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 Un très beau film plein de tendresse! A voir!

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Un mari formidable, deux filles parfaites, un cabinet dentaire florissant : tout va bien pour Iris. Mais depuis quand n’a-t-elle pas fait l’amour ? Peut-être est-il temps de prendre un amant. S'inscrivant sur une banale appli de rencontre, Iris ouvre la boite de Pandore. Les hommes vont tomber… Comme s’il en pleuvait !

J’en entends par-ci, par-là, qui disent qu’Iris est moins sympathique qu’Antoinette, que les Cévennes, c’est beaucoup plus agréable que les beaux quartiers de Paris, qu’institutrice est un métier plus noble que chirurgienne dentiste et qu’il est plus romanesque de partir en randonnée avec un âne qu’à la recherche d’un amant avec une application de téléphone portable. Ont-ils raison ? Stricto sensu, oui, absolument. Mais faut-il s’arrêter là ? Absolument pas. Bien entendu, la comparaison ne manquera pas d’être faite, parce que c’est Caroline Vignal, parce que c’est Laure Calamy, parce que forcément, après le succès d’Antoinette dans les Cévennes et ses presque 800000 entrées au compteur, le film d’après est toujours un peu attendu au tournant. Moins consensuel, plus culotté, plus citadin, Iris est les hommes est pourtant une comédie tout à fait réussie, aussi libre que joyeuse, aussi inspirée que fantaisiste, un costume cousu main pour la talentueuse Laure Calamy qui est une fois encore génialement drôle, mais un film qui brille aussi, et ce n’est pas si courant, pour sa kyrielle de seconds rôles tous plus flamboyants les uns que les autres. Ce ne serait d’ailleurs que justice que de commencer par eux.

Il y a d’abord et avant tout l’assistante d’Iris, grande gigue tout à fait irrésistible aux yeux d’enfant et à la timidité touchante, qui se plie en quatre pour accorder l’agenda professionnel de sa patronne à celui, plus tumultueux, de sa vie privée. Et puis il y a son mari, le père de ses deux filles, celui qui partage sa vie, son lit, ses petites manies, ses habitudes, ses cafés du matin, bref, son quotidien. Certes il est beau gosse, mais quand il n’est pas fatigué, il est débordé de travail, autant dire pas tout à fait disponible. Et puis il y a les hommes, ceux qu’Iris va rencontrer au fil de ses rendez-vous clandestins. Des doux, des tendres, des petits, des grands, des bavards, des taiseux, des poétiques, des ordinaires, des flamboyants… ceux qui vont chercher comme elle une petite parenthèse excentrique, un frisson, bref, une aventure sans lendemain comme on dit.
Pour en venir à Iris, elle a tout pour être heureuse : un appartement bourgeois, des filles sympas et en bonne santé, un mari donc tout ce qu’il y a de plus charmant, un cabinet dentaire qui fonctionne bien… Oui elle a tout, mais depuis combien de temps n’a-t-elle pas fait l’amour ? Parce que nul besoin d’avoir un doctorat en psychologie du couple pour savoir qu’avec le temps, va, ça aussi ça s’effiloche un peu, voir beaucoup et elle a beau faire tout ce qu’il faut Iris, les « Bonne nuit ma chérie » ont remplacé les « Oh ouiiiiiii ! ». Prendre un amant, après tout, pourquoi pas ? Iris va donc s’engouffrer, d’abord avec un soupçon de honte et de culpabilité, puis tout à fait tranquillement, sur le chemin de l’infidélité.
Et ça va donner quelques scènes forcément hilarantes, dans une orchestration souvent pétillante et franchement déconnante dans laquelle Laure Calamy s’en donne à corps joie. Un film sur le désir au féminin, sur la reprise en main des hostilités amoureuses, sur la pluie qui fait tomber des hommes du ciel.

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