Eklablog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un film excellent sur une héroïne méconnue qui fit un travail énorme sur les lignes de Nazka. 

Pérou, 1936. Maria, jeune enseignante à Lima, rencontre Paul d’Harcourt, archéologue français. Ce dernier l’emmène dans le désert de Nazca où elle découvre un vestige millénaire qui va peu à peu devenir le combat de sa vie… D’après une histoire vraie. Inspiré de la vie de l'archéologue Maria Reiche.

Les géoglyphes ou lignes de Nazca sont de gigantesques figures tracées sur le sol (elles peuvent représenter des animaux : le singe, l’araignée, le condor…), sur le territoire de l’actuel Pérou, par la civilisation Nazca, entre 300 avant et 600 après JC. Une œuvre qui demeure encore aujourd’hui follement mystérieuse.

Nous sommes en 1936. Maria a quitté sa Dresde natale et s’est installée depuis trois ans à Lima, où elle donne des cours de mathématiques. Elle vit en colocation avec Amy, une amie très proche, et essaie d’esquiver le plus souvent possible les sorties mondaines qui l’obligent à faire la conversation avec des gens qui s’écoutent parler et qu’elle trouve donc insupportables. C’est pourtant lors d’une de ces soirées barbantes à laquelle Amy l’a traînée que Maria rencontre l’archéologue Paul d’Harcourt, qui remarque immédiatement le petit accent allemand dans le français néanmoins impeccable de la jeune femme. Une aubaine : d’Harcourt cherche justement une traductrice pour lui résumer les travaux d’un collègue allemand qui mène des fouilles sur les systèmes d’irrigation dans le désert de Nazca, au sud du Pérou. Maria ne sait pas trop, de prime abord, quoi penser de la proposition, mais elle ne tarde pas à l’accepter : son tempérament de baroudeuse s’accommode mal de sa petite vie tranquille à Lima. La jeune femme est d’emblée émerveillée par les poteries, tentures et autre momies de la civilisation Nazca que lui montre d’Harcourt. Elle se plonge aussitôt dans le journal à traduire et y fait une découverte qui justifie de se rendre sur place au plus vite. Sur l’emplacement des fouilles, Paul et Maria se retrouvent devant une ligne rectiligne, si parfaitement tracée qu’elle ne peut pas être le fruit du hasard. Si Paul s’en désintéresse vite, déçu de ne pas avoir trouvé ce qu’il cherchait, Maria, elle, y retourne. Elle découvre alors qu’il n’y a pas une, mais plusieurs lignes qui sillonnent cette partie du désert. C’est trop parfait, trop bien espacé : il y a forcément une signification derrière tout ça ! Maria s’entête et veut comprendre. Personne ne songe à l’aider dans l’exploration de cette découverte qui, pour elle, est capitale ? Qu’importe ! Elle va balayer inlassablement le sol pour mettre à jour ce que les sillons du désert peuvent bien représenter. Ce qui devait être un séjour d’une semaine ou deux loin de Lima se transformera en des mois d’études et d’observation. Jusqu’au jour où elle découvre des hommes ratissant un des dessins qu’elle a mis à jour pour planter dans cette partie du désert des pieds de cotonniers ! Une bataille s’engage alors pour Maria, qui se sent investie de la mission de préserver à tout prix ce qu’elle pense être un témoignage essentiel de la civilisation Nazca, disparue depuis des siècles.

Bien qu’inspiré de la vie de l’archéologue Maria Reiche qui consacra, jusqu’à sa mort en 1998, toute sa vie aux géoglyphes péruviens, Lady Nazca n’est en rien un biopic, encore moins une reconstitution historique. Nous assistons ici à une quête existentielle, un récit initiatique au fil duquel une femme trouve sa propre ligne de vie, en découvrant ces lignes millénaires au milieu du désert. Pour le réalisateur Damien Dorsaz, il s’agissait de raconter « un être qui trouve ce qu’il veut faire de sa vie et sa connexion profonde avec le monde. Quand Maria découvre les figures, c’est son monde intérieur qu’elle découvre. Quand elle commence à restaurer les figures, c’est la richesse de son monde intérieur qu’elle fait éclore. » L’émerveillement, la ténacité et le courage à toutes épreuves de l’archéologue nous impressionnent et nous laisse sans voix tant est prodigieux le travail qu’elle a accompli.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :