• Bof. Encore un film dont on se demande à quoi il sert. C'est ennuyeux et comme ça se passe chez les pauvres, on retrouve tous les acteurs moches du cinéma français. Le réalisateur des "Femmes du 6e étage" et d'"Alceste à bicyclette" tenait là une plutôt bonne idée. Mais il l’a bâclée. Pour son dernier film, Philippe Le Guay a posé sa caméra chez des agriculteurs en détresse. Mais le réalisateur s'embourbe dans une histoire sans rythme et brouillonne. La sympathie dégagée par François Cluzet, dans un registre voisin de celui qu’il avait dans Médecin de campagne, n'est pas sufficante et ne cache pas un scénario bâclé.

    scénario: 8/20   acteurs: 15/20    technique: 16/20   note finale: 10/20

    Normandie nue

    Au Mêle sur Sarthe, petit village normand, les éleveurs sont touchés par la crise. Georges Balbuzard, le maire de la ville, n’est pas du genre à se laisser abattre et décide de tout tenter pour sauver son village…
    Le hasard veut que Blake Newman, grand photographe conceptuel qui déshabille les foules, soit de passage dans la région. Balbuzard y voit l’occasion de sauver son village. Seulement voilà, aucun normand n’est d’accord pour se mettre à nu…


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  • Une excellente comédie aux dialogues particulièrement réussis. On rit beaucoup. Les seconds rôles sont tous des guests de choix. Bravo Michèle Laroque, nous attendons votre prochain film avec impatience.

    scénario: 16/20      acteurs: 16/20   technique: 16/20   note finale: 17/20

    Brillantissime

    Angela pense avoir une vie idéale. Elle vit à Nice, dans un bel appartement, avec un beau mari et une charmante ado. Mais le soir de Noël, sa fille la laisse pour rejoindre son petit copain, son mari la quitte et sa meilleure amie préfère prendre des somnifères plutôt que de passer la soirée avec elle. Le choc ! Angela n’a plus d’autre choix que celui de se reconstruire... et ce n’est pas simple avec une mère tyrannique, une meilleure amie hystérique et un psy aux méthodes expérimentales.


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  • Bof. Le sujet était intéressant mais le scénario n'est pas terrible. On sourit un peu mais on s'ennuie beaucoup. L'image n'est même pas belle. L'argument ne serait pas mauvais s'il n'était aussi paresseusement traité.

    scénario: 8/20        technique: 14/20   acteurs: 15:20    note finale: 8/20

    La monnaie de sa pièce

    Paul, Nicolas et Charlotte, trois frères et sœur, ont toujours pensé qu’ils hériteraient de la riche tante Bertille. Hélas pour eux, à la mort de la vieille dame, ils découvrent qu’elle a tout légué à Eloïse, cette cousine exaspérante et pot-de-colle qu’ils n’avaient pas vue depuis longtemps. En faisant à nouveau irruption dans leur vie, que cherche-t-elle exactement ?


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  • Un film d'une beauté classique qui prend son temps pour dresser de magnifiques portraits féminins. Bien sûr, c'est un peu lent, comme la vie. Sur fond de ruralité, Xavier Beauvois signe un film tout de raffinement et de sobriété pour rendre hommage au courage des femmes prises dans la tourmente de la Première Guerre mondiale. "Les Gardiennes" fait du beau son souci formel, dans une esthétique picturale inspirée à la fois par le clair-obscur de Georges de La Tour et la peinture paysanne de Jean-François Millet. En voilà un beau récit de guerre, puisque de la guerre, rien n'est montré..., ou alors, ce qui n'en a quasiment jamais été montré. La Grande Guerre vue de l'arrière, côté femmes, dans un film qui rend à celles-ci tout ce qui leur revient. Devant son objectif, Nathalie Baye revient à l’essence de sa vocation et fait oublier qu’elle parut dans le misérable Alibi.com. "Les Gardiennes" s’avère l’un des plus beaux films de cette fin d’année et de cette année tout court. Moi en tout cas, j'ai beaucoup aimé.

    scénario: 18/20      technique: 19/20   acteurs: 18/20   note finale: 18/20

    les gardiennes

    1915. A la ferme du Paridier, les femmes ont pris la relève des hommes partis au front. Travaillant sans relâche, leur vie est rythmée entre le dur labeur et le retour des hommes en permission. Hortense, la doyenne, engage une jeune fille de l'assistance publique pour les seconder. Francine croit avoir enfin trouvé une famille...

    Ernest Pérochon – quasiment oublié de nos jours alors même qu'un autre de ses romans, « Nêne », a obtenu le Prix Goncourt en 1921 – était un instituteur des Deux Sèvres qui, comme des millions d'hommes, fut mobilisé pendant la première Guerre Mondiale. Sa chance fut finalement d'être victime d'une crise cardiaque après qu'un ami fut frappé par un obus à ses côtés, ce qui lui permit d'être retiré du front et de commencer à se consacrer à l'écriture. C'est en 1924 qu'il écrivit Les Gardiennes, un roman en hommage à celles dont on parlait peu à propos de la Grande Guerre, alors que fleurissaient les mémoires des combattants : les femmes, qui avaient tenu à bout de bras, souvent dans des conditions à peine imaginables, la France des champs et des usines pendant que les hommes mobilisés mourraient par milliers dans les tranchées de Picardie ou de Lorraine.


    Les Gardiennes nous transporte donc en 1915 et nous plonge dans le quotidien de la Ferme charentaise du Paridier, tenue par Hortense (Nathalie Baye) et sa fille Solange (Laura Smet)… Le quotidien est rythmé par le labeur harassant dans les champs, par les tâches pénibles qui autrefois incombaient aux hommes et par la terrible attente des nouvelles du front. Les femmes redoutent plus que tout les visites du maire, qui annoncent souvent le pire, et ne peuvent s'empêcher d'espérer les trop rares et trop courtes permissions qui leur ramènent pour quelques heures les deux fils de la famille, Georges et Constant, ou le mari de Solange, le taciturne Clovis.
    Pour répondre aux exigences de la ferme, Hortense va accepter de prendre avec elle la jeune Francine, une orpheline de l'Assistance Publique qui se fait rapidement une place dans la famille par sa ténacité au travail et qui va se rapprocher peu à peu de Georges. Mais l'arrivée en 1917, via Saint-Nazaire et La Rochelle, des premiers soldats américains, fringants et souvent à l'aise financièrement, va peut être changer le destin de la Ferme du Paridier et de ses femmes…

    De la même manière qu'il s'était intéressé à la communauté des moines de Thibérine dans le splendide Des hommes et des dieux, Xavier Beauvois s'attache ici à la communauté de ces femmes soudées par la nécessité de survivre, loin des champs de bataille qui leur confisquent leurs hommes. Comme toujours Beauvois a su choisir des actrices magnifiques, emmenées par Nathalie Baye (qu'il avait déjà dirigée dans Le Petit lieutenant, avec un César à la clé) et Laura Smet, qui incarnent à la perfection ces deux femmes ambivalentes, pas faciles, pas forcément sympathiques mais d'une force, d'une détermination incroyables. Et bien sûr, à travers le destin des femmes se démenant comme elles peuvent à l'arrière, le film évoque la cruauté du sort réservé à tous les hommes broyés par cette absurde tragédie que fut la « grande Guerre », traumatisme majeur du vingtième siècle.


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  •  Bof, déception. C'est trop long et ennuyeux. Le mieux est dans la bande annonce. L'histoire du taureau andalou qui ne voulait pas combattre adapte la critique du machisme au monde contemporain sans lésiner sur les bons sentiments. Quelques séquences spectaculaires viennent relever l'assaisonnement. Dessin animé sans intérêt qui ne s'adresse qu'à un public de moins de 10 ans. Il n'offre pas de double lecture pour les adultes et les gags sont franchement lourds. Un film pour enfants convenu mais ennuyeux et , sauvé par quelques scènes amusantes.

    scénario: 12/20   technique: 16/20   note finale: 12/20

    Ferdinand

    Ferdinand est un taureau au grand cœur. Victime de son imposante apparence, il se retrouve malencontreusement capturé et arraché à son village d’origine. Bien déterminé à retrouver sa famille et ses racines, il se lance alors dans une incroyable aventure à travers l’Espagne, accompagné de la plus déjantée des équipes !


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  •  Pas terrible. Vous aimerez peut-être si vous aimez le ski... Le scénario est inexistant. Aux côtés de Vincent Elbaz, Kev Adams fait du Kev Adams dans un film sans intérêt, pauvre en écriture. Les paysages sont beaux.

    scénario:5/20   acteurs: 10/20    technique: 16/20  note finale: 8/20

    Tout là-haut

    Scott, jeune surdoué du snowboard, n’a qu’un rêve : être le premier. Il veut réaliser ce que personne n’a réussi : aller tout en haut de l’Everest et tenter la descente de la plus pure, de la plus raide, de la plus dangereuse des pentes. En arrivant à Chamonix, capitale mondiale de la glisse, son destin va croiser la route de Pierrick, ancien champion devenu guide de montagne. Une rencontre qui pourrait bien le conduire jusqu’au sommet.


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  • Si le film commence plutôt bien, il s'essouffle rapidement et la fin est vraiment ratée. Le casting est très réussi mais les acteurs font ce qu'ils peuvent avec un scénario approximatif. Les acteurs ont beau se démener, Valérie Bonneton en tête, sourire relève de l’exploit devant ce film sur le couple où l’ennui le dispute à l’agacement. Une comédie de boulevard cruelle, lourde, interminable, jamais crédible mais parfois drôle. Si on regrette quelques incohérences et une fin ratée, certaines rares scènes sont tout de même hilarantes.

    scénario: 12/20   technique: 16/20    acteurs: 16/20   note finale: 14/20

    Garde alternée

    Sandrine, mariée depuis quinze ans, deux enfants, découvre que son mari Jean a une relation extraconjugale. Passé le choc, elle décide de rencontrer sa rivale, Virginie, et lui propose un étrange marché : prendre Jean en garde alternée. Les deux femmes se mettent d'accord et imposent à leur homme ce nouveau mode de vie. 


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  • "La Promesse de l’aube" était celle d’un destin digne du grand écran. Aujourd’hui, "La Promesse de l’aube" est aussi un film raté. Techniquement, c'est parfait: l'image est vraiment d'une beauté à couper le souffle. Les décors, les reconstitutions et les costumes sont très réussis. Tout cela est, formellement, irréprochable. Mais quel ennui! C'est long, c'est long, c'est beaucoup trop long. Il manque cruellement l'émotion et la ferveur. C'est-à-dire l'essentiel. Et les acteurs sont ridicules et surjouent. Ils s'agitent dans tous les sens sans aucun but particulier. Quel gâchis! On ne devrait jamais voir au cinéma des adaptations de livres qui nous ont enchantés. Elles correspondent rarement à notre attente. C'est le cas de "La Promesse de l'aube", qu'Éric Barbier a réussi à transformer en minestrone épais et indigeste.

    scénario: 5/20   technique: 18/20   acteurs: 5/20   note finale: 8/20

    La promesse de l'aube

    De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

    Wilno, en Pologne, dans les années 20. Roman Kacew est élevé par sa mère Nina qui se démène à gagner sa vie en confectionnant des chapeaux. Face au manque d’argent, elle se fait passer pour l’amie d’un grand couturier parisien pour attirer dans son atelier la bourgeoisie locale. Nina ne renonce jamais devant l’adversité et dire qu’elle nourrit les plus grands espoirs pour son fils est pour le moins un euphémisme tant toute sa vie tourne autour des projets qu’elle lui prédit. Elle le voit tour à tour diplomate, écrivain célèbre, aviateur, chevalier de la légion d’honneur. « Je veux que tu sois célèbre de ton vivant ». Il accomplira chacun des rêves de Nina, quitte à s’arranger un peu avec la réalité, pour toujours se montrer à la hauteur des espoirs de cette mère si aimante et presque autant étouffante. Tous deux quittent la Pologne pour s’installer en France, à Nice. Nina vénère la France et est persuadée que son fils pourra s’y réaliser. À Nice, la vie est douce. Nina a trouvé sa place et vient de reprendre une pension tandis que Romain découvre les plaisirs de la chair et se met sérieusement à l’écriture.

    Nina l’envoie à Paris finir ses études mais quand la guerre éclate, Romain est envoyé dans l’aviation et sera le seul à ne pas être nommé sous-officier à cause de sa naturalisation trop récente. Là encore, Romain embellit l’histoire lorsqu’il revient à Nice rendre visite à sa mère afin de ne pas la décevoir. À Paris il a réussi à publier quelques nouvelles dans un journal et s’attelle à son premier roman alors qu’il est en Afrique et vient de contracter le Typhus. « Tu n’as pas le droit de mourir, tu entends ? » lui ordonne la voix imaginaire de sa mère. Il achève son roman Éducation européenne et ignore que sa mère n’est déjà plus de ce monde…
    On le sait grâce à ce roman autobiographique qu’est La Promesse de l’aube, qui l’imposa définitivement en littérature, Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille destinées en une, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du xxe siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

    L’adaptation d’Eric Barbier est hélas, très ennuyeuse et n'emporte pas l’adhésion. Si la distribution est  solide, les acteurs en font trop. Charlotte Gainsbourg est ridicule au delà de ce qu'on peut imaginer et on se demande ce que ce pauvre Pierre Niney  est allé faire dans cette galère... 


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  •  Alors, comment dire, ce n'est pas aussi réussi que le premier malgré quelques gags bien amusants. Firmine Richard est sublime et géniale, comme toujours, et je regrette que le cinéma ne l'emploie pas plus. Tourner deux films par ans, c'est un peu trop à mon avis. À défaut d’idées, c’est la paresse et la lourdeur qui prédominent. L’immense Firmine Richard est réduite à jouer les faire-valoir. On a connu le réalisateur Lucien Jean-Baptiste plus inspiré. Mais là, il rate franchement le virage de la suite. Lucien Jean-Baptiste ne retrouve pas l’efficacité et le ton chaleureux du premier opus. Il s’éparpille sans grâce dans une surenchère de gags qui tombent tous à plat. Dommage !

    scénario: 14/20    acteurs: 16/20    technique: 16/20   note finale: 15/20

    La deuxième étoile

    Jean-Gabriel a décidé d’emmener toute sa petite famille passer les fêtes à la montagne pour Noël. Et cette fois, tout devrait bien se passer. C’est sans compter sur sa mère qui débarque des Antilles, ses enfants qui n’ont pas envie de partir, Jojo qui lui confie son Hummer et sa femme qui lui annonce qu’elle doit s’occuper de son père qu’elle n’a pas revu depuis qu’elle a fait le choix d’épouser Jean-Gabriel. Mais pour Jean-Gabriel, la famille c’est sacré et Noël aussi !


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  • Un très beau documentaire sur Maria Callas. on voit que le réalisateur est tombé amoureux de son modèle. Voilà un film qui donne furieusement envie, une fois la projection achevée, d'aller rôder du côté de l'avenue Georges-Mandel, où la Callas s'est éteinte. Un travail d'orfèvre au service d'une artiste et d'une femme d'exception. Fruit d’un travail de recherche méticuleux et d’un montage particulièrement astucieux, Maria by Callas est davantage qu’un banal documentaire, mais bien une véritable immersion dans les mémoires d’une icône que l’on croyait, en son temps, inaccessible et qui était finalement bien seule. À ne pas rater.

    scénario: 18/20        technique: 18/20    note finale: 18/20

    Maria by Callas

    "Il y a deux personnes en moi, Maria et La Callas…" 
    Artiste en quête d'absolu devenue icône planétaire, femme amoureuse au destin hors du commun,  Maria by Callas est le récit d’une vie exceptionnelle à la première personne. Callas dévoile Maria, et révèle une personnalité aussi enflammée que vulnérable. Un moment d'intimité auprès d'une légende et toute l'émotion de cette voix unique au monde.

    Il aura suffi à Tom Volfe la découverte par hasard de quelques images et documents sur Maria Callas pour qu'il se passionne pour le personnage et y consacre donc plusieurs années. Il faut dire que Maria Callas est une des rares chanteuses lyriques dont le talent et le charisme furent capables de rallier à son art le plus grand nombre. Alors que les cantatrices étaient peu ou prou assimilées par le grand public à la Castafiore chère à Hergé, alors que l'opéra était presque exclusivement l'affaire des classes bourgeoises, Maria Callas en fit dans les années 50 et 60 un art populaire et médiatique, propulsant Verdi, Puccini, Rossini à la une des magazines, grâce à son incroyable technique vocale, grâce aussi à son véritable talent de comédienne qui lui permettait d'incarner pleinement ses personnages, de leur donner une âme.


    Le film de Tom Volfe a le double mérite de dérouler la vie de Maria Callas avec une grande richesse d'archives tout en laissant le temps et la place à de grandes plages d'interprétation des airs mythiques (restitués dans leur intégralité) qui ont fait triompher la chanteuse sur les scènes non moins mythiques de la Scala de Milan, de l'Opéra de Rome, du Metropolitan de New York, de la Fenice de Venise ou du Covent Garden de Londres : autant de moments intenses qui réjouiront les mélomanes avertis et épateront ceux qui découvrent l'artiste.

    Au-delà de l'aspect musical, le romanesque de la vie mouvementée de Maria Callas, à qui l'on a prêté une réputation de femme volcanique, est parfaitement restitué par les archives et par la lecture de quelques unes de ses nombreuses lettres par la voix envoûtante de Fanny Ardant. De ses débuts, entre son New York natal et la Grèce d'où étaient originaires ses parents et où elle fit très jeune ses premiers pas au conservatoire, jusqu'aux premiers succès sur les scènes européennes puis jusqu'aux soubresauts de sa vie sentimentale compliquée qui l'éloigna de sa carrière, on suit le cours captivant de sa vie avec ses moments cruels (l'hallali du public ou de la presse lorsqu'elle annule à Rome une représentation suite à une bronchite, sa solitude malgré la gloire…) et ses moments magiques (son unique rôle au cinéma pour le fascinant Médée de son ami Pasolini). Et se dessine ainsi, par de multiples entrées, le portrait d'une immense artiste soucieuse de tout donner à son public (comme pour son retour à New York où des jeunes gens dorment dans la rue pour s'arracher les dernières places) en même temps que celui d'une femme complexe et brisée qui finit par nous bouleverser.


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  • Eric Caravaca part à la recherche de sa soeur morte quand il était petit et dont il ne sait rien. C'est un secret de famille. et il nous amène avec lui dans cette quette impudique et qui m'a mis mal à l'aise. Cette recherche aurait du rester personnelle. Face au mystère de l’inconscient et au déni d’une mère, l’acteur fait en sorte que les fantômes se manifestent et qu’une enfant ait enfin le droit d’exister.Mais il n'aurait pas du en faire un film parce qu'on se sent vraiment voyeur. Par respect pour sa mère, tout cela aurait du rester privé.

    scénario: 2/20    technique: 15/20   note finale: 5/20

    Carré 35

    "Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est là qu’est enterrée ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette sœur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes."


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  • Du pur Guédidian avec une petite nouvelle: Anaïs Demoutier! Pour son vingtième film, Guédiguian rassemble sa troupe, ses thèmes et filme, en hiver, dans une calanque idéale, une histoire de rêve d’hier, solidaire et généreux, qui, avec le monde défait et des réfugiés échoués, se réinvente aujourd’hui.ce cinéma qui nous interroge sur le monde d'aujourd'hui fait du bien au milieu de tous ces films sans intérêt. Un film lumineux servi par des comédiens magnifiques.

    scénario: 17/20      acteurs: 17/20     technique: 17/20    note finale: 17/20

    La villa

    Dans une calanque près de Marseille, au creux de l’hiver, Angèle, Joseph et Armand, se rassemblent autour de leur père vieillissant. C’est le moment pour eux de mesurer ce qu’ils ont conservé de l’idéal qu’il leur a transmis, du monde de fraternité qu’il avait bâti dans ce lieu magique, autour d’un restaurant ouvrier dont Armand, le fils ainé, continue de s’occuper. Lorsque de nouveaux arrivants venus de la mer vont bouleverser leurs réflexions…

    Ça fait bien longtemps qu'on suit avec attention et tendresse les films de Robert Guédiguian, ses interrogations d'homme de gauche, son attachement à ses origines arméniennes, ses histoires le plus souvent ancrées dans une ville et un milieu qu'il connaît par cœur et qu'il aime sans faillir, la chaleur et la fraternité de cette classe populaire marseillaise qu'il filme au fil du temps. Et son nouveau film nous a tout particulièrement touchés, et passionnés. Parce que La Villa est lumineux et parce qu'il aborde des thèmes universels : le temps qui passe, les choix de vie que l'on regrette ou pas, le respect ou le renoncement à ses idéaux, les illusions perdues, l'importance des liens familiaux ou amicaux, la capacité à entamer sur le tard une nouvelle vie en fonction des événements qui peuvent faire dévier des parcours tout tracés. Parce que Guédiguian réunit une fois de plus les acteurs complices qui constituent depuis des années – presque depuis toujours – sa famille de cœur et d'esprit, qu'on voit vieillir de film en film – en même temps que Guédiguian derrière la caméra – et qui incarnent ici en eux-mêmes les thématiques du récit : Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan, Jacques Boudet…

    Le point de départ est simple et beau. Une fratrie se retrouve au cœur d'une magique calanque à quelques encablures de Marseille, à l'occasion de la grave maladie du père. Armand (Meylan) n'a jamais bougé : il est resté gérer avec son père le petit resto du port, cuisine généreuse et pas chère ; Joseph (Darroussin) est monté à Paris, y devenant une sorte de sommité intellectuelle et vaguement médiatique, aujourd'hui passée de mode, poussée gentiment vers la sortie… Il est venu avec sa jeune (trop jeune ?) compagne Bérangère (Anaïs Demoustier) ; Angèle enfin (Ascaride) est une comédienne de théâtre reconnue dont on apprend qu'elle a fui la famille après un drame que je ne vous dévoilerai pas… Juste à côté de la villa familiale et du restaurant vit un couple de voisins, Suzanne et Martin (formidables Jacques Boudet et Geneviève Mnich), qui ont participé à la construction de la fameuse villa du titre et qu'on sent aujourd'hui fatigués, usés par le monde tel qu'il va, à deux doigts d'être obligés de quitter leur logement et leur calanque de toujours pour cause d'augmentation exponentielle des loyers.

    Dans ce paysage splendide de théâtre marin, surplombé par un viaduc ferré irréel, qui donne au récit l'aspect d'une tragédie antique, vont s'exprimer les rancœurs et les reproches rentrés depuis des décennies, mais aussi à l'inverse se reconstruire des liens distendus par les années, l'éloignement et les parcours si différents. En même temps que se feront des choix décisifs alors que la disparition du père se profile. Que deviendra, à l'heure du TGV et de l'avion pour tous, dans un site désormais convoité par le tourisme pour classes supérieures, ce petit restaurant populaire, bastion de résistance face à la spéculation immobilière, lieu de convivialité populaire où s'exprime la mémoire ouvrière marseillaise ? Les enfants reprendront-ils à leur compte les valeurs avec lesquelles ils ont grandi, ces valeurs chères au cœur de leur père… et de Robert Guédiguian ? Mais peut-être l'arrivée, à bord d'un bateau échoué sur les côtes toutes proches, de jeunes migrants pourchassés par les militaires qui patrouillent sans cesse va-t-elle rappeler chacun à ce qu'il a de plus profond en lui. Peut-être l'avenir, pour ces êtres qu'on a appris à connaître et apprécier, et sur lesquels la vie a passé trop vite en laissant ses blessures, viendra-t-il de cette jeunesse d'ailleurs que certains par ignorance et peur d'eux mêmes s'emploient à rejeter.


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  • Un très beau film malgré les problèmes de raccord moustache d'Hercule... pas mal, les acteurs sont bien. Et comme dans tous les films de Kenneth Bragah, l'image est d'une beauté à couper le souffle. A la fois derrière et devant la caméra, Kenneth Branagh signe un film d'une grande élégance, à l'esthétique très léchée et somptueusement mis en scène. Cette adaptation du célèbre roman d’Agatha Christie  vaut le détour.

    scénario: 16/20           acteurs: 16/20       technique: 18/20   note finale: 16/20

    Le crime de l'Orient-Express

    Le luxe et le calme d’un voyage en Orient Express est soudainement bouleversé par un meurtre. Les 13 passagers sont tous suspects et le fameux détective Hercule Poirot se lance dans une course contre la montre pour identifier l’assassin, avant qu’il ne frappe à nouveau. D’après le célèbre roman d’Agatha Christie.


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  •  Paumé dans un fatras impossible entre descente aux enfers métaphysique (...) et allégorie politique pachydermique, le spectateur n’a d’autre choix que de s’en prendre à la mise en scène à la fois très plate et très maladroite de Clooney, qui confirme qu’il n’a rien à dire - rien à faire - derrière une caméra. Malgré une belle distribution et un scénario des frères Coen, le film de l’acteur-réalisateur américain déçoit. On peine à voir le rapport entre les deux histoires. Beaucoup trop de meurtres. Bof

    scénario: 10/20       technique: 16/20    acteurs: 12/20    note finale: 8/20

    Bienvenue à Suburbicon

    Suburbicon est une paisible petite ville résidentielle aux maisons abordables et aux pelouses impeccablement entretenues, l’endroit parfait pour une vie de famille. Durant l’été 1959, tous les résidents semblent vivre leur rêve américain dans cette parcelle de paradis. Pourtant, sous cette apparente tranquillité, entre les murs de ces pavillons, se cache une réalité tout autre faite de mensonge, de trahison, de duperie et de violence... Bienvenue à Suburbicon.

    Bienvenue à Suburbicon, le sixième film signé George Clooney, pourrait s’appeler « Bienvenue à Charlottesville ». L’acteur-réalisateur n’avait certes pas pu prédire les récentes éruptions de haine raciale en Amérique, mais impossible de ne pas penser à celles-ci quand, dans les premières minutes du film, on voit une famille noire emménager dans l’idyllique petite bourgade de Suburbicon, à la fin des années cinquante, et déclencher par leur simple présence la colère de leurs voisins blancs, qui sortent aussitôt les fourches et les drapeaux confédérés… Toute ressemblance avec l’actualité la plus brûlante ne serait certes qu’une pure coïncidence. Mais soulignerait également encore plus la dimension anti-Trump du film.
    A l’origine, Clooney voulait s’inspirer d’une histoire vraie (des Blancs s’opposant à l’installation d’une famille noire dans leur quartier), survenue à Levittown, Pennsylvanie, en 1957. Mais, ne parvenant pas à trouver le bon angle d’attaque pour en tirer un scénario digne de ce nom, il s’est souvenu d’un vieux script des frères Coen, que le duo était censé mettre en scène à la fin des années 90, puis avait fini par abandonner. Et c’est ainsi que la dissertation du citoyen Clooney sur le fossé racial en Amérique s’est métamorphosée en comédie zinzin dans la veine de Blood Simple et Fargo, avec héros crétins, tueurs bas du front, arnaque à l’assurance et violence façon cartoon. 
    Comique ? Sérieux ? Insouciant ? Engagé ? Au début du film, ça part un peu dans tous les sens façon puzzle, mais la mécanique bien huilée se met finalement en place et on comprend assez vite où Clooney veut en venir avec ce script 100% frères Coen au ton et au style reconnaissables parmi cent. Et là, le plaisir est monstre. Toute l’histoire est vue à travers les yeux d’un garçon de dix ans, qui observe le sordide ballet des adultes autour de lui : les cinglés racistes qui hurlent leur haine dans le jardin d’à côté et la bande de minables qui lui sert de famille, en train de s’engluer dans leurs combines lamentables.
    On pourrait ainsi résumer le film de deux façons. Version Clooney : c’est l’histoire d’un enfant qui comprend que le rêve américain est un mensonge. Version Coen, plus prosaïque : c’est l’histoire d’un enfant qui comprend que son père est un connard. Le paternel en question est joué par un Matt Damon à son maximum de bonhomie hébétée, toujours absent, ailleurs, massif mais presque transparent. Damon joue très bien les sales types. Tous les acteurs ici ont d’ailleurs l’air de s’amuser comme des petits fous, de Julianne Moore dans un double rôle de sœurs jumelles à Glenn Fleshler en tueur sadique. Mais rien ne vaut l’extraordinaire apparition d’Oscar Isaac en détective moustachu sorti tout droit d’un roman de James M. Cain, qui vole le show en deux scènes et insuffle une énergie démentielle à la dernière demi-heure (c'est le rôle qui était destiné à George Clooney lui-même si les frères Coen avaient tourné le film à l'époque…).

    Difficile de ne pas essayer d’imaginer à quoi aurait ressemblé la version des frangins Coen s'ils étaient allés au bout de leur projet… Est-ce que ça aurait été un grand Coen ou un petit Coen ? En tout cas c’est un mauvais Clooney !


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  •  J'avais des craintes avant d'aller voir ce film parce que je n'aime pas l'actrice, qui pour moi est très mauvaise et en fait trop. Ce fut pourtant une heureuse surprise même si on peut regretter quelques maladresses ou disons un manque de surprises...

    scénario: 15/20   acteurs: 15/20   technique: 16/20   note finale: 16/20

    Le brio

    Neïla Salah a grandi à Créteil et rêve de devenir avocate. Inscrite à la grande université parisienne d’Assas, elle se confronte dès le premier jour à Pierre Mazard, professeur connu pour ses provocations et ses dérapages. Pour se racheter une conduite, ce dernier accepte de préparer Neïla au prestigieux concours d’éloquence. A la fois cynique et exigeant, Pierre pourrait devenir le mentor dont elle a besoin… Encore faut-il qu’ils parviennent tous les deux à dépasser leurs préjugés.

     C'est un type imbuvable qui pérore ce jour-là devant un amphi bourré à craquer, quand Neila Salah déboule, un poil en retard, pour la première heure de la première journée de sa première année dans la fac de droit d'Assas, bien connue pour ne pas être un repère de gauchistes. Depuis sa tribune, l'orateur ne la loupe pas et ironise à bon compte, apostrophant l'insolente qui ose perturber son cours pour cause de train de banlieue et métro pas raccord. Elle arrive de Créteil, elle n'a pas la langue dans sa poche et se prend en pleine figure les railleries d'un prof certes brillant, mais dont la réputation de provocateur cynique et raciste n'est plus à faire : son nom, ses vêtements… tout y passe et le gros lard s'en donne à cœur joie parmi les huées de quelques étudiants qui ne supportent plus son attitude cynique et méchante. Le professeur Pierre Mazard est un aigri, solitaire, qui frôle la fin de carrière en ruminant que la littérature n'est plus ce qu'elle était…

    Il n'en est pas à son premier dérapage verbal, ce qui lui vaut d'être au bord de se faire éjecter de son poste. Convoqué par ses pairs pour s'expliquer, menacé de sanctions… Vient néanmoins à son secours son supérieur hiérarchique qui apprécie visiblement sa vaste culture : pour montrer qu'il n'est pas l'affreux jojo que tout le monde pense, que Mazard prenne donc sous son aile cette brunette de banlieue et la prépare au concours d'éloquence annuel. L'effet serait garanti si, cette année, une beurette remportait cette prestigieuse compétitions entre universités, faisant ainsi d'une pierre deux coups : éviter la sanction disciplinaire pour Mazard et redorer le blason de la fac d'Assas qui trimballe depuis toujours une piètre image.
    Voilà donc que se rejoue sous nos yeux, transposé à notre époque et en plein quartier latin, un nouveau My fair lady sans Audrey Hepburn mais avec une Camelia Giordana qui se débat tout pareil entre la syntaxe et l'imparfait du subjonctif sous la houlette d'un phallocrate bien lourd qui vaut bien ses prédécesseurs dans son approche méprisante du petit peuple, particulièrement des femmes.
    Et que croyez vous qu'il arriva ? Noël approche, ses chants de paix, ses scintillantes étoiles et ses rêves œcuméniques : Neila va s'illustrer dans ce concours d'éloquence qui permet au passage de vous rappeler qu'un autre film existe sur le sujet, documentaire celui-là, qu'il s'appelle A voix haute et qu'il vaut le détour.

    Ce n'est pas de la dentelle, ce n'est pas la patte minutieuse de l'orfèvre qui travaille le détail… Le trait est large, les caractères drus… mais le rythme est enlevé, les duettistes ont du tempérament, les réparties sont saignantes, souvent drôles et parfois presque tendres, alors Le Brio emporte le morceau. « Intelligente, drôle et grave à la fois, cette comédie est une réponse tonique aux préjugés comme au politiquement correct. Le réalisateur est un môme de Créteil. Il ne se la raconte pas. » C'est Le Canard enchaîné qui l'écrit.

     


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  • Après avoir vu Coco, vous ne verrez plus jamais votre famille ni n’irez visiter vos morts de la même façon. Un chef-d’œuvre d’humour et de mélancolie. Aussi réussies graphiquement que scénaristiquement, ces aventures, hautes en couleur, vont vous réjouir. Au son des guitares des mariachis, ce film bouleversant, résolument positif et coloré, est une réussite totale, équilibrant action, humour et tendresse, enthousiasme et sagesse. Ne passez pas à côté du dernier Disney-Pixar. Un voyage initiatique émouvant au cœur de la traditionnelle fête des Morts et de son sens profond.

    scénario: 18/20    technique: 18/20   note finale: 18/20

    Coco

    Paddington coule des jours heureux chez les Brown, sa famille d’adoption, dans un quartier paisible de Londres, où il est apprécié de tous. Alors qu’il recherche un cadeau exceptionnel pour les cent ans de sa tante adorée, il repère un magnifique livre animé, très ancien, chez un antiquaire. Pas de temps à perdre : il enchaîne les petits boulots pour pouvoir l’acheter ! Mais lorsque le précieux ouvrage est volé, Paddington est accusé à tort et incarcéré. Convaincus de son innocence, les Brown se lancent dans une enquête pour retrouver le coupable…


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  • Bien mieux réussi que le premier. L’histoire du cinéma enseigne que les suites de films qui surpassent leurs aînés peuvent quasiment se compter sur les doigts d’une main. "Paddington 2" fait partie de cette catégorie. Plein d'humour et de tendresse. plein de bons sentiments aussi. Les enfants adorent. Les grands aussi. Beaucoup d'humour, une chasse au trésor, des rebondissements, de la tendresse et de l'émotion, servis entre deux tartines de marmelade : une vraie gourmandise so british ! Un régal.

    scénario: 17/20    technique: 17/20    acteurs: 17/20   note finale: 17/20

    Paddington 2

    Paddington coule des jours heureux chez les Brown, sa famille d’adoption, dans un quartier paisible de Londres, où il est apprécié de tous. Alors qu’il recherche un cadeau exceptionnel pour les cent ans de sa tante adorée, il repère un magnifique livre animé, très ancien, chez un antiquaire. Pas de temps à perdre : il enchaîne les petits boulots pour pouvoir l’acheter ! Mais lorsque le précieux ouvrage est volé, Paddington est accusé à tort et incarcéré. Convaincus de son innocence, les Brown se lancent dans une enquête pour retrouver le coupable…


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  • Déception. J'aime beaucoup Alain Chabat en tant qu'acteur, mais force est de constater qu'il n'a pas été très inspiré pour la réalisation de ce film. Alain Chabat a pris un méchant coup de vieux ! Le voilà condamné à singer Tim Burton, à lâcher des vannes d’un autre temps, à tartiner de miel un scénario de court-métrage étiré à l’extrême. Même pas drôle ! Sans oublier la comédienne qui parle si mal le français qu'on a de le peine à la comprendre quand elle parle. Techniquement, c'est très réussi. C'est long et assez ennuyeux.

    scénario: 12/20                     acteurs: 12/20        technique: 16/20   note finale: 12/20

    Santa et Cie

    Rien ne va plus à l'approche du réveillon : les 92 000 lutins chargés de fabriquer les cadeaux des enfants tombent tous malades en même temps ! C'est un coup dur pour Santa (Claus), plus connu sous le nom de Père Noël... il n'a pas le choix : il doit se rendre d'urgence sur Terre avec ses rennes pour chercher un remède. À son arrivée, il devra trouver des alliés pour l'aider à sauver la magie de Noël.


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  • Génial!! J'ai adoré! Les dialogues sont particulièrement réussis et amusant. on rit d'un bout à l'autre du film même si les moments émouvants ne sont pas absents.  Nawell Madani est une actrice formidable. Plus qu'une comédie, C'est tout pour moi est aussi un film piquant qui n'hésite pas à égratigner l'univers sexiste du stand-up et en particulier celle d'une célèbre scène ouverte accueillant de jeunes talents (le Jamel Comedy Club, jamais cité explicitement). Une très sympathique comédie aux dialogues percutants, menée tambour battant par la charismatique humoriste, aussi convaincante devant que derrière la caméra. Drôle, intelligent et touchant

    scénario: 18/20        acteurs: 18/20      technique: 18/20   note finale: 18/20

    C'est tout pour moi

    epuis toute petite, Lila veut devenir danseuse, n’en déplaise à son père.
    Elle débarque à Paris pour réaliser son rêve…
    Mais de galères en désillusions, elle découvre la réalité d’un monde qui n’est pas prêt à lui ouvrir ses portes.
    A force d’y croire, Lila se lance dans une carrière d’humoriste.
    Elle n’a plus qu’une idée en tête : voir son nom en haut de l’affiche, et surtout retrouver la fierté de son père.


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  •  Bof. j'avais hâte de voir ce film et ce fut une déception même si l'image est d 'une beauté absolue. Mais le scénario est approximatif et très ennuyeux. Le film est beaucoup trop long et on finit par s'ennuyer. S'il avait duré 30 minutes de moins, en particuliers au début, il aurait pu être très bien. C'est long et cela ne sert à rien. Les personnages sont superficiels. Dommage

    scénario: 12/20   acteurs: 14/20   technique: 18/20    note finale: 12/20

    Au revoir là-haut

    Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

    Le roman de Pierre Lemaître, un des Prix Goncourt les plus populaires et les plus appréciés de ces dix dernières années, ample récit foisonnant de personnages inoubliables, de situations fortes, de rebondissements captivants, représentait un sacré défi d'adaptation au grand écran. Et on se dit en voyant le film qu'Albert Dupontel n'était peut-être pas l'homme de la situation : il saute aux yeux que  l'univers, peuplé de marginaux de tous poils qui peinent à trouver leur place dans une société qui les rejette, de l’œuvre de Lemaître a complètement dépassé Dupontel.

    Dupontel signe  film  brouillon et ennuyeux à la fois épique et burlesque, lyrique et caustique, politiquement incorrect et poétique en diable qui réunit toutes les qualités que l’on aime chez lui, avec absence de maîtrise qui impressionne. Quant à l'éternelle question de la fidélité à l'œuvre littéraire, on dira que Dupontel a pris quelques libertés quant à la lettre – ajoutant quelques épisodes purement cinématographiques – mais a été dépassé par l'esprit du roman, dont on peine à retrouver à l'écran toute la verve et la puissance (il ne vous aura d'ailleurs pas échappé que Pierre Lemaître lui-même co-signe le scénario).
    Novembre 1918. A quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d’une mort certaine. Rien en commun entre ces deux hommes si ce n’est la guerre et le lieutenant Pradelle qui, en donnant l’ordre d’un assaut absurde, brise leurs vies en même temps qu’il lie leurs destins. Sur les ruines du carnage de la première guerre mondiale, chacun va tâcher de survivre : Pradelle, plus cynique que jamais, symbole du grand capitalisme, s’apprête à faire fortune sur le dos des morts tandis qu’Albert et Edouard, condamnés à vivre, vont tenter de monter une arnaque monumentale, comme une revanche sur tous ces salauds planqués qui les ont envoyés au casse-pipe. Mais cette histoire est diluée dans tout un tas de scènes sans importance. Techniquement, ce film est une beauté: chaque scène est extrêmement léchée. Cela ne cache pas un scénario brouillon et ennuyeux.

    Au revoir là-haut, c’est l’histoire d’une tragédie racontée comme une farce mais c'est trop long et finalement très ennuyeux.


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  • Aussi réussi que le premier! On passe un excellent moment. Restez bien jusqu'à la fin du générique.

    scénario: 17/20         acteurs: 17/20     technique: 17/20   note finale: 17/20

    stars 80, la suite

    Quatre ans maintenant que la tournée Stars 80 remplit les salles.
    Alors que les chanteurs partent pour une semaine de ski bien méritée, leurs producteurs Vincent et Antoine découvrent qu’ils ont été victimes d’une escroquerie et risquent de tout perdre.
    Seule solution pour couvrir leurs dettes : organiser LE concert du siècle en seulement 15 jours !


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  •  Bof. Rossy de Palma est parfaite. Comme toujours. Mais pour le reste, bof, c'est sans intérêt Il faut dire que les acteurs ne sont pas vraiment dirigés. Mais que diable sont-ils allés faire dans cette galère ? C’est au final la seule question qu’on se pose, une fois arrivé péniblement au terme de cette deuxième réalisation d’Amanda Sthers. En dépit de son ambition de satire sociale, un vaudeville poussif et caricatural.Je n'avais pas aimé son précédent "je vais te manquer" parce que ce n'était pas dirigé. Elle n'a pas fait de progrès en réalisation. Peut-être devrait-elle prendre des cours de réalisation et d'écriture de scénario.

    scénario: 8/20    technique: 11/20   acteurs: 12/20   note finale: 9/20

    Madame

    Anne et Bob, un couple d’américains fortunés récemment installé à Paris, s’apprêtent à donner un grand dîner, et convient douze invités triés sur le volet, réunissant la haute société anglaise, française et américaine. Mais lorsque Anne réalise qu’un treizième couvert est posé pour Steven, le fils du premier mariage de Bob, elle panique : pour cet événement mondain, hors de question de provoquer le mauvais sort ! Elle demande à Maria, sa domestique, d’enfiler une robe et de se faire passer pour une riche amie espagnole. Maria se retrouve assise à côté de David, un expert en art issu de la noblesse britannique. Aussi quand, sous le charme de Maria, il la recontacte le lendemain, révéler sa véritable identité est impossible. Une romance commence, qui va faire trembler les valeurs élitistes et le mariage d’Anne. A moins que cette dernière n’arrive à l’étouffer…


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  •  Un très bel  exercice d'imagination, nourri par les lectures à défaut des souvenirs, dans lequel l'histoire de l'aïeul se mêle à celle de l'intelligentsia juive du début du XXe siècle. Une évocation puissante de ce temps dans lequel l'effondrement de l'Empire des Habsbourg et la montée en puissance du national-socialisme mit fin à la Vienne capitale culturelle de l'Europe.

    scénario: 16/20         technique: 16/20     note finale: 16/20

    Vienne avant la nuit

    Le documentariste Robert Bober ravive la mémoire de son arrière-grand-père parti de Pologne pour s'installer dans une Vienne moderne et cosmopolite, celle de Stefan Zweig, Joseph Roth, Arthur Schnitzler, à la veille de la montée en puissance du national-socialisme qui mettra fin à cette capitale culturelle.

    Au-delà de cette recherche d’identité et de ce double portrait mêlant l’histoire de son aïeul et celle de la brillante intelligentsia juive du début du XXe siècle, Robert Bober, aujourd’hui âgé de 82 ans, évoque l’effondrement de l’Empire des Habsbourg, la naissance et la montée en puissance d’une national-socialisme jusqu’à l’Anschluss qui mit fin à la Vienne capitale culturelle de l’Europe.

    Venu de Pologne et arrivé à Ellis Island le 8 juin 1904, Wolf Leib Fränkel, son arrière-grand-père fut refoulé en raison d’un trachome. Retraversant la vieille Europe, il décida de s’arrêter à Vienne, en Autriche, où il reprit sa profession de ferblantier.

    C’est là qu’il mourra. En 1929. Né deux ans après, je ne l’ai donc pas connu. Pourtant, l'auteur a  le sentiment que quelque chose de lui m’a été transmis. Il fut l’exact contemporain de Stefan Zweig, d’Arthur Schnitzler, de Joseph Roth, de Franz Werfel, de Sigmund Freud, ces auteurs qu’il lui a semblé en les lisant retrouver quelque chose de ce qui le relie à sa propre histoire et qui, comme son arrière-grand-père, allaient l’accompagner dans la recherche et l’affirmation de son identité.


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  • Une histoire bizarre et très prenante. Adapté du best-seller de Delphine de Vigan, ce thriller psychologique vénéneux brouille les pistes entre réalité et fiction, dans un face-à-face choc entre Emmanuelle Seigner et Eva Green.Mêlant thriller psychologique et réflexion sur le processus créatif, Roman Polanski signe un admirable film d’ambiance maîtrisé, fidèle à son univers suggestif et équivoque. On peut cependant regretter que les actrices ne soient pas plus convaincantes.

    scénario: 17/20    acteurs: 15/20   technique: 16/20   note finale: 16/20

    D'après une histoire vraie

    Delphine est l’auteur d’un roman intime et consacré à sa mère devenu best-seller.
    Déjà éreintée par les sollicitations multiples et fragilisée par le souvenir, Delphine est bientôt tourmentée par des lettres anonymes l'accusant d'avoir livré sa famille en pâture au public.
    La romancière est en panne, tétanisée à l'idée de devoir se remettre à écrire.
    Son chemin croise alors celui de Elle. La jeune femme est séduisante, intelligente, intuitive. Elle comprend Delphine mieux que personne. Delphine s'attache à Elle, se confie, s'abandonne.
    Alors qu’Elle s’installe à demeure chez la romancière, leur amitié prend une tournure inquiétante. Est-elle venue combler un vide ou lui voler sa vie ?


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  • D'une crétinerie absolue Inutile et vain. Mais à quoi sert un tel film au scénario incertain??

     scénario: 3/20                      acteurs: 5/20    technique: 12/20   note finale: 2/20

    Justice league

    Après avoir retrouvé foi en l'humanité, Bruce Wayne, inspiré par l'altruisme de Superman, sollicite l'aide de sa nouvelle alliée, Diana Prince, pour affronter un ennemi plus redoutable que jamais. Ensemble, Batman et Wonder Woman ne tardent pas à recruter une équipe de méta-humains pour faire face à cette menace inédite. Pourtant, malgré la force que représente cette ligue de héros sans précédent – Batman, Wonder Woman, Aquaman, Cyborg et Flash –, il est peut-être déjà trop tard pour sauver la planète d'une attaque apocalyptique…


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  •  Un très beau film sur une femme qui lâche la rampe et surtout qui est au bord de la crise de nerf. Tous les seconds rôles sont intéressants et justes. Karin Viard est remarquable dans ce film qu'elle porte à bout de bras.

    scénario: 16/20   acteurs: 16/20   technique: 16/20   note finale: 16/20

    Jalouse

    Nathalie Pêcheux, professeure de lettres divorcée, passe quasiment du jour au lendemain de mère attentionnée à jalouse maladive. Si sa première cible est sa ravissante fille de 18 ans, Mathilde, danseuse classique, son champ d'action s'étend bientôt à ses amis, ses collègues, voire son voisinage... Entre comédie grinçante et suspense psychologique, la bascule inattendue d’une femme.

    Nathalie a l'air sûre d'elle, épanouie, superbe de vitalité : Karin Viard en personne, plus lumineuse et drôle que jamais. Mais au fond, tout au fond, elle ne supporte plus grand chose et elle-même en tout premier lieu : à bien y penser, sa vie lui semble bien moins reluisante que l'image qu'elle en donne, elle doutant d'elle-même comme si son moi profond se lézardait de toutes parts… Son mari l'a plaquée et elle ne supporte pas sa nouvelle petite amie à qui il offre les voyages qu'il ne lui a pas offerts à elle (mais qu'est-ce qu'elle a de plus que moi ?). Au boulot, prof adorée par ses élèves et par ses collègues, elle prend très mal les initiatives d'une nouvelle venue un rien coquette qui a la jolie tête d'Anaïs Demoustier… Quant à sa fille, sa très jolie fille qui danse comme une déesse, elle ne peut pas s'empêcher de souligner le petit défaut qui la déstabilise, persiflant, comme pour sa meilleure amie à tout propos, s'accrochant au moindre détail pour décocher des perfidies qui l'isolent de plus en plus.


    Elle a pourtant tout pour plaire, tout pour être aimée, mais elle ne loupe pas une occasion de gâcher les élans de tendresse, d'amitié, d'amour… de tous ceux qui l'entourent. La perspective de passer la cinquantaine de plus en plus confrontée à la solitude alors que sa fille est sur le point de s'envoler, se voir sur le déclin alors que la vie est en pleine éclosion autour d'elle… tout ça la déstabilise et par réaction Nathalie s'en prend à la terre entière et à ses proches avec une belle constance, picolant plus que de raison, refusant toute ouverture, ne supportant pas le bonheur des autres « qui lui saute au visage » comme elle dit à son généraliste, mais rejetant tout autant celui qui lui est offert. « Nathalie est une intellectuelle qui évolue dans un monde qu'elle ne comprend pas et qui ne la comprend pas. Elle se sent dépassée… » dit Karin Viard. « La jalousie est une émotion complexe, tellement souterraine, qui renvoie à notre fragilité. C'est peut-être lié à l'enfance. »

    Ce pourrait être tragique, mais le film est drôle parce que Karin Viard a un abattage hors pair, qu'elle joue de toutes les nuances du personnage, du plus fin au plus caricatural, et le film est plus complexe et nourri que certains seraient tentés de le dire… Certaines situations sont extrêmes, mais elle les récupère haut la main, basculant de l'émotion au rire dans la même scène. Certes c'est une comédie, mais sous le trait parfois excessif, le film est un beau portrait de femme douloureuse aux prises avec des pulsions, une inquiétude profonde qui touche la plupart des femmes comme des hommes à un degré plus ou moins fort, de façon plus ou moins durable, à un moment de leur vie. Superbe séquence dans un cimetière où Nathalie se retrouve à causer avec la tombe de sa mère : moment d'apaisement où drôlerie et désarroi se mêlent à la tendresse. Il s'agit ici de s'aimer d'abord pour que vienne l'amour des autres et Nathalie marche doucement vers l'acceptation de soi. Non, Jalouse n'est pas un drame et Nathalie signifie « nouvelle naissance »…


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  •  Un téléfilm mais quand on y pense, on se dit que ce film est meilleur que notre première impression. Catherine Deneuve est sublime mais le scénario est tout de même un peu léger.

    scénario: 14/20       technique: 16/20   acteurs: 16/20   note finale: 16/20

    Tout nous sépare

    Une maison bourgeoise au milieu de nulle part. Une cité à Sète. Une mère et sa fille. Deux amis d’enfance. Une disparition. Un chantage. La confrontation de deux mondes.


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  •  Ce film est magnifique et montre bien l'absurdité des religieux extrémistes, qui ne comprennent pas l'amour paternel parce que ce n'est pas l'habitude pour un homme seul d'élever son fils dans le milieu ultraorthodoxe.

    scénario: 17/20     acteurs: 17/20    technique: 16/20   note finale: 17/20

    Brooklin Yiddish

    Borough Park, quartier juif ultra-orthodoxe de Brooklyn.
    Menashé, modeste employé d'une épicerie, tente de joindre les deux bouts et se bat pour la garde de son jeune fils Ruben. En effet, ayant perdu sa femme, la tradition hassidique lui interdit de l'élever seul.
    Mais le Grand Rabbin lui accorde de passer une semaine avec son fils ; l’ultime occasion pour Menashé de prouver qu’il peut être père dans le respect des règles de sa communauté.

    Voilà un très joli film, extrêmement attachant, qui réussit à nous toucher profondément tout en s'intéressant à une communauté fermée sur elle-même, presque impénétrable. Une preuve de plus que certains sujets sont universels et qu'on peut s'adresser au monde entier à partir de territoires et de personnages absolument singuliers.
    Bienvenue à Borough Park, au sud de Brooklyn, New-York city. Le quartier est en grande partie le fief des Juifs ultra-orthodoxes qui y vivent en relative autarcie. Parmi tous ces hommes en habit noir et couvre-chefs traditionnels, la caméra s'attache à celui qui sera notre « héros » : Menashe, physique rondouillard et démarche pataude. Menashe est le modeste employé d'une supérette casher, un peu maladroit et inconstant, régulièrement tancé par son sinistre patron pour ses erreurs et ses retards, assez fréquents il faut bien le dire. Menashe est veuf depuis un an, il a un fils d'une dizaine d'années, l'adorable Ruben. Mais la tradition hassidique dit qu'un veuf, surtout quand il est pauvre, doit trouver une nouvelle épouse avant de récupérer la garde de son enfant, confié en attendant à des parents proches, en l'occurrence la sœur et le beau-frère. Mais Menashe n'a pas le cœur à chercher une nouvelle compagne, et les rendez-vous galants arrangés par les marieuses tournent au fiasco absolu. Il va donc négocier avec le rabbin de sa communauté une semaine à l'essai pour avoir seul la garde de son fils et prouver qu'il est un véritable Mensch, un homme un vrai en yiddish…


    Mais les choses ne vont évidemment pas se passer comme il l'espérait : dépassé par son travail et les heures supplémentaires qu'on lui impose, il a toutes les peines du monde à respecter le rythme d'un écolier de 10 ans, par ailleurs il croule sous les dettes, le dîner qu'il s'obstine à vouloir organiser en mémoire de sa femme n'est pas une franche réussite, et il a une fâcheuse tendance à abuser de la boisson à la moindre fête pour oublier ses soucis… Tant et si bien que son fils va être tenté de retourner chez ses oncle et tante, pourtant pas marrants !
    Le film de Joshua Weinstein frappe d'abord par son authenticité. Entièrement tourné en yiddish, il décrit avec une précision documentaire les us et coutumes de cette communauté méconnue, sans tomber dans les clichés, sans en occulter les travers : la manière notamment dont sont traitées les femmes, reléguées aux tâches ménagères, interdites par exemple de conduire, mais aussi – et Menashe en est la première victime – le poids exorbitant du groupe qui contrôle absolument tout de la vie privée et familiale, qui juge et condamne.

    Mais le film nous touche surtout grâce aux personnages de Menashe et de son fils. Et pour cause : Joshua Weinstein s'était vu interdire par la communauté hassidique de tourner un documentaire sur elle, avant de rencontrer Menashe Lustig, qui lui a raconté sa propre histoire de commis d'épicerie, veuf et en proie aux problèmes de garde de son fils. Weinstein a alors décidé de tourner cette fiction avec ces acteurs non professionnels rejouant des situations directement adaptées de leur propre vie.
    Profitant de la stature chaplinesque de Menashe, figure burlesque de l'éternel maladroit qui sait aussi émouvoir par sa douleur de veuf et de père empêché, Weinstein va largement au-delà de l'aspect documentaire et nous donne un très beau film sur le deuil et sur le lien père-fils.


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  • Très réussi. J'ai beaucoup ri. Une nouvelle fois réunie sous la direction de Tarek Boudali, la bande à Fifi signe une comédie efficace. On regrette un peu l'abus sur les clichés homo. Pour cette comédie à l’humour débridé qui aborde les clichés sur la communauté gay, Boudali a fignolé une mise en scène sans temps mort qui sait mettre en avant chacun des rôles du film. Bravo! Ils ont du bien s'amuser pendant le tournage...

    scénario: 16/20      technique: 16/20     acteurs: 16/20    note finale: 16/20

    Epouse moi mon pote

     

    Yassine, jeune étudiant marocain vient à Paris faire ses études d’architecture avec un visa étudiant. Suite à un événement malencontreux, il rate son examen, perd son visa et se retrouve en France en situation irrégulière. Pour y remédier, il se marie avec son meilleur ami. Alors qu’il pense que tout est réglé, un inspecteur tenace se met sur leur dos pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’un mariage blanc…

     


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  • Un très beau film avec des petits acteurs merveilleux, même si on commence à se lasser un peu du prof génial qui croit au talents de jeunes de collèges difficiles et qui  réussit à leur faire faire des exploits. On aurait aimé un Kad Merad plus enthousiaste, plus vivant. Un tel scénario aurait pu devenir franchement lourd. Mais le réalisateur parvient, grâce à sa mise en scène limpide et discrète, à convaincre que la musique adoucit les mœurs et peut éclairer les visages les plus butés. Bienveillant et humaniste, ce premier film sur un professeur de violon confronté à des élèves de quartiers défavorisés, fait vibrer les cordes sensibles.

    scénario: 16/20    technique: 16/20   acteurs: 16/20     note finale: 16/20

    La mélodie

     

    A bientôt cinquante ans, Simon est un violoniste émérite et désabusé. Faute de mieux, il échoue dans un collège parisien pour enseigner le violon aux élèves de la classe de 6ème de Farid. Ses méthodes d’enseignement rigides rendent ses débuts laborieux et ne facilitent pas ses rapports avec des élèves difficiles. Arnold est fasciné par le violon, sa gestuelle et ses sons. Une révélation pour cet enfant à la timidité maladive. Peu à peu, au contact du talent brut d'Arnold et de l'énergie joyeuse du reste de la classe, Simon revit et renoue avec les joies de la musique. Aura-t-il assez d’énergie pour surmonter les obstacles et tenir sa promesse d’emmener les enfants jouer à la Philharmonie ?

    Il s’agit d’une histoire vraie. Ou presque. Pour son premier film, Rachid Hami s’est inspiré de Démos, un dispositif créé en 2010 qui permet à 3 000 enfants des quartiers défavorisés de pratiquer un instrument de musique. Dans La Mélodie, Kad Merad incarne avec une sobriété exemplaire un violoniste en peine de cachets qui accepte de venir enseigner à une dizaine de collégiens turbulents d’un établissement parisien.

    La tâche n’est pas simple : il faut en quelques mois les élever au rang de concertistes capables de jouer les airs exotiques de Shéhérazade, poème symphonique de Rimski-Korsakov, sur la scène de la Philharmonie de Paris. Aussi à l’aise avec ces gamins indisciplinés que ces derniers le sont avec leur instrument, le professeur pense impossible d’apprivoiser cet auditoire difficile. Mais la passion du violon que développe l’un de ces enfants le touche…

    Quelle merveilleuse surprise que ce film ! Le résumé comme la bande-annonce m’avaient fait craindre une œuvre dégoulinante de bons sentiments, mais ce n’est pas le cas. En tout cas, le film vaut bien davantage qu’une simple exaltation des bons sentiments et l’on aurait tort de le ranger trop rapidement au rayon des œuvres sympathiques ou aimables qui font du bien sans déranger personne. Il y a bien plus de subtilité que cela dans cette histoire de talents fort bien mise en scène et habitée par d’excellents acteurs (qu’ils soient confirmés ou amateurs). L’acteur vedette de ce film, c’est Kad Merad qui, sans doute après avoir produit un travail acharné, réussit parfaitement à se glisser dans la peau d’un professeur de violon. Envoyé pour prodiguer son enseignement à des élèves de 6ème d’un collège réputé difficile, il se trouve en effet aussitôt mis en présence d’enfants pour le moins turbulents. Accompagnés par un de leurs professeurs, joué par l’excellent Samir Guesmi, les violonistes en herbe semblent d’abord dépourvus de toute faculté pour la musique. Or le projet de l’établissement, ce n’est rien de moins que d’intégrer, en fin d’année scolaire, le groupe d’enfants à un orchestre qui devra jouer « Shéhérazade » de Rimski-Korsakov à la Philharmonie de Paris ! Le pari n’est-il pas perdu d’avance ? Pour relever une telle gageure, quoi qu’il en soit, il faut faire preuve de patience, d’audace et de perspicacité. Tout le film montre intelligemment par quels moyens il est possible de transformer des enfants apparemment dénués de talent (pour la musique, en tout cas) en de vrais passionnés capables de relever le défi qui leur est proposé. Il faudrait souligner bien des aspects du film, chacun d’eux constituant un des éléments éducatifs permettant d’atteindre l’objectif fixé. La chance du groupe d’enfants, ce sont les leaders : leur professeur pour commencer, mais aussi l’un d’eux, un des élèves, tellement séduit par l’exercice du violon qu’il entraîne les autres à sa suite. Le film montre aussi, toujours de manière judicieuse, quels sont les pièges à éviter et les tentations à repousser. L’une d’elles, que le professeur de violon ne tarde pas à envisager, consiste à éliminer les éléments les plus faibles pour ne garder que les plus doués : une éventualité que rejette catégoriquement le professeur joué par Samir Guesmi pour qui ce sont précisément les enfants les plus talentueux qui communiqueront leur enthousiasme et unifieront le groupe en l’entraînant vers le meilleur. Une autre tentation survient pour le professeur de violon : il ne s’agit de rien de moins que d’abandonner le travail d’enseignant en cours d’année pour se consacrer à une tournée de concerts avec un quatuor. C’est à ce moment-là qu’intervient quelque chose de décisif : le plaisir ! Où trouver le plaisir le plus grand : en se produisant avec des musiciens confirmés ou en transmettant l’amour de la musique à des enfants réputés difficiles au point de les conduire jusqu’à leur prestation à la Philharmonie ? On peut deviner la réponse. Enfin, il faut indiquer la place des parents dans cette histoire. Elle n’est pas négligeable, ils ont leur mot à dire et leur rôle à jouer. Ce film superbe et émouvant ne les a bien évidemment pas oubliés.
     

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