• Un thriller haletant plein de surprises.

    scénario: 17/20        acteurs: 16/20    technique: 16/20   note finale: 16/20

    Mon garçon

    Passionné par son métier, Julien voyage énormément à l’étranger. Ce manque de présence a fait exploser son couple quelques années auparavant. Lors d’une escale en France, il découvre sur son répondeur un message de son ex femme en larmes : leur petit garçon de sept ans a disparu lors d’un bivouac en montagne avec sa classe. Julien se précipite à sa recherche et rien ne pourra l’arrêter.


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  •  Bof. Tout est bon dans ce film.

    scénario: 10/20   acteurs: 10/20  technique: 16/20  note finale: 10/20

    Barry Seal

    L'histoire vraie de Barry Seal, un pilote arnaqueur recruté de manière inattendue par la CIA afin de mener à bien l'une des plus grosses opérations secrètes de l'histoire des Etats-Unis.


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  • Enorme déception. Ennuyeux, lent et sans intérêt. Sans queue, ni tête.

    scénario: 5/20     acteurs: 10/20   technique: 16/20   note finale: 5/20

     

    Kingsman: le cercle d'or

    KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis.
    Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.


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  • Encore un navet! Voir cette paumée essayer de trouver l'amour est une épreuve! Seule la dernière scène du film où elle va voir un voyant joué par Depardieu est intéressante; Encore faut-il avoir tenu jusque là...

    scénario: 3/20      acteurs: 12/20      technique: 15/20   note finale: 6/20

    Un beau soleil intérieur

    Isabelle, divorcée, un enfant, cherche un amour. Enfin un vrai amour.

    À la source de ce film, la proposition faite par un producteur à Claire Denis d'adapter Fragments d'un discours amoureux, de Roland Barthes, bel essai fragmenté et chapitré de 1977, qui évoque la folie magnifique et la subversion insensée de l'état amoureux. Tentation de Claire Denis (rien de ce qui touche au désir n'est étranger à son cinéma), puis doute, puis refus catégorique des ayants droit. L'affaire étant réglée de ce côté, elle rebondit d'un autre, à travers l'association de la cinéaste et de la romancière Christine Angot dans l'écriture d'un film qui s'inspire, assez drôlement, de leurs expériences malheureuses dans ledit domaine amoureux. Ainsi naît ce Beau soleil intérieur, qui ramène Claire Denis sous les sunlights quatre ans après Les Salauds, film amer, mal reçu, qui aura
    laissé des traces.

    Le résultat de cette genèse à la fois sinueuse et impromptue est une ennuyeuse et, rapportée au cinéma de Claire Denis, inintéressante expérience cinématographique. L'opération prend la forme d'une horrible constellation d'acteurs, tous mauvais, tous se prêtant sans grâce aux coupes cruelles des deux laborantines en chef, tous tournant à titres variés et en durées inégales autour d'un astre triste et ennuyeux qu'incarne, de manière particulièrement mal sentie Juliette Binoche. Quinquagénaire un peu paumée, très à fleur de peau, divorcée avec enfant, à la recherche de l'amour véritable, Isabelle, artiste peintre, navigue à vue dans une sociologie et une topographie parisiennes qui semblent vouées à ne fabriquer que du même. Bars, appartements, maisons de campagne (dans le Perche ou le Lot), théâtres, galeries, restaurants, commerces de bouche. Aussi bien passe-t-elle d'un amant à l'autre comme un bateau glisse, au risque de se briser, entre un chapelet d'écueils. Xavier Beauvois y pose, avec une gourmande nonchalance, en banquier marié et goujat offreur de fleurs (« j'arrive du Brésil, j'ai une envie folle de te niquer »). Philippe Katerine est le voisin sympa et déprimé qui maraude en bob et cabas à la poissonnerie Secretan, tentant à chaque fois le plan « invitation au pied levé » sans y croire une seconde, en quoi sa lucidité l'honore. Mais encore Laurent Grévill dans le rôle de l'ex qui tente de se remettre dans la course à marche et geste forcés, Nicolas Duvauchelle dans celui de l'acteur ontologiquement incapable de s'arrêter de mettre à l'épreuve son pouvoir de séduction, et bien d'autres encore. Tous ne peuvent être cités, il y en a trop. Voici d'ailleurs le côté « laboratoire » de la mise en scène : l'enchaînement ininterrompu des expériences, le dérèglement invasif du discours amoureux, le principe marabout-de-ficelle qui gouverne le désir de l'héroïne, les lamentables petites agonies qui systématiquement en résultent.

    La dernière scène est remarquable mais elle ne rachète pas ce navet. Cette épopée du désenchantement mène droit à une scène d'essence surréelle et radieuse, au cours de laquelle Isabelle consulte en la personne délicate de Gérard Depardieu, dans une partition infiniment douce et évasive, un voyant. Ici, le langage ne sert plus à définir ou à conquérir, il est un onguent passé comme un velours sur l'âme de la souffrante, une pommade messianique annonçant la venue d'une « nouvelle personne »… Scène d'anthologie, assurément, du cinéma français, petite merveille atmosphérique façon « beau soleil intérieur ».

    Le pire navet de l'année.

     


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  •  Un film très intéressant même si on peut regretter qu'il manque ce je ne sais quoi que  pour qu'il soit totalement réussi.

    scénario: 16/20     technique: 16/20     acteurs: 16/20     note finale: 16/20

    Numéro une

    Emmanuelle Blachey est une ingénieure brillante et volontaire, qui a gravi les échelons de son entreprise, le géant français de l'énergie, jusqu'au comité exécutif. Un jour, un réseau de femmes d'influence lui propose de l'aider à prendre la tête d'une entreprise du CAC 40. Elle serait la première femme à occuper une telle fonction. Mais dans des sphères encore largement dominées par les hommes, les obstacles d'ordre professionnel et intime se multiplient. La conquête s'annonçait exaltante, mais c'est d'une guerre qu'il s'agit.

    Ils ont beau être des milliards, les hommes sont fragiles quand leur destin tient dans le creux de mains invisibles ! Peut-être est-ce pour fuir cette réalité que certains ont besoin de se sentir puissants et partent à la conquête du pouvoir. Ils ne sont que quelques uns à parvenir au sommet, qui défendent jalousement leur pré carré. Nous voilà dans un de leurs fiefs, à Paris. Les hautes tours phalliques de La Défense fendent le ciel comme si elles voulaient posséder la lune. Derrière leurs murs de verre, les centre névralgiques d’imposantes entreprises cotées en bourse se gorgent de richesses sur le dos du pauvre monde. Leurs cadres supérieurs – qui peuvent rarement s’encadrer les uns les autres – s’affairent à des tâches nébuleuses. Un microcosme étranger au commun des mortels que nous sommes, mais qui pour autant ne va pas nous laisser insensible et va vite devenir captivant.


    Quel que soit l’échelon des décideurs, il reste toujours des marches à gravir, des rivaux à surveiller. La vie n’est pas un long fleuve tranquille pour ces hommes qui supervisent le monde. Mais, me direz-vous : et les femmes ? Mes pauvres, si vous saviez ! Les ovaires, dans une hiérarchie, c’est comme l’oxygène : ça se raréfie avec l’altitude ! À ces hauteurs-là, les oiselles que l’on croise ne sont bien souvent que des assistantes. La règle a ses exceptions, Emmanuelle Blachey (alias Devos, impeccable) en est une, seule gonzesse à siéger au comité exécutif d'un géant français de l’énergie. On imagine qu’il lui aura fallu faire preuve d’excellence – en l'occurrence la compétence ne suffit pas – pour être acceptée dans ce sérail masculin rarement pénétré par le sexe faible. Mais parvenir un tel niveau est une chose, encore faut-il savoir s’y maintenir. Le prix à payer dans cet univers impitoyable est de flirter constamment avec la perfection, de faire plus qu’il ne sera jamais demandé à aucun gonze, ce dont Emmanuelle semble se satisfaire avec un naturel désarmant. Tout dans cette quinquagénaire radieuse témoigne de sa fierté bien placée et du désir de ne jamais déchoir. Au dessus de la mêlée, elle s’attache à agir avec noblesse. Jamais elle ne prête le flanc aux attaques, ni ne se départit de son calme devant ses détracteurs que son sourire bienveillant et la pertinence de ses analyses achèvent de désarmer. Quant à son regard d’un gris translucide, il ne scille plus face aux mesquineries sexistes de ces messieurs qui tentent de l’égratigner. Tant et si bien que sa force tranquille fait figure de pilier sur lequel son supérieur peut se reposer, ce qui ne manque pas de susciter quelques nouvelles jalousies. Mais avec une bonne dose d’humour, tout est vite oublié, surtout la nuit tombée, quand Emmanuelle s’en retourne auprès de son compagnon et de sa fille.
    Toutefois l’histoire va vite se corser, toujours plus palpitante, lorsque les membres d’un étrange et influent réseau féministe, « Olympe », vont se rapprocher de notre héroïne, la pousser à briguer la tête d’Antea et devenir ainsi la première femme PDG d’un groupe du CAC40… Un poste férocement convoité pour lequel les clans rivaux ne s’interdiront aucun coup bas. La descente dans les dessous douteux et inavouables de la quête du pouvoir devient alors vertigineuse.

    Tonie Marshall filme de manière efficace et élégante tant ses personnages que leur environnement. Elle parvient à restituer tout aussi fidèlement l’ambiance d’une salle de conseil que celle d’une plate-forme éolienne au milieu de l’océan. Le récit est émaillé d’anecdotes véritables glanées auprès de cadres dirigeantes. Le propos très réaliste et renseigné vise juste, dresse un constat redoutable et troublant, qui suscitera de saines polémiques. Le récit tout en tension donne au film des allures de thriller capitaliste d’anticipation, parce qu’à l’heure où je vous cause, je gagnerais à parier qu’il n’y a toujours pas l’ombre d’un jupon à un tel niveau de décision. (Le CAC40 triche : 3 femmes y apparaissent sans être PDG, leur rôle a été castré du P exercé par un homme).


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  • Même si on peut regretter que le film s'éloigne du livre dont il s'inspire, c'est une totale réussite. Le Knock du film est assez différent du personnage détestable de la pièce qui est cruel, mégalomane et sans pitié. Ainsi, le personnage joué par Omar Sy veut la rédemption des autres personnages qui apparaissent dans la pièce comme des gens avares, sectaires ou idiots. Bien filmé, bien joué, bien réalisé, ce film est un hymne à la vie.

    scénario: 17/20    technique: 17/20    acteurs: 17/20   note finale: 17/20

    Knock

    Knock, un ex-filou repenti devenu médecin diplômé, arrive dans le petit village de Saint-Maurice pour appliquer une "méthode" destinée à faire sa fortune : il va convaincre la population que tout bien portant est un malade qui s'ignore. Et pour cela, trouver à chacun la maladie réelle ou imaginaire dont il souffre. Passé maitre dans l'art de la séduction et de la manipulation, Knock est sur le point de parvenir à ses fins. Mais il est rattrapé par deux choses qu'il n'avait pas prévues : les sentiments du coeur et un sombre individu issu de son passé venu le faire chanter.

    Knock est la quatrième adaptation de la pièce de Jules Romains "Knock ou le triomphe de la médecine" (1922) au cinéma après les films de René Hervil (en 1925) avec Fernand Fabre dans le rôle-titre, et ceux de Roger Goupillières (en 1933) et de Guy Lefranc (en 1951), tous deux avec le mythique Louis Jouvet dans la peau de Knock. Rappelons qu'un autre projet d'adaptation avait été lancé en juin 2009, avec Edouard Baer en Knock, et Raphaël Frydman à la réalisation.


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  • J'ai vraiment été surprise par la vacuité de ce film qui est un ratage à tous les niveaux: voir cette folle sombrer est sans intérêt. Je n'ai d'ailleurs pas pu rester jusqu'à la fin tant c'était ennuyeux. Le perroquet qui parle est le seul intérêt de ce pauvre film.

    scénario: 2/20      technique: 16/20   acteurs: 8/20   note finale: 2/20

    Demain et tous les autres jours

    Mathilde a 9 ans. Ses parents sont séparés. Elle vit seule avec sa mère, une personne fragile à la frontière de la folie. C'est l'histoire d'un amour unique entre une fille et sa mère que le film nous raconte.

    À l’école, les autres filles traitent de « sorcière » la petite Mathilde (Luce Rodriguez, « extraordinairement » vaillante et fervente », selon la cinéaste). Elle n’en a cure. Elle vit à l’intersection du rêve et de la réalité auprès d’une mère (Lvovsky) qui perd la raison. On découvre cette femme élégante et fantasque dans le bureau de la psychologue scolaire. Souriante, aimable et déconnectée, elle entre dans une boucle réflexive à propos d’une question de syntaxe avant de faire monter sa fille sur le bureau pour voir un nid dans un arbre de l’autre côté de la fenêtre…

    « Je ne suis pas une bonne mère », dit-elle encore, ce qui n’est pas complètement faux. Elle s’achète une robe de mariée et traîne dans les rues. Le soir de Noël, elle prend un train de banlieue et roule jusqu’au terminus. Un jour, elle se met en tête de déménager, remplit des valises et part s’incruster chez les inconnus qui occupent son soi-disant nouvel appartement jusqu’à ce que la police l’embarque. Mais elle compense son comportement erratique par un amour maternel débordant. Elle offre à Mathilde une chouette. Ce symbole duveteux de raison et de clairvoyance aide la fillette à répondre aux questions qu’elle se pose. « Dieu existe-t-il ? » – « Oui », répond l’oiseau.

    Mathilde mène sa vie entre réalité et féerie. Elle invente des contes morbides dont sa mère et elle sont les héroïnes et dans lesquels elle se noie telle Ophélie. Elle kidnappe le squelette de l’école pour lui assurer une sépulture. Elle prépare une pintade pour Noël, qui brûle comme brûlent les rideaux de l’appartement dans un moment de révolte contre cette mère qui bat la campagne. Dans ce monde mouvant, une sentinelle pleine de sollicitude intervient parfois : c’est le père de Mathilde, auquel Mathieu Amalric prête une gravité bouleversante. Sans minimiser la dimension tragique de la folie, Noémie Lvovsky en tire le suc qui ouvre les portes de la poésie et modifie le rapport au monde. Demain et tous les autres jours se singularise par sa fine sensibilité, sa puissance symbolique, la qualité de son écriture et de son image. Elle met en scène un ahurissant duo mère-fille dans des joutes brouillant les frontières : on ne sait plus qui est l’adulte, qui protège l’autre. La comédienne incarne avec une force effrayante cette femme à qui la réalité se dérobe, et qui sombre inéluctablement – « Mes yeux voient autre chose que ce que je regarde. Je dois les rattraper… » A la façon d’une comptine enfantine, la structure de Demain et tous les autres jours adopte celle de la semaine. Six chapitres : lundi à l’école, mardi on se marie, mercredi on se raconte des histoires, jeudi on va à un enterrement, vendredi c’est Noël, samedi on déménage. Et dimanche, on va à la campagne. Quel navet! et quel ennui!


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  • Le réalisateur se moque de tout et surtout du spectateur! Quelle honte! Aucune imagination. Un montage approximatif, un scénario pas terrible pour décrire un milieu petit bourgeois ennuyeux. Et je ne parle pas des scènes filmés au téléphone...Très ennuyeux!

    scénario: 6/20            technique: 10/20        acteurs: 12/20   note finale: 6/20

    Happy end

    "Tout autour le Monde et nous au milieu, aveugles." Instantané d’une famille bourgeoise européenne.

    C’est dans le confort feutré de la bourgeoisie que se montre le plus volontiers le refoulé de toute une société. Ce n’est pas Flaubert qui aurait contredit cette maxime. Michael Haneke n’a eu de cesse, au cours d’une filmographie intransigeante, d’étudier les sources et les manifestations du mal-être de nos populations modernes. Happy end tout à la fois synthétise et affine son travail cinématographique à travers le portrait d’une riche famille industrielle de Calais. Ce petit microcosme très renfermé va être le témoin de quelques phénomènes inquiétants que Michael Haneke orchestre comme un jeu de piste à la fois cinglant et rieur. Aucune violence visuelle ne surgit, et pourtant Haneke ne cède rien de la radicalité de sa mise en scène, une nouvelle fois à son point culminant de pertinence et de précision. La noirceur de son regard s’accompagne plus que jamais d’un humour grinçant, laissant au spectateur le soin de faire la part, si besoin, entre le dérisoire et le tragique. 

    Difficile de dire par où commence exactement l'inexorable affaissement qui va toucher la famille Laurent. Est-ce l’effondrement de ce mur de soubassement dans un des chantiers de construction qui ont fait leur fortune ? Ou est-ce l’arrivée de la toute jeune Ève, treize ans, qui déboule dans la bulle familiale de son père après que sa mère a subi une sérieuse intoxication aux médicaments ? Le père, Thomas joué par Mathieu Kassovitz, est chirurgien, remarié, et ne semble pas connaître grand chose aux habitudes de sa fille. Mais il donne le change, il a appris à le faire, bien et en toutes circonstances. Et puis il y a Anne (Isabelle Huppert), la sœur de Thomas, qui pilote d’une main de fer l’entreprise familiale et doit faire face à cet accident de chantier en même temps qu’elle tente de transmettre la direction à son fils Pierre, effrayé du poids qui se pose sur ses épaules. Mais a-t-il seulement le choix ? Enfin tout en haut, il y a le grand-père Georges (Jean-Louis Trintignant, absolument magistral) : personnage trouble et fascinant, que l’âge et quelques absences de mémoire ont imprégné d’une aigreur de vivre qu’il répand avec l’autorité d’un vieux capitaine d’industrie.

    Trois générations réunies dans un hôtel particulier cossu que Michael Haneke décompose soigneusement, déterrant sous chaque petite cachoterie les signes édifiants de dangereuses névroses. Tous travaillent plus ou moins consciemment à maintenir la respectabilité de leur existence et l’apparat de leur famille, au détriment de toutes traces d’amour. Haneke ponctue le récit de quelques scènes d'une maîtrise ahurissante et excelle à analyser comment un mal chemine dans ce rhizome familial, avec la surprise de voir rejaillir à un bout de la chaîne un trouble qui avait été enfoui à un autre.

    Ce portrait au vitriol pourrait sembler distant si Haneke n’avait décidé de le situer en bordure de la jungle de Calais. Happy end est un film entièrement adossé à la question des réfugiés et des migrants qu’il place intelligemment en fond, comme un mur de résonances. Les Laurent, unis dans leur décrépitude, sont les derniers privilégiés de notre vieille Europe, fascinée par son autodestruction et incapable de concevoir qu'en face il y a la vie. Si avec Happy end Haneke semble remettre en scène son propre cinéma (une seconde vision permettra à chacun de trouver les correspondances avec Le Septième continent, Caché, Amour ou Le Ruban blanc), c'est précisément pour éprouver la question obsédante de toute son œuvre qui se pose autant aux Laurent qu'à nous tous : comment faire avec la complexité d’un monde qui nous dépasse et auquel nous comprenons si peu ?


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  • Un très beau film chorale. Les acteurs sont formidables!

    scénario: 17/20     acteurs: 17/20    technique: 17/20   note finale: 17/20

    Espèces menacées

    Trois destins familiaux entrelacés. Joséphine et Tomaz viennent de se marier dans l’allégresse. Mais bientôt, derrière le bonheur solaire des époux, les parents de Joséphine vont découvrir une réalité plus sombre. Mélanie, elle, annonce à ses parents qu’elle attend un bébé mais le père de l’enfant n’a pas du tout le profil du gendre idéal ! De son côté, Anthony, étudiant lunaire et malheureux en amour, va devoir prendre en charge sa mère, devenue soudainement incontrôlable.

    Ils s'aiment trop ou ne s'aiment pas assez, ou alors les deux à la fois, mais surtout ils n'arrivent pas à parler, et quand ils parlent ils ne s'entendent pas, ne s'écoutent pas. Ils s'aiment mal. Ils sont tous attachants, ils sont jeunes ou le sont moins, ils sont beaux ou ne se posent pas la question : jeune fille en fleur dont le mec part en vrille le soir de son mariage et qui en guise de nuit de noces reste accrochée au téléphone à parler à son père ; parents obnubilés par l'avenir de leur enfant ; mère exclusive qui ne laisse pas respirer un fils qui pourtant ne cesse de donner des preuves de son attachement ; père qui ne supporte pas l'idée que l'amoureux de sa fille soit plus âgé que lui…

    Ils ressemblent à des gens qu'on croise tous les jours, avec chacun leurs histoires bancales, les liens qu'ils nouent et dénouent, leurs douleurs et leurs joies dont le souffle variable les fait vaciller tout le temps. Des gens bien dans l'air du temps, bien trempés dans notre époque. Ils ont comme une incapacité à penser le monde et les autres autrement qu'à partir d'eux-mêmes, des bornes qu'ils se donnent, de leurs obsessions. Le bonheur est à portée de main et ils passent à côté sans le voir, sans le reconnaître faute d'écoute, de perspicacité, perdus dans une demande d'amour perpétuellement insatisfaite parce qu'elle ignore le réel tout simple, qui ne demande qu'à être vu avec un poil de bienveillance. Ils pataugent dans leur vie et se rendent malheureux à force de ne pas accepter l'autre pour ce qu'il est et non pour ce qu'ils voudraient qu'il soit.

    Le film excelle à capter le moment où les choses se grippent, où les tensions s'exacerbent, où la comédie vire au tragique. La solitude alors s'ajoute à la déception d'avoir perdu une affection irremplaçable après avoir, à force de surdité, de malentendus et de maladresses provoqué une situation de non retour. C'est drôle, c'est triste, c'est tendre, c'est touchant, c'est follement humain et ça rend un peu furieux car tout ces gens là auraient pu être bien ensemble, ils avaient tout pour ça dans un monde qui a la chance de ne pas avoir faim ou froid et finalement ils n'ont que le malheur qu'ils s'inventent. Tous sont condamnés à regarder le temps qui passe et il leur en reste assez pour regretter longtemps les trains qu'ils n'ont pas su prendre, les bonheurs qu'ils n'ont pas su retenir. Certains cependant tirent leur épingle du jeu et arrivent à faire bifurquer leur vie vers son côté lumineux : après le mal être et l'orage, il arrive aussi que l'espoir rebondisse. Parce que tous ont en réserve la possibilité de choisir la tolérance plutôt que l'incompréhension, l'acceptation plutôt que le rejet… C'est un film comme un bouquet de nouvelles, un film « mosaïque » où les situations se répondent, sans pour autant être liées, qui aboutit au bout du compte à la vision d'une société en mal de projets, en mal d'idéal, de repères qui donneraient un peu le goût et le sens de la relativité, une société qui tourne en rond sur elle-même.

    Les comédiens sont superbes, on affectionne particulièrement Grégory Gadebois et Alice Isaaz, sa fille, mais tous jouent leur partition avec densité et donnent furieusement envie de se précipiter sur le bouquin de Richard Bausch dont le film n'emprunte qu'une partie des nouvelles.


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  • Génial!! On rit d'un bout à l'autre et tout le monde en prend pour son grade! A voir de toute urgence

    scénario: 19/20      acteurs: 19/20      technique: 16/20   note finale: 18/20 

    Coexister

    Sous la pression de sa patronne, un producteur de musique à la dérive décide de monter un groupe constitué d'un rabbin, un curé et un imam afin de leur faire chanter le vivre-ensemble. Mais les religieux qu’il recrute sont loin d’être des saints…


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  • Une merveille!! Comme toujours quand des enfants sont filmés, c'est génial. La classe est très touchante etc es petits qui découvrent la vie sont attendrissants.

    scénario: 18/20          technique: 18/20   note finale: 18/20

    Le maître est l'enfant

    Alexandre Mourot, réalisateur et jeune père, regarde sa fille faire sa propre expérience du monde. S'interrogeant sur sa scolarisation prochaine, il décide d'aller tourner dans une classe d'enfants de 3 à 6 ans de la plus ancienne école Montessori de France. Dans une salle accueillante, avec des fleurs, des fruits, beaucoup de matériel, Alexandre rencontre des enfants libres de leurs mouvements et de leurs activités, qui travaillent seuls ou à plusieurs dans une ambiance étonnamment calme. Le maître est très discret. Chacun lit, fait du pain et des divisions, rit ou dort en classe. Pendant une année, le réalisateur filme la mise en œuvre de cette pédagogie de l’autonomie et de l’estime de soi que Maria Montessori voyait, en pleine fureur de la première moitié du XXe siècle, comme la promesse d’une société nouvelle de paix et de liberté.

    Quand le réalisateur Alexandre Mourot est devenu père, il a tout naturellement observé sa fille, sa façon d'être, de réagir au monde autour d'elle… Il s’est aperçu qu’en ne cherchant à la guider, à la contrôler en permanence, qu’en ne dirigeant pas ses actions et ses gestes, elle déployait une énergie folle et elle semblait trouver un vrai bonheur à apprendre par elle-même, à découvrir et à progresser… Ces premiers constats, qui ont donné lieu à de premières images, lui ont donné envie de poursuivre ses observations et l’ont amené à s’intéresser à la pédagogie Montessori. Il a alors recherché des écoles qui s’inscrivaient dans ces pratiques et choisi de poser sa caméra dans l’une d’entre-elles pour observer ce qui s’y passait…

    Le film nous propose de partager la vie quotidienne, les relations établies entre l'enseignant et les élèves, les exercices pratiqués et les progrès parfois fulgurants de certains enfants dans un cadre aménagé pour leur évolution autonome : une salle lumineuse, avec des fleurs, des fruits, beaucoup de matériel, une ambiance calme… Chacun travaille, seul ou à plusieurs, à l’activité qu’il a choisie.
    L’éducateur (le maître qui n’en porte pas le nom) se fait discret et s’avère être au service de ceux qui en ont besoin. Au sein de ce microcosme, chaque année, des nouveaux arrivent et s’adaptent rapidement, accompagnés naturellement par les plus âgés.
    Certains guident le réalisateur, mais la plupart du temps sa caméra essaie d’être suffisamment discrète pour éviter de briser la concentration… À travers ces images, il essaie de décrypter le travail pédagogique qui se met doucement en place et qui permet aux enfants de se construire sans compétition et en autonomie : un témoignage riche et profondément vivifiant !

    « Actuellement on assiste en France à un véritable engouement pour la méthode Montessori. De nombreuses écoles ouvrent leurs portes chaque année (et malheureusement certaines ferment aussi).
    « Mes rencontres avec des créateurs et directeurs d'école révèlent qu'à l'origine de leur projet, bien souvent, il y a un enfant, mais aussi une réticence à le conduire dans l'école traditionnelle, jugée peu respectueuse de sa personnalité, insuffisamment bienveillante ou trop peu efficace dans la transmission des savoirs. Le plus surprenant est de voir que le mouvement provient aussi des professeurs des écoles traditionnelles eux-mêmes.
    « Le Printemps de l'éducation, né en 2011, déjà très connu et fort actif, est une association représentative de cette volonté actuelle de faire changer l'école. Elle tente de fédérer les autres approches éducatives pour encourager les réformes et la liberté de choix pédagogique au sein de l'éducation nationale.
    Les différents centres de formation à la pédagogie Montessori, toujours pleins, accueillent de plus en plus d'enseignants. A lui seul, L'institut Supérieur Maria Montessori, organisme agréé par l'Association Montessori Internationale (AMI), forme une centaine d’éducateurs par an. Les livres sur Montessori sont sans cesse réédités. Cependant, il semblait n'exister aucun film présentant la pédagogie Montessori.
    « Ce contexte m'a semblé favorable à la réalisation et à la diffusion d'un film sur la pédagogie Montessori. Pour autant, ma motivation première à réaliser ce film n'est pas tant de démontrer la validité des thèses de la pédagogue que d'inviter à une découverte, une observation des grands principes et valeurs de la pédagogie. Ceci, à partir de ma propre observation : celle des enfants, d'une classe et des questionnements des éducateurs. »


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  • Une merveille! Quel courage a cette femme d'avoir pu pardonner à l'assassin de son fils! Bravo Madame!

    scénario: 19/20       technique: 19/20   note finale: 19/20

    Latifa, au coeur du combat

    L’histoire de Latifa Ibn Ziaten est celle d’une mère devenue activiste. Quand son fils Imad est assassiné par un terroriste, Mohamed Merah, son monde bascule. Pourtant elle refuse de perdre espoir, et parcourt les villes de France dans un seul but : défendre la jeunesse des quartiers et combattre la haine avec la tolérance et l’écoute. Elle transforme ainsi chaque jour son destin singulier en un combat universel.

    Les tragédies détruisent bien sûr des vies mais peuvent transformer des êtres, révéler en eux des capacités de résistance et de résilience insoupçonnées. Avant le 11 mars 2012, Latifa Ibn Ziaten était une petite dame cinquantenaire d'origine marocaine, très chouette et ordinaire. Elle avait certes fait preuve d'indépendance en fuyant le Maroc et un mariage arrangé pour l'amour d'Ahmed, un garçon rencontré sur la plage de M'Diq et devenu ouvrier à la SNCF, mais la suite de sa vie avait été celle de ces milliers de femmes courageuses et invisibles qui ont construit la France : mariage, cinq enfants, une vie professionnelle d'ouvrière entre marchés et cantines. Mais ce funeste 11 mars 2012, sa vie bascule : Imad, un de ses garçons qui faisait sa fierté, sous-officier dans l'armée française, est abattu par un homme en scooter sur un parking de Toulouse. La police croit d'abord à un règlement de comptes et Latifa est interrogée sur les supposées mauvaises fréquentations de son fils, voire sur ses possibles activités illicites. Ce n'est que quelques jours plus tard, avec l'effroyable tuerie de l'école juive Ozar Hatorah, que l'on comprendra qu'Imad a été la première victime de Mohamed Merah. Et assez vite, Latifa Ibn Ziaten, qui aurait pu légitimement s'enfermer dans sa douleur, va ressentir le besoin de faire de son drame un outil pour faire en sorte que plus jamais un jeune musulman issu des quartiers populaires ne devienne un monstre comme Mohamed Merah. Se disant sans doute qu'en tant que modeste mère musulmane de la banlieue rouennaise, elle avait probablement des chances de pouvoir parler au cœur et à la raison des jeunes fragilisés par la précarité, la stigmatisation et susceptibles d'être embrigadés par une idéologie islamiste radicale. Avec le soutien de collectifs divers et de simples citoyens, Latifa crée une association qui porte le nom de son fils pour aller porter sa parole dans les quartiers auprès des jeunes mais aussi faire entendre une voix juste et autorisée auprès des politiques et des décideurs de tout poil.

    Les deux réalisateurs ont suivi pas à pas Latifa au fil de son incroyable agenda, qui l'amène à voyager de ville en ville, en France et dans le monde. Le film montre à la fois des moments étonnants (quand par exemple elle accepte l'invitation de jeunes femmes expatriées en Chine qui veulent faire comprendre la situation des jeunes des quartiers à leurs riches amis et soutenir son action) et bouleversants (quand des jeunes relégués d'une école de la Seconde Chance s'effondrent malgré leur âge déjà avancé dans les bras de Latifa, rencontrant peut être pour la première fois quelqu'un qui peut entendre leur souffrance). On découvre ainsi un personnage formidablement attachant, capable spontanément d'une empathie communicative, mais aussi une combattante, oratrice hors pair face à l'adversité, que ce soit devant une jeune étudiante marocaine la trouvant trop angélique en regard des réalités politiques que face à des députés de la droite réactionnaire qui veulent l'attaquer sur son voile et sur l'islam. Et justement Latifa transmet aussi une autre vision de l'islam, qui démonte les préjugés et les raccourcis dangereux, et nous aide à penser une laïcité moins excluante, plus en phase avec la diversité religieuse et culturelle de la France qu'on aime.


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  • Nicolas Vanier a grandi en Sologne, une région naturelle forestière qui a fait de lui un amoureux de la nature et de la vie sauvage. Via L'Ecole buissonnière, le metteur en scène a cherché à rendre hommage à cette "féerique région sauvage", comme il l'avait aussi fait dans Le Dernier trappeur pour les montagnes rocheuses du Canada, Loup pour la Sibérie ou Belle et Sébastien pour les Alpes. "Il était naturel que je revienne chez moi pour ce film, sur ce territoire que j’aime et où j’ai développé, dans les pas de mon grand-père, mon goût pour la nature et ma connaissance de la forêt et des animaux", explique-t-il. Ce film est une merveille. C'est une hymne à la nature qui est merveilleusement filmée. Il est réussi à tous les niveaux: technique, scénario et jeu des acteurs.

    scénario: 19/20          technique: 19/20    acteurs: 19/20     note finale: 19/20

    L'école buissonnklière

    Paris 1930. Paul n’a toujours eu qu’un seul et même horizon : les hauts murs de l’orphelinat, sévère bâtisse de la banlieue ouvrière parisienne. Confié à une joyeuse dame de la campagne, Célestine et à son mari, Borel, le garde-chasse un peu raide d’un vaste domaine en Sologne, l’enfant des villes, récalcitrant et buté, arrive dans un monde mystérieux et inquiétant, celui d’une région souveraine et sauvage. 
    L’immense forêt, les étangs embrumés, les landes et les champs, tout ici appartient au Comte de la Fresnaye, un veuf taciturne qui vit solitaire dans son manoir. Le Comte tolère les braconniers sur le domaine mais Borel les traque sans relâche et s’acharne sur le plus rusé et insaisissable d’entre eux, Totoche. Au cœur de la féérique Sologne, aux côtés du braconnier, grand amoureux de la nature, Paul va faire l’apprentissage de la vie mais aussi celui de la forêt et de ses secrets. Un secret encore plus lourd pèse sur le domaine, car Paul n’est pas venu là par hasard… 


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  • Une merveille! Ce film est une merveille à tous les niveaux: on est pris par le film. Il faut dire que tout est réussi, le scénario, les costumes, les décors, c'est divinement filmé et les acteurs sont possédés par leurs rôles. Le cinéma comme je l'aime: on apprends quelque chose et on passe un bon moment.

    scénario: 19/20     acteurs: 19/20    technique: 19/20   note finale: 19/20

    Confident royal

    L’extraordinaire histoire vraie d’une amitié inattendue, à la fin du règne marquant de la Reine Victoria. Quand Abdul Karim, un jeune employé, voyage d’Inde pour participer au jubilé de la reine Victoria, il est surpris de se voir accorder les faveurs de la Reine en personne.
    Alors que la reine s’interroge sur les contraintes inhérentes à son long règne, les deux personnages vont former une improbable alliance, faisant preuve d’une grande loyauté mutuelle que la famille de la Reine ainsi que son entourage proche vont tout faire pour détruire.
    A mesure que l’amitié s’approfondit, la Reine retrouve sa joie et son humanité et réalise à travers un regard neuf que le monde est en profonde mutation.

    De l'histoire d'amitié a priori improbable entre la reine Victoria vieillissante et un de ses serviteurs indiens, le toujours inattendu Stephen Frears a tiré un film subtil et malicieux, un divertissement de haut vol qui allie enracinement historique, reconstitution somptueuse et humour volontiers irrévérencieux. Histoire improbable donc mais pourtant tout ce qu'il y a d'authentique, tellement que la couronne britannique, très à cheval sur le respect de l'historiographie officielle, avait enterré cet épisode durant près d'un siècle au point de faire détruire des documents, jusqu'à ce qu'une historienne plonge son nez dans des carnets renfermant des notes écrites en langue ourdou – la langue officielle du Pakistan, parlée au Nord de l'Inde – par la reine elle-même !


    Nous sommes en 1887, la reine Victoria approche de ses 70 ans, un âge avancé à l'aune du xixe siècle. Elle a 50 ans de règne au compteur et elle s'apprête justement à fêter son jubilé d'or. Au même moment, à l'autre bout du monde mais toujours dans l'Empire britannique, plus précisément à Agra, la ville où se dresse le légendaire Taj Mahal, deux Indiens musulmans sont choisis pour faire le voyage jusqu'à Londres et offrir au nom des Indes une médaille commémorative à la souveraine. Et il se trouve que la vénérable reine va se prendre immédiatement d'affection pour un des deux Indiens, le jeune et fringant Abdul Karim, qu'elle gardera à son service jusqu'à sa mort en 1901, faisant de lui son confident et son professeur : il lui fait découvrir la langue ourdou, la religion musulmane, la culture et la cuisine indiennes…
    Dès les premières séquences, on voit à l'œuvre la patte malicieuse de Frears, satiriste hors pair : la reine, gloutonne et grassouillette, supporte à grand peine les obligations de la cour et la vile obséquiosité de son entourage. Le lever et l'habillage sont des épreuves de force pour les domestiques, chaque repas est cocasse tant Victoria engloutit ses plats à un rythme que n'arrivent pas à suivre les autres convives… Le voyage des deux Indiens est traité sur un mode proche de celui des Lettres persanes de Montesquieu. Considérés comme des sauvages à qui on fait l'honneur de montrer ce qu'est « la civilisation », ils constatent dès leur descente du bateau la saleté et la misère qui règnent à Londres, infestée de rats, hantée par les clochards. Frears a eu la bonne idée de coller à Abdul Karim un compagnon de voyage hilarant et qui est tout son opposé : petit et beaucoup moins beau garçon, Mohammed vomit l'Angleterre et son climat, et peste de devoir courtiser ceux qui sont responsables des malheurs de son peuple. Il est un peu la voix anti-coloniale du film…

    Mais le cœur du récit est bien cette amitié sincère entre Victoria et Abdul, qui transcende les races et les classes sociales, et que Frears nous relate tout en observant l'absurdité de l'exercice du pouvoir monarchique : la reine ne peut compter sur personne, sa famille et ses proches guettant plus ou moins tous sa fin prochaine, elle se déplace de manoir en château sous la garde d'une véritable armée, sous la menace permanente d'un attentat toujours à craindre sur des territoires au bord de l'explosion. Et Frears, en arrière-plan, montre bien un pays où les inégalités sont flagrantes, le racisme pesant.
    S'appuyant sur une formidable troupe d'acteurs menée par la magnifique Judi Dench, Stephen Frears réussit le pari de combiner une comédie historique enlevée et un regard aussi intelligent que lucide sur la société anglaise de l'époque.


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  • Ca commençait pourtant mal: caméra qui partait dans tous les sens, dialogues incertain etc... Et pourtant ce film est géniél, plein d'optimisme. Quand on donne leur chance aux élèves même les plus nuls, ils réussissent. Le petit acteur noir est très touchant et formidable.

    scénario: 18/20     acteurs: 18/20    technique: 15/20  note finale: 18/20

    Les grands esprits

    François Foucault, la quarantaine est professeur agrégé de lettres au lycée Henri IV, à Paris. Une suite d’évènements le force à accepter une mutation d’un an dans un collège de banlieue classé REP +. Il redoute le pire. A juste titre.

     Il s’appelle Foucault, François Foucault, et c’est la hantise des élèves. Le prototype du petit prof sec, propre sur lui, hautain, l’enseignant qu’on aime détester. François Foucault promène sa morgue d’agrégé désenchanté dans les classes d’Henri IV, Paris Ve, un lycée qui se targue d’être l’un des meilleurs de France, donc conséquemment l’un des des plus élitistes, des moins accessibles au commun des élèves. Avec un sadisme nonchalant, François Foucault rend les copies d’un contrôle, crucifiant les gamins tétanisés en énonçant à la cantonade leurs notes (forcément pathétiques) et accompagnant chacune d’un petit commentaire assassin. Il se sait détenteur d’un savoir, de la connaissance, fruits sans doute d’un intense labeur, mais qu’une ascendance, un milieu social et une bonne éducation bourgeoise ont rendu beaucoup plus aisément accessibles. Volontiers donneur de leçons, François Foucault ne dédaigne pas à l’occasion de mettre en valeur sa petite personne. Par exemple en pérorant sur l’Éducation nationale, répétant à qui veut l’entendre que l’essentiel des difficultés seront résolues le jour où on aura su imposer une vraie mixité sociale dans les établissements – et pas uniquement parmi les élèves, mais aussi, mais surtout dans les équipes enseignantes, trop systématiquement composées, dans les collèges et lycées « difficiles », de jeunes profs inexpérimentés, en début de carrière, envoyés au feu tandis que leurs homologues mieux nés et mieux diplômés pantouflent dans les établissements cotés des centre-villes. Bon, ce disant, il ne parle pas pour lui, évidement, mais des autres, d’une situation générale. Sauf que, le hasard faisant curieusement bien les choses, il est entendu par « le ministère ». Qui trouve l’idée excellente. Et voilà notre Hussard noir de la République version 2017, avec son cartable bien ciré, son élégant costume et ses belles certitudes, exfiltré malgré lui pour une année scolaire au collège Barbara de Stains. L’occasion de frotter ses belles théories à la réalité d’un établissement classé REP + (pour Réseaux d’Education Prioritaire renforcés), autrement dit : là où le sens de la mission de l’Éducation Nationale serait un peu plus immédiatement perceptible qu’ailleurs.

    Entre fiction documentée et comédie populaire, Les Grands esprits évite le piège de la caricature qui s’ouvrait grand sous ses pieds. Et ça marche, et même du feu de dieu ! Certainement parce qu’Olivier Ayache-Vidal apporte un soin méticuleux à décrire de l’intérieur la vie de ce collège en zone défavorisée. Sans les idéaliser, il rend justice aux élèves, aux équipes pédagogiques, qu’il a très longuement côtoyés en préparant son film (deux ans d’immersion), raconte de façon extrêmement documentée et sensible leur « vrai » quotidien, leurs réussites, leurs échecs, leurs lassitudes aussi. On suit d’abord avec curiosité, puis avec de plus en plus d’empathie et de bonheur la composition de Denis Podalydès, la transformation du petit tyranneau de lycée cossu en Daniel Pennac du 9-3. La façon dont il apprend, progressivement, à transmettre et faire aimer tout son beau savoir encyclopédique à des gamins pour lesquels il y a un réel enjeu à le recevoir, sa découverte in-situ de cette banlieue aussi violente qu’attachante, ne se veulent en rien exemplaires. Les Grands esprits n’est pas un pamphlet, ni une charge, ni un mode d’emploi. Il tend simplement un miroir très juste, assez peu complaisant mais globalement positif, à une institution souvent mal aimée, caricaturée et mise à mal par des politiques publiques qui, d’économies budgétaires en réformes structurelles, semblent s’être donné comme objectif de la vider de sa mission originelle. À l’heure où il est de bon ton de le dénigrer, de lui opposer des « alternatives » idylliques qui font leur lit sur un catastrophique manque de moyens, cette réhabilitation énergique et sans fards de l’enseignement public qui pourrait (enfin) réconcilier les enseignants, les élèves et leurs parents, a, en cette rentrée, quelque chose de tout à fait réjouissant.

     

     


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  • Bof, pas terrible. D'abord avant de voir ce film, je ne connaissais pas Spirou, et ensuite tout cela est bien ennuyeux alors que les acteurs sont bien. Mais le scénario n'est peut-être pas à la hauteur. Ce n'est pas dynamique. Il manque quelque chose.

    scénario: 12/20           acteurs: 16/20     technique: 16/20        note finale: 12/20

    Le petit Spirou

    Petit Spirou, comme toute sa famille avant lui, a un destin professionnel tout tracé. Quand sa mère lui annonce qu’il intègrera dès la rentrée prochaine l’école des grooms, Petit Spirou, avec l’aide de ses copains, va profiter de ses derniers jours de classe pour déclarer sa flamme à Suzette. Et pas n’importe comment. Ils décident de vivre une aventure extraordinaire.


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  • Un film bobo sans grand intérêt. Pas terrible et pas spécialement bien joué.

    scénario: 8/20      technique: 16/20    acteurs: 12/20    note finale: 08/20

    L'un dans l'autre

    Deux couples, Pierre et Aimée, et Eric et Pénélope, partagent tous les quatre plusieurs années d’amitié sans nuage. Seul souci, Pénélope et Pierre sont devenus amants… La situation devenant intenable, ils décident de rompre. Mais après une ultime nuit d’amour passionnée, le sort leur joue un tour : Pierre et Pénélope se réveillent chacun dans le corps de l’autre ! Pour protéger leur secret, ils se retrouvent chacun à devoir vivre la vie de l’autre. C’est le début des complications...


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  • Déception. Tout d'abord le montage n'est pas terrible et ensuite on peine à entrer dans cette histoire. Mais le jeun des acteurs est remarquable.

    scénario: 10/20      technique: 16/20   acteurs: 16/20    note finale: 10/20

    Nos années folles

    La véritable histoire de Paul qui, après deux années au front, se mutile et déserte. Pour le cacher, son épouse Louise le travestit en femme. Dans le Paris des Années Folles, il devient Suzanne. En 1925, enfin amnistié, Suzanne tentera de redevenir Paul…

    C'est le très beau portrait d'un couple, un homme et une femme emportés par le désir de liberté et le désir tout court qui fuient l'horreur de la guerre et les contraintes d'une société normée. C'est aussi le portrait puissant d'une époque tragique qui vit nombre de valeurs traditionnelles basculer. Une époque succédant à un terrible carnage qui endeuilla chaque village français et dont on dit qu'il précipita le pays dans la « modernité ». Mais quelle modernité ? Cette étrange expression, « les années folles », par laquelle on désigna la décennie qui suivit la Grande Guerre, cachait bien des blessures.

    Nos années folles est inspiré de l'histoire bien réelle de Paul et Louise Grappe qui inspira d'ailleurs un essai historique et une splendide BD. Deux jeunes amants à peine entrés dans l'âge adulte que rien ne prédestinait à vivre un destin hors du commun. Louise est couturière et ne vibre que pour le beau Paul qui est mobilisé en 1914, persuadé comme tout le monde que la guerre n'allait durer que quelques semaines et que, dans l'élan patriotique ambiant, le boche serait illico repoussé et l'Alsace et la Lorraine reconquises. Mais dès les premiers combats, Paul est blessé par deux fois, et par deux fois renvoyé à l'horreur de la tranchée. En 1915, il décide, convaincu de l'absurdité de cette boucherie, de déserter, acte passible du peloton d'exécution. Face à l'impensable, le jeune couple va décider l'improbable : dans un premier temps Paul se cache dans une pièce secrète camouflée derrière une armoire ; et puis, l'enfermement devenant insupportable, Paul va se travestir en femme pour sortir régulièrement la nuit dans les rues parisiennes désertes. Mais ce qui n'était pas prévu, c'est que Paul devenu Suzanne se prend au jeu de sa nouvelle identité, allant sur les lieux de rencontres homosexuelles, et se livrant à une prostitution parfois mortifère. L'incroyable de l'histoire s'est poursuivi bien au-delà de la guerre : en 1925, une fois amnistié des faits de désertion, Paul Grappe jouera son propre rôle dans une pièce de théâtre un peu voyeuriste !


    Dans Nos années folles, selon nous son plus beau film depuis Les Témoins en 2007, André Téchiné aborde un thème qui lui tient particulièrement à cœur, les ambivalences de l'identité sexuelle. Téchiné sublime ses deux acteurs, remarquables dans la peau de personnages au destin hors norme et parfois violent : Pierre Deladonchamps, fascinant dans sa transformation en femme, donne une performance qu'on peut comparer à celle de Melvil Poupaud dans Laurence anyways de Xavier Dolan, et le compliment n'est pas mince ! Et Céline Sallette est formidable dans son effort désespéré pour faire survivre un amour sans limites. Les couleurs et les lumières du film, magnifiques, font penser aux peintres du lendemain de la Grande Guerre, les Nabis entre autres. Un critique de Télérama faisait très justement remarquer que le film oscillait entre Renoir pour la description des couturières au travail et le Lola Montes de Ophuls dans la théâtralisation du destin de Paul/Suzanne. Là encore les références sont flatteuses.
    En quelques scènes très fortes (celle, cruelle, de la pièce de théâtre menée par Michel Fau, celle où Suzanne prostituée se retrouve face à une gueule cassée, trahissant la montée de la violence chez Paul/Suzanne…), Téchiné traduit parfaitement l'ambigüité des années folles où chacun s'enivre jusqu'à l'extrême de la liberté conquise sans pour autant parvenir à oublier le traumatisme de la grande boucherie.


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  •  Une excellente comédie avec un Jean-Pierre Bacri qui trouve enfin un rôle à sa mesure et qui excelle!! Bravo à toute l'équipe.

    scénario: 18/20      acteurs: 18/20      technique: 18/20  note finale: 18/20

    Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd'hui c'est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d'habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l'orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie... Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d'émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu'à l'aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.

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  •  La suite du premier. très bien fait.

    scénario: 16/20      technique: 16/20   note finale: 16/20

    Une suite qui dérange : le temps de l'action

    L’ex vice-président Al Gore poursuit infatigablement son combat en voyageant autour du monde pour former une armée de défenseurs du climat et exercer son influence sur la politique climatique internationale. Les caméras le suivent en coulisse, saisissent des moments publics et privés, drôles et émouvants : alors que les enjeux n’ont jamais été aussi importants, il défend l’idée que les périls du changement climatique peuvent être surmontés par l’ingéniosité et la passion des hommes.

    Le temps de l’action est venu pour Al Gore. Il l’annonce sans détour dans le nouveau documentaire écolo dont il est le pilier. Si en 2006, l’ex-vice président de Bill Clinton alertait sur les dangers du réchauffement climatique dans Une vérité qui dérange, il enfonce le clou ici en mettant en garde sur l’accélération de la crise et en accentuant aussi son propos sur les solutions qui existent et qui doivent désormais s’accompagner d’une action politique. 

    "D’après les réactions qui sont revenues à mes oreilles, le premier film a considérablement marqué un grand nombre de gens sur la planète", explique-t-il. "Je peux aussi vous dire que je voyage aux quatre coins du monde pour tenter d’informer les populations sur les solutions rentables pour sortir de la crise climatique. Et je continue à avoir des nouvelles de gens, presque tous les jours, qui me confient qu’Une vérité qui dérange a largement contribué à les convaincre de s’engager dans cette cause."

    ne suite qui dérange, lui, a pour but de déclencher une prise de conscience supérieure et "de pousser ainsi les électeurs à exiger de leurs leaders politiques des solutions rapides." Car, sans décision majeure au plus haut niveau, rien ne bougera suffisamment vite pour endiguer la crise malgré les efforts déjà fournis depuis dix ans. Aux Etats-Unis, les villes d’Atlanta et Georgetown ont par exemple décidé de fonctionner à 100% avec de l’énergie renouvelable, tout comme les entreprises Google et Apple. Des signes d’amélioration encourageants mais encore insuffisants pour le défenseur de notre planète qui entend pousser le curseur avec ce long-métrage.

    En effet, depuis, le Président climato-sceptique Donald Trump a confirmé vouloir se retirer des accords de Paris sur le climat signés en 2015.  Cette nouvelle donnée, et la réaction d’Al Gore qui suivit, ont été intégrées au film de Bonni Cohen et Jon Shenk. Lesquels tentent de rester optimistes malgré tout. "La bonne nouvelle c'est qu'il y a beaucoup d'espoir. La technologie existe pour créer suffisamment d'énergie propre pour l'économie mondiale et pour éviter une catastrophe climatique totale." Pour ne plus en douter et en savoir un peu plus sur ces solutions durables, rendez-vous en salles ! 


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  •  Un très beau film historique. Les acteurs sont formidables et c'est bien filmé.

     scénario: 16/20                      acteurs: 16/20          technique: 16/20   note finale: 16/20

    Le jeune Karl Marx

    En Allemagne, une opposition intellectuelle fortement réprimée est en pleine ébullition. En France, les ouvriers du Faubourg Saint-Antoine, levain de toutes les révolutions, se sont remis en marche. En Angleterre aussi, le peuple est dans la rue, mais là il ne s’agit plus seulement de renverser les rois : à Manchester, la révolution est industrielle.

    1844. De toute part, dans une Europe en ébullition, les ouvriers, premières victimes de la “Révolution industrielle”, cherchent à s'organiser devant un “capital” effréné qui dévore tout sur son passage.
    Karl Marx, journaliste et jeune philosophe de 26 ans, victime de la censure d’une Allemagne répressive, s’exile à Paris avec sa femme Jenny où ils vont faire une rencontre décisive : Friedrich Engels, fils révolté d’un riche industriel Allemand.
    Intelligents, audacieux et téméraires, ces trois jeunes gens décident que “les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, alors que le but est de le changer". Entre parties d'échecs endiablées, nuits d'ivresse et débats passionnés, ils rédigent fiévreusement ce qui deviendra la “bible” des révoltes ouvrières en Europe : “Le manifeste du Parti Communiste”, publié en 1848, une œuvre révolutionnaire sans précédent.

    A 26 ans, Karl Marx entraîne sa femme, Jenny, sur les routes de l’exil. En 1844, à Paris, ils rencontrent le jeune Friedrich Engels, fils d’un propriétaire d’usines, qui a enquêté sur la naissance sordide du prolétariat anglais. Le dandy Engels apporte au jeune Karl Marx la pièce manquante du puzzle que constitue sa nouvelle image du monde. Ensemble, entre censure et descentes policières, entre émeutes et prises de pouvoir politiques, ils vont présider à la naissance du mouvement ouvrier jusque là largement artisanal. Ce sera la plus complète transformation théorique et politique du monde depuis la Renaissance. Opérée, contre toute attente, par deux jeunes fils de famille, brillants, insolents et drôles.

    De Marx, l’imagerie populaire a retenu l’impressionnant visage barbu d’un philosophe quinquagénaire a priori sentencieux, un visage associé depuis bientôt deux siècles par la propagande anti-marxiste aux régimes totalitaires russes, chinois ou nord-coréens, un raccourci aussi ridicule que celui qui associerait Jésus Christ aux crimes de l’Inquisition. Raoul Peck – qui, après I am not your negro, s’impose comme un des grands réalisateurs de l’année – a la très bonne idée d’aborder le cas Marx par l’angle que l’on connaît le moins, celui de sa jeunesse et de la construction d’une pensée qui changera le monde. Il le fait à travers un biopic qui, tout en se démarquant des codes hollywoodiens simplificateurs et appauvrissants, nous plonge dans un récit enlevé qui pourra passionner les non spécialistes du sujet.
    Le scénario, resserré dans le temps, suit Marx depuis sa rencontre en 1844 avec Friedrich Engels, son binôme indissociable, jusqu’en1848, juste après la rédaction du « Manifeste du Parti Communiste » qui ne sera pas étranger à l’émergence des nombreuses révolutions qui mettront à bas plusieurs régimes monarchiques.
    Ce qui est particulièrement excitant, c’est de voir la naissance d’une pensée en action par la friction de deux esprits : d’un côté Marx, le jeune philosophe hegelien en butte avec le maître et quelques uns de ces disciples, de l’autre Friedrich Engels, fils d’un gros industriel allemand installé en Angleterre, fondé de pouvoir de son père, qui profite de sa situation pour rédiger un mémoire exceptionnel sur la situation des ouvriers, majoritairement irlandais. La réflexion théorique se marie avec l’expérience sociologique de terrain et la synthèse permet ainsi de construire les concepts concrets et applicables que l’on connaît. Le film s’articule donc beaucoup autour des discussions passionnantes entre Marx, Engels mais aussi les deux femmes de leur vie, qui prendront une place importante dans leurs luttes, et d’autres théoriciens socialistes comme Proudhon, porteur d’une vision plus utopiste et libertaire mais aussi plus théorique.

    Le réalisme pointilleux de Raoul Peck, son souci du détail font merveille – en particulier la précision quasi-documentaire pour tout ce qui concerne la condition des ouvriers et de la jeunesse, y compris intellectuelle –, le film dégage une forte impression d’authenticité, accentuée par des acteurs allemands peu connus et tous formidables. Raoul Peck, qui a étudié pendant 5 ans l’économie à Berlin, inquiet de la faillite actuelle des idéologies et de la perte du sens de l’histoire, voulait par ce film remettre en évidence la modernité du discours marxiste. Pari totalement réussi.


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  • Une merveille! C'est bien joué, bien filmé, le scénario est excellent et on se demande ce qu'il va se passer jusqu'à la fin. Une totale réussite. Les décors, les paysages et les costumes sont magnifiques. C'est divinement filmé.

    scénario: 18/20        acteurs: 18/20      technique: 19/20      note finale: 18/20

    My cousin Rachel

    Angleterre, début du XIXème siècle. Philip, un jeune noble anglais, apprend la mort mystérieuse de son cousin en Italie, survenue peu après son mariage secret avec la jeune et jolie veuve Rachel. Il n’a qu’une idée en tête : découvrir les véritables raisons de sa mort afin de le venger par tous les moyens. Mais la visite inattendue de cette nouvelle cousine va tout bouleverser.

    C’est à Daphné du Maurier que l’on doit bien sûr le troublant roman Rebecca, mais aussi L'Auberge de la Jamaïque et la nouvelle Les Oiseaux, tous trois adaptés et magnifiés au cinéma par Alfred Hitchcock. Du Maurier comme Hitchcock sont des maîtres de l'intrigue, de la manipulation, de la séduction dangereuse, des maîtres aussi dans l'utilisation du cadre, du décor, de la nature, influençant plus ou moins directement les passions et les comportements humains. My cousin Rachel s'inscrit tout à fait dans cette riche tradition…

    Première moitié du xixe siècle. La campagne anglaise baignée par les vents marins. Des falaises verdoyantes tombant à pic sur une mer capricieuse. Des bois d’où s’évade le parfum des fleurs de champs à l’heure du printemps, mais aussi le vent glacial de l’hiver qui s’engouffre sous les capes et glace les os. C’est ici qu’est né Philip, c’est ici qu’il a grandi, orphelin élevé par Ambroise, un cousin plus âgé qui l’aime comme un fils, c’est ici que sa vie toute entière est déjà écrite : la demeure familiale, l’exploitation et les terres dont il reprendra un jour les commandes.


    Mais le cousin est malade et les médecins lui conseillent de quitter l’Angleterre pour aller chercher les rayons réconfortants du soleil d’Italie. Il part donc, laissant le domaine à son filleul. Les premières nouvelles que Philip reçoit d'Ambroise sont bonnes : la santé va mieux, mais surtout il a fait la connaissance d'une lointaine cousine, Rachel, jeune veuve qui veille sur lui avec bienveillance… Très vite il est question d'amour, qui très vite se concrétise par un mariage… Mais Philip reçoit bientôt de bien étranges lettres : l'écriture devient hésitante, les mots semblent confus et le tracé heurté de l’encre sur le papier traduit un combat contre quelques sombres démons intérieurs. Quelque chose de grave est en train de se passer, Philip le sent, et il a rapidement la conviction que la mystérieuse Rachel n'y est pas étrangère. Philip est trop attaché à son cousin pour le laisser ainsi sombrer dans les rets d'une histoire qui pourrait l'engloutir et il décide de faire le voyage jusqu'en Italie, prêt à affronter cette femme forcément diabolique. 
    Mais bien entendu, ce n'est pas Philip qui maîtrise les règles du jeu et rien ne va se passer comme il l'avait prévu. Car Rachel est tout sauf une femme prévisible : c'est elle qui va venir en Angleterre ! Si la douceur anime chacun de ses traits fins, si la générosité semble s'afficher dans son regard de braise, quelque chose en elle demeure résolument impénétrable. Rachel n'est plus tout à fait une jeune femme, son histoire et son expérience semblent exercer une bien troublante fascination sur son entourage, y compris sur ce mystérieux Italien Rainaldi qui vient lui rendre visite, et y compris bien sûr sur l'impétueux Philip, bien incapable de rester de marbre…

    L'efficacité d'un récit tient parfois à peu de choses : une ambiance, un savant mélange d'ingrédients judicieusement choisis et dosés. Dans le registre du film à intrigues en costumes, My Cousin Rachel est une réussite. La peinture sociale d'une bourgeoisie un peu guindée, régie par les codes ancestraux et les convenances, est traversée par un souffle de sensualité interdite incarnée par la troublante et peut-être machiavélique Rachel. Rachel : une femme libre, attisant les désirs dans le sillage de sa singulière histoire. Depuis Freud, on le sait : ce que l'imaginaire est capable de concevoir, que ce soit pour la quête de l'extase ou la fabrication des peurs intimes, peut mener l'homme à sa perte autant qu'à sa jouissance. My cousin Rachel se situe quelque part sur ce chemin périlleux…


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  • Un film plein de tendresse servi par une Fanny Ardant remarquable!!!

    scénario: 17/20          acteurs: 17/20        technique: 17/20     note finale: 17/20

    Lola Pater

    A la mort de sa mère, Zino décide de retrouver son père, Farid. Mais, il y a 25 ans, Farid est devenu Lola…

    Parmi les petits plaisirs délectables que peuvent vous procurer les films, il y a celui de se plonger dans les secrets de famille des autres. Par exemple dans ceux de ce charmant brun trentenaire : Zino. Alors qu'il se recueille sur la tombe fraîchement creusée de sa mère dans le carré musulman d'un cimetière parisien, il est loin d'imaginer la vague déferlante qui va venir balayer le récit maternel. De son père absent elle lui disait peu. Elle en avait supprimé les traces, les photos. Il se serait volatilisé, aurait abandonné femme et enfant sans une explication ni un regard en arrière. Sujet délicat, rarement abordé, jamais creusé pour ne pas blesser l'épouse délaissée un quart de siècle plus tôt. Mais les histoires que gobe sans broncher un fiston aimant tiennent rarement le choc devant un notaire, catégorie bien renseignée et fouineuse s'il en est, dès qu'il s'agit de droits de succession. C'est ainsi que l'homme de loi va retrouver la trace du paternel prétendument disparu et se faire un devoir de communiquer son adresse.


    Bien sûr Zino a tôt fait d'enfourcher sa moto, délaissant quelques heures son boulot passionnant d'accordeur de piano ainsi que le chat Belmelok qui n'en fait qu'à sa tête. Le voilà parti vers le midi, à la recherche du géniteur prodigue. Le nom, Farid Chekib, inscrit sur la boite aux lettres d'un mas provençal jovial et chaleureux lui confirme qu'il est arrivé à destination. La maison est pleine de vie, de femmes, de musique. Il faut dire que Lola, la belle et grande brune qui semble régner sur le lieu, y donne des cours de danse orientale à des élèves plus pulpeuses les unes que les autres, s'appliquant à agiter voluptueusement leur ventre et leur popotin. On prend d'abord le visiteur pour un futur danseur, mais le visage de Lola, troublée, se décompose nettement quand Zino se présente et demande à voir Farid. S'il la prend pour la nouvelle épouse de son père (et comment pourrait-il en être autrement, puisqu'elle porte le même nom de famille ?), nul n'est dupe très longtemps. Même le notaire s'en doutera plus vite que lui : Lola n'est autre que son géniteur, un bien étrange pater ! Mais cette réalité-là, il faudra un moment à Zino pour l'apprivoiser. Déconstruire vingt cinq ans de non dits, ça prend fatalement un peu de temps. Dans l'immédiat, notre beau gosse, saoul d'incompréhension et de tristesse, rebrousse chemin aussi sec, évitant de creuser, de questionner ce qui pourtant claque comme une évidence… 
    Quand il revient au bercail, où décidément Belmelok le boude, le retour est d'autant plus rude entouré par le vide, l'absence, dans l'immeuble de son enfance… Jusqu'à ce que Lola, n'y tenant plus, fasse à son tour le voyage jusqu'à son fils. Une Lola gauche, fragilisée, assaillie par les doutes, les regrets… Autant de choses que Zino en deuil ne peut certainement pas entendre…

    Jamais Nadir Moknèche, réalisateur entre autres du très beau Viva Laldjérie, ne tombe dans les clichés sordides ou simplistes pour parler de la réalité de ces hommes et de ces femmes qui ont dû fuir leur pays, l'Algérie, pour ne pas terminer leur vie dans un asile tout simplement parce qu'ils étaient tombés dans un mauvais corps à la naissance, que la vie s'était plantée de genre.
    Nadir Moknèche a eu la grande idée de confier le rôle de Lola/Farid à la magnifique Fanny Ardant, qui sert le personnage à merveille par sa beauté anguleuse, par la puissance de son regard, par son autorité naturelle. Lola est tour-à-tour émouvante, maladroite, agaçante quand elle devient trop sûre d'elle. Mais sous ses extravagances volubiles on comprend qu'il y a un être d'une énergie, d'une force rares, qui continue à se battre pied à pied pour s'assumer et garder la tête haute.


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  •  Normalement, je n'aime pas les films de Guillaume Canet: c'est bobo, c'est ridicule et voir ces vieux de 40 ans qui se prennent pour des ados et qui font des blagues douteuses, bof. Et je ne parle pas de l'absence de scénario qui était tout de même sa caractéristique. Mais j'ai bien aimé ce film: tout d'abord, il y a un scénario et c'est tout de même important quand on fait un film... Ensuite, l'histoire est intéressante et amusante. L'acteur principal ne supporte pas de se voir vieillir et va voir un chirurgien esthétique... amusant et bien fait. Marion Cotillard avec l'accent québécois pour préparer un rôle, c'est à MDR.

    scénario: 16/20        technique: 16/20      acteurs: 16/20     note finale: 16/20

    Rock'n Roll

    Guillaume Canet, 43 ans, est épanoui dans sa vie, il a tout pour être heureux.. Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans va le stopper net dans son élan, en lui apprenant qu’il n’est pas très « Rock », qu’il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été, et pour l’achever, qu’il a beaucoup chuté dans la «liste» des acteurs qu’on aimerait bien se taper… Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy… Guillaume a compris qu’il y a urgence à tout changer. Et il va aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage.


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  • Nul. Un film sans intérêt et ennuyeux au possible. Je me pose des questions quant à son utilité. Je n'ai pas pu le regarder jusqu'à la fin. Le temps de chacun est précieux. Même pas du niveau d'un téléfilm.

    scénario: 5/20       technique:  16/20     acteurs: 10/20    note finale: 5/20

    jusqu'Wind river

    Cory Lambert est pisteur dans la réserve indienne de Wind River, perdue dans l’immensité sauvage du Wyoming. Lorsqu’il découvre le corps d’une femme en pleine nature, le FBI envoie une jeune recrue élucider ce meurtre. Fortement lié à la communauté amérindienne, il va l’aider à mener l’enquête dans ce milieu hostile, ravagé par la violence et l’isolement, où la loi des hommes s’estompe face à celle impitoyable de la nature…


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  • Bof,  Sofia Coppola nous a habitué à mieux même si le film est intéressant. Bien joué et bien filmé. Les acteurs sont remarquables.

    scénario: 16/20       technique: 16/20        acteurs: 16/20    note finale: 16/20

    Les proies

    En pleine guerre de Sécession, dans le Sud profond, les pensionnaires d'un internat de jeunes filles recueillent un soldat blessé du camp adverse. Alors qu'elles lui offrent refuge et pansent ses plaies, l'atmosphère se charge de tensions sexuelles et de dangereuses rivalités éclatent. Jusqu'à ce que des événements inattendus ne fassent voler en éclats interdits et tabous.

    Les spectateurs qui ont eu la chance de voir Les Proies réalisé en 1971 par Don Siegel avec Clint Eastwood en vedette se diront peut-être qu'il n'est pas utile d'aller voir cette version 2017 signée Sofia Coppola. S'ils ont le film bien en tête ils auront sans doute raison puisqu'il s'agit d'un remake avoué de l'original (lui-même adaptation d'un roman culte aux États-Unis) et que l'intrigue est à quelques détails près identique. Mais ces cinéphiles avisés ou suffisamment âgés ou les deux sont tellement peu nombreux qu'il reste tous les autres qui pourront trouver un plaisir certain à ce thriller trouble dans lequel la guerre et le désir sexuel se croisent pour le meilleur et le pire…


    Nous sommes à la fin de la Guerre de Sécession, en territoire confédéré, dans l'atmosphère chaude et humide des contrées subtropicales des États du Sud. Les combats font encore rage, comme on peut l'entendre au bruit lointain des canons. Une petite fille en balade découvre dans la forêt un soldat nordiste blessé. Au lieu de le dénoncer aux militaires de son camp, elle préfère le traîner jusqu'au pensionnat où elle réside. Malgré leurs réticences, malgré la haine spontanée qu'inspire cet ennemi appartenant à l'armée qui est en train de vaincre leurs proches et de détruire les fermes esclavagistes environnantes, la directrice, son assistante et les autres jeunes pensionnaires décident de soigner et protéger l'homme avant de prendre tout autre décision. Mais la compassion et la charité chrétienne de ces jeunes filles, jeunes femmes et femme mûre, trop longtemps vouées à la non mixité la plus stricte, vont céder rapidement le terrain à la curiosité féminine, curiosité passant sans tarder aux jeux du désir et de l'amour. Des jeux de plus en plus dangereux dès lors que le soldat blessé va évidemment vouloir jouer de son charisme indiscutable pour susciter le trouble et la concurrence amoureuse dans le gynécée en émoi, dans le but de semer le chaos et de s'échapper…

    Sofia Coppola utilise remarquablement la fluidité de sa mise en scène (récompensée au Festival de Cannes) pour faire glisser le film du marivaudage plaisant, voire amusant, entre le soldat et ses adorables geôlières au thriller angoissant quand, suite à une erreur fatale de l'homme, la situation dérape soudain. Les paysages, les décors, les lumières, le cadre étouffant (cette maison dans la chaleur moite de l'été sudiste qui semble isolée du reste du monde en guerre) exacerbent les désirs des protagonistes et font fermenter le drame en devenir. La mise en scène joue aussi du contraste entre les intérieurs feutrés, les robes soignées des femmes et le sang et la sueur de l'homme blessé. Sofia Coppola, dans la droite ligne de son premier bijou Virgin suicides, décrit de manière fascinante ce groupe de femmes de plus en plus inquiétant, avec au cœur du dispositif trois actrices remarquables : Nicole Kidman splendide de fermeté et de détermination impitoyable, Kirsten Dunst parfaite en femme romantique et Elle Fanning géniale en perverse mutine. Quant à Colin Farrel, le prédateur finalement devenu proie, il incarne à merveille toutes les facettes ambivalentes du soldat, tour à tour charmeur et prévenant, mais aussi manipulateur et violent.


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  • Pas mal même si on a connu plus intéressant.

    scénario: 16/20           technique: 16/20     note finale: 16/20

    Les as de la jungle

    Maurice a tout d’un pingouin… mais le tigre est en lui !
    Elevé par une tigresse, ce pingouin loin d’être manchot est devenu un pro du Kung Fu.
    Avec ses amis, les As de la jungle, Maurice entend dorénavant faire régner l’ordre et la justice dans la jungle, comme sa mère avant lui.
    Mais Igor, un koala diabolique, entouré de ses babouins mercenaires pas très futés, a pour projet de détruire la jungle…
    Les As de la jungle, à la rescousse !


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  • Là encore pas du tout mon genre de films mais dans certains pays, il est difficile de trouver des films différents. Là encore une belle surprise. On se laisse prendre par cette histoire improbable. Noomi Rapace est remarquable: elle interprète ses 7 rôles et elle nous impressionne.

    scénario: 16/20      technique: 16/20     acteurs: 17/20   note finale: 16/20

    Seven sisters

    2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman. Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparait mystérieusement…


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  • Pas du tout mon genre de film et pourtant, j'ai beaucoup aimé parce que c'est plein d'humour et que le scénario est réussi. Bien joué, bien filmé et des dialogues très intéressants. Comme quoi, il faut laisser sa chance au film.

    scénario: 17/20     acteurs: 16/20     technique: 16/20   note finale: 16/20

    Hitman et Bodyguard

    Un redoutable tueur à gages est contraint de témoigner contre son ancien employeur devant la Cour internationale de justice de La Haye. Interpol est alors chargée de l’escorter jusqu’aux Pays-Bas et engage le meilleur garde du corps du métier pour mener à bien cette mission. Mais c’était sans savoir que depuis des années, les deux hommes s’opposent : les voilà désormais obligés de s’associer pour tenter de survivre aux pires épreuves… De l’Angleterre à La Haye, ils vont vivre une aventure délirante, une succession infernale de tentatives de meurtre, de courses-poursuites pour échapper à un dictateur d’Europe de l’Est prêt à tout pour les éliminer.


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  • Une comédie à l’ancienne, qui cultive le côté nostalgie du bonheur qui est dans le pré, pour peu que Catherine Deneuve soit dans les parages : Gérard Depardieu, qui la retrouve pour la dixième fois, ne s’y trompe pas ! Un bonheur de retrouver ces deux monstres sacrés du cinéma que sont Deneuve et Depardieu. Au final, le film tient ses promesses : cela donne une jolie comédie pleine de charme, toute en légèreté et en tendresse, dans laquelle rayonne ce couple mythique mais également les seconds rôles qui gravitent autour (mention spéciale à Grégoire Ludig, Guillaume de Tonquédec et surtout Chantal Ladesou, hilarante). On passe un très bon moment avec ce feel-good movie !  Un film très réussi porté par des acteurs formidables.

    scénario: 16/20       acteurs: 16/20     technique: 16/20   note finale: 16/20

    Bonne pomme

    Gérard en marre d’être pris pour une bonne pomme par sa belle famille.  Il quitte tout et part reprendre un garage dans un village niché au fin  fond du Gâtinais… En face du garage, il y a une ravissante auberge, tenue par Barbara: une femme magnifique, déconcertante, mystérieuse, imprévisible.  Leur rencontre fera des étincelles…


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