Ce dessin animé plein de bons sentiments part dans tous les sens et n'est pas aussi réussi qu'il pourrait l'être. Enfin, on a connu pire...
scénario: 13/20 technique: 16/20 note finale: 15/20

Tandis que son père est toujours absent à sillonner le ciel dans la brigade du Père Noël, Niko le petit renne voudrait que ses parents se retrouvent et qu’ils forment enfin une vraie famille. Mais sa mère a une surprise pour Niko : elle a rencontré quelqu’un, Lenni, un renne qui a un fils nommé Jonni. Le rêve de Niko est alors brisé. Dans cette famille recomposée, Niko doit s’occuper de Jonni, son nouveau petit frère. Mais un jour, celui-ci est kidnappé par le loup blanc et sa horde de vautours ! Accompagné de son fidèle ami Julius l’écureuil volant, Niko démarre alors une grande aventure à la recherche de Jonni, avec à la clef, l’acceptation d’une nouvelle famille…
Niko n’est plus tout à fait un petit Renne. Il a grandi (forcément en deux ans !), il a pris du poils aux pattes et pas mal d’assurance. Il faut dire qu’avec un paternel membre de la fameuse, la célèbre, la rigolarde brigade des rennes du Père Noël, il a été à bonne école. Mais Niko, tout renne qu’il est, a une vie comme tout plein d’enfants du monde : le dimanche soir, il quitte son pôpa pour retrouver le chemin du bercail rassurant, apaisant, calme et sécurisé de sa môman. Et oui, Niko vit ce qu’on appelle ‘une enfance de parents séparés’… et comme dans toutes les familles qui voudraient bien se recomposer, parce que c’est bien connu : la nature a horreur du vide, Niko a un peu de mal avec la nouvelle smala que lui dégoté sa mère.
Il faut dire que dans le genre grand écart, elle a fait très fort… disons que si on transposait ses choix à un niveau humain, ce serait un peu comme si elle avait quitté Daniel Craig pour Dany Boon : vous voyez la tableau ? Elle a préféré la raison à la folie, l’immaturité à la sagesse, le sens de l’aventure et la fantaisie aux blagues faciles et pas très drôles sur la météo. Mais vous le savez : l’amour a ses raisons… Comme dans toute nouvelle configuration familiale qui se respecte, il y a aussi dans l’histoire un demi-frère plus jeune et quand à lui plutôt sympa qui va immédiatement fixer toute son affection sur ce grand frère de Niko dont la maman a fait retrouver le sourire à son papa à lui (vous me suivez ?). Et là vous-me dîtes : « comment sait-on quand un renne sourit », ce à quoi je vous réponds « on le sait, c’est tout ».
Niko donc, notre héros des neiges, n’a pas vraiment envie de jouer les nounous et ce petit pot de glue qui s’extasie devant le moindre de ses mouvements a le don de furieusement l’agacer. Et il arrive ce qui devait arriver : un moment d’inattention et vlan, voilà le demi-frangin Jonni, kidnappé par une bande d’aigles débiles au service d’une louve machiavélique et manipulatrice qui n’a qu’une idée en tête : se venger de Niko, (car pour ceux qui n’ont pas vu Niko 1, il a causé la mort de son frère).
Assisté par son fidèle ami Julius, le castor qui ressemble à Garcimore avec des ailes en plus et d’un nouveau venu : Tobias, un vieux, très vieux Renne qui vit tout seul au milieu des ses souvenirs et qui a perdu la vue, la raison, mais pas l’instinct de fraternité, ils vont tenter de retrouver Jonni… Mais pour réussir il leur faudra sans doute aussi la précieuse aide de la Brigade des Rennes du Père Noël.
Plutôt moins agité et plus attachant que le premier opus, avec des personnages secondaires très sympatoches, ce deuxième épisode arrive à point nommé quelques semaines avant l’arrivée des premières neiges (un peu mais pas trop, juste de quoi s’imaginer à Rovaniemi, village du vieux barbu tout de rouge vêtu).