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L'immense talent de Fabrice Lucchini et de Kristin Scott-Thomas n'arrive pas à sauver ce scénario sans queue ni tête.  Ce navet est très ennuyeux. Une horreur! Enorme déception.

scénario: 1/20     technique: 16/20    acteurs: 6/20  note finale: 2/20

Dans la maison

Un garçon de 16 ans s'immisce dans la maison d'un élève de sa classe, et en fait le récit dans ses rédactions à son professeur de français. Ce dernier, face à cet élève doué et différent, reprend goût à l'enseignement, mais cette intrusion va déclencher une série d'événements incontrôlables.

On avait laissé Ozon il y a deux ans avec l'adaptation très réussie d'un succès du boulevard français (Potiche, et déjà Fabrice Luchini). On le retrouve ici avec une autre adaptation mais qui renoue cette fois avec les atmosphères plus troubles de ses débuts, notamment Gouttes d’eau sur pierres brûlantes (2000) ou encore Swimming pool (2003), qui imposaient la personnalité d'un réalisateur atypique et discret, un de ceux – finalement pas si nombreux – qui imprègnent de leur vision très personnelle chacun de leurs projets, si différents soient-ils. Avec Dans la maison, Ozon nous livre le récit assez jubilatoire de la relation entre un professeur de français désabusé et un jeune élève très doué pour écrire des histoires plus ou moins inspirées de sa propre vie. Très doué mais aussi un peu pervers, ce n'est sans doute pas le moindre de ses charmes…

C'est la rentrée des classes pour Germain Germain (difficile de ne pas penser au Humbert Humbert du Lolita de Nabokov), professeur de lettres qui ne se fait plus beaucoup d'illusions sur sa mission de transmission des savoirs aux apprenants, comme on dit maintenant. Un brin cynique, un bon peu défaitiste, il se fait une raison aussi quand on lui apprend qu'en cette nouvelle année scolaire, son lycée Gustave Flaubert – son idole, le maître absolu à ses yeux, auteur du chef d'œuvre ultime de la littérature française : Madame Bovary – a été choisi pour mener une expérience pilote qui dit que les élèves, pardon les apprenants, porteront tous des uniformes façon anglo-saxonne : discours très drôle du proviseur Jean-François Balmer…
Comme chaque année et dès le premier cours, Germain donne une petite rédaction à ses élèves pour avoir une idée du niveau de sa classe. Le sujet : racontez votre dernier week-end. Alors qu'il corrige les copies et se navre de tant de médiocrité et de vacuité chez des adolescents de seize ans qui n'ont rien d'autre à raconter qu'avoir mangé une pizza et regardé la télé, il tombe sur le texte de Claude Garcia. Le garçon raconte comment, après avoir, depuis un banc dans un parc, observé une maison et ses occupants durant tout l'été, il a élaboré une stratégie pour pouvoir y être invité. Une fois dans la place, sous prétexte d'aider le fils de la famille nul en maths, il raconte l'intérieur, les personnages, le parfum particulier de la femme de la classe moyenne… et il termine par un mystérieux et prometteur « à suivre… ». Interloqué par l'imagination et le style du garçon, Germain va reprendre goût à l'enseignement, prendre Claude sous son aile et l'encourager à poursuivre son récit… mais l'intrusion de Claude dans cette maison de la classe moyenne en même temps que dans la vie de Germain va déclencher une série d’événements incontrôlables.

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