• Le dernier film du talentueux Xavier Nolan est une réussite. Tous les acteurs de ce casting de rêve sont géniaux et Nathalie Baye mérite un prix d'interprétation. Marion Cotillard ne sert à rien. Cela commence un peu lentement mais après le film prend toute sa dimension. C'est un peu bavard. Mais les secrets de cette famille sont intéressants. Réussi.

    scénario: 18/20      acteurs: 18/20    technique: 18/20     note finale: 18/20

    Juste la fin du monde

    Après douze ans d’absence, un écrivain retourne dans son village natal pour annoncer à sa famille sa mort prochaine.
    Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l’on se dit l’amour que l’on se porte à travers les éternelles querelles, et où l’on dit malgré nous les rancoeurs qui parlent au nom du doute et de la solitude.

    Adapté de la pièce de Jean-Luc Lagarce, écrite en 1990 alors qu’il se savait atteint du sida, ce sixième long-métrage de Xavier Dolan (vingt-sept ans cette année !) est son plus abouti, son plus fort à ce jour. Il saisit Louis, alter ego de l’auteur interprété par Gaspard Ulliel, dans un avion, tandis qu’en « off », la voix de l’acteur annonce le programme : revenir sur ses pas, retrouver sa famille, leur annoncer sa mort « prochaine et irrémédiable ». « En être l’unique messager… Me donner, et donner aux autres, une dernière fois, l’illusion d’être responsable de moi-même et d’être‚ jusqu’à cette extrémité‚ mon propre maître. »
    Ce prologue funèbre diffuse sa terrible gravité dans la course folle qui suit, un voyage en taxi recomposé comme un flip book d’images filantes au son, poussé à plein volume, d’une musique conquérante, qui propulse le film sur sa rampe de lancement. Et nous voilà chez Martine (Nathalie Baye, impayable sous sa perruque noir corbeau), où tout le monde attend le retour du fils prodigue. Ce qui va se jouer dans ce huis clos grotesque et désespéré est une tragédie de l’intime, de la solitude radicale de l’homme, où l’âme se voit littéralement mise à nu. La rencontre de ce personnage qui vient pour annoncer sa mort et de ceux à qui il vient l’annoncer, qui attendent de sa part la promesse d’un avenir partagé, ne peut provoquer qu’un hurlement muet. On est par-delà l’incommunicable, dans la zone irréparable du déjà trop tard.


    Douze ans que Louis n’a pas vu sa mère, ni son frère, ni sa sœur. Avec ces gens mal dégrossis, incapables de communiquer autrement que par l’invective ou l’insulte, l’homosexuel sophistiqué qu’il est, intellectuel brillant, doux et posé dans son rapport aux autres, ne partage rien. « J’ai peur d’eux », dit-il à un ami, au téléphone. Comment trouver non seulement la force, mais aussi, simplement, un moment pour prendre la parole dans ce climat délétère, très Dolan première époque, où personne n’écoute personne et où tout le monde se coupe en vociférant ? Ce régime d’hystérie à haute intensité n’a pas eu l’heur de plaire à tout le monde lors du Festival de Cannes…
    C’est dommage, car malgré le poids de la situation qui vous cloue littéralement au fond de votre siège, c’est souvent drôle. Dans son rôle de « connard ascendant violent », Vincent Cassel, notamment, est dément. Dolan, en outre, a l’élégance d’offrir à ses spectateurs des échappées fantasques comme cette chorégraphie (très mal) improvisée par Léa Seydoux et Nathalie Baye au son d’un vieux tube d’O-Zone. Ou cette réminiscence lumineuse, provoquée par la découverte, dans la remise, du vieux matelas qui accueillit jadis les amours de Louis et de Pierre, dit Joli-Cœur.

    Dans la gabegie qui masque mal le champ de ruines de cette famille rongée par la souffrance, la honte et le ressentiment qu’a nourris le vide laissé par un dieu vivant qui fut un jour des leurs, la mise en scène baroque de Dolan travaille les creux ; réveillant, ici, dans un échange de regards furtif, la mémoire d’une complicité ; révélant, là, l’indicible à la surface d’une alternance hallucinée de gros plans de visages. Elle exprime ce que les personnages sont incapables de dire eux-mêmes. Elle raconte en silence que Catherine (inutile Marion Cotillard qui joue vraiment mal dans ce film dont elle est l'erreur de casting) – épouse hypersensible et souffre-douleur d’Antoine que tout le monde prend pour une idiote – a compris la raison de la visite de Louis, que les autres, murés dans leurs névroses, ne s’expliqueront jamais.


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  • Un film d'une beauté à couper le souffle. C'est une totale réussite à tous les niveaux. La réalisatrice a réussi à faire un chef-d'oeuvre. la mise en scène est magnifique, l'image est sublime. Et le tout est d'une incroyable douceur. Audrey Tautou est géniale et aura un prix d'interprétation, j'espère. Plus beau, c’est difficile. Le moindre tissu, le moindre reflet sur des cheveux, le duveté de la peau d’un nouveau-né, le moindre bouquet, la couleur de l’eau de mer... Donnent à chaque instant envie de se lover dans l’image. Plus magique, c’est impossible. Le film nous plonge dans une famille française, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui, sous le regard de Valentine — Audrey Tautou, que l’on suit de la prime jeunesse à l’extrême vieillesse, de même que les autres actrices qui l’entourent, Mélanie Laurent et Bérénice Bejo. Voir « Éternité », film plus subversif qu’il n’en a l’air, c’est comme saisir dans sa main le sentiment de l’existence et éprouver pour de vrai comment le temps passe sur les visages et les corps. Ceux des principales actrices, bien sûr, que l’on voit vieillir et rajeunir entre deux plans, mais aussi ceux des enfants, nombreux dans le film. La vie tout simplement. C’est totalement émerveillé qu’on quitte la salle de cinéma. Un long-métrage choral qui brille par sa mise en scène originale et soignée.

    scénario: 20/20     technique: 20/20    acteurs: 20/20   note finale: 20/20

    Eternité

    Quand Valentine se marie à 20 ans avec Jules, nous sommes à la fin du 19e siècle. À la fin du siècle suivant, une jeune Parisienne, l’arrière-petite-fille de Valentine, court sur un pont et termine sa course dans les bras de l’homme qu’elle aime. Entre ces deux moments, des hommes et des femmes se rencontrent, s’aiment, s’étreignent durant un siècle, accomplissant ainsi les destinées amoureuses et établissant une généalogie… Une éternité…

    Éternité est l'adaptation de L’Élégance des veuves d’Alice Ferney, paru en 1995. Un roman qui a particulièrement ému le réalisateur Tran Anh Hung, "bouleversé par cette histoire de famille nombreuse, de filiation et de généalogie", se confie-t-il. "Moi qui me suis senti sans enracinement solide parce que je n’ai connu en tout et pour tout que trois personnes en guise de famille. C’est en cela que le sujet du livre me touche intimement. Quand je vois une famille nombreuse, j’éprouve un sentiment de solidité, de pérennité qui m’émerveille".

     


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  • Un thriller psychologique superbement réussi; Le scénario est plein de suspens et la fin pleine de surprises... les actrices sont sublimes. Tout est réussi. Bravo!

    scénario: 17/20       acteurs: 18/20     technique: 15/20    note finale: 16/20

    Moka

    Munie de quelques affaires, d’un peu d’argent et d’une arme, Diane Kramer part à Evian. Elle n’a qu’une obsession : retrouver le conducteur de la Mercedes couleur moka qui a renversé son fils et bouleversé sa vie. Mais le chemin de la vérité est plus sinueux qu’il n’y paraît. Diane devra se confronter à une autre femme, attachante et mystérieuse…

    Elle a quelque chose d'un héros de western, ou de polar… enfin, un truc dans lequel on imagine mal habituellement une femme. Une femme, c'est doux, ça pleure, ça souffre, ça peut aimer, être terrible… mais ça va rarement acheter un gun et se mettre en quête de résoudre le problème qui lui pourrit la vie, en poursuivant de façon solitaire, obsessionnelle, obstinée, calculée… un projet de vengeance. On n'est pas dans un polar, on n'est pas dans un western, il y a un peu de ça mais ici les choses sont plus subtiles. On est entre la Suisse et la France, entre Evian et Lausanne, on reste autour du Lac Léman, qui est assez peu rassurant, malgré son aspect lisse : plutôt étrange, et finalement inquiétant peut-être… on sent qu'on n'est pas à l'abri de surprises.
    Notre héroïne n'est pas simple à saisir. Au départ, on peut la trouver bizarre, voire un peu folle, d'ailleurs elle s'échappe d'une clinique où elle semble soigner les suites d'un drame non résolu… Ça n'a pas l'air d'aller fort, mais il émane d'elle une sorte de tension froide et silencieuse, une sorte de violence rentrée, elle apparaît fichtrement résolue avec sa parka qui la banalise, ses basket qui ne font pas de bruit. Et puis bon sang ! Elle a la tête d'Emmanuelle Devos, qui a une façon d'être à l'image qui accroche l'intérêt, séduit, intrigue.


    On ne vous racontera pas l'histoire… c'est sans doute mieux parce que ce serait vous priver de cette curiosité qui grandit peu à peu et ne s'arrête pas à l'énoncé de ce qui pourrait avoir l'air à première vue d'un fait divers. Cette belle femme qui largue les amarres, qui semble avoir vacillé un moment sous l'effet d'une grande douleur, tangue comme une équilibriste entre l'appel du vide et un profond appétit de vie. Peu à peu son besoin viscéral de vérité va la propulser du côté moins sombre des choses, au cours de méticuleuses recherches qui la conduiront à résoudre cette affaire qui la concerne au plus profond d'elle même et à laquelle les flics du coin s'intéressent assez peu.
    Se faire justice… Au bout de son enquête, elle trouve une femme, et la rencontre ne sera pas banale. Sous l'évidence apparente des faits pourrait bien se cacher une erreur judiciaire. La vie adore les stratégies alambiquées. Diane aurait pu conclure un peu trop vite, en se contentant de la découverte de la propriétaire de la voiture couleur moka qui désigne Marlène comme responsable de son malheur… mais si elle n'est pas pressée, c'est qu'elle ne veut pas seulement savoir, elle veut aussi comprendre.

    On croit être prêt à haïr. Mais il suffit qu'on s'approche de plus près, qu'on plonge dans une vie, ce qu'on en découvre change fatalement le regard : celui que l'on abordait en ennemi cesse alors d'être anonyme. Écouter, c'est chercher à comprendre, c'est perdre la distance qui permet la froideur… Comprendre c'est déjà excuser disait l'autre. Ici cette belle femme qui fait face à Diane, fragile et forte à la fois, a elle-même une histoire compliquée. Au delà des apparences il y a la profondeur abyssale de l'humain écartelé entre ses forces et ses faiblesses, fichtrement touchant et attachant (particulièrement quand il a la subtilité et la capacité naturelle de séduction de Nathalie Baye).
    Passant à deux doigts d'un nouveau drame, Diane va découvrir en Marlène un autre prototype d'humanité tout aussi fascinant et complexe qu'elle l'est elle-même. En démêlant l'écheveau de cette tragédie qui la touche, elle va se révéler infiniment proche d'elle, rencontre improbable et superbe de deux femmes qui commence par un désir de vengeance et évolue vers une réconciliation avec soi-même donc avec les autres.


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  • Mais quel navet!!! Mais j'adore le physique du baraqué du film!! Le scénario est débile et sans intérêt et on s'ennuie devant cette pannouille. On peut s'en passer.

    scénario: 06/20      technique: 16/20     acteurs: 12/20     note finale: 5/20

    Agents presque secrets

    Un ancien geek devenu agent d’élite à la CIA, revient chez lui à l’occasion de la réunion des anciens du lycée dont il était à l’époque le souffre-douleur. Se vantant d’être sur une affaire top secrète, il recrute alors pour le seconder le gars le plus populaire de sa promo d’alors, aujourd’hui comptable désabusé. Avant même que notre col blanc ne réalise ce dans quoi il s’est embarqué, il est trop tard pour faire marche arrière. Le voilà propulsé sans autre cérémonie par son nouveau « meilleur ami » dans le monde du contre-espionnage où, sous le feu croisé des balles et des trahisons, les statistiques de leur survie deviennent bien difficile à chiffrer… même pour un comptable.


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  • C'est quoi ce film? et encore en qualifiant ce navet de "film", je suis brave car cela n'a rien d'un film: pas de scénario, des acteurs nullissimes qui se regardent jouer et une histoire complètement débile. C'est d'un ennui mortel et cela tourne en rond. A éviter. Pire qu'un film expérimental.

    scénario: 2/20   technique: 2/20   acteurs: 1/20   note finale: 1/20

    C'est quoi cette famille?

     

    Bastien, 13 ans, est au centre d’une famille recomposée : 6 demi-frères et soeurs, 8 « parents » et autant de maisons. Son emploi du temps familial est bien plus complexe que celui du collège... Trop c’est trop : les enfants décident de faire leur révolution et inversent les règles. Tous ensemble, ils squattent un grand appart’, et ce sera désormais aux parents de se déplacer !


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  • Un très beau film sur la triste condition de la femme en Inde: humiliée, interdite d'étudier et battue. Les hommes de ce film sont présentés comme des abrutis. Magnifique!

    scénario: 17/20   technique: 17/20    acteurs: 17/20  note finale: 17/20

    La saison des femmes

    Inde, Etat du Gujarat, de nos jours. Dans un petit village, quatre femmes osent s'opposer aux hommes et aux traditions ancestrales qui les asservissent. Portées par leur amitié et leur désir de liberté, elles affrontent leurs démons, et rêvent d'amour et d'ailleurs.

    Quel film réjouissant, avec un ton qui oscille constamment entre Bollywood chatoyant et séduisant pamphlet féminin, pour ne pas dire féministe ! Un cri de guerre joyeux au service des femmes mais aussi des hommes, tout autant prisonniers qu'elles des règles de convenance imposées par leur société patriarcale. Cet effeuillage candide nous livre les dessous d'une Inde contemporaine très éloignée de nos images d'Épinal occidentales.
    Non content de nous faire passer un agréable moment, La Saison des femmes remet les pendules à l'heure efficacement. Trop ? Le comité de censure indien va-t-il accepter sa diffusion dans son pays ? C'est déjà un petit miracle que le film ait vu le jour : entre les producteurs qui refusaient de le soutenir, les villages qui ne voulaient pas accueillir un tournage dirigé par une femme plus adepte du port des pantalons que du voile… Mais Leena Yadav n'a jamais baissé les bras, comme ses personnages, ces terribles drôlesses qui vous feront tourner la tête.


    Il y a Rani, la toujours sage, celle qui s'étiole dans une morne tenue de jeune veuve et peine à élever seule son insupportable fiston. Il y a Bijli, la délurée, celle dont le métier est de se trémousser, d'émoustiller ces messieurs, voire un peu plus à la demande de son patron. Entre les deux femmes : un monde ! Et pourtant Rani refuse, malgré l'opprobre de son entourage, de renier cette amitié « contre nature », construite dans les ferments de l'enfance. Cette façon de résister, de tenir tête, c'est peut-être un de leurs points communs les plus forts. Chacune a réussi à s'émanciper de la gouvernance d'un homme : l'une en n'en ayant aucun, l'autre en les ayant tous. Pourtant, sous leurs carapaces d'amazones indomptables, toutes deux partagent ce désir inavoué de l'autre, la même sensualité, une soif inextinguible de romantisme. Les hormones qui les titillent, torrides, poussent leurs corps à exulter. Oser rêver de s'échouer sur des rivages voluptueux d'un monde de jouissances et de libertés inaccessibles aux femmes ? C'est déjà franchir bon nombre d'interdits.
    Bijli et Rani représentent tout un pan de la population féminine de leur pays, mais le tableau resterait incomplet sans Lajjo, la femme maltraitée par un mari qui lui reproche sa stérilité ; et sans la toute jeune Lehar Khan, qui incarne a elle seule le cercle vicieux que chaque génération a tendance à reproduire…

    Pourtant la bande des quatre (Rani, Bijli, Lajjo et Lehar) va s'enhardir peu à peu et devenir un quatuor explosif, vibrant, exalté. Si elles n'ont pas encore les mots pour la décrire, sourd une saine révolte grisante, radieuse. Sentir le vent dans ses cheveux, déposer son voile, mettre les voiles… Tant de choses à expérimenter, à inventer. Certes, en face ils ont la puissance pour les rappeler à l'ordre, mais qu'est-ce que la puissance face à la force que donne le sentiment de n'avoir rien à perdre ?


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  • Un très beau film, réussi à tous les niveaux. L'image est d'une beauté à couper le souffle, les acteurs sont excellents, le scénario est très réussi, c'est bien filmé et on apprends des choses. Un cinéma comme je l'aime!

    scénario: 18/20   acteurs: 18/20    technique: 18/20   note finale: 18/20

    Stefan Zweig, adieu l'Europe

    En 1936, Stefan Zweig décide de quitter définitivement l'Europe. Le film raconte son exil, de Rio de Janeiro à Buenos Aires, de New York à Petrópolis.

    « Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l’aurore après la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux. » (Stefan Zweig, Petropolis, 22 février 1942)
    Quand il écrit ces derniers mots, sous le soleil radieux du Brésil dont la lumière et la chaleur n’atteignent pourtant plus ni son esprit si son cœur, Stefan Zweig ne sait encore rien de cette longue nuit d’horreur et de chaos dans laquelle est plongée, et pour plusieurs années encore, sa « chère vieille Europe ». Tout au plus a t-il déjà pu constater, avec l’amertume et la culpabilité de ceux qui ont fui avant qu’il ne soit trop tard, la fin d’une époque : celle qu’il décrit si magnifiquement dans son livre-testament Le monde d’hier, souvenirs d’un Européen.
    Sans pouvoir rien présager encore de l’effroi qui suivra, Stefan Zweig, penseur libre et humaniste ayant en horreur tous les nationalismes, sait déjà que ce qui se trame en 1934, lorsqu’il quitte l’Autriche alors que les pages d'Amok – un de ses chefs d'œuvre – se consument sur les places des villages, n’est que le début d’une longue descente aux enfers pour cette Europe qu’il rêvait libre, ouverte, unie…


    Stefan Zweig, Adieu l’Europe est un film historique passionnant et le récit brillant de la fin de vie en exil de l’un des plus grands écrivains du xxe siècle. Mais en 2016, à l’heure où des bateaux de fortune recrachent sur les plages des portes de l’Europe des femmes et des hommes épris de liberté et fuyant l’horreur et le chaos, c’est un film qui résonnera peut-être aussi comme un signal d’alarme, un film qui convoque l’histoire au chevet d’une société à la mémoire courte, toujours prête semble-t-il à pencher vers le pire, à choisir les peurs et les frontières au détriment d’un possible vivre ensemble. En cela, outre sa réussite artistique incontestable, c’est un film qui vous tire vers le haut, au fil d'une pensée pénétrante, humaniste et généreuse. Et qui évidemment vous donne furieusement envie de lire ou relire tout Zweig. On applaudit des deux mains !
    Choix audacieux qui rend le récit d'autant plus original et captivant, le film est construit en six chapitres indépendants qui racontent, chacun à sa manière, dans son unité de lieu et de temps, un événement dans la vie d’exil de Zweig. Cette exploration dans les moindres détails de temps forts, publics ou intimes, de l’écrivain errant, du Brésil en Argentine en passant par les Etats-Unis, permet de donner un rythme particulier à la narration, au plus près des préoccupations, des doutes et de la pensée toujours en action de ce créateur qui sera jusqu’à la fin traversé par des courants contraires : le bonheur d’être libre et l’horreur de voir se déchirer non seulement son Allemagne natale, terre de ses attaches, de sa formation spirituelle et culturelle, mais l’humanité tout entière.

    Sans jamais la montrer, sans presque jamais la nommer, la guerre est pourtant omniprésente et hante le film, imposant en hors champ le poids de toutes les souffrances, de toutes les séparations et de toutes les horreurs contre lesquelles viennent s’entrechoquer les couleurs, les parfums et la beauté apaisante et sereine des paysages d’exils. Mais nul tableau enchanté, nul battement d’ailes, nul chant indigène ne feront oublier à Zweig le poids de cette Europe agonisante au loin…
    « Maintenant que le monde de mon langage a disparu pour moi et que ma patrie spirituelle, l’Europe, s’est détruite elle-même. » (Stefan Zweig, Petropolis, 22 Février 1942, le jour de son suicide)


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  •  Un bon film d'espionnage même si on peut regretter la subtilité du premier. Vikander est décevante et on n'y croit pas une seconde. Matt Damon est égal à lui-même. Beaucoup de suspens. Réussi. Et puis on voyage...

    scénario: 16/20        acteurs: 14/20     technique: 16/20

    Jason Bourne

    La traque de Jason Bourne par les services secrets américains se poursuit. Des îles Canaries à Londres en passant par Las Vegas...


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  •  Alors là, côté navet, y a du lourd! On s'ennuie d'un bout à l'autre du film, qui ne vaut pas plus qu'un téléfilm allemand. C'est dire.

    scénario: 3/20     acteurs: 3/20    technique: 16/20   note finale: 3/20

    Irreprochable

    Sans emploi depuis un an, Constance revient dans sa ville natale quand elle apprend qu’un poste se libère dans l’agence immobilière où elle a démarré sa carrière, mais son ancien patron lui préfère une autre candidate plus jeune. Constance est alors prête à tout pour récupérer la place qu’elle estime être la sienne.

    Porté de bout en bout par Marina Foïs, une comédienne qui n’en finit décidément pas de nous surprendre, Irréprochable ne nous fait hélas pas vibrer comme dans les thrillers. Noir, ce film l’est sans doute, non pas tant par la trame de son récit, qui tient plus du drame psychologique – pour celles et ceux qui aiment les cases –, mais plutôt par la sensation inquiétante – euphémisme – qui émane de son personnage principal. En cela, voilà un film qui ne parvient jamais à rendre palpables les contradictions et les tourments d’un être en perdition : entendre par « en perdition » quelqu’un qui se noie et cherche coûte que coûte une bouée de sauvetage pour ne pas sombrer. Tout cela est très ennuyeux et raté. Tour à tour pathétique, irritante, cabossée, menaçante mais aussi sensuelle, émouvante, enfantine, on oublie Constance dés qu'on a quitté la salle de cinéma, si on n'est pas parti avant la fin, tant c'est raté à tous les niveaux.

    Constance a perdu l’essentiel de sa vie et hélas, se croit obligée de nous ennuyer avec son ennui. Elle a perdu aussi, par effet domino : un boulot, un toit, une vie sociale, un statut, une histoire à raconter aux autres, la sienne. Mais Constance, si elle n’a plus de ressources, a beaucoup de répartie et la volonté farouche, presque obsessionnelle, de rebondir. Paris, la ville qu’elle a cru conquérir voilà quelques années en quittant sa province natale, l’a aujourd’hui recrachée comme un vulgaire déchet. Plus rentable, plus productive, plus intéressante, plus bonne à rien, Constance. Alors elle va faire le chemin à l’envers, revenir aux sources, dans la petite ville où elle a grandi, où sa mère vit encore, où elle a connu ses premiers amours, son premier emploi… La ville qu'il n'y a pas si longtemps elle a voulu fuir. Et comme elle est totalement cinglée...
    Constance est persuadée que l’agence immobilière où elle travaillait avant est prête à la reprendre. Quelle équipe ne voudrait pas dans ses rangs d’une professionnelle formée sur le marché parisien ? Mais on comprend assez vite que la réalité de Constance n’est pas tout à fait conforme à celle du monde qui l’entoure. On comprend vite que Constance n’est pas tout à fait conforme à l’image de la quarantenaire cool, sportive et détendue qu’elle veut renvoyer aux autres. On comprend aussi que Constance est un être tendu comme un arc prêt à lancer sa flèche assassine. On comprend que Constance cherche désespérément sa bouée de secours. Un emploi. Un corps pour exulter. Une mère malade à qui parler. Un confident du passé pour s’épancher. On comprend qu’irréprochable n’est pas vraiment le qualificatif qui la définira le mieux…

    Sans rien révéler de cette histoire débile, la quête de reconnaissance sociale et la folie discrète qui fait son nid en douce au cœur des âmes fragiles, Irréprochable est ennuyeux au delà de tout… Un monde cruel où le travail est devenu une denrée rare et précieuse et où la relation à l'autre, si facile dans l'omniprésente et trompeuse sphère virtuelle, est douloureuse et compliquée dans la lumière crue de la vraie vie. Constance est folle et nous ennuie avec ses problèmes dont on a cure.


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  • Alors là, c'est peu de dire que c'est un navet: pas de scénario, mal filmé, mal joué et d'un ennui abyssal. En plus l'actrice qui joue dans ce navet improbable a une voix horrible. C'est un navet de compétition. Pire que du cinéma expérimental. Il faut oser présenter un truc pareil au public. Raté à tous les niveaux.

    scénario: 1/20    acteurs: 1/20    technique: 10/20   note finale: 1/20

    La loi de la jungle

    Marc Châtaigne, stagiaire au Ministère de la Norme, est envoyé en Guyane pour la mise aux normes européennes du chantier GUYANEIGE : première piste de ski indoor d’Amazonie destinée à relancer le tourisme en Guyane. De mésaventure en mésaventure, on lui affuble un coéquipier. Pas de chance c’est une pin-up. Pire : elle a du caractère.

     

     


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  • Un joli film romantique avec lequel on passe un bon moment même si la fin n'est pas celle espérée... La petite actrice est formidable et pleine d'énergie.

    scénario: 16/20     acteurs: 16/20    technique: 16/20    note finale: 16/20

    Une charmante petite ville de l'Angleterre rurale. Si elle est originale et artiste dans l'âme, Louisa "Lou" Clark, 26 ans, n'a aucune ambition particulière. Elle se contente d'enchaîner les boulots pour permettre à ses proches de joindre les deux bouts.
    Jeune et riche banquier, Will Traynor était un garçon plein d'audace et d'optimisme jusqu'à ce qu'il se retrouve paralysé, suite à un accident survenu deux ans plus tôt. Devenu cynique, il a renoncé à tout et n'est plus que l'ombre de lui-même.
    Autant dire que ces deux-là auraient pu ne jamais se rencontrer. Mais lorsque Lou accepte de travailler comme aide-soignante auprès de Will, elle est bien décidée à lui redonner goût à la vie. Et peu à peu, les deux jeunes gens s'éprennent passionnément l'un de l'autre. La force de leur amour pourra-t-elle survivre à leur destin qui semble inexorable ?


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  •  Mais où a été tourné ce film? Les paysages sont d'une beauté à couper le souffle. L'histoire de cet homme qui quitte tout pour aller vivre en Sibérie est portée par un Raphael Personnaz au sommet de son art. Une année hors du temps. par contre, pour les fans de Sylvain Tesson, rien à voir avec le livre.

    scénario: 17/20    acteurs: 17/20    technique: 17/20   note finale: 17/20

    Dans les forêts de Sibérie

    Pour assouvir un besoin de liberté, Teddy décide de partir loin du bruit du monde, et s’installe seul dans une cabane, sur les rives gelées du lac Baïkal.
    Une nuit, perdu dans le blizzard, il est secouru par Aleksei, un Russe en cavale qui vit caché dans la forêt sibérienne depuis des années.
    Entre ces deux hommes que tout oppose, l’amitié va naître aussi soudaine qu’essentielle.

    Certes il y a un réalisateur aux commandes, mais à lire le dossier presse, on comprend bien l'intensité de la réflexion collective et du partage qui ont présidé à la fabrication du film. Cela en fait le fruit d'une belle aventure humaine, une passionnante collaboration à tous les niveaux. L'écrivain, les scénaristes, le cinéaste, le directeur de la photographie, les acteurs, le compositeur… fédérés et solidaires afin de raconter et partager quelque chose à la fois de très universel et de très intime, presque indicible…
    Pour ne rien vous cacher, au tout début du film, on se demande un peu où on est tombé. Rien ne permet au spectateur de se raccrocher à des éléments familiers. On s'embarque en terre inconnue en même temps que le protagoniste, Teddy, parti très loin pour fuir le brouhaha parisien, les sollicitations de son monde, goûter une nouvelle forme de liberté. Nous voilà ensemble coupés de nos repères et on ne sait pas où l'aventure va nous mener. Le périple débute dans une modeste bicoque, où nous sommes simplement accueillis par une femme russe dont le chant ruisselle du lait de la tendresse humaine. On s'immerge dans l'ambiance, les gestes, les sons des autochtones : les mots que l'on ne comprend pas, dont on devine la signification. Ça, c'est ce qu'on vit un peu dès qu'on est touriste quelque part. Mais peut-être le tourisme est-il le meilleur moyen trouvé par l'homme pour ne pas voyager et se fuir lui-même, fuir sa réalité ? Teddy, lui, fait le chemin inverse. Il part vers le dépouillement, l'isolement, la solitude et son voyage commence quand il se retrouve minuscule face à l'infini de la neige. Un voyage qu'on va vivre par procuration, sans geler nos petites fesses, mais en se laissant transporter… 


    Nous voici un peu perdus au fin fond de la forêt sibérienne, époustouflés par la beauté des paysages, par des silences ou par une musique qui vous vrille les sens et le cœur (Ibrahim Maalouf, faut-il le répéter ?). Uniquement reliés au monde (en tout cas au monde organisé, socialisé) par un lac gelé… à condition que les glaces ne décident pas de fondre. Teddy est enfin seul dans la petite cabane de bois qu'il a achetée. Seul avec lui-même, ses pensées, ses joies enfantines… loin du brouhaha parisien… Seul ? Pas si sûr… Il y a une ou des présences qu'il ressent ou qu'il devine, même s'il ne sait pas décrypter les traces, les murmures, les frôlements de la nature. Végétal ? Animal ? Humain ? Les récits que lui ont fait ceux qui l'ont accueilli deviennent plus présents : il y a longtemps un meurtrier serait venu se réfugier ici pour fuir le châtiment des hommes…
    Mort, vivant ? Nul ne le sait. Puis ce sont des pièges posés pour se nourrir qu'il découvre par hasard… Bientôt il n'y aura plus de doute… Ce sera une magnifique rencontre entre deux solitaires, entre deux solitudes. Dense, intense, magnifiquement filmée. Et on n'aura plus de doute sur le chemin parcouru, ni sur le bonheur d'avoir cheminé à leurs côtés.


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  • le scénario est bâclé! l'histoire pas terrible, et les acteurs peu convaincants. Les images de nature sont magnifiques mais vues et revues. Bref, pas terrible et peu d'imagination.

    scénario: 12/20   acteurs: 10/20  technique: 16/20   note finale: 12/20

    L’histoire époustouflante de l’amitié entre un garçon nommé Lukas, son aigle Abel et Danzer, le garde forestier. Lukas, un jeune garçon élevé par un père autoritaire, recueille un aiglon tombé du nid. Il nomme son nouveau compagnon Abel et s’en occupe en secret avec l’aide de Danzer. L’aigle et l’enfant s’apprivoisent et grandissent ensemble. Mais, lorsque vient le jour pour Abel de prendre son envol, Lukas parviendra-t-il, lui aussi, à prendre le sien ?


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  • Aussi mignon que Némo. Un joli dessin animé qui plaira aux petits comme aux grands, mais pas aux tous petits car il est assez long. Bien dessiné, bon scénario.

    scénario: 16/20   technique: 16/20   note finale: 16/20

    Le monde de Dory

    Dory, le poisson chirurgien bleu amnésique, retrouve ses amis Nemo et Marin. Tous trois se lancent à la recherche du passé de Dory. Pourra-t-elle retrouver ses souvenirs ? Qui sont ses parents ? Et où a-t-elle bien pu apprendre à parler la langue des baleines ?


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  • Une histoire tarabiscotée mais intéressante. Le casting est magnifiquement distribué.

    scénario: 16/20       technique: 16/20     acteurs: 16/20   note finale: 16/20

    Nora Sator, jeune trentenaire dynamique, commence sa carrière dans la haute finance.
    Quand elle apprend que son patron et sa femme ont fréquenté son père dans leur jeunesse, elle découvre qu’une mystérieuse rivalité les oppose encore.
    Ambitieuse, Nora gagne vite la confiance de ses supérieurs mais entretient des rapports compliqués avec son collègue Xavier, contrairement à sa sœur Maya qui succombe rapidement à ses charmes…
    Entre histoires de famille, de cœur et intrigues professionnelles, les destins s’entremêlent et les masques tombent.

    C'est une fille bien d'aujourd'hui… Et ce n'est pas ça qui va nous rassurer sur l'état de notre présent ! Le prototype parfait de la gonzesse performante, ambitieuse aux canines acérées, à l'esprit aussi coupant et vif que son physique est superbe et glacé, sortie brillamment diplômée des plus grandes écoles, époustouflante d'efficacité dès qu'il s'agit de jouer sur l'échiquier de la finance internationale… Trentenaire au top, réactive comme la bourse : il faut du résultat et du gain TDSM (Tout De Suite Maintenant) comme on dit dans ces milieux-là qui sont le cœur agité et stressé de l'air du temps où on n'a plus le temps de le prendre, le temps, où tout doit filer à la vitesse d'un tweet… Plus le temps de divaguer, d'hésiter, de rêver, d'avoir des états d'âme… la productivité de chaque seconde compte, même en amour, même quand on est tout seul…


    Sauf que les humains ça peut aussi les déglinguer grave, ce nouveau moule dans lequel ils se contraignent à se couler… (Voyez le superbe La Nouvelle vie de Paul Sneijder, contrepoint parfait au film de Bonitzer)
    Le jour où elle débarque, pimpante, dans des bureaux qui sont des personnages à part entière du film tant ils sont à l'image de ces entreprises branchées sur le monde entier, Nora Sator affiche une assurance qui la met très vite dans le sillage de ceux qui détiennent le pouvoir. Il ne faudra pas trois jours pour que son PDG pousse le pion précédent, un charmant jeune homme pourtant brillant et séduisant, pour l'installer à sa place. Echec et mat ! Pas grand chose à changer, juste son ordinateur à poser sur un autre bureau à l'endroit de l'ordinateur enlevé aussi vite par celui dont elle a pris la place… Cruauté d'un monde de la consommation rapide des salariés comme du reste.

    Mais elle s'aperçoit vite qu'il y a quelque chose de bizarre dans cet univers trop clean, trop bien huilé et ce quelque chose tient à son père : quels étaient jadis les liens entre lui et son nouveau et arrogant PDG, avec lequel il semble avoir partagé beaucoup de choses avant de se replier dans son petit appartement en solitaire.
    Son PDG l'invite à venir exécuter un travail urgent dans sa villa, moderne et ostensible signe extérieur de richesse, où elle croise son épouse diaphane qui tangue entre deux whiskies… Que s'est-il passé entre son père et cette femme, quel rapport avec l'associé de son PDG qui semble lui-même touché sur le point de couler dans un double jeu cruel plein de mensonges et de pièges ?

    Nora est une jeune femme qui a tout pour « réussir » et la vie devant elle, mais ce qui s'est passé avant elle la rattrape au tournant. C'est que sous ses airs de joli robot, fabriqué pour la performance, il lui reste un large fond d'humanité sensible qu'elle n'a pas complètement évacué, entretenu sans doute par ses liens de complicité avec une sœur qui est son exact contraire, brune fantaisiste débordante de sensualité. Il y a aussi les liens qui subsistent avec ce père amer qu'elle aimerait comprendre, comme s'il lui était insupportable de caler devant une équation non résolue qui la concerne d'aussi près… Et puis il y a ce collègue de son âge qui n'est peut-être pas aussi prêt qu'elle à tout miser sur son seul projet de carrière, il y a cette femme que son père a connu, si classe, si belle et percluse de désenchantement…
    Autant de choses qui la poussent à réagir, à chercher à comprendre le pourquoi du comment, à s'interroger sur la réalité de son envie de faire partie de ce monde-là…
    Le film est remarquablement écrit, superbement interprété. Tranchant. Pas confortable, pas gentil, tranchant.


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  • Alors là, côté navet, il y a du lourd.. pas de scénario et c'est d'une crétinerie abyssale. On peut largement s'en passer. L'acteur qui joue Tarzan est beau mais ça ne suffit pas. Hélas... C'est bien filmé.

    scénario: 2/20      acteurs: 8/20   technique: 16/20   note finale: 3/20

    Tarzan

    Après avoir grandi dans la jungle africaine, Tarzan a renoué avec ses origines aristocratiques, répondant désormais au nom de John Clayton, Lord Greystoke. Il mène une vie paisible auprès de son épouse Jane jusqu'au jour où il est convié au Congo en tant qu'émissaire du Commerce. Mais il est loin de se douter du piège qui l'attend. Car le redoutable belge Leon Rom est bien décidé à l'utiliser pour assouvir sa soif de vengeance et sa cupidité…


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  • Nul et navrant. Beigbeder nous inflige ses scènes habituelles d'orgie. Il faudrait un peu se renouveler. Un scénario minimal qui n'est que le prétexte pour nous montrer des orgies ou de la drogue. Des acteurs qui se demandent ce qu'ils font là. Aucun intérérêt, aucune imagination. perte de temps. on peut s'en passer.

    scénario: 2/20   acteurs: 5/20   technique: 15/20   note finale: 2/20

    L'idéal

    L'ancien concepteur-rédacteur Octave Parango de « 99 francs » s'est reconverti dans le "model scouting" à Moscou. Cet hédoniste cynique mène une vie très agréable dans les bras de jeunes mannequins russes et les jets privés de ses amis oligarques... jusqu'au jour où il est contacté par L'Idéal, la première entreprise de cosmétiques au monde, secouée par un gigantesque scandale médiatique.
    Notre antihéros aura sept jours pour trouver une nouvelle égérie en sillonnant les confins de la Russie post-communiste, sous les ordres de Valentine Winfeld, une directrice visuelle sèche et autoritaire.
    Entre les réunions de crise à Paris, les castings à Moscou, une élection de Miss en Sibérie, une fête chez un milliardaire poutinien et une quête des "new faces" aux quatre coins de l'ex-URSS, le fêtard paresseux et la workaholic frigide vont apprendre à se supporter et peut-être même à se sauver.


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  • Mais quel navet!! On meurt d'ennui! C'est d'une lenteur: il ne se passe rien. Le film est une horrible longueur. Nul, raté, à éviter. Christophe Barratier nous a vraiment habitué à mieux. C'est d'un vide abyssal. Bien filmé. Les acteurs s'ennuient autant que le spectateur. Le scénario est bâclé, ou plutôt, il n'y en a pas.

    scénario: 2/20            technique: 16/20      acteurs: 05/20   note finale: 1/20

    L'outsider

    On connaît tous Kerviel, l’opérateur de marchés de 31 ans dont les prises de risque auraient pu, en 2008, faire basculer la Société Générale - voire même le système financier mondial… Kerviel est condamné deux ans plus tard à cinq ans de prison dont trois ferme et aux plus lourds dommages-intérêts jamais vus pour un particulier: 4,9 milliards d’euros ! Mais que sait-on de Jérôme ?… Entré dans la banque par la petite porte en 2000, personne n’aurait pu prédire que le jeune Breton parviendrait à devenir trader 5 ans plus tard. Et Jérôme Kerviel va gagner ses galons et sa place en apprenant vite. Très vite. Jusqu’à fin 2007, il sera dans une spirale de réussite : « une bonne gagneuse », « une cash-machine » - comme le surnommaient ses collègues…


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  •  Un très joli film avec Thierry Lhermitte. Le Québec est très bien filmé.

    scénario: 17/20         acteurs: 17/20      technique: 17/20    note finale: 17/20

     La nouvelle vie de Paul Sneijder

    Suite à un rarissime accident, Paul Sneijder ouvre les yeux sur la réalité de sa vie de « cadre supérieur » à Montréal : son travail ne l’intéresse plus, sa femme l’agace et le trompe, ses deux fils le méprisent…

    Comment continuer à vivre dans ces conditions ? En commençant par changer de métier : promeneur de chiens par exemple ! 

    Ses proches accepteront-ils ce changement qui le transformera en homme libre ?

    C’est un homme en mille morceaux que l’on découvre dans la première séquence. Un homme à la démarche fragile qui ne tient debout que par ce qu’il lui reste de volonté et l’aide d’une canne qui est tout sauf un effet de style. Même la météo, au diapason de cet humain brisé, est triste comme la pierre. Paul Sneijder pourrait mourir, là, sur le champ que cela lui serait bien égal, peut-être même que ce serait préférable tant le battement de son propre cœur résonne comme la mélodie ironique et terrible de son sort.
    Avant Paul avait une vie. Une vie d'homme divorcé puis remarié. Une vie d'homme qui a réussi sa vie mais qui l’a refaite ailleurs, loin de la France, au Québec. Paul Sneijder est un homme en morceaux car sa grande fille, celle qu’il avait laissée en France et qui a grandi sans lui, vient de mourir. Un accident. Absurde, impensable, un accident défiant toutes les lois des statistiques et des probabilités. Un accident auquel il a lui-même survécu par miracle – pourquoi moi, pourquoi pas elle ? –, qui le laisse bancal sur ses deux jambes et bancal dans son existence, dans un entre deux déroutant, à mi chemin entre la stupeur et le deuil, entre l’envie de sombrer et celle de s’accrocher.


    S’accrocher d’accord, mais à qui ? À quoi ? On ne peut pas vraiment dire que sa femme, celle avec qui il a refait sa vie au Canada, lui soit d’un grand secours. La période de tendresse compatissante est de courte durée et elle est déjà dans l’instant d’après. L’instant d’après, selon Ana Sneijder, c’est celui du procès, qui les mettra à l’abri de tout souci financier et offrira à leurs deux garçons la chance d’intégrer les meilleures Business, Managment and Marketing and Financial Schools des States. Car la réussite parle forcément anglais et se pense très tôt plan de carrière chez Ana Sneijder… On comprend bien qu’elle a quelques revanches à prendre sur la vie.
    Mais l’accident a provoqué chez Paul comme un éclat magique de lucidité sur sa vie et il veut prendre son temps, le temps du doute et de l’errance, le temps du chagrin. Il veut écouter la petite voix qui lui murmure l’évidente absurdité de tout cela… C’est peut-être la voix de la raison, à moins que ce ne soit celle de sa fille disparue, et si c’était la même chose ? Et si tout cela au fond n’avait aucun sens ? La belle maison, la réussite sociale, les conseils juridiques, les grandes écoles, les relations qui peuvent être utiles, le procès ?
    La nouvelle vie de Paul Sneijder, c’est celle qu’il va oser choisir sans l'avoir préméditée : quitter son boulot de cadre supérieur et promener des chiens dans un Montréal majestueux et blanc de neige. Une longue promenade existentielle comme les prémisses de sa guérison, de ses retrouvailles avec le sel de la vie. Les gens qu’il croisera sur sa route, par leur bienveillance ou leur humanité ou leur ridicule, l’aideront à avancer mieux que la canne qu’il finira par lâcher.

    Bien plus qu’un film sur le deuil, c’est une réflexion profonde et originale sur le sens de la norme sociale, sur les carcans qui enferment les hommes, les femmes et les familles dans cette soif absolue de réussite, de performance, d’efficacité, de rentabilité appliquée à tous les champs de l’existence : études, travail, carrière et même la mort… au risque de passer à côté de l’essentiel, au risque de devenir plus glacial que l’hiver canadien et un tableau excel réunis.
    On n'a jamais vu Thierry Lhermitte dans si beau rôle, il est grandiose en homme cassé, tout en distance amusée, tout en nuances, avec cette noblesse un peu fanée. A ses côtés, Géraldine Pheillas parvient à éviter la caricature et les excès d’un personnage peu sympathique dont on devine pourtant les multiples blessures. Le Québec enneigé offre un écrin dépaysant au récit qui n’est jamais plombant ou sinistre et sait faire preuve d'un humour aussi fin qu'efficace. Car la nouvelle vie de Paul va aussi lui faire retrouver cela qui n'est pas rien : le goût et l’envie de rire.


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  • Un petit bijou de fraternité. La difficile intégration d'un médecin noir dans un petit village. L'histoire du chanteur Kamini. Bien joué, bien filmé.

    scénario: 18/20       acteurs: 18/20    technique: 18/20   note finale: 18/20

    Bienvenue à Marly Gaumont

    En 1975, Seyolo Zantoko, médecin fraichement diplômé originaire de Kinshasa, saisit l’opportunité d’un poste de médecin de campagne dans un petit village français.
    Arrivés à Marly-Gomont, Seyolo et sa famille déchantent. Les habitants ont peur, ils n’ont jamais vu de noirs de leur vie. Mais Seyolo est bien décidé à réussir son pari et va tout mettre en œuvre pour gagner la confiance des villageois...


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  • Patrick Chirac confronté à la modernité et à la jeunesse. Assez réussi mais Mathilde Seigner manque cruellement à ce troisième opus.

    scénario: 14/20     technique: 16/20    acteurs: 16/20    note finale: 16/20

    Comme chaque été, au Camping des Flots Bleus se retrouvent pour leurs vacances nos amis, Les Pic, Jacky et Laurette, Gatineau, tout juste divorcé de Sophie, le 37, et Patrick Chirac fidèle à ses habitudes.
    Cette année, Patrick a décidé de tester le co-voiturage... Pensant traverser la France avec Vanessa, il se retrouve avec trois jeunes dijonnais : Robert le charmeur, Benji le beau gosse et José la grande gueule.
    Bien évidemment, après le co-voiturage, Patrick se voit contraint de tester le co-couchage…


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  • Voici une comédie romantique très originale et loin des clichés. Très réussi.

    scénario: 16/20   acteurs: 16/20  technique: 16/20    note finale: 16/20

    l'effet aquatique

    Samir, la quarantaine dégingandée, grutier à Montreuil, tombe raide dingue d’Agathe. Comme elle est maître-nageuse à la piscine Maurice Thorez, il décide, pour s’en approcher, de prendre des leçons de natation avec elle, alors qu’il sait parfaitement nager. Mais son mensonge ne tient pas trois leçons - or Agathe déteste les menteurs! Choisie pour représenter la Seine-Saint-Denis, Agathe s’envole pour l’Islande où se tient le 10ème Congrès International des Maîtres-Nageurs. Morsure d’amour oblige, Samir n’a d’autre choix que de s’envoler à son tour...

    Plus jamais, après avoir découvert cette comédie romantique burlesque et désopilante, vous ne direz avec désinvolture « Désolé, j'ai piscine » pour échapper à une invitation non désirée. Vous emploierez encore moins l'expression « zizi de piscine » (qui désigne le rétrécissement en principe inexorable de l'instrument masculin plongé dans l'eau froide et chlorée) car, vous allez le voir, la piscine ça peut être sacrément bandant !
    Croyez en l'expérience de Samir, un quadragénaire plus habitué à l'air qu'à l'eau puisque grutier de son état, qui va trouver l'amour à la piscine Maurice Thorez de Montreuil, en la personne d'Agathe, maître nageuse, pourtant revêche et mal embouchée de prime abord. Passons sur le fait qu'il est peut-être incongru que Maurice Thorez, leader communiste historique, ait donné son nom à un établissement nautique, mais bon en même temps, on peut se dire qu'il n'y a pas mieux pour abolir la différence de classe que la piscine : une fois tout le monde moulé dans son petit slip de bain, plus de patrons ni d'ouvriers, tout le monde à égalité dans le grand ou le petit bain.

    Mais revenons à Samir et Agathe. Samir sait parfaitement nager, mais comme il ne sait comment aborder Agathe, il va s'inscrire aux cours de natation, en prenant soin de trafiquer les plannings pour être sûr de se retrouver avec elle et non avec sa collègue délurée, qui lui fout un peu les jetons. Et si faire semblant d'être un barboteur débutant ne suffit pas, il est prêt à suivre sa naïade jusqu'en Islande, où elle est envoyée pour un congrès de maîtres-nageurs, ce qui va lui permettre de retrouver sa copine Didda, élue municipale un jour sur deux, ce qui lui laisse l'autre pour laisser libre cour à son inspiration de poétesse punk. Une fois sur place, notre Samir va être amené à se faire passer pour le représentant israélien, en charge d'un projet d'une « piscine de la paix » ! Et tout finira probablement dans un lagon de carte postale chauffé par l'énergie volcanique. Tout cela est de la plus haute et de la plus réjouissante fantaisie !
    L'Effet aquatique est le troisième volet de la trilogie franco-islandaise de notre chère Solveig Anspach (dont nous avons programmé tous les films, le dernier en date : Lulu femme nue) disparue prématurément avant la fin du montage. Back soon se déroulait intégralement au pays des trolls et de Björk, Queen of Montreuil était situé tout entier en Seine Saint-Denis. Et on découvrait dans ces deux premiers volets les personnages de Didda, d'Agathe, de Samir. Avec L'Effet aquatique la boucle est bouclée, qui emmène tout son petit monde de Montreuil jusqu'en Islande. Mais sachez bien qu'il n'est pas du tout indispensable d'avoir vu les deux premiers films pour prendre un plaisir fou à celui-ci !

    Solveig Anspach et son complice Jean-Luc Gaget usent à merveille du comique de l'absurde, avec des personnages secondaires savoureux (Philippe Rebbot, hilarant en directeur de piscine et dragueur foireux), et d'une poésie qu'on imagine très scandinave : douce, décalée, romantique. Une belle histoire d'amour funambule, qui nous transporte d'un monde aquatique domestique à un monde aquatique sauvage et grandiose, en jouant subtilement du côté érotique des lieux et des situations (Solveig Anspach dit avoir été très marquée par le troublant Deep end réalisé par Jerzy Skolimowski en 1970, éducation sensuelle d'un adolescent dans une piscine londonienne), en exaltant surtout la liberté et la générosité de personnages formidablement attachants. Un testament joyeux et frais que nous laisse la réalisatrice… et on espère que de là où elle est, elle nous verra rire et applaudir.

     


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  • Une très jolie comédie familiale avec une Josiane Balasko au sommet de son art. On rit. Le scénario est très amusant.

    scénario: 16/20       acteurs: 16/20      technique: 16/20  note finale: 16/20

    Retour chez ma mère

    Aimeriez-vous retourner vivre chez vos parents ? À 40 ans, Stéphanie est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts : à elle les joies de l'appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble endiablées et des précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie… Chacune va devoir faire preuve d’une infinie patience pour supporter cette nouvelle vie à deux. Et lorsque le reste de la fratrie débarque pour un dîner, règlements de compte et secrets de famille vont se déchaîner de la façon la plus jubilatoire. Mais il est des explosions salutaires. Bienvenue dans un univers à haut risque : la famille !


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  •  Le début du film est très violent mais sinon c'est un film excellent avec un Joseph Fiennes au sommet de son art. Cette histoire sur Jésus est à la sauce hollywoodienne mais on passe un très bon moment.

    scénario: 17/20      technique: 17/20 acteurs: 18/20    note finale: 17/20

    La résurrection du Christ

    Clavius, un puissant tribun militaire romain, et son aide de camp Lucius sont chargés de résoudre le mystère entourant ce qui est arrivé à un Hébreu nommé Yeshua après sa crucifixion. S’ils veulent empêcher une insurrection à Jérusalem, ils doivent à tout prix mettre fin aux rumeurs assurant qu’un Messie est revenu d’entre les morts...


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  • Tout d'abord, on se demande pourquoi le format du film est bizarre: l'image est petite et ne prend pas tout l'écran. ensuite, on se demande pourquoi les acteurs minaudes. Pas terrible. mais surtout sortir un cinéma, un film format télé, quelle honte!

    scénario: 10/20   acteurs: 10/20   technique: 8/20  note finale: 8/20

    Les malheurs de Sophie

    Depuis son château, la petite Sophie ne peut résister à la tentation de l'interdit et ce qu'elle aime par dessus tout, c'est faire des bêtises avec son cousin Paul. Lorsque ses parents décident de rejoindre l'Amérique, Sophie est enchantée. Un an plus tard, elle est de retour en France avec son horrible belle-mère, Madame Fichini. Mais Sophie va pouvoir compter sur l'aide de ses deux amies, les petites filles modèles, et de leur mère, Madame de Fleurville pour se sauver des griffes de cette femme.


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  • Voici un film cucul pour ados. J'ai passé l'âge mais c'est assez bon. Parfait pour la cible. C'est bien filmé, les acteurs en font des tonnes, le scénario est idiot mais c'est le genre qui veut ça... Du pain et des jeux... Je n'avais pas la moindre idée de qui était Violetta, mauvis exemple pour les ados: elle est maigrissime et c'est affreux.

    scénario: 10/20       acteurs: 10/20   technique: 16/20   note finale: 10/20

    Tiny, la nouvelle vie de Violetta

    Tel un reflet de la vraie vie de Martina « Tini » Stoessel, TINI – La nouvelle vie de Violetta retrace l’aventure de la jeune star argentine au succès phénoménal depuis qu’elle est devenue l’interprète de Violetta. En laissant derrière elle son incroyable adolescence, elle s’engage dans une toute nouvelle aventure qui va la révéler et lui permettre de devenir l’artiste qu’elle est vraiment…


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  • Je crois que c'est la saison des navets. Là encore une comédie pathétique où on ne rit pas. Dujardin en fait des tonnes et c'est ridicule. le scénario est débile et on s'ennuie ferme. Malgré son talent, Virginie Effira n'arrive pas à sauver ce film de la catastrophe.

    scénario: 2/20   acteurs: 8/20   technique: 16/20  note finale: 5/20

    Un homme à la hauteur

    Diane est une belle femme. Une très belle femme. Brillante avocate, elle a de l’humour et une forte personnalité. Et comme elle vient de mettre un terme à un mariage qui ne la rendait pas heureuse, la voilà enfin libre de rencontrer l’homme de sa vie. Le hasard n’existant pas, Diane reçoit le coup de fil d’un certain Alexandre, qui a retrouvé le portable qu’elle avait égaré. Très vite, quelque chose se passe lors de cette conversation téléphonique. Alexandre est courtois, drôle, visiblement cultivé... Diane est sous le charme. Un rendez-vous est rapidement fixé. Mais la rencontre ne se passe pas du tout comme prévu…


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  • Pathétique! Je n'ai pas ri une seule fois! C'est d'une nullité absolue. Dés les 5 premières minutes, on s'ennuie. Clavier s'agit dans tous les sens alors que Réno a l'air anesthésié. La fin de ce navet suggère une suite pendant l'occupation, ce sera sans moi. les acteurs en font trop mais ce qu'on aurait aimé, ce sont des dialogues dignes de ce nom et un scénario intéressant. C'est bien filmé. Avec un casting pareil, on se demande comment on a pu faire un tel navet.

    scénario: 2/20   acteurs: 8/20    technique: 16/20   note finale: 2/20

    Les visiteurs: la révolution

    Bloqués dans les couloirs du temps, Godefroy de Montmirail et son fidèle serviteur Jacquouille sont projetés dans une époque de profonds bouleversements politiques et sociaux : la Révolution Française... Plus précisément, la Terreur, période de grands dangers pendant laquelle les descendants de Jacquouille La Fripouille, révolutionnaires convaincus, confisquent le château et tous les biens des descendants de Godefroy de Montmirail, aristocrates arrogants en fuite dont la vie ne tient qu'à un fil.


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  • Encore une histoire de colocation. On rit et les acteurs sont excellents.

    scénario: 16/20       acteurs: 16/20      technique: 16/20      note finale: 16/20

    Adopte un veuf

    Lorsqu’on est veuf depuis peu, il est difficile de s'habituer à sa nouvelle vie... C’est le cas d’Hubert Jacquin, qui passe le plus clair de son temps dans son immense appartement à déprimer devant sa télé. Un beau jour, suite à un quiproquo, sa vie va être bouleversée. Manuela, une jeune et pétillante baroudeuse à la recherche d’un logement s’invite chez lui ! D’abord réticent, Hubert va vite s’habituer à la présence de cette tempête d’énergie, qui parvient même à le convaincre de loger deux autres personnes. Entre les errements de Paul-Gérard que sa femme a quitté et les gardes à l'hôpital de Marion la jeune infirmière un peu coincée, la vie en colocation va réserver à Hubert de nombreuses surprises…


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  •  Un très joli film sur la tolérance. Bien joué, bien filmé et plein d'espoir.

    scénario: 16/20      acteurs: 16/20    technique: 16/20      note finale: 16/20

    Good luck Algeria

    Sam et Stéphane, deux amis d’enfance fabriquent avec succès des skis haut de gamme jusqu’au jour où leur entreprise est menacée. Pour la sauver, ils se lancent dans un pari fou : qualifier Sam aux Jeux Olympiques pour l’Algérie, le pays de son père. Au-delà de l’exploit sportif, ce défi improbable va pousser Sam à renouer avec une partie de ses racines.

    Good luck Algeria est un de ces petits bonheurs qui ne courent pas les rues : une comédie épatante et rafraichissante qui fait énormément de bien par les temps qui courent. On y rit volontiers, on y réfléchit aussi. C'est aussi un pamphlet humoristique particulièrement bien venu, qui pourrait ouvrir les yeux de tous ceux qui oublient combien l'immigration a aussi contribué à construire notre beau pays. Allez : que chacun d'entre nous essaie d'attirer devant ce film réjouissant un de ces drôles d'oiseaux qui croient aux vertus des frontières et, avec une humilité et une gentillesse infinies, ce Good luck (bonne chance) leur donnera un angle de vue salutaire en même temps que la banane !

    C'est une histoire vraie. Celle d'un type ordinaire et de sa petite entreprise montagnarde, une de celles qui connaissent la crise. C'est pas faute de bosser, pas faute d'avoir des produits de qualité, pas faute d'avoir la passion de son métier. Sam et Stéphane, quand ils démarrent leur affaire, ont le feu aux tripes, ce sont de merveilleux artisans, leur boite est à taille humaine, chaque salarié s'y investit, se bat, a du plaisir à y travailler. Les skis qui sortent de leurs ateliers sont passés par de longues étapes de fabrication où rien n'est laissé au hasard, rien n'est bâclé. Plus que tout leurs créateurs ont la fierté de les avoir fabriqués, et celle de ne pas vouloir se parjurer en cédant aux modes de l'époque. Mais la concurrence mondialisée devenant de plus en plus féroce, les skis Duval dégringolent et perdent peu à peu des parts de marché. Il suffirait de sous-payer l'équipe, de licencier, de ne plus travailler avec des matériaux aussi nobles… ou de fusionner, de vendre leur renommée au diable (comme le suggère leur banque) pour remonter la pente. Mais à tout cela Sam (Sami Bouajila), le gérant, se refuse. Il essaie de faire bonne figure, de ne pas avouer à sa délicieuse et ironique compagne Bianca qu'ils sont en totale faillite. Bien sûr c'est illusoire et il faudrait qu'elle soit aveugle et stupide pour ne rien voir…


    Quand Bianca finit par découvrir l'ahurissant et ridicule trait de génie qui anime son mari, son tempérament italien explose ! Il veut se qualifier pour les épreuves de ski de fond des Jeux Olympiques d'hiver et défendre les couleurs du pays de son père : l'Algérie ! Rien que ça ! À son âge ! Représenter une nation qu'il ne connait même pas, dont il ne parle même pas la langue ! La réponse de Stéphane (son partenaire et ami d'enfance), qui s'est auto-désigné comme son coach sportif, fuse : « Pas besoin de parler algérien pour skier ! » Bianca pouffe d'incrédulité, de rage, de rire, mais peut-être aussi de tant d'autres choses qui ne s'avouent pas… Et comme elle, tout le monde se gausse de nos deux hurluberlus… Puis malgré tout, comme il n'y a pas grand-chose à perdre ni grand chose à espérer d'autre, tous finissent par se prendre au jeu de ce conte de fées, piégés dans la poudreuse de leurs rêves fous… Surtout Kader, le père de Sam…

    Et ce n'est que le début des (més)aventures de notre athlète sur le retour, de ses péripéties qui vont l'entraîner bien loin, au delà des frontières de la France et du ridicule : vers l'Algérie. Et alors qu'il était venu y quémander un hypothétique soutien d'une fantomatique fédération de glisse, il va découvrir le pays de ses origines et ressentir les traces qu'il a laissées en lui, le Français de seconde génération, l'enfant d'immigré qu'il restera à tout jamais

     


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