Si vous aimez Derik, vous allez adorer ce navet! Ce film est aussi passionnant qu'un veil épisode de Derik. Les critiques en ont fait tout un pataques parce que Nicole Kidman tortille les fesses... franchement, ça ne le vaut pas. NK est maquillée à la truelle dans ce navet: vous verrez, elle est verte! La base dun bon film est: le scénario, le scénario et le scnéario et celui de ce film est bien mine. Je n'ose vous préciser que les dialogues sont insignifiants. C'est nul, sans intérêt.
On imagine ce que Nicole Kidman a du penser en lisant le scénario trash de ce film: elle allait enfin avec ce rôle, reconquérir son statut de grande actrice et faire oublier sa chirurgie esthétique. C'est tout le contraire qui se produit. Paumée, elle l'est complètement dans ce film où on ne voit que son visage: boursouflé par endroits, trop maquillé tout le temps et quasi statique. On nous promettait un film sulfureux, on se retrouver avec un polar raté, souvent ridicule.
scénario: 1/20 technique: 16/20 acteurs: 1/20 note finale: 1/20

1969, Lately, Floride. Ward Jansen, reporter au Miami Times, revient dans sa ville natale, accompagné de son partenaire d’écriture Yardley Acheman. Venus à la demande de Charlotte, femme énigmatique qui entretient une correspondance avec des détenus dans le couloir de la mort, ils vont enquêter sur le cas Hillary Van Wetter, un chasseur d’alligators qui risque d’être exécuté sans preuves concluantes. Persuadés de tenir l’article qui relancera leur carrière, ils sillonnent la région, conduits par Jack Jansen, le jeune frère de Ward, livreur du journal local à ses heures perdues. Fasciné par la troublante Charlotte, Jack les emmène de la prison de Moat County jusqu’aux marais, où les secrets se font de plus en plus lourds. L’enquête avance au cœur de cette Floride moite et écrasante, et révèle que parfois, la poursuite de la vérité peut être source de bien des maux…
Le film est né du rapprochement de deux auteurs et de deux univers. Il était probable que la collaboration de Lee Daniels, auteur doublement oscarisé, que nous avons découvert avec le très déroutant Precious, et l’auteur de romans noirs Pete Dexter, déja adapté au cinéma avec Rage (1991 avec Dennis Hopper et Ed Harris) ou à la télévision avec la série Deadwood, n’allait laisser personne indifférent. On peut sans doute expliquer le scepticisme de certains critiques par le fait que peu d’entre eux ont lu le bouquin de Dexter dont est tiré le film. Pourtant rarement une adaptation n’avait rendu ainsi l’atmosphère et la couleur d’une écriture. Ou peut-être Cronenberg quand il adaptait Crash. Une autre œuvre sombre, sensuelle et dérangeante. Mais la comparaison s’arrête là, autant Crash était froid et minéral, autant Paperboy est chaud, intense et résolument animal. Le metteur en scène nous invite à une promenade nonchalante dans la Floride profonde de la fin des années 60. Ward Jensen (Matthew McConaughey), journaliste au « Miami Times » en mal d’adrénaline professionnelle, revient dans sa petite ville natale pour enquêter sur le meurtre d’un shérif, prétendument assassiné par un chasseur d’alligators vivant dans les marais putrides du coin (John Cusack). Sur place, Ward retrouve son jeune frère Jack (Zac Efron), rongé par ses frustrations érotiques, et l’invraisemblable Charlotte (Nicole Kidman), qui entretient une correspondance sentimentalo-pornographique avec le présumé meurtrier, menacé par la chaise électrique.
Sur cet argument, Lee Daniels, très loin des figures imposées du film judiciaire, trousse une chronique poisseuse, décalée, ennuyeuse et cocasse où il se passionne pour ses protagonistes, tous barrés, et tire en passant un portrait acerbe et amusé de l’Amérique de l’époque, embarrassée par le racisme et ce que l’on n’appelait pas encore le « politiquement correct ». Lee Daniels s’intéresse surtout aux désirs de ses personnages. Aux désirs charnels évidemment, le film charrie avec lui une tension érotique permanente, mais aussi aux désirs sociaux et politiques de chacun des protagonistes. Le film, avec ses outrances assumées, tire le meilleur profit de ses acteurs et a la bonne idée de ne pas en rajouter côté « performances », mention spéciale à Nicole Kidman, qui incarne avec une relative sobriété son héroïne sur-maquillée qui pense avant tout avec son cul.
Au final, Paperboy ne se résume pas uniquement à son intrigue, mais dresse le portrait haut en couleurs d’une société au sortir des années 60, après l’avènement des droit civiques, peinant à éliminer les scories d’un racisme culturel qui avait pignon sur rue, et celui d’individus qui découvraient une sexualité débridée. Le film par sa singularité, son ennui et sa bizarrerie peuvent séduire ou désarçonner mais en aucun cas ne vous laissera de marbre. Entre Tennessee Williams et John Waters, entre film noir, comédie trash et thriller, Paperboy est un vrai plaisir de cinoche comme peu d’auteurs osent nous en offrir.