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Une pure merveille!! Tout est réussi: le scénario, le jeu des acteurs, c'est divinement filmé etc... 

C’était génial ! Bravo à toute cette fabuleuse troupe ! Une comédie comme on en voit trop peu ! Cette comédie est une digne héritière des meilleures comédies des années 70.

Le public comme moi était enchanté devant cette comédie ultra réussi car intelligente et admirablement dialoguee
Quel plaisir de voir Artus en Cyrano et Frank Dubosc en d’Artagnan
Il y a tout le temps des surprises et des rebondissements
À voir en famille

1651. Louis (pas encore XIV) est un jeune adolescent. Alors que la Fronde menace, sa mère Anne d’Autriche décide d’exfiltrer son fils pour le mettre à l’abri et le remplace par un sosie. Louis est confié par D'Artagnan à Cyrano de Bergerac qui le cache au sein de la troupe de théâtre de Madeleine Béjart et Molière. Tandis que Madeleine et Cyrano se découvrent une passion commune pour le jeune Molière, Louis découvre la vie et ses plaisirs, l’art et le travail, le courage et la stratégie, tout ce qui fera de lui le Roi Soleil.

On le sait depuis L’Homme qui tua Liberty Valance de John Ford : « Quand la légende est plus belle que la réalité, il faut imprimer la légende. » C’est le précepte qu’a appliqué avec un bon siècle d’avance le génial Alexandre Dumas – qui, s’il avait vécu en Amérique, aurait sans doute écrit des westerns –, prenant des libertés avec les écrits des mémorialistes, réécrivant à son goût les anecdotes, les faits et les personnages authentiquement historiques, pour lesquels il inventait des aventures autrement plus balèzes que la morne réalité, leur permettant à la force de la plume d’accéder à la légende. Car enfin : quelle serait la postérité de Charles de Batz de Castelmore, dit d’Artagnan, sans Les Trois Mousquetaires ? Cette licence romanesque, cette liberté implicite du romancier de s’affranchir d’un réel dûment documenté pour en suggérer un autre, plus séduisant, plus en phase avec son époque, est la même qui permit au rimailleur Edmond Rostand de sortir de l’oubli un certain Savinien de Cyrano, dit de Bergerac. Celle aussi qui, sur grand écran, nous promène dans les marges de l’Histoire au gré de bondissants films « de cape et d’épée », de reconstitutions approximativement chatoyantes – ce cinéma qui peut tout aussi bien faire revivre un Shakespeare, romantiquement in love ou déchiré par le deuil dans Hamnet, imaginer des destins hors norme pour Beaumarchais ou Molière, faire virevolter Gérard Philipe dans Fanfan la Tulipe ou rhabiller Jean Dujardin à la mode napoléonienne dans Le Retour du héros… C’est cette recette un peu désuète de la comédie en costumes que Michel Leclerc et sa complice-scénariste Baya Kasmi s’emploient à remettre au goût du jour. Infatigables et malicieux chroniqueurs des travers de leur (notre) époque, ils font ici un petit pas de côté, posent le temps d’un film leur barda sociologique de sémillants boomers (on se rassure, ils en conservent de quoi pimenter quelques savoureux anachronismes), et s’offrent comme un grand bol d’air frais une fugue joyeuse et délurée en compagnie de leurs héros d’éternelle jeunesse : les ci-devant D’Artagnan, Cyrano et… Molière. Carrément. La crème du XVIIe.

Nous sommes transportés en 1651, la Fronde gronde aux portes du Palais. Louis XIII et Richelieu ne sont plus, le pouvoir de la Régente et de son premier ministre Mazarin vacille. Inquiète pour la vie de son fils, le futur Louis XIV, Anne d’Autriche (Doria Tillier, impériale) décide de l’exfiltrer secrètement et le confie à son fidèle d’Artagnan (Franck Dubosc, au poil), avec pour mission de le mettre au vert en attendant que les choses se tassent. D’Artagnan, hâbleur, frimeur, éternel auto-propagandiste des exploits du héros qu’il a depuis longtemps cessé d’être, se dépêche de se débarrasser de l’encombrant et précieux colis en le remettant entre les mains de son vieil ami Cyrano, de Bergerac (Artus, épatant). Lequel, toujours entre deux souillures d’honneur à laver au fil de l’épée, poursuivi par les sbires d’un médiocre mais puissant versificateur, prend la clé des champs, l’enfant sous le bras, et le planque sous la meilleure des couvertures : apprenti-cabotin dans l’Illustre troupe de théâtre de sa vieille copine Madeleine Béjart (Julia Piaton, parfaite). Qui s’est amourachée d’un jeune gandin au sourire éclatant et au verbe acéré, nouveau venu dans la compagnie, tenant d’un « nouveau théâtre » écrit au détriment de la traditionnelle commedia dell’arte masquée : le fougueux, jeune et beau Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière. Au contact de ces glorieux aînés qui marivaudent joyeusement en triangle (et même un peu plus), le futur monarque est contraint de se plier aux aléas de la « vraie vie », éplucher des patates, vider les latrines… – bref : pendant qu’à Paris les princes félons conspirent contre lui, le sale gosse précieux, suffisant et arrogant fait peu à peu au contact du peuple son apprentissage de futur monarque, se mue en bon garçon, curieux, généreux et au besoin héroïque…

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