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Bof. Ce film est d'un ennui mortel malgré la totale réussite de la mise en scène des excentricités de Boris Vian (les mures qui se rétrecissents, les fleurs qui soignent, le nénuphare etc...). On s'ennuie, mais on s'ennuie, c'est à peine croyable. le livre était bien, le film est ennuyeux. De plus, dans le livre, les protagonistes ont 20 ans alors quae dans les film ils ont le double. Le film manque donc de fraîcheur. L'existentialisme, ce n'est décidément pas pour moi.

scénario: 12/20       technique: 18/20       acteurs:12/20      note finale: 10/20

 

L'écume des jours

L’histoire surréelle et poétique d’un jeune homme idéaliste et inventif, Colin, qui rencontre Chloé, une jeune femme semblant être l’incarnation d’un blues de Duke Ellington. Leur mariage idyllique tourne à l’amertume quand Chloé tombe malade d’un nénuphar qui grandit dans son poumon. Pour payer ses soins, dans un Paris fantasmatique, Colin doit travailler dans des conditions de plus en plus absurdes, pendant qu’autour d’eux leur appartement se dégrade et que leur groupe d’amis, dont le talentueux Nicolas, et Chick, fanatique du philosophe Jean-Sol Partre, se délite.

« J’espère que tu vas nous faire un bon film, parce qu’on adore tous ce roman… » Agnès Varda à Michel Gondry

Agnès Varda sera, on l’espère, d’accord avec nous : oui, Michel Gondry a réussi son coup, oui il est fidèle à l’esprit et à l’inspiration du roman culte de Boris Vian. Ce n’est pas pour rien si le film s’ouvre sur cette belle scène d’un immense atelier où une armée de dactylographes s’affairent à écrire… les premières lignes du roman ! Preuve est donnée d’entrée de jeu que le roman de Boris Vian sera présent, guidant chacun des pas de Gondry. Bien sûr il y a quelques libertés, quelques adaptations : L’Écume des jours a été écrit en 1947 et Gondry a pris soin de ne pas enfermer son film dans cette époque, ni dans une autre d’ailleurs. Mais l’essence, la grâce, la poésie surréaliste, l’humour, le romantisme du roman sont là, palpables à chaque plan, dans chaque regard, dans chaque note de musique (ces trompettes de jazz si chères Vian), dans les jeux de mots, dans le moindre détail de ce décor hallucinant fait de bric et de broc.

Car Gondry est un magicien, un vrai, un pur, qui travaille à l’ancienne, en artisan. Pour recréer l’univers de Colin et de Chloé, il a laissé son imaginaire délirant envahir le champ : un immense terrain de jeu avec des objets plus vivants que bien des vivants, avec une souris bienveillante, avec des voitures où l’avant est à l’arrière, avec des murs qui rétrécissent comme rétrécit l’espoir des personnages et toute une panoplie d’inventions bricolées, plus barrées les unes que les autres. Avouons-le, cette débauche de trouvailles fait un peu peur au début : on se demande si le magicien ne va pas se perdre (et nous avec) dans ses tours tout au fond de son chapeau sans fond. Mais non. Parce que le roman, toujours le roman, et cette histoire d’amour belle et terrible qui ressurgit plus forte que tous les effets.
Gondry s’engage alors sans peur et avec une inventivité folle sur le chemin emprunté par les deux amoureux et trouve une voie plus sombre, plus personnelle, plus allégorique aussi pour raconter toute la deuxième partie du livre : le combat contre le nénuphar qui dévore la vie de Chloé et celle de son amoureux. Alors le monde apparaît tel qu’il est : un univers individualiste et armé, une société autoritaire où l’homme est utilisé comme le maillon d’une chaîne déshumanisée. Alors, tout devient terrible, puissant et tragique.

Deux mots tout de même de l’histoire : Chick (Gad Elmaleh dans le film), ingénieur et collectionneur, est invité à déjeuner chez son ami Colin (Romain Duris), jeune homme « au sourire de bébé », qui « possède une fortune suffisante pour vivre convenablement sans travailler pour les autres ». Il lui raconte qu’il a fait l’amour avec Alise (Aïssa Maïga), la cousine de Nicolas (le cuisinier de Colin, alias Omar Sy), qu’il a rencontrée lors d’une conférence de Jean-Sol Partre (Philippe Torreton). Plus tard, lors d’une fête chez Isis Ponteauzanne, Colin rencontre Chloé (Audrey Tautou) dont il tombe immédiatement amoureux. Le coup de foudre est réciproque, très vite ils décident de se marier. Au même moment, Chick songe à épouser Alise, mais faute de revenus suffisants, il ne peut le faire. Colin, généreux, offre à son ami 25 000 doublezons, soit le quart de sa fortune. Le mariage de Colin et Chloé se « déroule avec faste, dans les effluves de l’hiver finissant. » Mais au cours du voyage de noces, la jeune femme prend froid et tombe malade. Le professeur Mangemanche (Michel Gondry) diagnostique la présence d’un nénuphar dans le poumon droit… et on n’en dira pas plus.

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