• La promesse de l'aube

    "La Promesse de l’aube" était celle d’un destin digne du grand écran. Aujourd’hui, "La Promesse de l’aube" est aussi un film raté. Techniquement, c'est parfait: l'image est vraiment d'une beauté à couper le souffle. Les décors, les reconstitutions et les costumes sont très réussis. Tout cela est, formellement, irréprochable. Mais quel ennui! C'est long, c'est long, c'est beaucoup trop long. Il manque cruellement l'émotion et la ferveur. C'est-à-dire l'essentiel. Et les acteurs sont ridicules et surjouent. Ils s'agitent dans tous les sens sans aucun but particulier. Quel gâchis! On ne devrait jamais voir au cinéma des adaptations de livres qui nous ont enchantés. Elles correspondent rarement à notre attente. C'est le cas de "La Promesse de l'aube", qu'Éric Barbier a réussi à transformer en minestrone épais et indigeste.

    scénario: 5/20   technique: 18/20   acteurs: 5/20   note finale: 8/20

    La promesse de l'aube

    De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

    Wilno, en Pologne, dans les années 20. Roman Kacew est élevé par sa mère Nina qui se démène à gagner sa vie en confectionnant des chapeaux. Face au manque d’argent, elle se fait passer pour l’amie d’un grand couturier parisien pour attirer dans son atelier la bourgeoisie locale. Nina ne renonce jamais devant l’adversité et dire qu’elle nourrit les plus grands espoirs pour son fils est pour le moins un euphémisme tant toute sa vie tourne autour des projets qu’elle lui prédit. Elle le voit tour à tour diplomate, écrivain célèbre, aviateur, chevalier de la légion d’honneur. « Je veux que tu sois célèbre de ton vivant ». Il accomplira chacun des rêves de Nina, quitte à s’arranger un peu avec la réalité, pour toujours se montrer à la hauteur des espoirs de cette mère si aimante et presque autant étouffante. Tous deux quittent la Pologne pour s’installer en France, à Nice. Nina vénère la France et est persuadée que son fils pourra s’y réaliser. À Nice, la vie est douce. Nina a trouvé sa place et vient de reprendre une pension tandis que Romain découvre les plaisirs de la chair et se met sérieusement à l’écriture.

    Nina l’envoie à Paris finir ses études mais quand la guerre éclate, Romain est envoyé dans l’aviation et sera le seul à ne pas être nommé sous-officier à cause de sa naturalisation trop récente. Là encore, Romain embellit l’histoire lorsqu’il revient à Nice rendre visite à sa mère afin de ne pas la décevoir. À Paris il a réussi à publier quelques nouvelles dans un journal et s’attelle à son premier roman alors qu’il est en Afrique et vient de contracter le Typhus. « Tu n’as pas le droit de mourir, tu entends ? » lui ordonne la voix imaginaire de sa mère. Il achève son roman Éducation européenne et ignore que sa mère n’est déjà plus de ce monde…
    On le sait grâce à ce roman autobiographique qu’est La Promesse de l’aube, qui l’imposa définitivement en littérature, Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille destinées en une, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du xxe siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

    L’adaptation d’Eric Barbier est hélas, très ennuyeuse et n'emporte pas l’adhésion. Si la distribution est  solide, les acteurs en font trop. Charlotte Gainsbourg est ridicule au delà de ce qu'on peut imaginer et on se demande ce que ce pauvre Pierre Niney  est allé faire dans cette galère... 


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