Juste le néant du cinéma! Ce film est d'un vide abysalle et n'apporte strictement rien: on s'ennuie, et il n'y a pas de scénario. on voit juste un pauvre type plus ou moins musicien passer d'un squate à l'autre. C'est nul et sans aucun intérêt. Du navet pur jus! Et en plus, l'image est dégueu! à éviter!
scénario: 1/20 acteurs: 2/20 technique: 2/20 note finale: 1/20

Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d'un jeune chanteur de folk dans l'univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu'un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu'il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l'aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n'importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu'à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d'où il vient.
Sacrés frères Coen ! On a beau guetter avec impatience chaque nouveau projet, tenter d'imaginer une suite potentielle à leur filmographie foisonnante, ils ne sont jamais là où on les attend, capables de se renouveler à chaque fois sans jamais se perdre pour autant, conservant immanquablement ce ton si particulier qui fait leur charme et leur succès… Immédiatement reconnaissables et sans cesse surprenants, c'est l'apanage des plus grands ! Et disons le d'emblée : Inside Llewyn Davis est un de leurs meilleurs films.
Les voici donc qui plongent dans le Greenwich Village du début des années 60, dans le sillage d'un guitariste et chanteur folk qui traîne son spleen dans le rude hiver new-yorkais et tente désespérément de percer alors que le folk ne fait pas franchement recette… Le personnage serait librement inspiré de la vie de Dave Van Ronk, importante figure du revival folk qui enseigna notamment la guitare à Bob Dylan… Mais pour l'instant, force est de constater que Llewyn Davis galère…
Sans le sou, sans toit, sans même un manteau convenable pour résister au froid, Llewyn trimbale sa guitare dans les rues du Village, cherchant un endroit où pouvoir jouer, et un canapé sur lequel passer quelques nuits, chez un ami, une ex, un inconnu… Tous acceptent de l'aider, mais tous finissent par se lasser de son sale caractère, de ce désespoir accroché à ses basques qui le rend trop souvent de bien mauvaise compagnie. Entre une dérouillée reçue dans une ruelle sombre à la sortie d'un bar, un chat égaré et un album, « Inside Llewyn Davis », qui ne se vend pas, Llewyn accumule donc échecs et mésaventures…
Et pourtant, il suffit qu'il s'empare de sa guitare et se mette à chanter pour que cette mélancolie si pesante au quotidien se magnifie dans la beauté de ses mélodies. On ne peut qu'être touché par l'émotion qui se dégage de ses chansons, par la simplicité de leur apparat, quelques arpèges de guitare pour accompagner sa voix. Mais ce n'est pas franchement le genre de musique qui fait recette, ses anciens compagnons de route ne cessent de le lui rappeler (et de le lui prouver) : il faut du refrain accrocheur, de l'énergie, du pep's, et la mode semble être surtout aux harmonies vocales. Llewyn s'acharne, refuse le compromis, la facilité et défend coûte que coûte sa musique, malgré le manque d'entrain qui le caractérise. La solution serait peut-être de s'éloigner du Village, et pourquoi pas de tenter sa chance au mythique club « The Gate of Horn », véritable temple de la musique folk à Chicago…
« Si on n'avait pas trouvé Oscar, on était foutus » confiaient les frères Coen à la presse. Et en effet, Oscar Isaac porte le personnage de Llewyn Davis sur ses frêles épaules, sachant aussi bien incarner ce loser pathétique et magnifique que jouer de la guitare et chanter avec talent et émotion. Il se fond sans rougir dans un casting cinq étoiles (mention spéciale au grand John Goodman en jazzman boiteux et acariâtre). Et puis il y a bien-sûr le génie des deux frangins, l'élégance de leur mise en scène, leur sens de la cocasserie et leur humour (qui se teinte ici d'une belle tendresse envers leurs personnages) qui font de ce qui pouvait sembler a priori un film mineur dans leur filmographie une réussite éclatante. Qui leur a valu au dernier Festival de Cannes un bien mérité Grand Prix (deuxième récompense après la Palme d'Or)… Sacrés frères Coen !