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Une grosse daube. je n'ai rien compris. A éviter!!!

Le parfum vert

En pleine représentation, un comédien de la Comédie-Française est assassiné par empoisonnement. Martin, membre de la troupe témoin direct de cet assassinat, est bientôt soupçonné par la police et pourchassé par la mystérieuse organisation qui a commandité le meurtre. Aidé par une dessinatrice de bandes dessinées, Claire, il cherchera à élucider ce mystère au cours d'un voyage très mouvementé en Europe.

Après l’excellent Alice et le maire (et plusieurs épisodes de la fameuse série En thérapie), Nicolas Pariser s’attaque à la comédie d’espionnage et le moins qu’on puisse dire, c’est que, dans un paysage cinématographique pas toujours des plus fendards, Le Parfum vert fait un bien fou !
Le réalisateur affirme ici un goût certain pour le film de genre dans lequel il semble se mouvoir comme un poisson dans l’eau, avec une forme de désinvolture talentueuse et décomplexée tout à fait irrésistible.
Une intrigue rocambolesque, un univers un brin surréaliste, des ambiances et décors joliment désuets : c’est l’écrin dans lequel va s’épanouir l’une des plus belle trouvailles de casting de cette année cinématographique, le duo Kiberlain-Lacoste. Ces deux-là étaient vraiment fait pour tourner ensemble tant leur couple comique fonctionne à merveille, mélange d’élégance nonchalante et de burlesque de cartoon. Si l’alchimie opère, c’est aussi grâce à la précision des dialogues, à l’intelligence de répliques qui fusent, comme un coup de Berreta 418, mettant en évidence tout le talent des deux comédiens. Vous cherchez la petite pépite sympa, séduisante et pétillante pour finir cette année calamiteuse et entamer la suivante (2023 : on y croit !!) : la voilà. 

Soir de représentation de théâtre classique à la Comédie-Française. Devant le public médusé, un comédien meurt brutalement sur scène, de toute évidence assassiné. Martin, comédien lui aussi, est témoin direct de cet événement macabre et devient rapidement le suspect numéro un. Recherché par la police, poursuivi par la mystérieuse organisation qui a commandité le meurtre, il échoue suite à une improbable et néanmoins brillante déduction dans une librairie spécialisée en BD. En moins de temps qu’il n’en faut au capitaine Haddock pour lancer un « Moule à gaufres ! », il embarque dans ses péripéties Claire, dessinatrice, qui va l’accompagner autant pour trouver des réponses à ses propres questions existentielles que pour fuir ses propres tracas. Voilà nos deux pieds nickelés prêts à toutes les expérimentations pour tenter d’élucider le mystère de cette mort violente : une enquête échevelée qui va les lancer dans un voyage à travers l’Europe.
Le Parfum vert avance sur un rythme enlevé, avec un entrain contagieux, nous entraîne dans une aventure à la Tintin, au fil d’un récit plein de rebondissements et de fausses pistes, peuplé de personnages hauts en couleur, dont deux policiers quasi jumeaux et s’exprimant avec un décalage, façon Dupond et Dupont. On pense aussi à Hitchcock période anglaise (Une femme disparaît, Jeune et innocent, Les 39 marches…) et à son utilisation génialement désinvolte du MacGuffin, ce fameux prétexte de scénario qui permet tous les développements et les retournements possibles.
Parallèlement, l’air de rien mais quand même, le film nous balance une petite dose de rappel historique tendance froid dans le dos en évoquant ouvertement la montée des nationalismes et l’antisémitisme en Europe. Car petit détail, Martin et Claire sont tous les deux Juifs ashkénazes tendance parano et option humour noir.

Élégant dans sa mise en scène et franchement peu réjouissant, le film est une sorte de partie de Cluedo peu inspirée qui ne réchauffera pas vos soirées d’hiver. Mais surtout n’oubliez pas une chose : vous risquez de vous endormir avant la fin.

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