Une merveille! Un film typique sur ces gens qui étaient des nazis et qui n'assument pas! Bien fait, bien réalisé. je vous le recommande.
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Elle a été actrice, monteuse, réalisatrice.
Elle a créé des images iconiques.
Elle a été proche du régime nazi.
Qui était-elle ? Une opportuniste ? Une manipulatrice ? Une visionnaire ?
Ses archives personnelles, accessibles pour la première fois, la révèlent enfin, dans toute sa complexité, son ambiguïté.
Elle a été actrice, monteuse, réalisatrice. Elle a créé des images iconiques. Elle a été proche du régime nazi. Qui était-elle ? Une opportuniste ? Une manipulatrice ? Une visionnaire ? Tout ça à la fois ? Ses archives personnelles, accessibles pour la première fois, la révèlent dans toute sa complexité, son ambiguïté…
Leni Riefenstahl est considérée comme l’une des femmes les plus controversées du XXe siècle. Son univers visuel iconographique dans Le Triomphe de la volonté et Les Dieux du stade met en scène à la perfection le culte du corps et glorifie le supérieur et le victorieux. En même temps, il incarne ce que ces images ne montrent pas : le mépris de l’être imparfait, des prétendus malades et faibles, de la supériorité des uns sur les autres. L’esthétique de ses images est plus présente que jamais – et donc aussi leur message ?
Le film explore cette question à travers les documents issus de l’héritage artistique de Riefenstahl : des films et photos personnels, des enregistrements de conversations téléphoniques avec des proches, des lettres privées. Image par image, facette par facette, il dévoile des fragments de sa biographie et les place dans un contexte élargi de l’Histoire et du présent.
L’inclination de Riefenstahl à célébrer la beauté des corps athlétiques ne commence pas dans les années 1930. Alors que son père rêvait d’un fils, elle est soumise à une éducation brutale. Dans les années 1920, cette éducation se poursuit sur ses plateaux de tournage. Elle veut rivaliser avec ses collègues acteurs – tous des hommes qui glorifient la Première Guerre mondiale comme une époque grandiose et qui sont prêts à se rassembler « sous la bannière du Führer ».
Avec les images du Triomphe de la volonté, elle se définit elle-même : force et grandeur, représentation du contrôle du corps entraîné pour la victoire. Son refus absolu de reconnaître l’interaction de son art avec la terreur du régime après la guerre est plus qu’une simple culpabilité refoulée : dans des documents personnels, elle pleure ses « idéaux assassinés ».
Le fonds personnel de Riefenstahl, composé de 700 caisses, est détenu par la Fondation du patrimoine culturel prussien. Le réalisateur Andres Veiel et la journaliste de télévision Sandra Maischberger, qui ont été les premiers à y avoir accès, se sont donné pour mission d’examiner de plus près la vie de Leni Riefenstahl. Ils essaient de comprendre et d’expliquer comment elle a réussi à faire en sorte que ses œuvres, plus de 80 ans après leur création, servent toujours de modèle pour une célébration du Beau, du Sain et du Fort. En dehors des opinions bien connues sur Leni Riefenstahl, le film veut dévoiler une vérité plus profonde, émergeant des contradictions de ses archives. Veiel et Maischberger sont confrontés à une reine de l’auto-représentation et de la manipulation, qui persiste dans sa vision des choses, même lorsque celle-ci est depuis longtemps historiquement réfutée. Passionnant.