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 Après tous les navets de la rentrée, voici une série de merveilles. Ce film est une pure merveille. tout y est réussi: les décors sont d'une beauté à couper le souffle, les costumes sont magnifiques et le scénario est une totale réussite. Et la photo est d'une beauté absolue.

https://fr.web.img6.acsta.net/r_1920_1080/img/e6/6a/e66a9072cfd5dfe736fd02c854f7f296.jpg

1889. Envoyée dans un village de la campagne française, l’institutrice Louise Violet doit y imposer l’école de la République (gratuite, obligatoire et laïque). Une mission qui ne la rend populaire ni auprès des enfants… ni auprès des parents.

1889. Envoyée dans un village de la campagne française, l’institutrice Louise Violet doit y imposer l’école de la République (gratuite, obligatoire et laïque). Une mission qui ne la rend populaire ni auprès des enfants… ni auprès des parents. Désireuse de se racheter après un passé trouble, faisant preuve d’une résilience extraordinaire face à l’hostilité des paysans, Louise est déterminée à sortir les enfants de l’ignorance et à trouver sa place dans une communauté qui rechigne à accepter « l’étrangère ». Venue, qui pis est, « de la ville » ! Son personnage, caractérisé par un savant mélange d’assurance et d’humilité, est à la fois crédible dans le contexte historique du film – et terriblement contemporain. Portée par une forte conviction, une foi laïque en sa mission, faisant à l’occasion preuve d’une obstination peu commune, l’institutrice va avoir fort à faire pour d’abord gagner à sa cause les premiers réfractaires à cette histoire d’école : le curé et le maire.
La belle histoire, habilement racontée sur un mode léger, entre « success story » et « feel good movie » (mais à la française), se mêle à la grande Histoire – ici les révolutions profondes, industrielles, sociales, économiques qui secouent la France en cette fin du 19e siècle, jusqu’au fin fond des campagnes. En filigrane, le film raconte aussi l’installation de la République (la troisième), en partant de sa base (le village) au travers de la laborieuse (mais victorieuse) mise en place d’une de ses plus emblématiques réalisations : l’école publique, sensée souder la fracture de la société française entre sa ville et sa campagne…
Dans un casting aux petits oignons, mention spéciale à Grégory Gadebois dans le rôle du maire du village, qui porte le film comme un boxeur poids lourd, arbitrant le choc culturel entre l’enseignante de la ville et les habitants des champs, laborieux, méfiants envers les « intellectuels »… Montrant dans ce contraste que, déjà à l’époque, l’école pour tous n’allait pas de soi.

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