• Bof. On s'interroge vraiment sur la nécessité de ce film qui n'apporte rien du tout. Il y a des tas de films sur l'adolescence beaucoup plus réussis. C'est un genre de téléfilm:

    scénario: 12/20      acteurs: 15/20   technique: 15/20   note finale: 12/20

    Jamais contente : Affiche

    Mon père est atroce, ma mère est atroce, mes sœurs aussi, et moi je suis la pire de tous.
    En plus, je m’appelle Aurore.
    Les profs me haïssent, j’avais une copine mais j’en ai plus, et mes parents rêvent de m’expédier en pension pour se débarrasser de moi. 
    Je pourrais me réfugier dans mon groupe de rock, si seulement ils ne voulaient pas m’obliger à chanter devant des gens.
    A ce point-là de détestation, on devrait me filer une médaille.
    Franchement, quelle fille de treize ans est aussi atrocement malheureuse que moi ?


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  • Un très beau film sur la façon dont les islamistes embrigadent les jeunes filles un peu paumées. très réussi.

    scénario: 17/20         acteurs: 17/20    technique: 17/20    note finale: 17/20

    Le ciel attendra

    Sonia, 17 ans, a failli commettre l'irréparable pour "garantir" à sa famille une place au paradis. Mélanie, 16 ans, vit avec sa mère, aime l'école et ses copines, joue du violoncelle et veut changer le monde. Elle tombe amoureuse d'un "prince" sur internet. Elles pourraient s'appeler Anaïs, Manon, Leila ou Clara, et comme elles, croiser un jour la route de l'embrigadement… Pourraient-elles en revenir?


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  •  Tim Burton est un génie!!! Il nous le montre une fois de plus. Tout est réussi dans ce flm: la réalisation, les décors, les costumes etc... Les acteurs sont géniaux. Burton réussi une fois de plus à nous faire croire aux histoires les plus improbables. Eva Green est merveilleuse!

    scénario: 17/20     acteurs: 18/20    technique: 18/20    note finale: 18/20

    Miss Peregrine et les enfants particuliers

    À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs …  et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre "particularité" peut sauver ses nouveaux amis.


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  • Un très beau film sur la danse même si on peut regretter certaines longueurs. La révélation, c'est la fille de Vanessa qui a une véritable grâce. Elle est divine et excellente dans ce film.

    scénario: 16/20      acteurs: 17/20   technique: 16/20   note finale: 16/20

    La danseuse

    Loïe Fuller est née dans le grand ouest américain. Rien ne destine cette fille de ferme à devenir la gloire des cabarets parisiens de la Belle Epoque et encore moins à danser à l’Opéra de Paris. Cachée sous des mètres de soie, les bras prolongés de longues baguettes en bois, Loïe réinvente son corps sur scène et émerveille chaque soir un peu plus. Même si les efforts physiques doivent lui briser le dos, même si la puissance des éclairages doit lui brûler les yeux, elle ne cessera de perfectionner sa danse. Mais sa rencontre avec Isadora Duncan, jeune prodige avide de gloire, va précipiter la chute de cette icône du début du 20ème siècle.

    La fascination… C'est le premier mot qui vient en tête quand on pénètre dans cet univers. Stéphanie Di Gisuto, pour son tout premier film, réussit (de main de maîtresse) à faire renaitre l'envoûtement que faisait naître Loïe Fuller lors de ses représentations dans les années 1900. Les critiques de l'époque s'extasiaient à l'unisson : « Du divin qui se matérialise », « C'est une clarté qui marche, qui vit, qui palpite, et la chose véritablement émouvante, c'est que de toutes ces flammes froides […] jaillit entre deux volutes de lumière une tête de femme, au sourire énigmatique… » L'histoire de Loïe, ce n'est pas celle d'une femme à la beauté innée, facile, c'est celle d'une besogneuse qui devra se battre pour exister, faire reconnaître son talent.


    Ça démarre dans l'Illinois, USA. Loïe, jeunette, ressemble plus à une espèce de Calamity Jane qu'à une ballerine, plus habituée à manier un fusil qu'à faire des pointes (d'ailleurs elle n'en fera jamais). Passant ses premières années entourée de péquenauds à grande gueule, on se demandera longtemps comment il est possible qu'elle soit tombée amoureuse des arts au point de vouloir dépasser sa timidité pour monter sur scène. Alors qu'elle y joue le rôle d'une femme sous hypnose, vêtue d'une longue chemise blanche, elle se met à improviser de grands mouvements. Le public s'écrie : « Un papillon ! Une orchidée ! » Cela devient une joyeuse pagaille, sans doute au grand dam du metteur en scène. À compter de ce jour-là, Loïe, obsessionnelle, consacrera sa vie à enrichir son idée de chorégraphie.
    D'instinct elle s'invente un geste et va traverser le monde grâce à lui. D'abord en sculptant son corps inlassablement, en lui imposant des exercices répétitifs, excessifs. Ensuite en améliorant toujours ses accessoires, ses artifices. Le fruit de son succès, elle le réinvestit sans compter dans l'amélioration de ses spectacles. Elle redessine constamment son costume, le rendant plus complexe et vaporeux. Confectionné d'abord dans quelques mètres de simple coton il est fabriqué par la suite dans 350 mètres de soie la plus fine. Un véritable exploit pour lequel Loïe se lance dans de complexes formules mathématiques. Elle s'entoure des meilleurs techniciens de l'époque, invente une nouvelle manière d'éclairer la scène. Elle devient plus qu'une chorégraphe, une experte dans tous les domaines qu'elle aborde : physique, chimie… devenant même copine avec Thomas Edison et d'autres inventeurs de l'époque, allant jusqu'à faire breveter ses idées. Elle bouscule tous les préconçus, les habitudes. Sous ses doigts, dans son cerveau naissent, sans qu'elle le sache, les prémices de la danse contemporaine, on aurait même envie de dire du spectacle multimédia.
    C'est un vrai tourbillon précurseur qui ne se contente pas de ses acquis et remet perpétuellement tout en question. D'abord seule en scène, elle sélectionne une troupe. C'est ainsi qu'elle auditionne une jeune danseuse presque inconnue nommée Isadora Duncan et qu'elle tombe sous le charme de cette antithèse d'elle-même. Pour Isidora tout est naturellement simple. Elle a la beauté bienheureuse, la désinvolture, les facilités de celles qui n'ont pas besoin d'un costume ni de lumières pour être remarquées, admirées, désirées… Une vraie révélation d'une fulgurance dévastatrice, sulfureuse, qui précipitera la chute de Loïe Fuller…

    Quelle destinée à peine croyable que celle qui conduisit cette fille de ferme du Midwest à New-York puis à Paris ! Mais malgré les acclamations, Loïe resta toujours dans sa tête cette bouseuse terne en mal de reconnaissance, obligée de se cacher sous des mètres de soie luminescente pour avoir l'illusion de briller. Désormais Isadora et Loïe reposent en paix à quelques mètres l'une de l'autre, dans le cimetière du Père Lachaise. La tombe de l'une recouverte de fleurs, celle de l'autre tombée dans l'oubli...


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  • Un troisième opus très réussi: on rit beaucoup. Les dialogues sont plein d'humour. C'est également un film contre la chirurgie esthétique: quand on voit les ravages sur le visage de cette pauvre Renée Zellweger...

    scénario: 18/20     acteurs: 18/20    technique: 16/20   note finale: 17/20

    Bridget Jones baby

    Après avoir rompu avec Mark Darcy, Bridget se retrouve de nouveau célibataire, 40 ans passés, plus concentrée sur sa carrière et ses amis que sur sa vie amoureuse. Pour une fois, tout est sous contrôle ! Jusqu’à ce que Bridget fasse la rencontre de Jack… Puis retrouve Darcy… Puis découvre qu’elle est enceinte… Mais de qui ???


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  •  Un super film avec des acteurs merveilleux et des décors somptueux. Les deux acteurs principaux ont d'ailleurs tombés amoureux pendant le tournage. Le livre est beaucoup plus riche que le film.

    scénario: 18/20   acteurs: 19/20   technique: 19/20     note finale: 19/20

    Une vie entre deux océans

    Quelques années après la Première Guerre mondiale en Australie. Tom Sherbourne, ancien combattant encore traumatisé par le conflit, vit en reclus avec sa femme Isabel, sur la petite île inhabitée de Janus Rock dont il est le gardien du phare. Mais leur bonheur se ternit peu à peu : Isabel ne peut avoir d’enfant… Un jour, un canot s’échoue sur le rivage avec à son bord le cadavre d’un homme et un bébé bien vivant. Est-ce la promesse pour Tom et Isabel de fonder enfin une famille ?


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  • Un beau film sur Bergolio avant qu'il ne devienne le pape François. on peut cependant regretter le côté brouillon du début du film. Bien joué, bien filmé.

    scénario: 16/20   acteurs: 17/20   technique: 16/20   note finale: 16/20

    Le pape françois

    Qui se cache derrière le Pape François ?
    Ana, jeune journaliste espagnole, est envoyée au Vatican pour couvrir le conclave de 2005. Elle fait alors la connaissance du Cardinal Jorge Mario Bergoglio, évêque de Buenos Aires, méconnu du grand public et outsider de l’élection. Se liant d’amitié, elle apprend à mieux connaitre la vie d’un homme humble et atypique qui a voué sa vie aux luttes contre la dictature, la pauvreté, la drogue, l’esclavagisme moderne. Elle découvre petit à petit le parcours incroyable, depuis son enfance jusqu’à son élection de 2013, de celui qu’on appelle désormais le Pape François.


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  • Un biopic du commandant Cousteau très réussi. Les acteurs sont formidables. Le scénario est très réussi. On nous montre bien les ombres et les lumières du Commandant.

    scénario: 17/20     acteurs: 18/20   technique: 17/20   note finale: 17/20

    L'Odyssée

    1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier.


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  •  Ce film avait tout pour être réussi: de grands acteurs, du budget et une réalisatrice confirmée. Malgré tout cela, la sauce ne prend pas. L'image, les décors, les costumes sont magnifiques et c'est très bien filmé mais on s'ennuie ferme. C'est dommage. Les acteurs font ce qu'ils peuvent mais quand le scénario n'est pas dynamique, c'est difficile.

    scénario: 14/20    technique: 19/20    acteurs: 15/20   note finale: 15/20

    Cézanne et moi

    Ils s’aimaient comme on aime à treize ans : révoltes, curiosité, espoirs, doutes, filles, rêves de gloires, ils partageaient tout. Paul est riche. Emile est pauvre. Ils quittent Aix, « montent » à Paris, pénètrent dans l’intimité de ceux de Montmartre et des Batignolles. Tous hantent les mêmes lieux, dorment avec les mêmes femmes, crachent sur les bourgeois qui le leur rendent bien, se baignent nus, crèvent de faim puis mangent trop, boivent de l’absinthe, dessinent le jour des modèles qu’ils caressent la nuit, font trente heures de train pour un coucher de soleil... Aujourd’hui Paul est peintre. Emile est écrivain. La gloire est passée sans regarder Paul. Emile lui a tout : la renommée, l’argent une femme parfaite que Paul a aimé avant lui. Ils se jugent, s’admirent, s’affrontent. Ils se perdent, se retrouvent, comme un couple qui n’arrive pas à cesser de s’aimer.

    C’est l’histoire d’une amitié. Une amitié au moins aussi longue qu’une vie et au moins aussi intense qu’une histoire d’amour. Une amitié forte et tumultueuse, houleuse, passionnée et sans concession. Une amitié qui n’aurait rien d’extraordinaire si les deux êtres qu’elle liait ainsi à la vie à la mort n’étaient pas eux même deux êtres exceptionnels, j’ai nommé Paul Cézanne et Emile Zola.
    Rien ne semble effrayer Danièle Thompson, scénariste de talent et réalisatrice à succès qui n’a pas froid aux yeux quand il s’agit de s’attaquer à bras le corps à deux monstres sacrés du patrimoine culturel national. Le projet est d’envergure et la machinerie, colossale, puisque l’ambition du film est bien d’embrasser l’amitié des deux hommes sur près de quarante années, dans une France en pleine effervescence artistique et politique… Mêler l’intimité d’une relation complexe à un questionnement sur l’art et l’artiste, comment il rencontre son époque, ou pas, comment il se hisse aux sommets de la reconnaissance, ou pas, comment il doute, comment il crée…
    Alors bien entendu, on a connu plus sobre et plus intimiste dans les portraits au cinéma de grands artistes : Pialat quand il fait son inoubliable Van Gogh ou même Michel Bouquet quand il incarne Renoir au crépuscule de sa vie… Danièle Thompson est dans une autre démarche, plus flamboyante et son histoire est à l’image de cette amitié incandescente entre deux fougues inépuisables que rien ne semble freiner… alors oui bien sûr, parfois, on a un peu le tournis, ça s’enflamme et ça jaillit de tous côtés, ça explose souvent, ça va et vient entre les époques, les œuvres, les succès, les déceptions. Mais à chaque fois que le film semble s’alourdir, l’écriture reprend le flambeau du récit. Les dialogues sont ciselés avec une rare intelligence, le rythme est parfait, le ton juste et le verbe reprend toujours ses droits, portés par deux comédiens habités par l’aura de ces grands hommes.

    Il faut dire qu’elle est intense, cette histoire d’amitié, elle ne connaît pas la tiédeur. Cézanne et Zola se rencontrent à Aix, ils ont treize ans et partagent les mêmes rêves, les mêmes utopies… tous deux montent à Paris, fréquentent les même quartiers : Montmartre, les Batignolles, tous deux crachent sur les bourgeois qui le leur rendent bien, tous deux ont soif de reconnaissance et de gloire aussi… Mais alors que Zola va connaître rapidement le succès et devenir très vite « un auteur » reconnu et respecté, son ami Paul, impétueux, colérique, intransigeant avec son art et avec lui-même, ne parvient pas à percer et s’enferme peu à peu dans la posture de l’artiste incompris et maudit, bohème, éternellement fauché, irrémédiablement tourmenté. Danièle Thompson film cette douloureuse marche à contre-courant des deux hommes, l’un filant tranquillement vers la gloire avec tout le confort, la sécurité et les concessions que cela suppose, l’autre fuyant tout compromis, toute modération dans son rapport aux autres pour servir un art dont il sent pourtant qu’il est plus fort ou plus grand que lui, un art qui, comme le succès, lui échappe.
    Au cœur du film, comme un point d’ancrage, il y a un roman de Zola, L’œuvre qui scellera définitivement la brouille entre les deux hommes. Une œuvre qui interroge précisément la place de l’artiste et de la création, mais pose au-delà le lien douloureux et complexe entre la fiction et le vécu. Pour la peinture, l’époque est passionnante : on y croise Monsieur Manet et les premiers peintres impressionnistes (que Zola, jeune critique d’Art défendra), on y croise aussi (bon d’accord, de loin) les tumultes politiques…

    Au-delà d’un film sur l’œuvre (magistrale) de Zola ou sur la peinture (tout aussi majeure) de Cézanne, Cézanne et moi est finalement le récit intimiste et libre (quoique parfaitement documenté) de l’amitié entre Paul et Emile mise à l’épreuve du feu de la célébrité et de celui, peut-être plus dangereux encore, de l’orgueil.

     


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  •  Un superbe film à l'esthétisme exacerbé. Jolie mise en scène, acteurs parfaits, scénario formidable et beaucoup d'originalité. sans parler des surprises...

    scénario: 18/20   acteurs: 18/20     technique: 18/20   note finale: 18/20

     

    Frantz : Affiche

    Au lendemain de la guerre 14-18, dans une petite ville allemande, Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France. Mais ce jour-là, un jeune Français, Adrien, est venu se recueillir sur la tombe de son ami allemand. Cette présence à la suite de la défaite allemande va provoquer des réactions passionnelles dans la ville.

    L'action se passe au lendemain de la Grande Guerre, dans une petite ville allemande tranquille, assommée par la défaite, accablée par l'absence de ses jeunes gens tombés au front. Anna pleure Frantz, son fiancé, et vit désormais chez ses beaux-parents aussi inconsolables qu'elle. Sa vie est rythmée quotidiennement par ses visites au cimetière ; c'est là qu'elle repère, un matin gris, un jeune homme inconnu qui se recueille sur la tombe de Frantz et s'éloigne précipitamment à son arrivée. Elle apprend bientôt que le garçon est français.
    Après quelques réticences – difficile d'accepter la compassion de quelqu'un qui pourrait être le meurtrier de leur fiancé et fils – Anna et les parents de Frantz vont comprendre qu'Adrien était devenu un ami de leur cher disparu au moment où celui-ci, résolument francophile, avait visité Paris avant guerre.

    Et peu à peu, insidieusement, Adrien va rentrer dans la vie de cette famille bienveillante, notamment dans celle des parents qui, bercés par les souvenirs racontés par le jeune Français, ravis de leur passion commune pour la musique, vont trouver en lui de quoi combler la douleur et l'absence, jusqu'à voir en lui peut-être un fils de substitution. Quant à Anna, elle se laisse peu à peu troubler par la fragilité et la délicatesse d'Adrien, mais peut-elle déjà se permettre de se laisser aller au sentiment amoureux, surtout envers un ami de Frantz, qui plus est un ami Français ? Par ailleurs le récit d'Adrien n'est il pas trop idyllique ? Que cache le regard parfois vague du jeune homme, que penser de son émotion qui peut paraître extrême plusieurs mois après la disparition de Frantz ?
    François Ozon a été inspiré par la pièce de théâtre de Maurice Rostand, écrite au lendemain de la Guerre, quand la France voulait croire en une paix et une réconciliation possibles… Cette pièce avait déjà inspiré Ernst Lubistsch pour l'un de ses films les plus méconnus, Broken Lullaby (1932). Dans les deux cas, c'est le jeune Français qui était le personnage central, par qui le lecteur / spectateur suivait le déroulement du récit. Ozon, grand dramaturge des femmes, a fait de la jeune Anna le cœur de son film : magnifique personnage (incarné par une actrice tout aussi magnifique : Paula Beer) à la fois passionné et rigoureux, en proie aux plus grands tourments avant de trouver une juste voie. Face aux traumatismes de la guerre, qui ont laissé les hommes comme des enfants peureux, c'est bien la femme qui domine la situation…

    Tourné majoritairement dans un très beau noir et blanc qui donne une réelle authenticité à cette Allemagne se réveillant péniblement de la guerre (on pense à la saga Heimat d'Edgar Reitz, on pense aussi au Ruban blanc de Haneke), Frantz est un très beau film romanesque, qui évoque l'espoir – peut-être vain – dans la réconciliation de peuples qui se sont récemment déchirés, qui dit le tourment des âmes prises dans la fureur de l'histoire et qui peuvent se fourvoyer, se désespérer, se racheter, s'élever, se mentir…


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  •  Une petite comédie sans prétention mais qui n'apporte pas grand chose. Virginie Effira est parfaite mais le scénario n'est pas génial. C'est bien filmé.

    scénario: 14/20     acteurs: 16/20    technique: 16/20   note finale: 15/20

    Victoria

    Victoria Spick, avocate pénaliste en plein néant sentimental, débarque à un mariage où elle y retrouve son ami Vincent et Sam, un ex-dealer qu’elle a sorti d’affaire. Le lendemain, Vincent est accusé de tentative de meurtre par sa compagne. Seul témoin de la scène, le chien de la victime. 
    Victoria accepte à contrecœur de défendre Vincent tandis qu'elle embauche Sam comme jeune homme au pair. Le début d’une série de cataclysmes pour Victoria.

    Tous ceux qui aiment les grands classiques de la comédie hollywoodienne, Cukor (Indiscrétions), Hawks (L'Impossible Monsieur Bébé) ou plus récemment Blake Edwards (d'ailleurs on ne nous fera pas croire que le prénom Victoria a été choisi au hasard) – autrement dit tous ceux qui aiment le cinéma – vont être enchantés, emballés par ce film français qui se hisse au niveau des grandes réussites du genre. Ce n'est pas si souvent qu'on peut avancer cette comparaison sans exagérer, on ne va donc pas se priver d'exprimer ici notre enthousiasme, d'autant plus que Victoria ne se contente pas d'être une mécanique comique imparable, il dit aussi plein de choses acérées sur notre monde tel qu'il va. Pas de doute, après le très intéressant mais un peu foutraque et un brin fatiguant La Bataille de Solférino, Justine Triet monte de deux crans, passe à la vitesse supérieure et nous livre un deuxième film remarquablement écrit, construit, maîtrisé de bout en bout.

    Victoria Spick (drôle de patronyme) mène, comme disaient les anciens, une vie de bâton de chaise. Autrement dit son existence est pour le moins cahotique, pour ne pas dire bordélique. Avocate pour les causes qu'elle peut trouver, elle a une vie sentimentale foireuse qui vogue au bon gré de tinder (pour les déconnectés, cette application permet aux célibataires et assimilés en manque affectif et/ou sexuel de trouver dans une zone géocalisée d'éventuels partenaires souffrant des mêmes carences) et s'occupe plutôt très mal de ses enfants qu'elle confie trop souvent à des babysitters surexploités… Il paraît que c'est ce qu'on appelle une vraie femme moderne. Et comme si ça ne suffisait pas, elle va faire deux choix qui ont toutes les chances de s'avérer mauvais, voire cata : accepter de défendre, contrairement à l'éthique professionnelle, son meilleur ami, accusé par la femme qu'il vient d'épouser de l'avoir poignardée en plein mariage (cérémonie à laquelle Victoria a assisté) ; et prendre comme baby sitter et colocataire un ancien client dealer, charmant par ailleurs (excellent Vincent Lacoste, qui joue dans le film un rôle dévolu aux femmes dans les classiques hollywoodiens évoqués plus haut ; Virginie Efira, elle, endosse carrément le rôle de Cary Grant !). Dans le même temps son ex, écrivain raté mais entêté, s'est mis à tenir un blog où il raconte tous les travers de son ancienne compagne, y compris des secrets concernant des clients parfois facilement énervables… Tout cela va avoir des conséquences en cascade, conséquences professionnelles, conséquences sentimentales, conséquences fâcheuses, conséquences rocambolesques surtout, qui ne feront peut-être pas le bonheur de notre personnage mais qui font en tout cas le nôtre !

    On ne racontera pas toutes les séquences hilarantes – souvent des scènes de procès – qui ponctuent le film et en font un festival de drôlerie. On citera quand même celle où Victoria dissèque, avec le plus grand sérieux, l'analyse comportementale d'un chien, ou bien celle où elle présente comme pièce à conviction un selfie pris par un chimpanzé… Et encore cette impayable plaidoirie, au lendemain d'une soiré dépressive et médicamentée, qui voit Victoria dérouler son argumentaire comme un 45 tours passé en 33… Stop !
    Mais on ne peut pas ne pas insister sur la performance époustouflante de Virginie Efira, qui s'impose définitivement comme une magnifique interprète de comédie (la dernière actrice à nous avoir fait une telle impression, c'était Sandrine Kiberlain dans le Neuf mois ferme de Dupontel, le rôle lui a valu un César, le rendez-vous est pris). Virginie Efira aussi épatante quand elle est volubile et cynique que lorsqu'elle est amoureuse et fragile, craquant sous le vernis. Une grande comédienne pour une formidable comédie !


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  •  Un très beau film sur l'univers carcéral servi par des acteurs formidables. Sophie Marceau a un très beau rôle et est parfaite dans ce rôle de taularde qui se pose beaucoup de questions.

    scénario: 17/20      acteurs: 17/20    technique: 17/20    note finale: 17/20

    La taularde

    Pour sauver l’homme qu’elle aime de la prison, Mathilde prend sa place en lui permettant de s’évader. Alors que sa survie en milieu carcéral ne dépend que de lui, Mathilde n’en reçoit plus aucune nouvelle. Isolée, soutenue uniquement par son fils, elle répond désormais au numéro d’écrou 383205-B. Mathilde deviendra-t-elle une taularde comme une autre ?


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  • Une comédie noire pleine d'humour. C'est très réussi et on rit de bon coeur même s'il s'agit de la vie d'un tueur.

    scénario: 18/20    technique: 16/20   acteurs: 17/20   note finale: 17/20

    Un petit boulot

    Jacques habite une petite ville dont tous les habitants ont été mis sur la paille suite à un licenciement boursier. L'usine a fermé, sa copine est partie et les dettes s’accumulent. Alors quand le bookmaker mafieux du coin, lui propose de tuer sa femme, Jacques accepte volontiers... 

    C'est une réjouissante comédie noire et grinçante, d'autant plus savoureuse qu'on en voit peu de cet acabit dans le cinéma français. La tradition dans le genre est plutôt anglo-saxonne (le scénario est d'ailleurs adapté d'un roman de l'américain d'origine écossaise Iain Levison) ou belge. Ou alors il faut remonter aux polars parodiques et anars des années soixante, dont les plus réussis étaients souvent dialogués par Michel Audiard.
    Iain Levison situait son intrigue dans une petite ville industrielle de l'Amérique profonde dévastée par le transfert au Mexique de l'entreprise locale. Ici on est en France, dans une bourgade dont la brique rouge et les cités ouvrières rappellent le Nord des dures années de désindustrialisation et de misère sociale. L'usine du coin, qui fournissait l'essentiel du travail, a fermé, pas assez rentable, et les salariés sont restés sur le carreau. Jacques (qui a le charme gouailleur de Romain Duris) fait partie de ces victimes collatérales. Fuyant la débine, sa copine l'a plaqué, le vent peut parcourir son frigo entre les quelques bières restantes. Pas folichon tout ça. Heureusement il a quelques potes pour lui remonter le moral, comme Tom (formidable Gustav Kervern), à peine mieux loti après avoir accepté d'être surexploité comme gérant d'une station service.


    Dans ces conditions, difficile de refuser un petit boulot, surtout quand il peut vous rapporter près vingt mille euros en une journée. À ce tarif, inutile de vous dire que ce n'est pas n'importe quel petit boulot : Gardot, le bookmaker-mafieux local demande à Jacques de tuer sa femme adultère. Il lui fait sa proposition dans une scène aux dialogues savoureux : « Pourquoi tu me demandes ça à moi ? — Parce que tu es un ami » répond Gardot. D'ailleurs l'humour noir et très efficace du film réside essentiellement dans ce personnage de Gardot, un truand à l'ancienne, capable de buter son homme de main sur un simple soupçon, mais aussi de s'inquiéter de tous ses amis et de se montrer affable, avec un air débonnaire de bon bourgeois affublé de petits chiens ridicules. Un rôle savoureux que le scénariste-dialoguiste Michel Blanc a mitonné aux petits oignons pour Michel Blanc l'excellent acteur. Romain Duris, qui se bonifie comme un vieil Armagnac, lui donne parfaitement la réplique dans le rôle de l'ouvrier bon gars qui se laisse embarquer par nécessité dans une spirale meurtrière. Parce que c'est bien connu : quand on a tué une fois, on peut remettre ça plus facilement. Et tant mieux si ça permet de se débarrasser du cadre sadique (savoureusement incarné par Alex Lutz) envoyé par la compagnie pétrolière pour chercher des poux dans la tête de son ami Tom !

    Au fil d'un scénario qui dit plein de choses sans en avoir l'air, Pascal Chaumeil livre un polar acide qu'on suit avec plaisir au premier degré sans jamais oublier l'arrière plan bien présent : les ravages du capitalisme sauvage face auxquels l'ouvrier floué pourrait être tenté de réagir en sortant le calibre (la présence de Gustave Kervern aidant, on pense évidemment au bien aimé Louise-Michel de lui-même et Benoît Delépine)…


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  • Le dernier film du talentueux Xavier Nolan est une réussite. Tous les acteurs de ce casting de rêve sont géniaux et Nathalie Baye mérite un prix d'interprétation. Marion Cotillard ne sert à rien. Cela commence un peu lentement mais après le film prend toute sa dimension. C'est un peu bavard. Mais les secrets de cette famille sont intéressants. Réussi.

    scénario: 18/20      acteurs: 18/20    technique: 18/20     note finale: 18/20

    Juste la fin du monde

    Après douze ans d’absence, un écrivain retourne dans son village natal pour annoncer à sa famille sa mort prochaine.
    Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l’on se dit l’amour que l’on se porte à travers les éternelles querelles, et où l’on dit malgré nous les rancoeurs qui parlent au nom du doute et de la solitude.

    Adapté de la pièce de Jean-Luc Lagarce, écrite en 1990 alors qu’il se savait atteint du sida, ce sixième long-métrage de Xavier Dolan (vingt-sept ans cette année !) est son plus abouti, son plus fort à ce jour. Il saisit Louis, alter ego de l’auteur interprété par Gaspard Ulliel, dans un avion, tandis qu’en « off », la voix de l’acteur annonce le programme : revenir sur ses pas, retrouver sa famille, leur annoncer sa mort « prochaine et irrémédiable ». « En être l’unique messager… Me donner, et donner aux autres, une dernière fois, l’illusion d’être responsable de moi-même et d’être‚ jusqu’à cette extrémité‚ mon propre maître. »
    Ce prologue funèbre diffuse sa terrible gravité dans la course folle qui suit, un voyage en taxi recomposé comme un flip book d’images filantes au son, poussé à plein volume, d’une musique conquérante, qui propulse le film sur sa rampe de lancement. Et nous voilà chez Martine (Nathalie Baye, impayable sous sa perruque noir corbeau), où tout le monde attend le retour du fils prodigue. Ce qui va se jouer dans ce huis clos grotesque et désespéré est une tragédie de l’intime, de la solitude radicale de l’homme, où l’âme se voit littéralement mise à nu. La rencontre de ce personnage qui vient pour annoncer sa mort et de ceux à qui il vient l’annoncer, qui attendent de sa part la promesse d’un avenir partagé, ne peut provoquer qu’un hurlement muet. On est par-delà l’incommunicable, dans la zone irréparable du déjà trop tard.


    Douze ans que Louis n’a pas vu sa mère, ni son frère, ni sa sœur. Avec ces gens mal dégrossis, incapables de communiquer autrement que par l’invective ou l’insulte, l’homosexuel sophistiqué qu’il est, intellectuel brillant, doux et posé dans son rapport aux autres, ne partage rien. « J’ai peur d’eux », dit-il à un ami, au téléphone. Comment trouver non seulement la force, mais aussi, simplement, un moment pour prendre la parole dans ce climat délétère, très Dolan première époque, où personne n’écoute personne et où tout le monde se coupe en vociférant ? Ce régime d’hystérie à haute intensité n’a pas eu l’heur de plaire à tout le monde lors du Festival de Cannes…
    C’est dommage, car malgré le poids de la situation qui vous cloue littéralement au fond de votre siège, c’est souvent drôle. Dans son rôle de « connard ascendant violent », Vincent Cassel, notamment, est dément. Dolan, en outre, a l’élégance d’offrir à ses spectateurs des échappées fantasques comme cette chorégraphie (très mal) improvisée par Léa Seydoux et Nathalie Baye au son d’un vieux tube d’O-Zone. Ou cette réminiscence lumineuse, provoquée par la découverte, dans la remise, du vieux matelas qui accueillit jadis les amours de Louis et de Pierre, dit Joli-Cœur.

    Dans la gabegie qui masque mal le champ de ruines de cette famille rongée par la souffrance, la honte et le ressentiment qu’a nourris le vide laissé par un dieu vivant qui fut un jour des leurs, la mise en scène baroque de Dolan travaille les creux ; réveillant, ici, dans un échange de regards furtif, la mémoire d’une complicité ; révélant, là, l’indicible à la surface d’une alternance hallucinée de gros plans de visages. Elle exprime ce que les personnages sont incapables de dire eux-mêmes. Elle raconte en silence que Catherine (inutile Marion Cotillard qui joue vraiment mal dans ce film dont elle est l'erreur de casting) – épouse hypersensible et souffre-douleur d’Antoine que tout le monde prend pour une idiote – a compris la raison de la visite de Louis, que les autres, murés dans leurs névroses, ne s’expliqueront jamais.


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  • Un film d'une beauté à couper le souffle. C'est une totale réussite à tous les niveaux. La réalisatrice a réussi à faire un chef-d'oeuvre. la mise en scène est magnifique, l'image est sublime. Et le tout est d'une incroyable douceur. Audrey Tautou est géniale et aura un prix d'interprétation, j'espère. Plus beau, c’est difficile. Le moindre tissu, le moindre reflet sur des cheveux, le duveté de la peau d’un nouveau-né, le moindre bouquet, la couleur de l’eau de mer... Donnent à chaque instant envie de se lover dans l’image. Plus magique, c’est impossible. Le film nous plonge dans une famille française, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui, sous le regard de Valentine — Audrey Tautou, que l’on suit de la prime jeunesse à l’extrême vieillesse, de même que les autres actrices qui l’entourent, Mélanie Laurent et Bérénice Bejo. Voir « Éternité », film plus subversif qu’il n’en a l’air, c’est comme saisir dans sa main le sentiment de l’existence et éprouver pour de vrai comment le temps passe sur les visages et les corps. Ceux des principales actrices, bien sûr, que l’on voit vieillir et rajeunir entre deux plans, mais aussi ceux des enfants, nombreux dans le film. La vie tout simplement. C’est totalement émerveillé qu’on quitte la salle de cinéma. Un long-métrage choral qui brille par sa mise en scène originale et soignée.

    scénario: 20/20     technique: 20/20    acteurs: 20/20   note finale: 20/20

    Eternité

    Quand Valentine se marie à 20 ans avec Jules, nous sommes à la fin du 19e siècle. À la fin du siècle suivant, une jeune Parisienne, l’arrière-petite-fille de Valentine, court sur un pont et termine sa course dans les bras de l’homme qu’elle aime. Entre ces deux moments, des hommes et des femmes se rencontrent, s’aiment, s’étreignent durant un siècle, accomplissant ainsi les destinées amoureuses et établissant une généalogie… Une éternité…

    Éternité est l'adaptation de L’Élégance des veuves d’Alice Ferney, paru en 1995. Un roman qui a particulièrement ému le réalisateur Tran Anh Hung, "bouleversé par cette histoire de famille nombreuse, de filiation et de généalogie", se confie-t-il. "Moi qui me suis senti sans enracinement solide parce que je n’ai connu en tout et pour tout que trois personnes en guise de famille. C’est en cela que le sujet du livre me touche intimement. Quand je vois une famille nombreuse, j’éprouve un sentiment de solidité, de pérennité qui m’émerveille".

     


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  •  Une comédie sympa mais qui ne fera pas date. Pas super réussi. Mais on rit.

    scénario: 14/20      technique: 16/20      acteurs: 16/20   note finale: 15/20

    Radin

    François Gautier est radin ! Economiser le met en joie, payer lui provoque des suées. Sa vie est réglée dans l’unique but de ne jamais rien dépenser. Une vie qui va basculer en une seule journée : il tombe amoureux et découvre qu’il a une fille dont il ignorait l’existence. Obligé de mentir afin de cacher son terrible défaut, ce sera pour François le début des problèmes. Car mentir peut parfois coûter cher. Très cher…


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  • Un thriller psychologique superbement réussi; Le scénario est plein de suspens et la fin pleine de surprises... les actrices sont sublimes. Tout est réussi. Bravo!

    scénario: 17/20       acteurs: 18/20     technique: 15/20    note finale: 16/20

    Moka

    Munie de quelques affaires, d’un peu d’argent et d’une arme, Diane Kramer part à Evian. Elle n’a qu’une obsession : retrouver le conducteur de la Mercedes couleur moka qui a renversé son fils et bouleversé sa vie. Mais le chemin de la vérité est plus sinueux qu’il n’y paraît. Diane devra se confronter à une autre femme, attachante et mystérieuse…

    Elle a quelque chose d'un héros de western, ou de polar… enfin, un truc dans lequel on imagine mal habituellement une femme. Une femme, c'est doux, ça pleure, ça souffre, ça peut aimer, être terrible… mais ça va rarement acheter un gun et se mettre en quête de résoudre le problème qui lui pourrit la vie, en poursuivant de façon solitaire, obsessionnelle, obstinée, calculée… un projet de vengeance. On n'est pas dans un polar, on n'est pas dans un western, il y a un peu de ça mais ici les choses sont plus subtiles. On est entre la Suisse et la France, entre Evian et Lausanne, on reste autour du Lac Léman, qui est assez peu rassurant, malgré son aspect lisse : plutôt étrange, et finalement inquiétant peut-être… on sent qu'on n'est pas à l'abri de surprises.
    Notre héroïne n'est pas simple à saisir. Au départ, on peut la trouver bizarre, voire un peu folle, d'ailleurs elle s'échappe d'une clinique où elle semble soigner les suites d'un drame non résolu… Ça n'a pas l'air d'aller fort, mais il émane d'elle une sorte de tension froide et silencieuse, une sorte de violence rentrée, elle apparaît fichtrement résolue avec sa parka qui la banalise, ses basket qui ne font pas de bruit. Et puis bon sang ! Elle a la tête d'Emmanuelle Devos, qui a une façon d'être à l'image qui accroche l'intérêt, séduit, intrigue.


    On ne vous racontera pas l'histoire… c'est sans doute mieux parce que ce serait vous priver de cette curiosité qui grandit peu à peu et ne s'arrête pas à l'énoncé de ce qui pourrait avoir l'air à première vue d'un fait divers. Cette belle femme qui largue les amarres, qui semble avoir vacillé un moment sous l'effet d'une grande douleur, tangue comme une équilibriste entre l'appel du vide et un profond appétit de vie. Peu à peu son besoin viscéral de vérité va la propulser du côté moins sombre des choses, au cours de méticuleuses recherches qui la conduiront à résoudre cette affaire qui la concerne au plus profond d'elle même et à laquelle les flics du coin s'intéressent assez peu.
    Se faire justice… Au bout de son enquête, elle trouve une femme, et la rencontre ne sera pas banale. Sous l'évidence apparente des faits pourrait bien se cacher une erreur judiciaire. La vie adore les stratégies alambiquées. Diane aurait pu conclure un peu trop vite, en se contentant de la découverte de la propriétaire de la voiture couleur moka qui désigne Marlène comme responsable de son malheur… mais si elle n'est pas pressée, c'est qu'elle ne veut pas seulement savoir, elle veut aussi comprendre.

    On croit être prêt à haïr. Mais il suffit qu'on s'approche de plus près, qu'on plonge dans une vie, ce qu'on en découvre change fatalement le regard : celui que l'on abordait en ennemi cesse alors d'être anonyme. Écouter, c'est chercher à comprendre, c'est perdre la distance qui permet la froideur… Comprendre c'est déjà excuser disait l'autre. Ici cette belle femme qui fait face à Diane, fragile et forte à la fois, a elle-même une histoire compliquée. Au delà des apparences il y a la profondeur abyssale de l'humain écartelé entre ses forces et ses faiblesses, fichtrement touchant et attachant (particulièrement quand il a la subtilité et la capacité naturelle de séduction de Nathalie Baye).
    Passant à deux doigts d'un nouveau drame, Diane va découvrir en Marlène un autre prototype d'humanité tout aussi fascinant et complexe qu'elle l'est elle-même. En démêlant l'écheveau de cette tragédie qui la touche, elle va se révéler infiniment proche d'elle, rencontre improbable et superbe de deux femmes qui commence par un désir de vengeance et évolue vers une réconciliation avec soi-même donc avec les autres.


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  • Mais quel navet!!! Mais j'adore le physique du baraqué du film!! Le scénario est débile et sans intérêt et on s'ennuie devant cette pannouille. On peut s'en passer.

    scénario: 06/20      technique: 16/20     acteurs: 12/20     note finale: 5/20

    Agents presque secrets

    Un ancien geek devenu agent d’élite à la CIA, revient chez lui à l’occasion de la réunion des anciens du lycée dont il était à l’époque le souffre-douleur. Se vantant d’être sur une affaire top secrète, il recrute alors pour le seconder le gars le plus populaire de sa promo d’alors, aujourd’hui comptable désabusé. Avant même que notre col blanc ne réalise ce dans quoi il s’est embarqué, il est trop tard pour faire marche arrière. Le voilà propulsé sans autre cérémonie par son nouveau « meilleur ami » dans le monde du contre-espionnage où, sous le feu croisé des balles et des trahisons, les statistiques de leur survie deviennent bien difficile à chiffrer… même pour un comptable.


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  • C'est quoi ce film? et encore en qualifiant ce navet de "film", je suis brave car cela n'a rien d'un film: pas de scénario, des acteurs nullissimes qui se regardent jouer et une histoire complètement débile. C'est d'un ennui mortel et cela tourne en rond. A éviter. Pire qu'un film expérimental.

    scénario: 2/20   technique: 2/20   acteurs: 1/20   note finale: 1/20

    C'est quoi cette famille?

     

    Bastien, 13 ans, est au centre d’une famille recomposée : 6 demi-frères et soeurs, 8 « parents » et autant de maisons. Son emploi du temps familial est bien plus complexe que celui du collège... Trop c’est trop : les enfants décident de faire leur révolution et inversent les règles. Tous ensemble, ils squattent un grand appart’, et ce sera désormais aux parents de se déplacer !


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  • Un très beau film sur la triste condition de la femme en Inde: humiliée, interdite d'étudier et battue. Les hommes de ce film sont présentés comme des abrutis. Magnifique!

    scénario: 17/20   technique: 17/20    acteurs: 17/20  note finale: 17/20

    La saison des femmes

    Inde, Etat du Gujarat, de nos jours. Dans un petit village, quatre femmes osent s'opposer aux hommes et aux traditions ancestrales qui les asservissent. Portées par leur amitié et leur désir de liberté, elles affrontent leurs démons, et rêvent d'amour et d'ailleurs.

    Quel film réjouissant, avec un ton qui oscille constamment entre Bollywood chatoyant et séduisant pamphlet féminin, pour ne pas dire féministe ! Un cri de guerre joyeux au service des femmes mais aussi des hommes, tout autant prisonniers qu'elles des règles de convenance imposées par leur société patriarcale. Cet effeuillage candide nous livre les dessous d'une Inde contemporaine très éloignée de nos images d'Épinal occidentales.
    Non content de nous faire passer un agréable moment, La Saison des femmes remet les pendules à l'heure efficacement. Trop ? Le comité de censure indien va-t-il accepter sa diffusion dans son pays ? C'est déjà un petit miracle que le film ait vu le jour : entre les producteurs qui refusaient de le soutenir, les villages qui ne voulaient pas accueillir un tournage dirigé par une femme plus adepte du port des pantalons que du voile… Mais Leena Yadav n'a jamais baissé les bras, comme ses personnages, ces terribles drôlesses qui vous feront tourner la tête.


    Il y a Rani, la toujours sage, celle qui s'étiole dans une morne tenue de jeune veuve et peine à élever seule son insupportable fiston. Il y a Bijli, la délurée, celle dont le métier est de se trémousser, d'émoustiller ces messieurs, voire un peu plus à la demande de son patron. Entre les deux femmes : un monde ! Et pourtant Rani refuse, malgré l'opprobre de son entourage, de renier cette amitié « contre nature », construite dans les ferments de l'enfance. Cette façon de résister, de tenir tête, c'est peut-être un de leurs points communs les plus forts. Chacune a réussi à s'émanciper de la gouvernance d'un homme : l'une en n'en ayant aucun, l'autre en les ayant tous. Pourtant, sous leurs carapaces d'amazones indomptables, toutes deux partagent ce désir inavoué de l'autre, la même sensualité, une soif inextinguible de romantisme. Les hormones qui les titillent, torrides, poussent leurs corps à exulter. Oser rêver de s'échouer sur des rivages voluptueux d'un monde de jouissances et de libertés inaccessibles aux femmes ? C'est déjà franchir bon nombre d'interdits.
    Bijli et Rani représentent tout un pan de la population féminine de leur pays, mais le tableau resterait incomplet sans Lajjo, la femme maltraitée par un mari qui lui reproche sa stérilité ; et sans la toute jeune Lehar Khan, qui incarne a elle seule le cercle vicieux que chaque génération a tendance à reproduire…

    Pourtant la bande des quatre (Rani, Bijli, Lajjo et Lehar) va s'enhardir peu à peu et devenir un quatuor explosif, vibrant, exalté. Si elles n'ont pas encore les mots pour la décrire, sourd une saine révolte grisante, radieuse. Sentir le vent dans ses cheveux, déposer son voile, mettre les voiles… Tant de choses à expérimenter, à inventer. Certes, en face ils ont la puissance pour les rappeler à l'ordre, mais qu'est-ce que la puissance face à la force que donne le sentiment de n'avoir rien à perdre ?


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  • Un très beau film, réussi à tous les niveaux. L'image est d'une beauté à couper le souffle, les acteurs sont excellents, le scénario est très réussi, c'est bien filmé et on apprends des choses. Un cinéma comme je l'aime!

    scénario: 18/20   acteurs: 18/20    technique: 18/20   note finale: 18/20

    Stefan Zweig, adieu l'Europe

    En 1936, Stefan Zweig décide de quitter définitivement l'Europe. Le film raconte son exil, de Rio de Janeiro à Buenos Aires, de New York à Petrópolis.

    « Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l’aurore après la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux. » (Stefan Zweig, Petropolis, 22 février 1942)
    Quand il écrit ces derniers mots, sous le soleil radieux du Brésil dont la lumière et la chaleur n’atteignent pourtant plus ni son esprit si son cœur, Stefan Zweig ne sait encore rien de cette longue nuit d’horreur et de chaos dans laquelle est plongée, et pour plusieurs années encore, sa « chère vieille Europe ». Tout au plus a t-il déjà pu constater, avec l’amertume et la culpabilité de ceux qui ont fui avant qu’il ne soit trop tard, la fin d’une époque : celle qu’il décrit si magnifiquement dans son livre-testament Le monde d’hier, souvenirs d’un Européen.
    Sans pouvoir rien présager encore de l’effroi qui suivra, Stefan Zweig, penseur libre et humaniste ayant en horreur tous les nationalismes, sait déjà que ce qui se trame en 1934, lorsqu’il quitte l’Autriche alors que les pages d'Amok – un de ses chefs d'œuvre – se consument sur les places des villages, n’est que le début d’une longue descente aux enfers pour cette Europe qu’il rêvait libre, ouverte, unie…


    Stefan Zweig, Adieu l’Europe est un film historique passionnant et le récit brillant de la fin de vie en exil de l’un des plus grands écrivains du xxe siècle. Mais en 2016, à l’heure où des bateaux de fortune recrachent sur les plages des portes de l’Europe des femmes et des hommes épris de liberté et fuyant l’horreur et le chaos, c’est un film qui résonnera peut-être aussi comme un signal d’alarme, un film qui convoque l’histoire au chevet d’une société à la mémoire courte, toujours prête semble-t-il à pencher vers le pire, à choisir les peurs et les frontières au détriment d’un possible vivre ensemble. En cela, outre sa réussite artistique incontestable, c’est un film qui vous tire vers le haut, au fil d'une pensée pénétrante, humaniste et généreuse. Et qui évidemment vous donne furieusement envie de lire ou relire tout Zweig. On applaudit des deux mains !
    Choix audacieux qui rend le récit d'autant plus original et captivant, le film est construit en six chapitres indépendants qui racontent, chacun à sa manière, dans son unité de lieu et de temps, un événement dans la vie d’exil de Zweig. Cette exploration dans les moindres détails de temps forts, publics ou intimes, de l’écrivain errant, du Brésil en Argentine en passant par les Etats-Unis, permet de donner un rythme particulier à la narration, au plus près des préoccupations, des doutes et de la pensée toujours en action de ce créateur qui sera jusqu’à la fin traversé par des courants contraires : le bonheur d’être libre et l’horreur de voir se déchirer non seulement son Allemagne natale, terre de ses attaches, de sa formation spirituelle et culturelle, mais l’humanité tout entière.

    Sans jamais la montrer, sans presque jamais la nommer, la guerre est pourtant omniprésente et hante le film, imposant en hors champ le poids de toutes les souffrances, de toutes les séparations et de toutes les horreurs contre lesquelles viennent s’entrechoquer les couleurs, les parfums et la beauté apaisante et sereine des paysages d’exils. Mais nul tableau enchanté, nul battement d’ailes, nul chant indigène ne feront oublier à Zweig le poids de cette Europe agonisante au loin…
    « Maintenant que le monde de mon langage a disparu pour moi et que ma patrie spirituelle, l’Europe, s’est détruite elle-même. » (Stefan Zweig, Petropolis, 22 Février 1942, le jour de son suicide)


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  •  Un bon film d'espionnage même si on peut regretter la subtilité du premier. Vikander est décevante et on n'y croit pas une seconde. Matt Damon est égal à lui-même. Beaucoup de suspens. Réussi. Et puis on voyage...

    scénario: 16/20        acteurs: 14/20     technique: 16/20

    Jason Bourne

    La traque de Jason Bourne par les services secrets américains se poursuit. Des îles Canaries à Londres en passant par Las Vegas...


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  •  Alors là, côté navet, y a du lourd! On s'ennuie d'un bout à l'autre du film, qui ne vaut pas plus qu'un téléfilm allemand. C'est dire.

    scénario: 3/20     acteurs: 3/20    technique: 16/20   note finale: 3/20

    Irreprochable

    Sans emploi depuis un an, Constance revient dans sa ville natale quand elle apprend qu’un poste se libère dans l’agence immobilière où elle a démarré sa carrière, mais son ancien patron lui préfère une autre candidate plus jeune. Constance est alors prête à tout pour récupérer la place qu’elle estime être la sienne.

    Porté de bout en bout par Marina Foïs, une comédienne qui n’en finit décidément pas de nous surprendre, Irréprochable ne nous fait hélas pas vibrer comme dans les thrillers. Noir, ce film l’est sans doute, non pas tant par la trame de son récit, qui tient plus du drame psychologique – pour celles et ceux qui aiment les cases –, mais plutôt par la sensation inquiétante – euphémisme – qui émane de son personnage principal. En cela, voilà un film qui ne parvient jamais à rendre palpables les contradictions et les tourments d’un être en perdition : entendre par « en perdition » quelqu’un qui se noie et cherche coûte que coûte une bouée de sauvetage pour ne pas sombrer. Tout cela est très ennuyeux et raté. Tour à tour pathétique, irritante, cabossée, menaçante mais aussi sensuelle, émouvante, enfantine, on oublie Constance dés qu'on a quitté la salle de cinéma, si on n'est pas parti avant la fin, tant c'est raté à tous les niveaux.

    Constance a perdu l’essentiel de sa vie et hélas, se croit obligée de nous ennuyer avec son ennui. Elle a perdu aussi, par effet domino : un boulot, un toit, une vie sociale, un statut, une histoire à raconter aux autres, la sienne. Mais Constance, si elle n’a plus de ressources, a beaucoup de répartie et la volonté farouche, presque obsessionnelle, de rebondir. Paris, la ville qu’elle a cru conquérir voilà quelques années en quittant sa province natale, l’a aujourd’hui recrachée comme un vulgaire déchet. Plus rentable, plus productive, plus intéressante, plus bonne à rien, Constance. Alors elle va faire le chemin à l’envers, revenir aux sources, dans la petite ville où elle a grandi, où sa mère vit encore, où elle a connu ses premiers amours, son premier emploi… La ville qu'il n'y a pas si longtemps elle a voulu fuir. Et comme elle est totalement cinglée...
    Constance est persuadée que l’agence immobilière où elle travaillait avant est prête à la reprendre. Quelle équipe ne voudrait pas dans ses rangs d’une professionnelle formée sur le marché parisien ? Mais on comprend assez vite que la réalité de Constance n’est pas tout à fait conforme à celle du monde qui l’entoure. On comprend vite que Constance n’est pas tout à fait conforme à l’image de la quarantenaire cool, sportive et détendue qu’elle veut renvoyer aux autres. On comprend aussi que Constance est un être tendu comme un arc prêt à lancer sa flèche assassine. On comprend que Constance cherche désespérément sa bouée de secours. Un emploi. Un corps pour exulter. Une mère malade à qui parler. Un confident du passé pour s’épancher. On comprend qu’irréprochable n’est pas vraiment le qualificatif qui la définira le mieux…

    Sans rien révéler de cette histoire débile, la quête de reconnaissance sociale et la folie discrète qui fait son nid en douce au cœur des âmes fragiles, Irréprochable est ennuyeux au delà de tout… Un monde cruel où le travail est devenu une denrée rare et précieuse et où la relation à l'autre, si facile dans l'omniprésente et trompeuse sphère virtuelle, est douloureuse et compliquée dans la lumière crue de la vraie vie. Constance est folle et nous ennuie avec ses problèmes dont on a cure.


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  • Alors là, c'est peu de dire que c'est un navet: pas de scénario, mal filmé, mal joué et d'un ennui abyssal. En plus l'actrice qui joue dans ce navet improbable a une voix horrible. C'est un navet de compétition. Pire que du cinéma expérimental. Il faut oser présenter un truc pareil au public. Raté à tous les niveaux.

    scénario: 1/20    acteurs: 1/20    technique: 10/20   note finale: 1/20

    La loi de la jungle

    Marc Châtaigne, stagiaire au Ministère de la Norme, est envoyé en Guyane pour la mise aux normes européennes du chantier GUYANEIGE : première piste de ski indoor d’Amazonie destinée à relancer le tourisme en Guyane. De mésaventure en mésaventure, on lui affuble un coéquipier. Pas de chance c’est une pin-up. Pire : elle a du caractère.

     

     


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  • Un joli film romantique avec lequel on passe un bon moment même si la fin n'est pas celle espérée... La petite actrice est formidable et pleine d'énergie.

    scénario: 16/20     acteurs: 16/20    technique: 16/20    note finale: 16/20

    Une charmante petite ville de l'Angleterre rurale. Si elle est originale et artiste dans l'âme, Louisa "Lou" Clark, 26 ans, n'a aucune ambition particulière. Elle se contente d'enchaîner les boulots pour permettre à ses proches de joindre les deux bouts.
    Jeune et riche banquier, Will Traynor était un garçon plein d'audace et d'optimisme jusqu'à ce qu'il se retrouve paralysé, suite à un accident survenu deux ans plus tôt. Devenu cynique, il a renoncé à tout et n'est plus que l'ombre de lui-même.
    Autant dire que ces deux-là auraient pu ne jamais se rencontrer. Mais lorsque Lou accepte de travailler comme aide-soignante auprès de Will, elle est bien décidée à lui redonner goût à la vie. Et peu à peu, les deux jeunes gens s'éprennent passionnément l'un de l'autre. La force de leur amour pourra-t-elle survivre à leur destin qui semble inexorable ?


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  •  Mais où a été tourné ce film? Les paysages sont d'une beauté à couper le souffle. L'histoire de cet homme qui quitte tout pour aller vivre en Sibérie est portée par un Raphael Personnaz au sommet de son art. Une année hors du temps. par contre, pour les fans de Sylvain Tesson, rien à voir avec le livre.

    scénario: 17/20    acteurs: 17/20    technique: 17/20   note finale: 17/20

    Dans les forêts de Sibérie

    Pour assouvir un besoin de liberté, Teddy décide de partir loin du bruit du monde, et s’installe seul dans une cabane, sur les rives gelées du lac Baïkal.
    Une nuit, perdu dans le blizzard, il est secouru par Aleksei, un Russe en cavale qui vit caché dans la forêt sibérienne depuis des années.
    Entre ces deux hommes que tout oppose, l’amitié va naître aussi soudaine qu’essentielle.

    Certes il y a un réalisateur aux commandes, mais à lire le dossier presse, on comprend bien l'intensité de la réflexion collective et du partage qui ont présidé à la fabrication du film. Cela en fait le fruit d'une belle aventure humaine, une passionnante collaboration à tous les niveaux. L'écrivain, les scénaristes, le cinéaste, le directeur de la photographie, les acteurs, le compositeur… fédérés et solidaires afin de raconter et partager quelque chose à la fois de très universel et de très intime, presque indicible…
    Pour ne rien vous cacher, au tout début du film, on se demande un peu où on est tombé. Rien ne permet au spectateur de se raccrocher à des éléments familiers. On s'embarque en terre inconnue en même temps que le protagoniste, Teddy, parti très loin pour fuir le brouhaha parisien, les sollicitations de son monde, goûter une nouvelle forme de liberté. Nous voilà ensemble coupés de nos repères et on ne sait pas où l'aventure va nous mener. Le périple débute dans une modeste bicoque, où nous sommes simplement accueillis par une femme russe dont le chant ruisselle du lait de la tendresse humaine. On s'immerge dans l'ambiance, les gestes, les sons des autochtones : les mots que l'on ne comprend pas, dont on devine la signification. Ça, c'est ce qu'on vit un peu dès qu'on est touriste quelque part. Mais peut-être le tourisme est-il le meilleur moyen trouvé par l'homme pour ne pas voyager et se fuir lui-même, fuir sa réalité ? Teddy, lui, fait le chemin inverse. Il part vers le dépouillement, l'isolement, la solitude et son voyage commence quand il se retrouve minuscule face à l'infini de la neige. Un voyage qu'on va vivre par procuration, sans geler nos petites fesses, mais en se laissant transporter… 


    Nous voici un peu perdus au fin fond de la forêt sibérienne, époustouflés par la beauté des paysages, par des silences ou par une musique qui vous vrille les sens et le cœur (Ibrahim Maalouf, faut-il le répéter ?). Uniquement reliés au monde (en tout cas au monde organisé, socialisé) par un lac gelé… à condition que les glaces ne décident pas de fondre. Teddy est enfin seul dans la petite cabane de bois qu'il a achetée. Seul avec lui-même, ses pensées, ses joies enfantines… loin du brouhaha parisien… Seul ? Pas si sûr… Il y a une ou des présences qu'il ressent ou qu'il devine, même s'il ne sait pas décrypter les traces, les murmures, les frôlements de la nature. Végétal ? Animal ? Humain ? Les récits que lui ont fait ceux qui l'ont accueilli deviennent plus présents : il y a longtemps un meurtrier serait venu se réfugier ici pour fuir le châtiment des hommes…
    Mort, vivant ? Nul ne le sait. Puis ce sont des pièges posés pour se nourrir qu'il découvre par hasard… Bientôt il n'y aura plus de doute… Ce sera une magnifique rencontre entre deux solitaires, entre deux solitudes. Dense, intense, magnifiquement filmée. Et on n'aura plus de doute sur le chemin parcouru, ni sur le bonheur d'avoir cheminé à leurs côtés.


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  • le scénario est bâclé! l'histoire pas terrible, et les acteurs peu convaincants. Les images de nature sont magnifiques mais vues et revues. Bref, pas terrible et peu d'imagination.

    scénario: 12/20   acteurs: 10/20  technique: 16/20   note finale: 12/20

    L’histoire époustouflante de l’amitié entre un garçon nommé Lukas, son aigle Abel et Danzer, le garde forestier. Lukas, un jeune garçon élevé par un père autoritaire, recueille un aiglon tombé du nid. Il nomme son nouveau compagnon Abel et s’en occupe en secret avec l’aide de Danzer. L’aigle et l’enfant s’apprivoisent et grandissent ensemble. Mais, lorsque vient le jour pour Abel de prendre son envol, Lukas parviendra-t-il, lui aussi, à prendre le sien ?


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  • Aussi mignon que Némo. Un joli dessin animé qui plaira aux petits comme aux grands, mais pas aux tous petits car il est assez long. Bien dessiné, bon scénario.

    scénario: 16/20   technique: 16/20   note finale: 16/20

    Le monde de Dory

    Dory, le poisson chirurgien bleu amnésique, retrouve ses amis Nemo et Marin. Tous trois se lancent à la recherche du passé de Dory. Pourra-t-elle retrouver ses souvenirs ? Qui sont ses parents ? Et où a-t-elle bien pu apprendre à parler la langue des baleines ?


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  • Une histoire tarabiscotée mais intéressante. Le casting est magnifiquement distribué.

    scénario: 16/20       technique: 16/20     acteurs: 16/20   note finale: 16/20

    Nora Sator, jeune trentenaire dynamique, commence sa carrière dans la haute finance.
    Quand elle apprend que son patron et sa femme ont fréquenté son père dans leur jeunesse, elle découvre qu’une mystérieuse rivalité les oppose encore.
    Ambitieuse, Nora gagne vite la confiance de ses supérieurs mais entretient des rapports compliqués avec son collègue Xavier, contrairement à sa sœur Maya qui succombe rapidement à ses charmes…
    Entre histoires de famille, de cœur et intrigues professionnelles, les destins s’entremêlent et les masques tombent.

    C'est une fille bien d'aujourd'hui… Et ce n'est pas ça qui va nous rassurer sur l'état de notre présent ! Le prototype parfait de la gonzesse performante, ambitieuse aux canines acérées, à l'esprit aussi coupant et vif que son physique est superbe et glacé, sortie brillamment diplômée des plus grandes écoles, époustouflante d'efficacité dès qu'il s'agit de jouer sur l'échiquier de la finance internationale… Trentenaire au top, réactive comme la bourse : il faut du résultat et du gain TDSM (Tout De Suite Maintenant) comme on dit dans ces milieux-là qui sont le cœur agité et stressé de l'air du temps où on n'a plus le temps de le prendre, le temps, où tout doit filer à la vitesse d'un tweet… Plus le temps de divaguer, d'hésiter, de rêver, d'avoir des états d'âme… la productivité de chaque seconde compte, même en amour, même quand on est tout seul…


    Sauf que les humains ça peut aussi les déglinguer grave, ce nouveau moule dans lequel ils se contraignent à se couler… (Voyez le superbe La Nouvelle vie de Paul Sneijder, contrepoint parfait au film de Bonitzer)
    Le jour où elle débarque, pimpante, dans des bureaux qui sont des personnages à part entière du film tant ils sont à l'image de ces entreprises branchées sur le monde entier, Nora Sator affiche une assurance qui la met très vite dans le sillage de ceux qui détiennent le pouvoir. Il ne faudra pas trois jours pour que son PDG pousse le pion précédent, un charmant jeune homme pourtant brillant et séduisant, pour l'installer à sa place. Echec et mat ! Pas grand chose à changer, juste son ordinateur à poser sur un autre bureau à l'endroit de l'ordinateur enlevé aussi vite par celui dont elle a pris la place… Cruauté d'un monde de la consommation rapide des salariés comme du reste.

    Mais elle s'aperçoit vite qu'il y a quelque chose de bizarre dans cet univers trop clean, trop bien huilé et ce quelque chose tient à son père : quels étaient jadis les liens entre lui et son nouveau et arrogant PDG, avec lequel il semble avoir partagé beaucoup de choses avant de se replier dans son petit appartement en solitaire.
    Son PDG l'invite à venir exécuter un travail urgent dans sa villa, moderne et ostensible signe extérieur de richesse, où elle croise son épouse diaphane qui tangue entre deux whiskies… Que s'est-il passé entre son père et cette femme, quel rapport avec l'associé de son PDG qui semble lui-même touché sur le point de couler dans un double jeu cruel plein de mensonges et de pièges ?

    Nora est une jeune femme qui a tout pour « réussir » et la vie devant elle, mais ce qui s'est passé avant elle la rattrape au tournant. C'est que sous ses airs de joli robot, fabriqué pour la performance, il lui reste un large fond d'humanité sensible qu'elle n'a pas complètement évacué, entretenu sans doute par ses liens de complicité avec une sœur qui est son exact contraire, brune fantaisiste débordante de sensualité. Il y a aussi les liens qui subsistent avec ce père amer qu'elle aimerait comprendre, comme s'il lui était insupportable de caler devant une équation non résolue qui la concerne d'aussi près… Et puis il y a ce collègue de son âge qui n'est peut-être pas aussi prêt qu'elle à tout miser sur son seul projet de carrière, il y a cette femme que son père a connu, si classe, si belle et percluse de désenchantement…
    Autant de choses qui la poussent à réagir, à chercher à comprendre le pourquoi du comment, à s'interroger sur la réalité de son envie de faire partie de ce monde-là…
    Le film est remarquablement écrit, superbement interprété. Tranchant. Pas confortable, pas gentil, tranchant.


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  • Alors là, côté navet, il y a du lourd.. pas de scénario et c'est d'une crétinerie abyssale. On peut largement s'en passer. L'acteur qui joue Tarzan est beau mais ça ne suffit pas. Hélas... C'est bien filmé.

    scénario: 2/20      acteurs: 8/20   technique: 16/20   note finale: 3/20

    Tarzan

    Après avoir grandi dans la jungle africaine, Tarzan a renoué avec ses origines aristocratiques, répondant désormais au nom de John Clayton, Lord Greystoke. Il mène une vie paisible auprès de son épouse Jane jusqu'au jour où il est convié au Congo en tant qu'émissaire du Commerce. Mais il est loin de se douter du piège qui l'attend. Car le redoutable belge Leon Rom est bien décidé à l'utiliser pour assouvir sa soif de vengeance et sa cupidité…


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