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Un film très réussi mais pas que quoi casser trois pattes à un canard. C'est divinement filmé et réalisé mais c'est un peu long. Les acteurs sont excellents.

scénario: 16/20    technique: 19/20     acteurs: 18/20   note finale: 16/20

Django

Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…
Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

chasseurs de nazis. Il nous entraîne pour une épopée épique et flamboyante entre la Californie, le Wyoming et la Louisiane, sur les pas d'un dentiste chasseur de primes et d'un esclave fraîchement affranchi.
Tarantino s'empare du genre comme il l'a fait avec les autres, sans précaution, en se l'appropriant complètement, et nous livre un film inventif, drôle et sauvage. On pourrait accumuler un chapelet de superlatifs mais ce serait inutile, de même qu'il serait stupide de trop vous en raconter et de vous priver ainsi de la découverte et de la surprise.

On peut juste dire que le film raconte comment King Schultz (Christoph Waltz, l’inoubliable officier nazi de Inglourious basterds), chasseur de primes de son état, libère l’esclave Django (Jamie Foxx) pour qu’il l’aide à capturer deux frères dont la tête est mise à prix. En échange de son aide, Shultz promet à Django de l'affranchir et de lui apprendre les ficelles du métier. Après avoir été initié au maniement des armes, Django devient donc l’associé de Schultz en attendant de retrouver la femme de sa vie, Broomhilda, laquelle est aux mains de Calvin Candie (Leonardo DiCaprio, qui campe là son premier rôle de vrai salopard), riche propriétaire arrogant et sans scrupules d’une plantation du Sud qui adore… les combats à mort entre ses esclaves noirs !
De la vengeance et des bagarres, de l'amour et de la passion, des salauds, des adeptes du Ku Klux Klan, des champs de coton et des chants d’esclave, quelques scènes de saloon, une bonne dose d’humour noir et de second degré et comme d'habitude une bande-son groovy qui déchire… Tarantino distille avec maestria tous ces ingrédients pour faire de Django unchained un grand moment de cinéma jubilatoire qui rend un hommage vibrant et extraordinairement vivant à un genre que le cinéaste adore et connaît comme sa poche. Et, plus inattendu peut-être, il livre aussi un ardent plaidoyer contre l'esclavage et ses abominations.

Comme toujours chez Tarantino, les dialogues sont remarquablement écrits et savoureux, servis par des comédiens tous géniaux et parfaitement à leur place dans la mécanique de précision inventée par l'auteur gargantuesque : Jamie Foxx en bras armé de la vengeance, Sigfried des temps moderne s'en allant terrasser le dragon et sauver sa bien aimée Brunhilde ; Christoph Waltz en chasseur de prime germanique et érudit, défenseur pas désintéressé de l'abolition de l'esclavage ; Leonardo DiCaprio, salaud magnifique et francophile aux dents gâtées, conseillé par son vieil esclave Samuel L Jackson, fourbe et tordu juste ce qu'il faut.

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