Un très beau film sur la méchanceté humaine. Ce portrait d’une femme courageuse pourrait se dérouler n’importe où, à n’importe quelle époque, mais il possède le charme suranné d’une tragi-comédie British en costumes, qui fleure bon le vieux papier et l’amour des vrais livres. The Bookshop vaut pour son ambiance de bord de mer du Nord de l’Angleterre, à la fois froide, émouvante et corrosive, comme la société qu’il décrit, celle de l’après-guerre, traumatisée, entre tradition bien ancrée et volonté de changement frémissante, coincée dans un statu quo morne où la manipulation l’emporte sur la confrontation.Très réussi!
scénario: 17/20 acteurs: 17/20 technique: 17/20 note finale: 17/20

En 1959 à Hardborough, une bourgade du nord de l’Angleterre, Florence Green, décide de racheter The Old House, une bâtisse désaffectée pour y ouvrir sa librairie. Lorsqu’elle se met à vendre le sulfureux roman de Nabokov, Lolita, la communauté sort de sa torpeur et manifeste une férocité insoupçonnée.