de road movie complètement barré et on se fend littéralement la poire !


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  • Tout d'abord, merci au réalisateur de ne pas nous montrer les muscles mous de  Tom Cruise, cela ne nous avait pas été épargné dans les précédents opus. Entre courses-poursuites, trahisons diverses et bagarres, aucune originalité. A part cela, la série est égale à elle-même. regardable et l'avantage, c'est que c'est reposant pour le cerveau! Le scénario manque singulièrement d'originalité.

    scénario: 12/20   technique: 12/20   acteurs: 12/20   note finale: 12/20

    Mission impossible: fallout

    Les meilleures intentions finissent souvent par se retourner contre vous… 
    Dans MISSION : IMPOSSIBLE – FALLOUT, Ethan Hunt accompagné de son équipe de l’IMF – Impossible Mission Force et de quelques fidèles alliées sont lancés dans une course contre la montre, suite au terrible échec d’une mission.


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  • J'ai beaucoup aimé ce film sur une mère qui fait tout pour protéger son fils. Le scénario est plein de trouvailles. Audrey Lamy révèle une fois de plus toute l'étendue de son talent.

    scénario: 17/20       technique: 17/20   acteurs: 17/20   note finale: 17/20

    Ma reum

     

    Tout va pour le mieux dans la vie sans histoires de Fanny... jusqu'au jour où elle découvre que son fils chéri, Arthur, 9 ans, est le bouc émissaire de trois garçons de son école. Fanny ne laissera pas seul son fils face à ses petits bourreaux : elle va rendre à ces sales gosses la monnaie de leur pièce. Coups fourrés et pièges de cours de récré, désormais ce sera "oeil pour oeil et dent pour dent".


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  • Vous n'avez jamais entendu parler de ce film? Tant mieux parce que franchement il n'est pas réussi et n'a pas grand intérêt. Encore un film qui ne sert à rien.

    scénario: 10/20        technique: 16/20        acteurs: 13/20   note finale: 10/20

    Paul Sanchez est revenu

    Paul Sanchez, criminel disparu depuis dix ans, a été aperçu à la gare des Arcs sur Argens. A la gendarmerie, on n'y croit pas, sauf peut-être la jeune Marion… 

     


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  • les chansons intemporelles d'ABBA ne parviennent pas à masquer l'indigence du scénario. Un petit film d'été qui rafraîchit mais pas plus. Malgré l’arrivée de Cher au casting, la suite de « Mamma Mia », qui se prive quasiment de Meryl Streep, ne se révèle guère novatrice. Mais il reste l’incroyable énergie des mélodies imparables d’Abba.

    scénario: 12/20      technique: 16/20    acteurs: 16/20   note finale: 14/20

    Mama mia,

    Sur l’île paradisiaque de Kalokairi, Sophie, qui rencontre divers soucis dans l’ouverture de son hôtel, va trouver du réconfort auprès des amies de sa mère Donna qui vont lui conseiller de prendre exemple sur le parcours de cette dernière.


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  •  Encore un film de "jeunes" mais il est bien plus réussi que "les affamés" qui était tout simplement ridicule. Les jeunes sont en coloc et évidemment, il y a des problèmes. Certaines répliques font mouche  et certaines situations sont amusantes. On a connu pire comme film.

    scénario: 14/20    acteurs: 14/20     technique: 16/20   note finale: 14/20

    Tamara Vol.2

    Tamara est séparée de Diego depuis deux ans. Elle quitte enfin le nid pour vivre l'aventure étuidante à Paris avec sa copine Sam. En galère d'appartement, elles acceptent une coloc avec Wagner. Problème : Diego fait partie du lot, et il n'est plus célibataire ! Pour Tamara, qui rêve d'oublier sa petite vie de province, ça commence mal... Et tout se complique lorsqu'elle flashe sur James, le mec parfait : étudiant-photographe-mannequin-DJ canon, star des réseaux sociaux ! Pour l'approcher, elle va devoir devenir populaire et jouer dans la cour des grandes... Tout ça sous le regard de Diego... Entre la fac, l'ex, le futur-ex et des parents toujours sur son dos, il va falloir faire les bons choix !


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  • Bof. C'est ennuyeux plus qu'autre chose et je ne parle pas du jeu approximatif des acteurs... Louane s'agite plus qu'elle ne joue.  Le scénario n'est pas terrible. Louane Emera joue les premiers rôles dans une comédie générationnelle qui manque singulièrement de mordant et de crédibilité. Adaptation, par son auteur, d’un roman à succès, cette chronique sans saveur sur la difficulté d’être jeune en France ne prend jamais le pouls réel de son sujet, et semble surtout représenter une jeunesse à laquelle heureusement personne ne veut s’identifier. Léa Frédeval nous rappelle que vendre des livres ne fait pas de vous une réalisatrice. Mais pourquoi tout sonne faux ? Ils ne sont jamais crédibles, ces diplômés bien lisses qui conversent de leur absence d'avenir dans un appartement cosy, entre des amourettes de bazar. En Che Guevara 2.0, Louane Emera ne convainc pas. Je n'ai pas lu le livre mais franchement, le film ne donne pas envie de le faire.

    scénario: 10/20        acteurs: 10/20     technique: 10/20   note finale: 10/20

    Les affamés

    Zoé a 21 ans. Et Zoé en a sa claque d'entendre « c'est normal, t'es jeune ! ». Alors qu’elle emménage en colocation, elle prend conscience qu’elle n’est pas seule à se débattre entre cours, stages et petits boulots mal payés. Déterminée à bouleverser le complot qui se trame, elle unit autour d'elle une génération d'affamés. Ensemble, ils sont bien décidés à changer les choses et à faire entendre leur voix !


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  • Un très beau film tout en nuances mais il y a vraiment des scènes de sexe explicites et il devrait être interdit au moins de 12 ans. Intéressant. Un film magnifique et profond sur le prix de la liberté à travers une histoire d'amour poignante. "Désobéissance" traite, sans jamais tomber dans le pathos ni le voyeurisme, du deuil, de la dévotion à la religion, de la transgression et de l’homosexualité. Le trio d’acteurs explose par la puissance de son jeu et l’émotion gagne le spectateur, jusqu’à un épilogue libérateur.

    scénario: 16/20         acteurs: 16/20      technique: 16/20   note finale: 16/20

    Désobéissance

    Une jeune femme juive-orthodoxe, retourne chez elle après la mort de son père. Mais sa réapparition provoque quelques tensions au sein de la communauté lorsqu'elle avoue à sa meilleure amie les sentiments qu'elle éprouve à son égard...

    Tout comme Gloria et Une femme fantastique, les deux films précédents et de belle mémoire de Sebastián Lelio, Désobéissance reflète une humanité complexe, riche de ses contradictions, assoiffée de libre arbitre donc de transgression. Aucun personnage n’est laissé à l’abandon. L’œil de la caméra les débusque, attentive, au plus profond de leurs retranchements secrets. Il sait décrypter l’empathie sous un regard colérique, les plus infimes fêlures sous un sourire radieux, la fragilité qui fissure une chape d’assurance. Il dévide chaque histoire intime jusqu’à illustrer un propos universel, qui les dépasse toutes et nous touche en plein cœur.
    Ce jour-là, les derniers mots du rabbin Krushka résonnent au fond de la petite synagogue londonienne de façon surprenante. Loin des discours en usage dans cette communauté juive sévèrement orthodoxe, ils sont un appel au respect de la liberté de choix de chacun. Ils nous poursuivront tout au long du récit, pour prendre toute leur ampleur lors d’un épilogue qui les transformera en véritable testament, un appel à la vie.
    De l’autre côté de l'océan, à Manhattan, un coup de téléphone sonne le glas d’une possible réparation, d'une éventuelle paix intérieure dans la vie de Ronit. La photographe reconnue qu'elle est perd soudain toute son assurance. La voilà submergée par une étrange agitation intérieure. Sans qu’une parole soit prononcée, on perçoit sa peur du vide, une solitude trop grande pour être noyée dans un verre d’alcool ou dans les bras d’un amant de passage. On comprendra bientôt que le rabbin Krushka était son père et que les deux ne se sont pas séparés dans les meilleurs termes. Est-on un jour finalement libéré de sa famille, de ses racines, de tous ces mots d’amour qu’on a fait taire au profit de la colère ?

    Lorsqu’elle débarque sans prévenir dans la communauté endeuillée, Ronit n'est guère mieux reçue qu’une brebis porteuse de la gale. Seul Dovid l’accueille les bras ouverts, enfin presque, puisqu’il lui est interdit ne serait-ce que de frôler le corps d’une autre femme que la sienne. Si les gestes ne sont pas là, les regards échangés en disent long sur leur amitié passée. C'est le seul appui de la revenante face à l’hostilité ambiante : si tous restent polis, les langues se délient, venimeuses, malgré les inévitables formules de politesse. « Que ta vie soi longue ! » lui dit-on, alors que les esprits semblent vouloir la réduire au néant où elle avait sombré après tant d’années d’absence. D’ailleurs, ni le faire part de décès ni le testament du paternel ne la mentionnent, comme si elle n’existait plus ou, pire, comme si elle n’avait jamais existé. On mesure un peu plus à chaque instant à quel point Ronit, reniée par l’ensemble de son ancien entourage, a perdu son statut de fille légitime tandis que tous considèrent Dovid comme le fils spirituel du Rabbin Krushka, l’héritier de ses enseignements, leur futur rav…
    Alors que si peu osent regarder Ronit en face, il y en a une qui l’observe souriante, réservée, anxieuse sous sa perruque qui conserve méticuleusement cachés ses cheveux et ses pensées. Esti… Voilà le trio inséparable de jadis, Dovid, Ronit et Esti, à nouveau réuni dans la même pièce. Entre temps Esti est devenue la femme de Dovid. Les murs semblent les épier comme à l’affut des signes précurseurs d’une violente tempête.

    Si les liens qui unissent ces trois-là restent tout d’abord mystérieux, on découvrira que les deux filles sont celles par lesquelles le scandale est arrivé. Un scandale impossible à pardonner, malgré les années d’absence, malgré la docilité ostentatoire d’Esti, devenue un parangon de vertu, un exemple pour toute une société rigide et ultraconservatrice qui n’admet pas qu’on sorte de ses rangs. Mais entre Ronit et Esti, l'amour est toujours là, synonyme de désobéissance…


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  •  J'ai adoré. le scénario est très original et les dialogues sont bourrés d'humour à tous les degrés. les acteurs sont fantastiques. On rit de bon coeur. Cette comédie est très réussie.

    scénario: 17/20      acteurs: 17/20   technique: 17/20   note finale: 17/20

    Christ(off)

    Le Père Marc souhaite récolter des fonds pour construire un hôpital pour enfants en Haïti. Avec son groupe de musique chrétienne, il organise une tournée dans toute la France. A 33 ans, Christophe vit encore chez sa mère. Chanteur raté mais guitariste de talent, il croise le chemin du Père Marc qui le recrute. Condition sine qua non : Chris doit se faire passer pour un membre du clergé ! Planqué sous une soutane, au sein de son groupe d’Apôtres un long chemin de croix commence alors pour Christ(Off)…


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