• TOUT EST POSSIBLE : the biggest little farm

    Une merveille!! Une heure et demie de cinéma qui revigore, qui émeut, qui enthousiasme, qui épate. "The Biggest Little Farm" se démarque et emballe [...] Sans doute parce qu’il repose sur des ressorts narratifs puissants, de ceux qui ont modelé nos cerveaux dès l’enfance, de ceux à l’oeuvre dans les contes et les mythes fondateurs. À l’heure des constats alarmistes, ce documentaire, qui prône la fin de la monoculture intensive à l’américaine, montre qu’une agriculture raisonnable est possible. Ce film offre une vision positive de l’alternative choisie. Une aventure humaine riche en rebondissements et à valeur d'exemple, racontée avec humour et simplicité pour démontrer que, oui, tout est possible.

    Pour en savoir plus sur cette ferme: https://www.apricotlanefarms.com/

    scénario: 19/20     technique: 19/20   note finale: 19/20

    TOUT EST POSSIBLE : the biggest little farm

    John et Molly décident de quitter Los Angeles pour se lancer dans le développement d’une ferme écoresponsable.

    C'est sans conteste un documentaire mais il faut vraiment se le répéter pour s'en convaincre pendant la projection : on est en plein cœur d’une action tendue, palpitante, un vrai film d'aventure ! La puissance de ce film tient à l’art de la narration, le réalisateur est un véritable conteur de sa propre vie. Il y insuffle juste ce qu'il faut de suspense, d’émotions sans jamais qu’elles ne débordent. S’il partage une part intime, il le fait avec une telle dignité et une telle classe que rien n’est pesant.
    Les premières images sont saisissantes. Un incendie violent dévaste la campagne californienne. Face aux flammes immenses, des hommes, des bêtes, des arbres… fragiles et démunis. Malgré tous les efforts déployés, des fermes entières sont menacées d’être balayées de la carte. Tous retiennent leur souffle. Ce jour-là, Apricot Lane, le domaine de Molly et John Chester, sL’aventure démarre huit ans plutôt. Nos deux amoureux gagnent à l'époque bien leur vie, Molly grâce à ses talents de cuisinière blogueuse, John en tant que documentariste, photographe animalier pour la presse. Ils coulent des jours paisibles et confortables. C’est un coup de foudre qui va venir bousculer le cours de leur existence. Lors d’un reportage, John rencontre Todd. Tous deux tombent irrémédiablement en amour. John ne peut que ramener sa conquête à la maison. Quand il la présente à Molly, elle est conquise à son tour par les grands yeux bleus du doux chien aux poils d’ébène. Pas de scène de couple donc, Todd est adopté, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes… Sauf pour les voisins de leur minuscule immeuble ! Car s’il y a bien un truc que Todd déteste, c’est rester seul et il le fait savoir en hurlant à la mort ! Après quelques avertissements, le trio finira par se faire expulser. Les Chester y verront le signe d’un nouveau départ. Ce n’est pas un simple pavillon de banlieue qu'ils vont offrir à Todd, mais un terrain de 300 hectares ! Voilà nos cultivateurs en herbe, dont l’expérience se résume à faire pousser des tomates sur un balcon, en train de convaincre banquiers et copains de leur prêter quelques milliers de dollars pour se reconvertir dans l’agriculture : c’est simple, ils ont lu des bouquins sur le sujet ! Autant dire que c’est pas gagné !
    Mais Molly et John ne sont pas du style à baisser les bras. Les voilà à la tête d’une terre aride à en tirer la langue, un sol épuisé sur lequel personne ne parierait, mais à portée de leur bourse. Et c’est là que commence la véritable épopée, celle de la reconquête d’un territoire par la vie. John nous la conte avec sa voix enjouée, ses mots drôles et touchants, ses images splendides. On entre dans l’intimité des animaux. On est étonnés par l’histoire du coq amoureux d’une truie (Emma). Inquiets pour l’agneau bicolore orphelin rejeté par les siens. Émerveillés par les naissances en direct, le vol d’un colibri. Dépités par les ravages des nuisibles et des coyotes. C’est aussi prenant qu’un roman feuilleton.

    Les cinq premières années seront rudes, pleines de déboires, d’incertitudes… De son propre aveu, le réalisateur doute du succès, se refusant à tout angélisme, à tout prosélytisme. Puis progressivement l’étroite collaboration tant espérée avec la nature se met en place, sans herbicide, ni pesticide, ni assassinat de souris… Nul besoin de grands discours, la manière dont tout bourgeonne, explose, la biodiversité retrouvée sont la plus belle démonstration. Si une grande petite ferme ne peut à elle seule reverdir le blason de la planète, elle peut y contribuer !era épargné. Ouf ! Mais que sont donc venus faire ces deux citadins dans cette galère?

     


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