•  C'est certes un peu mou, mais c'est réussi. Un joli film et en plus, on apprend plein de trucs et pour moi, c'est ça le cinéma! Le scénario est intéressant, les décors et les costumes sont magnifiques, les acteurs sont bons.

    scénario: 15/20     acteurs: 16/20    technique/ 16/20   note finale: 16/20

    Anton Tchékhov 1890

    Été 1890. Pour se faire un peu d’argent et nourrir sa famille, Anton Tchekhov, médecin modeste, écrit des nouvelles pour des journaux qu’il signe Antocha Tchékhonté. Des personnages importants, écrivain et éditeur, viennent lui faire prendre conscience de son talent. Sa situation s’améliore et Anton Tchekhov obtient le prix Pouchkine et l’admiration de Tolstoï. Mais lorsque l’un de ses frères meurt de la tuberculose, Anton le vit comme un échec personnel et veut fuir sa notoriété et ses amours. Il se souvient de sa promesse et décide alors d’aller sur l’Ile de Sakhaline, à 10 000 kilomètres de Moscou, à la rencontre des bagnards.

    Quelle intelligence, quelle inspiration, quelle grâce ! René Féret réussit à raconter Tchekhov avec une simplicité, une limpidité qui était chère à ce géant de la littérature qui ne faisait pas une montagne de son art : « je pose la plume sur le papier, quand je la relève, l'histoire est terminée. » Avec un doigté d'orfèvre respectueux de la matière qu'il a entre ses mains, Féret se laisse guider humblement par elle, ses vibrations. Il filme un Tchékhov terriblement vivant, proche, actuel malgré les costumes d'époque… Un ton est donné, juste, qui ne peut qu'échapper aux rides fatales qui rendent certaines œuvres surannées. C'est que l'humanité de l'écrivain fait résonner celle du cinéaste qui s'approprie l'homme jusqu'à nous le rendre intime. Sensible sans sensiblerie. Malicieux sans malice. Sans artifice superfétatoire. Passionnant… Et pourtant le temps que vit et écrit Tchekhov est celui de l'ennui. « Mes personnages vivent dans l’ennui de leur vie, emmenez le spectateur dans cet ennui et, tout à coup, au moment où il s’y attend le moins, pan ! un coup de feu dans la gueule du spectateur… »

    Une société russe lassée d'elle même et qui ne sait pas encore à quoi aspirer. Une société à plusieurs vitesses, secouée par les miasmes de maladies alors incurables, où la progéniture de ses anciens serfs, ses pauvres, se débattent avec les affres de la tuberculose… Ce ne sont pas les patients qui manquent, mais ils ne sont pas riches et la pratique de la médecine ne paie pas. Anton Pavlovitch Tchekhov, Antocha pour ses intimes, est alors un jeune médecin qui publie des nouvelles griffonnées d'un jet au milieu de l'appartement familial surpeuplé pour tenter d'améliorer l'ordinaire de ses frères dévergondés, d'un père dévot plus que sévère, d'une mère culpabilisante et de Macha, sa sœur chérie, petit rai de lumière dans cette sombre réalité. Lectrice attentive, copiste assidue, première admiratrice des écrits de son frère, Macha le soutient, l'encourage mieux qu'une muse. De pseudonyme en pseudonyme, de journaux en journaux, les récits d'Antocha ne vont pas très longtemps le laisser dans l'anonymat.
    1890. On est à ce moment charnière où tout s'enclenche : la maladie de Kolia, son jeune frère préféré, l'aide d'un éditeur prestigieux, la reconnaissance d'autres écrivains de renom – dont le maître Tolstoï, savoureux Frédéric Pierrot – qui vont le pousser à se consacrer d'avantage à l'écriture, à publier des textes plus longs. Et qui sait ? L'amour ? Non ! Surtout pas ! Il balaie la chose d'un revers de pensée. « L'amour ne m'intéresse pas, il vous enferme dans une idée fixe et vous prive de votre énergie, c'est un piège. » Tel un moine soldat, Anton veut y renoncer, pour laisser toute la place possible à son double besoin impérieux d'écrire et de soigner. Le séduisant trentenaire, lucide, refuse avec douceur les frétillants assauts des demoiselles qui le badent. Il faut bien toute l'habileté et l'effronterie de la rousse et pulpeuse Lika pour tenter de franchir la herse de ce cœur imprenable.
    Et le temps coule ainsi parmi les vies trop courtes. Antocha a abandonné tous ses surnoms et publie désormais récits et pièces sous sa véritable et unique identité. La situation de la famille peu à peu s'améliore, laissant apparaître des jours presque meilleurs… Sauf pour Kolia dont le regard plein d'ardeur et de fièvre plait tant aux filles…

    Loin de moi l'idée de tout vous raconter : les acteurs, tous inspirés, émouvants, convaincants, le feront mieux que moi. Vous aussi irez jusque sur l'île de Sakhaline, découvrant avec l'envoyé spécial Anton Tchékhov à la fois sa beauté et sa violence envers les bagnards et leur entourage. Vous ressentirez les pulsations de son œuvre. Avec lui vous compatirez. L'homme qui dépeint devient un homme qui dénonce… qui jamais pourtant ne renoncera à une forme de réserve narquoise pour raconter son époque, pour explorer l'âme humaine.


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  •  Si quelqu'un a une explication sur la présence d'un gros noir dans le film Cendrillon, qu'il me laisse un commentaire! Parce que moi je m'interroge encore. l'actrice qui joue Cendrillon est vraiment tarte et avec ses innombrable dents, elle est vraiment bof, bof dans le rôle. Le prince n'est pas si beau que ça. Le choix des acteurs laisse à désirer. Le dessin animé était beaucoup beaucoup mieux. il n'y a par exemple qu'un bal dans le film. Bref, bâclé. Les décors, et les costumes sont sublimes! et c'est très bien filmé.

    scénario: 14/20    acteurs: 14/20    technique: 18/20   note finale: 14/20

    Cendrillon

    Le père d’Ella, un marchand, s’est remarié après la mort tragique de la mère de la jeune fille. Pour l’amour de son père, Ella accueille à bras ouverts sa nouvelle belle-mère et les filles de celle-ci, Anastasie et Javotte. Mais lorsque le père d’Ella meurt à son tour, la jeune fille se retrouve à la merci de sa nouvelle famille, jalouse et cruelle. Les trois méchantes femmes font d’elle leur servante, et la surnomment avec mépris Cendrillon parce qu’elle est toujours couverte de cendres. Pourtant, malgré la cruauté dont elle est victime, Ella est déterminée à respecter la promesse faite à sa mère avant de mourir : elle sera courageuse et bonne. Elle ne se laissera aller ni au désespoir, ni au mépris envers ceux qui la maltraitent. Un jour, Ella rencontre un beau jeune homme dans la forêt. Ignorant qu’il s’agit d’un prince, elle le croit employé au palais. Ella a le sentiment d’avoir trouvé l’âme soeur. Une lueur d’espoir brûle dans son coeur, car toutes les jeunes filles du pays ont été invitées à assister à un bal au palais. Espérant y rencontrer à nouveau le charmant Kit, Ella attend avec impatience de se rendre à la fête. Hélas, sa belle-mère lui défend d’y assister et réduit sa robe en pièces… Pendant ce temps, le Grand Duc complote avec la méchante belle-mère pour empêcher le Prince de retrouver celle qu’il aime... Heureusement, comme dans tout bon conte de fées, la chance finira par sourire à Ella : une vieille mendiante fait son apparition, et à l’aide d’une citrouille et de quelques souris, elle va changer le destin de la jeune fille…

    Près de 65 ans après son dessin animé culte, Disney revisite un de ses grands classiques dans une version fidèle, flamboyante et sucrée, du célèbre conte de fées. Kenneth Branagh et les célèbres studios américains n’ont rien laissé au hasard pour donner vie à la célèbre héroïne et ils se sont assurés d’avoir les meilleurs atouts dans leur jeu. La douce Cendrillon et son Prince charmant sont parfaits et les performances de Cate Blanchett et de Helena Bonham Carter apportent une fantaisie au film sans le faire sombrer dans la clownerie.
    Vous connaissez l’histoire - et c’est le festin visuel promis qui vous aura peut-être fait venir. La costumière Sandy Powell et le décorateur Dante Ferretti, six Oscars à eux deux, s’en donnent à cœur joie dans cette version à la temporalité un peu floue : un monde de conte de fées mais aussi de cinéma où la vilaine belle-mère est lookée comme une méchante du Hollywood de l’âge d’or façon Joan Crawford tandis que la coiffure de la gentille marraine la fée évoque clairement la fée des lilas de Delphine Seyrig. Tout concourt à la réussite de ce Cendrillon au classicisme assumé, le film déroule avec délicatesse les fils d’une histoire universelle dans un écrin brillant et sophistiqué. Au-delà des petit(e)s qui adoreront, il n’y a aucun mal à croquer dans cette très jolie meringue…


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  •  Sans queue ni tête et ennuyeux à mourir. Le scénario est d'une indigence rare. Ce pauvre Will Smith se demande lui-même ce qu'il fait dans un tel navet!Il doit vraiment avoir besoin d'argent... Margot Robbie est vraiment très jolie mais cela ne suffit pas à faire un film... C'est cependant bien filmé. Une pure perte de temps.

    scénario: 5/20    acteurs: 5/20     technique: 16/20   note finale: 5/20

    Diversion

    La relation entre un arnaqueur professionnel et une apprentie criminelle vient perturber les affaires de chacun, quand ils se recroisent quelques années après leur première rencontre.


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  •  Sublime! Un très beau film comme je les aime: bien joué, bien filmé et on apprend plein de trucs! A VOIR!

    scénario:18/20     technique: 18/20    acteurs: 18/20    note finale: 18/20

     

    Selma

    Selma retrace la lutte historique du Dr Martin Luther King pour garantir le droit de vote à tous les citoyens. Une dangereuse et terrifiante campagne qui s’est achevée par une longue marche, depuis la ville de Selma jusqu’à celle de Montgomery, en Alabama, et qui a conduit le président Jonhson à signer la loi sur le droit de vote en 1965.

    L'après-midi du 7 Mars 1965, à Selma, Alabama (voilà l'explication du titre du film), des policiers attaquent à coups de matraques, de clubs de golf et de gaz lacrymogène des manifestants pour les droits civiques, qui veulent marcher jusqu'à Montgomery pour réclamer le droit de vote pour les Noirs. Car si ce droit leur est en principe accordé, d'innombrables embûches rendent de facto impossible leur inscription sur les listes électorales. Parmi les marcheurs, Martin Luther King, fraîchement auréolé de son Prix Nobel de la Paix, veut essayer de faire pacifiquement bouger les lignes. Mais ce Dimanche sera baptisé du triste nom de « Bloody Sunday » (un de plus…). La bataille est loin d'être gagnée…
    Selma va nous livrer le fil des événements qui mèneront à l'introduction du « Voting Rights Act » par un président Lyndon B. Johnson… fortement poussé aux fesses par ces impressionnants mouvements pour les droits civiques. Ava DuVernay a extirpé de souvenirs lissés par la légende un matériau brut, pour toucher au plus près la réalité politique et sociale américaine du milieu des années soixante : courage et lâcheté s'affrontent, l'idéalisme s'appuie sur d'intenses manœuvres politiques, les coalitions se forment, les rapports de force s'installent.

    En nous montrant ainsi les coulisses et l'intensité des jeux politiques, au sens noble – encore que parfois moins – du terme, Selma s'inscrit dans la droite ligne du Lincoln de Spielberg : il s'agit de rendre l'Histoire vivante, aussi incertaine, tragique et passionnante que si elle se déroulait au présent. La réalisatrice a choisi de s'en tenir au cadre restreint de quelques mois de l'année 1965 mais elle ne se prive ce faisant ni d'ambition ni d'ampleur, bien au contraire. Tendu et captivant, Selma est truffé de personnages fascinants et se consacre au portrait de tout un mouvement plutôt qu'à l'hagiographie d'un homme providentiel.
    Martin Luther King est bien sûr très présent à l'écran, à travers son parcours politique autant que dans sa vie privée (il est sous la surveillance constante du FBI et Hoover veut politiquement sa peau). Mais le film s'intéresse moins à réaffirmer sa grandeur qu'à comprendre son origine et ses limites, à restaurer sa dimension humaine. David Oyelowo interprète avec passion le pasteur, transmet parfaitement sa ténacité et sa dignité, mais aussi ses traits d'humour, ses doutes et ses faiblesses.

    Le récit accorde autant de place aux hommes de pouvoir et à leurs statégies qu'aux femmes et aux hommes de terrain prêts à défiler et à défiler encore, à Selma ou ailleurs. Car il s'agit bien de montrer que le Docteur King travaille au service du mouvement et non l'inverse, entouré de fortes figures qui toutes jouent un rôle capital dans ce combat pour la démocratie : son épouse Coretta Scott King et tous ceux qui portent des noms moins connus, les Amelia Boynton, Bayard Rustin, Fred Gray et bien d'autres… Un beau film tonifiant et émouvant, qui réinvestit le passé sans oublier jamais le présent : aux Etats-Unis comme ailleurs, il est loin d'être égalitaire.

     


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  • On a connu Marjana Starapi plus inspirée! C'est d'une nullité rare. Aucun intérêt. Les acteurs, jouent mal, c'est mal filmé, le scénario est insipide. Il faut dire que, comme tous les spectateurs de la salle, j'ai quitté la salle avant la fin du film! A EVITER!

    scénario: 2/20        technique: 5/20     acteurs: 5/20   note finale: 3/20

    The voices

    Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona - la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire - du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments...


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  • Mohsen Makhmalbaf fut le cinéaste iranien le plus important avec Abbas Kiarostami durant des années. Mais aujourd'hui, obligé de vivre en exil, il a dû tourner en Géorgie cette fable sur les dictateurs et leur chute, sur les violences et la fragilité de l'espoir. Alternant tragique et humour, réalisme et fable philosophique, Le Président est une réflexion forte sur les suites des révolutions, sujet actuel s'il en est. Malgré l'exil, Makhmalbaf continue à porter un message politique. Ce film politique est très intéressant et posent de nombreuses questions. On peut toutefois regretter certaines longueurs. C'est très bien filmé et c'est très joué. Les deux acteurs principaux sont remarquables!

    scénario: 18/20        acteurs: 18/20       technique: 18/20      note finale: 18/20

    Le président

    Le Président et sa famille dirigent leur pays d’une main de fer, profitant d'une vie luxueuse pendant que ses sujets vivent dans la misère.Du jour au lendemain, un violent coup d’état met fin à cette dictature et le Président devient l’homme le plus recherché du pays. Avec son petit-fils de 5 ans, il tente alors de rejoindre la mer où un navire les attend pour les mettre hors de danger. Grimés en musiciens de rue, ils se retrouvent confrontés à la souffrance et à la haine que le Président a suscité….

    C'est la vision fascinante d'un pouvoir qui détruit ceux qui le subissent et corrompt jusqu'à la folie ceux qui l'exercent. La première séquence, à la fois terrible et dérisoire, nous renvoie immanquablement au génial Dictateur de Chaplin. On y découvre un vieux président en uniforme et son son petit fils âgé de cinq ans admirant, depuis leur palais luxueux jusqu'au dégoût, leur capitale illuminée. Pour montrer à sa descendance l'immensité de son pouvoir, le président prend son téléphone et demande qu'on éteigne toutes les lumières de la ville. Et dans l'instant l'obscurité se fait. Il recommence plusieurs fois ce petit jeu, puisqu'on ne peut rien lui refuser, il se paie même le luxe de passer le téléphone à l'enfant pour qu'il donne lui-même les ordres. Mais à un moment les lumières ne s'éteignent plus et plus personne n'est au bout du fil… Peu après on entend coups de feu et explosions : une révolution vient d'éclater.

    Les choses vont très vite se précipiter : la famille présidentielle fuit en direction de l'aéroport, slalomant entre les manifestations de plus en plus violentes, réprimées dans le sang. Mais le petit garçon s'obstine à rester avec son grand-père. Grave erreur car rapidement la garde présidentielle est dépassée et c'est à moto puis à pied que le vieil homme et l'enfant vont poursuivre leur fuite, au hasard à travers le pays. Au cours de la fuite, le petit fils va comprendre, dans le regard et les attitudes de son grand-père, que le monde n'est pas aussi idyllique que celui qu'ils connaissaient dans le palais. Et c'est à travers les questions incessantes du gamin, auxquelles il ne peut répondre sans mentir, que le Président va réaliser l'ampleur de la monstruosité de son règne et regagner par là un peu d'humanité. Autour d'eux, la révolution qui se déroule n'est pas tant guidée par la soif de liberté et de démocratie que par la sarabande des vengeances et exactions diverses auxquelles se livrent les bourreaux d'hier, soudainement devenus résistants. On découvre qu'on ne s'improvise pas démocrate du jour au lendemain, et que le climat de terreur, d'arbitraire, de corruption institutionnalisée et d'inégalité structurelle qu'a instauré le régime du président a profondément imprégné l'âme du peuple et qu'il ne va pas disparaître de sitôt.

    Tourné en Géorgie, pays d'Asie Centrale encore récemment en proie à des bouleversements politiques et à une guerre sanguinaire avec son voisin azéri, le film s'inspire, dans le fond comme dans le décorum, des dictatures des pays de l'Est aussi bien que des printemps arabes qui ont renversé Moubarak, Ben Ali ou Khadafi avant que leurs révolutions respectives ne soient trahies par de nouvelles dérives autoritaires ou religieuses. Ce film marque le grand retour du grand Mohsen Makhmalbaf dont on n'avait plus de nouvelles depuis Kandahar, en 2001 !


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  •  Excellent! Il faut dire que j'adore Tim Burton! Ce film est une réussite à tous les niveaux. le scénario est excellent, les acteurs sont au mieux de leur forme, c'est bien filmé et on apprend plein de choses. On se demande pourquoi Christopher Waltz joue toujours les détraqués, les bizarres au autres dingos... Bref, je vous le conseille.

    scénario: 18/20     acteurs: 18/20    technique: 18/20    note finale: 18/20

    Big eyes

    BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.


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  •  Un très beau film dont la fin vous surprendra. Le milieu et le début aussi d'ailleurs. Ce film est très réussi et les acteurs sont excellents. c'est bien filmé.   

    scénario: 17/20       acteurs: 17/20        technique: 17/20    note finale: 17/20

    Un homme idéal

    Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement…
    Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom...
    Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, Mathieu va plonger dans une spirale mensongère et criminelle pour préserver à tout prix son secret…


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  • Quand Gianni se révolte, ça fait mal... et on rit, on rit... C'est amusant, vraiment plein d'humour. C'est le meilleur de la trilogie.

    scénario: 16/20       acteurs: 16/20     technique: 16/20    note finale: 16/20 

    Bons à rien

    Combien d’injustices doit encore subir le pauvre Gianni ? De ses collègues de bureau, à son infecte voisine, jusqu’aux exigences impossibles de son ex-femme, les brimades qu’il vit au quotidien sont infinies. Il faudrait se mettre en colère et apprendre à se faire respecter, mais comment fait-on ?


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  •  Un très joli film sur l'amour impossible entre un jeune arabe et une femme plus âgée et chrétienne. Et encore que dans ce film, il y a de l'amour. Pas comme dans ces tristes couple composés d'un jeune arabe et d'une vieille européenne où s'il peut y avoir de l'amour d'un côté, de l'autre, il n'y a que la volonté de venir vivre en Europe à tout prix ou alors de vivre aux crochets de la vieille... Le rejet de la société et de la famille est très bien montré.    Bref, ce film est tout en délicatesse et en nuances. Très réussi.

    scénario: 16/20       technique: 16/20   acteurs: 16/20   note finale: 16/20

    L'Amour ne pardonne pas

    Une femme, un homme, deux cultures et des années qui les séparent : Adriana et Mohamed parviendront-ils à dépasser les préjugés du monde qui les entoure ? Une histoire d’amour sincère au coeur de l’Italie du Sud.


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  •  Déception. Ce documentaire est fouillis et part dans tous les sens. Il faudrait le remonter. Intéressant et à voir cependant.

    scénario: 14/20         technique:14/20    note finale: 14/20

    En 2013, Edward Snowden déclenche l’un des plus grands séismes politiques aux Etats-Unis en révélant des documents secret-défense de la NSA. Sous le nom le code « CITIZENFOUR », il contacte la documentariste américaine Laura Poitras. Elle part le rejoindre à Hong Kong et réalise en temps réel CITIZENFOUR, un document historique unique et un portrait intime d’Edward Snowden.

    Imaginez que la rencontre entre Bob Woodward et Carl Bernstein du Washington Post avec « Gorge Profonde » dans un parking souterrain ait été filmée et qu'en ait résulté un documentaire de première main sur l'affaire du Watergate… Ce serait encore peu de chose en comparaison du document exceptionnel et sidérant qu'est Citizenfour, à la fois l'Histoire filmée en train de se produire, le portrait passionnant du plus célèbre lanceur d'alerte des années 2000, et sans doute le film le plus emblématique de l'atmosphère des années post-11 Septembre.
    Janvier 2013. Laura Poitras travaille depuis deux ans sur le troisième volet d'une trilogie dédiée à l'Amérique d'après les attentats du World Trade Center. Les deux premiers, My country, my country puis The Oath, s'intéressaient à un docteur se présentant aux élections irakiennes de 2006 et à l'ancien chauffeur d'Oussama Ben Laden. Pour son troisième film, elle veut traiter des dérives sécuritaires américaines. Autant dire qu'elle est déjà « ciblée » par la NSA, et familière des fouilles systématiques quand elle entre sur le sol US. Elle est alors contactée par un correspondant anonyme, sous le pseudonyme de « Citizenfour », qui lui donne des instructions pour chiffrer leur correspondance, pour lui transmettre des informations confidentielles. Il lui demande d'impliquer le journaliste du Guardian Glenn Greenwald, connu pour son travail d'investigation en 2010 sur l'arrestation et la détention de Bradley Manning, qui avait transmis des documents militaires classifiés à Wikileaks.

    Cinq mois plus tard, comme dans un roman de John Le Carré, Poitras et Greenwald rencontrent secrètement celui qu'ils ne connaissent encore que sous le pseudonyme de « Citizenfour » dans une chambre d'hôtel de Hong Kong. Un reporter aguerri du Guardian, Ewen MacAskill, est aussi appelé en renfort afin de s'assurer que la réputation du prestigieux quotidien soit protégée dans cette affaire. Durant huit jours, filmé par Laura Poitras, Edward Joseph Snowden, informaticien travaillant pour la NSA, va révéler aux deux journalistes un volume considérable de documents décrivant les programmes de surveillance mondiaux mis en place par la NSA, tels la collecte des données de grandes entreprises du web (Facebook, Google, Apple…) par le programme PRISM, l'espionnage de câbles sous-marins de télécommunications intercontinentales, et d'institutions internationales comme le Conseil européen à Bruxelles ou le siège des Nations Unies…
    Durant huit jours, on voit Edward Snowden se livrer à la caméra et aux journalistes, préparant la publication des révélations, s'attendant à tout moment à voir la NSA débarquer dans la chambre. Huit jours surréalistes et baignés d'une telle paranoïa qu'elle prend même des allures comiques (la scène incroyable où Snowden tape son mot de passe sous une serviette, piquant un fou rire nerveux avec les journalistes). La révélation principale de ce documentaire, c'est la personnalité de Snowden, d'une lucidité, d'une intelligence et d'un courage admirables, et comment lui et les journalistes ont planifié les révélations pour qu'elles atteignent leur but et ne soient pas noyées dans le flot médiatique.

    Citizenfour pose des questions éthiques fondamentales. À quel point la protection d'une population peut-elle se faire au détriment de libertés individuelles et au mépris de la vie privée ? Jusqu'où un gouvernement peut-il tenir des citoyens dans l'ignorance de ses actes en prétextant que c'est pour leur propre bien ? Est-il légitime d'enfreindre la loi afin de dénoncer de telles pratiques ? Alors que vient d'être publié le décret d'application de la loi de programmation militaire qui ouvre la voie à une surveillance administrative en France, et que le « Patriot Act à la française » est sur toutes les lèvres, le film de Laura Poitras est passionnant et salutaire.


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  •  Excellent ce film sur le scandale Clearstream! Les acteurs sont formidables, le scénario est bien écrit, et c'est bien filmé. Tout le monde devrait voir ce film.

    scénario: 18/20       acteurs: 18/20        technique: 18/20    note finale: 18/20

    L'Enquête

    2001. Le journaliste Denis Robert met le feu aux poudres dans le monde de la finance en dénonçant le fonctionnement opaque de la société bancaire Clearstream. Sa quête de vérité pour tenter de révéler "l'Affaire des affaires" va rejoindre celle du juge Renaud Van Ruymbeke, très engagé contre la corruption. Leurs chemins vont les conduire au cœur d'une machination politico-financière baptisée "l'affaire Clearstream" qui va secouer la Vème République.

    Le film porte très bien son titre et commence comme le précédent opus de Vincent Garenq, Présumé coupable : l'arrestation par les gendarmes, au petit matin, d'un homme incrédule et sonné sous les yeux de sa famille. Un homme qui, comme le héros de Présumé Coupable croyait non seulement n'avoir rien à se reprocher mais pensait incarner un certain idéal de justice. Dans Présumé Coupable, c'était l'huissier Alain Marécaux, victime d'un des plus incroyables flops judiciaires de ces dernières années, la fameuse affaire d'Outreau. Ici le type menotté, c'est le journaliste et écrivain Denis Robert, un homme qui a cru, envers et contre tout, que la recherche de la vérité finirait par avoir raison des obstructions savamment orchestrées par la grande finance internationale et ses complices.

    A la fin des années 1990, Denis Robert est depuis plus de dix ans un journaliste d'investigation du quotidien Libération. Il est devenu spécialiste de la corruption et du financement occulte des partis politiques. Il découvre un peu par hasard, en interviewant un de ses fondateurs luxembourgeois puis un de ses comptables, l'existence de la chambre de compensation financière Clearstream (autrefois Cedel), qui permet à des banques internationales et à leurs clients importants de dissimuler des transactions délicates. C'est de manière totalement indépendante, sans le soutien d'un journal, qu'il mènera l'enquête. Il dévoile ainsi dans un premier livre, Révélation$, tout un système dont multinationales et États profitent au détriment des citoyens. Les procès pleuvent sur la tête du journaliste et sa corporation, dans sa grande majorité, se montre circonspecte voire hostile, probablement frileuse face aux menaces judiciaires de Clearstream. Mais les révélations de Denis Robert intéresseront la commission parlementaire sur le blanchiment dirigée entre autres par le député Vincent Peillon. Se greffera par la suite une deuxième affaire, qui malheureusement éclipsera médiatiquement la première pourtant bien plus importante, celle des fichiers liés à l'affaire des rétro-commissions de la vente de frégates à Taïwan, fichiers falsifiés par le financier Imane Lahoud pour le compte de Jean Louis Gergorin, vice président du consortium militaire EADS, affaire qui verra la guerre entre Sarkozy et De Villepin finir en justice.
    Le grand intérêt du film, c'est, à travers un thriller politico-financier, d'expliquer de manière limpide une affaire et un système qui semblent encore occultes au plus grand nombre, malgré tous les sujets télévisés réalisés à la va-vite. Vincent Garenq montre avec lucidité l'acharnement d'une justice manœuvrée par les moyens démesurés des services juridiques des multinationales concernées (Denis Robert fut à la fois poursuivi par Clearstream mais aussi par des banques d'affaires russes ou luxembourgeoises). Mais il épingle aussi la complicité d'une partie des médias.

    Pour donner chair à cette histoire complexe, Vincent Garenq articule son film autour de trois personnages et trois acteurs remarquables : Gilles Lellouche – qu'on a rarement l'occasion de voir à Utopia vu les films qu'il choisit – est ici parfait de présence et de charisme dans le rôle du journaliste aventurier, parfois à la limite de la légalité. L'intégrité du juge Van Ruymbecke est parfaitement interprétée par l'excellent Charles Berling et la schizophrénie et le sens de la manipulation du financier Imane Lahoud sont bien rendues par l'étonnant Laurent Capellutto. Intelligent et efficace, passionnant à suivre, L'Enquête est une ode salutaire à la démocratie et à la justice envers et contre tous les petits arrangements du monde de la finance et de la politique.


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  •  Les photos de ce film sont d'une beauté à couper le souffle. Il faut dire que JJ Annaud sait filmer les paysages et les animaux. Après ce n'est pas son meilleur film. Le scénario est minimaliste. Les deux acteurs principaux ne sont pas géniaux et sont beaucoup trop vieux pour jouer les "jeunes étudiants qui vont enseigner à la campagne": d'ailleurs on ne les voit jamais enseigner. L'histoire avec les loups est sympa mais ça ne va pas chercher loin. Seul le "vieux" du film sauve un peu les meubles en nous rappelant régulièrement l'osmose entre les divers éléments de la nature. Mais le jeu des deux étudiants est juste impossible et cela gâche le film (et je ne parle pas des fausse de l'un des deux acteurs principaux...). Certaines scènes sont vraiment cruelles envers les animaux et j'espère qu'en Chine il est interdit ou de tuer ou de maltraiter les animaux pendant les tournage de films mais j'ai un gros gros doute... qu'en on sait ce qu'ils font aux tigres, aux éléphants etc...

    Technique: 20/20   acteurs: 10/20   scénario: 10/20      note finale: 10/20

    Le dernier loup

     

    1969. Chen Zhen, un jeune étudiant originaire de Pékin, est envoyé en Mongolie-Intérieure afin d’éduquer une tribu de bergers nomades. Mais c’est véritablement Chen qui a beaucoup à apprendre – sur la vie dans cette contrée infinie, hostile et vertigineuse, sur la notion de communauté, de liberté et de responsabilité, et sur la créature la plus crainte et vénérée des steppes – le loup. Séduit par le lien complexe et quasi mystique entre ces créatures sacrées et les bergers, il capture un louveteau afin de l’apprivoiser. Mais la relation naissante entre l’homme et l’animal – ainsi que le mode de vie traditionnel de la tribu, et l’avenir de la terre elle-même – est menacée lorsqu’un représentant régional de l'autorité centrale décide par tous les moyens d’éliminer les loups de cette région.

     


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  • Alors là, côté navet, il y a du lourd. Un film sans aucun intérêt. Ca tire dans tous les sens, ça n'a aucun sens et c'est débile. Les acteurs ne sont pas terribles. Il faut dire qu'avec un scénario si mauvais, comment bien jouer?  Ce pauvre Liam Neeson doit vraiment avoir besoin d'argent pour avoir tourné dans une telle daube. c'est mauvais et sans intérêt.

    scénario: 2/20        technique: 16/20         acteurs: 12/20         note finale: 3/20

    Night Run

    À Brooklyn, Jimmy Conlon, mafieux et tueur à gages qu'on surnommait autrefois le Fossoyeur, n'est pas au mieux de sa forme. Ami de longue date du caïd Shawn Maguire, Jimmy, qui a aujourd'hui 55 ans, est hanté par ses crimes – et traqué par un inspecteur de police qui, depuis 30 ans, n'a jamais renoncé à l'appréhender. Et ces derniers temps, il semble que le whisky soit le seul réconfort de Jimmy.
    Mais lorsqu'il apprend que sa prochaine mission consiste à éliminer Mike, son fils qu'il n'a pas revu depuis des années, Jimmy doit choisir entre la "famille" mafieuse qu'il s'est construite et la vraie famille qu'il a abandonnée il y a bien longtemps. Tandis que Mike est en cavale, Jimmy comprend que pour racheter ses fautes passées, il lui faut sans doute protéger son fils du sort funeste qui l'attend lui-même désormais… Alors qu'il n'est plus en sécurité nulle part, Jimmy ne dispose que d'une seule nuit pour résoudre son conflit de loyautés et s'amender enfin.

     


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  • Alors là, côté navet, y a du lourd!!! J'avais détesté "district 9" et bien j'ai détesté celui-là! Ils sont aussi bien l'un que l'autre pathétiques. C'est mal joué, le scénario est indigent et la réalisation est approximative. mais le pire c'est quant même le jeu des acteurs... A éviter!

    scénario: 2/20    acteurs: 2/20    technique: 10/20      note finale: 2/20

     

    Chappie

    Dans un futur proche, la population, opprimée par une police entièrement robotisée, commence à se rebeller. Chappie, l’un de ces droïdes policiers, est kidnappé. Reprogrammé, il devient le premier robot capable de penser et ressentir par lui-même. Mais des forces puissantes, destructrices, considèrent Chappie comme un danger pour l’humanité et l’ordre établi. Elles vont tout faire pour maintenir le statu quo et s’assurer qu’il soit le premier, et le dernier, de son espèce.


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  •  J'adore les documentaire et je trouve qu'ils sont un genre trop méprisé par le ciné et les spectateurs. Le sujet de celui-ci est très intéressant, mais mon Dieu, qu'il est brouillon et mal monté. c'est vraiment dommage car les recherches ont été très bien faites mais le résultat est brouillon et peu satisfaisant. Si j'étais le réalisateur, je referai le montage en me consacrant à l'essentiel et avec un plan plus clair. C'est très bien filmé et l'enquête est vraiment intéressante.

    scénario: 12/20     technique: 16/20   note finale: 14/20

    Depuis 2000 ans, une femme entre toutes les femmes bouleverse le monde et ses habitants. C’est sans doute la femme la plus populaire de la planète. Elle est à l’origine des plus grands rassemblements mondiaux, réalise des prodiges par milliers, interpelle depuis des siècles des scientifiques incontestés, multiplie ces derniers temps ses apparitions, délivre des secrets à des enfants analphabètes, fait pleurer des icônes et transmet des messages apocalyptiques à qui veut bien les entendre. Son nom : Marie. Filiation : les trois religions du livre. Une femme juive priée par des musulmans. Une déesse pour les Hindous, la mère de Dieu pour les Chrétiens, un ultime recours pour des non croyants. Ce film va proposer pour la première fois de lever le voile sur les différentes interventions de ce personnage historique et biblique dont les écritures annoncent qu’il prendra part au combat final de la fin des temps. Pour cela, un secret bien gardé par le Vatican : le troisième secret de Fatima. Des décennies de silence, de refus, de supputations. Et si le Vatican n’avait pas tout dit, lors de la révélation officielle en l’an 2000 de ce message délivré 83 ans plus tôt par la Vierge. Ce sera l’objet de ce film. Une enquête inédite pour découvrir, aux quatre coins du monde, les multiples visages de cette mère qui, depuis 2000 ans, rassure, console, guérit et interpelle.


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  • Ce qui choque le plus dans ce film, c'est la laideur des deux acteurs principaux. Ils sont d'une laideur repoussante et c'est dérangeant. Après l'histoire est un peu bizarre mais pourquoi pas? L'histoire de cette femme obsédée par la "pureté" qui refuse de nourrir son fils correctement. Et pour finir, c'est mal filmé.

    scénario: 12/20      technique: 12/20    acteurs: 12/20   note finale: 12/20

    Hungry Army

    Jude est Américain, Mina Italienne. Ils se rencontrent à New York, tombent fous amoureux et se marient. Lorsque Mina tombe enceinte, une nouvelle vie s’offre à eux. Mais l’arrivée du bébé bouleverse leur relation. Mina, persuadée que son enfant est unique, le protège de façon obsessionnelle du monde extérieur. Jude, par amour, respecte sa position jusqu’à ce qu’il comprenne que Mina commence à perdre contact avec la réalité.

    Cela commence par une rencontre hilarante que je résiste à l'envie de vous raconter. Un coup de foudre excrémentiel qui restera gravé dans les annales… Comme quoi on ne sait ni le jour ni l'heure où l'amour vous tombe dessus… Cœurs désespérés cessez de l'être ! Même dans les lieux et les circonstances les plus ridicules, si on ne meurt pas de rire, on peut rencontrer l'âme sœur. C'est ainsi que Mina et Jude se trouvèrent. Lui pas vraiment beau, elle pas vraiment belle, mais très charmants à coup sûr, et faits l'un pour l'autre : on dirait presque une chanson à l'eau de rose…
    Après s'être dévorés des yeux, les voilà au pieu et partis pour le partager une partie de l'éternité, dans un appartement donnant sur les toits d'un New-York hors du temps, aux multiples facettes… Elle l'italienne à l'air diaphane, légère comme une bulle (Alba Rohrwacher, carrément impressionnante)… Lui l'américain à l'allure singulière, épais comme un adolescent aux airs de doux rêveur indécis et lunaire (Adam Driver, impeccable mais très laid).

    On imagine que le petit couple va suivre une voie proprette et sans encombre. On sent poindre l'idée (pas tout à fait partagée) qu'un rejeton scellerait merveilleusement cette union. Mina n'a pas le temps de dire ouf que le test de grossesse lui confirme la chose : elle est en cloque ! Un petit mariage à la clef pour légitimer le tout ? Allez ! Tant qu'on y est ! C'est l'occasion de rencontrer le reste de la famille, surtout la mère de Jude, Anne (Roberta Maxwell, inquiétante à souhait), un regard mi-fou mi compatissant, une future excellente grand-mère dévouée, qui attire tout à trac les confidences de Mina. Connivence naissante qui n'enthousiasme pas Jude : comme tout grand garçon émancipé, il ne veut pas avoir sa mère dans les pattes… Bref, la noce se passe… Et je crois que c'est là qu'on commence à pressentir que pourraient s'accumuler dans le ciel sans tâche de leur félicité les prémices de petits nuages qui deviendront grands et orageux si le destin leur prête vie…

    Et de fait tout chancelle insensiblement, méthodiquement, presque sans bruit. Le comportement de Mina change imperceptiblement, sans vague. Jude est tellement occupé à baigner dans sa mer de bonheur immuable – et accessoirement à beaucoup travailler – qu'il semble à peine remarquer la chose : il pose sur son aimée le même regard qu'un labrador énamouré inconditionnel de sa maîtresse. Il s'inquiète bien parfois de voir Mina fondre, devenir de plus en plus fluette, presque un ectoplasme évanescent. Mais elle lui parle avec une telle assurance calme et douce qu'il gobe tout. Elle le persuade du bien fondé de sa démarche de végétalienne : elle doit purifier son organisme pour le bébé qu'elle porte… Pas n'importe lequel, une rareté : un enfant indigo… Et on se prend à attendre avec eux, dans leur univers feutré, ouaté, loin des impuretés du monde, l'arrivée du divin enfant. L'harmonie parfaite de leur couple idyllique, après nous être apparue comme suspecte devient dérangeante, insupportable, jusqu'à faire froid dans le dos… Et l'arrivée du bébé ne va faire que confirmer cette impression de profond malaise : Mina devient obsédée par l'idée de protéger son garçon du monde extérieur, progressivement elle s'en retire donc, s'en isole, créant une sorte de bulle irrespirable autour d'eux, excluant presque naturellement Jude…

     


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  • Un très joli documentaire sur la grande équipe de hockey sur glace de l'Union Soviétique.  C'est très bien fait et on sait comment leur carrière a évolué et ce qu'ils sont devenus. C'est d'autant plus intéressant que c'est l'époque où le pays s'est ouvert.

    scénario: 17/20      technique: 17/20   note finale: 17/20

    Red Army

    Porté par Werner Herzog et le producteur Jerry Weintraub primé aux Emmy Awards, le documentaire RED ARMY retrace le destin croisé de l’Union Soviétique et de l’équipe de hockey sur glace surnommée « l’Armée Rouge » : une dynastie unique dans l’histoire du sport. L’ancien capitaine de l’équipe Slava Fetisov revient sur son parcours hors du commun : d’abord adulé en héros national, il sera bientôt condamné comme ennemi politique. La « Red Army » est au coeur de l’histoire sociale, culturelle et politique de son pays : comme l’URSS, elle connaît la grandeur puis la décadence, avant d’être secouée par les bouleversements de la Russie contemporaine.
    Red Army raconte l’histoire extraordinaire de la Guerre Froide menée sur la glace, et la vie d’un homme qui a tenu tête au système soviétique.


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  •  J'ai beaucoup aimé ce documentaire qui pourra paraître déroutant aux gens peu habitués aux documentaires. on apprend plein de choses sur la vie de ce musée à Vienne.

    scénario: 17/20      technique: 17/20    note finale: 17/20

    Le Grand Musée

    A l'occasion de la rénovation d'un bâtiment, le film nous plonge au coeur du musée de l'Histoire de l'Art de Vienne et nous fait partager l'intimité de ses employés. Directeur général, conservateurs, restaurateurs, manutentionnaires ou historiens d'art, tous passionnés et passionnants, nous entraînent dans leur quotidien, au service des oeuvres.

    Le Kunsthistorisches Museum est l'un des plus importants du monde : la salle des Bruegel est la plus visitée mais chaque salle renferme des trésors.  Ce documentaire sans commentaire nous montre aussi bien le travail quotidien des employés que les grandes décisions sur le marketing ou les finances qui sont prises lors de cette période de travaux. Tourné sur un an mais réduit à l'essentiel (1h30 de film seulement), c'est un bonheur pour chaque amateur de peinture et d'art. Qui donne une envie irrésistible de découvrir les oeuvres en vrai !

    Dans la lignée du récent National Gallery (il ne faut cependant pas comparer les deux films, celui de Frederick Wiseman avait une autre dimension, ne serait-ce que du fait de sa durée), cet excellent film documentaire nous entraîne dans les entrailles d'un des plus grands musées du monde, le Musée de l'Histoire de l'Art à Vienne, la capitale autrichienne. C'est un regard curieux, attentif, empathique et non dénué d'humour que porte le réalisateur Johannes Holzhausen sur cette vénérable institution, que l'on découvre ainsi comme jamais sans doute aucun visiteur n'a pu la voir.
    Holzhausen a choisi une occasion exceptionnelle, la rénovation d'une des ailes du musée, pour nous introduire dans ce bâtiment colossal et nous faire partager l'intimité de tous ceux qui œuvrent en son sein, à tous les niveaux, à tous les postes, du plus prestigieux au plus anonyme. Mais chacun a son rôle bien précis, et indispensable. Directeur général, conservateurs, équipe de nettoyage, manutentionnaires ou historiens d'art, ils sont tous passionnés et passionnants et nous entraînent dans leur quotidien, consacré aux œuvres, à leur conservation, à leur restauration, à leur bien-être est-on tenté de dire, tant chacun est aux petits soins pour chaque tableau…

    « Le tournage, qui a duré un an, s’est fait à une période de réaménagement du musée et de restructuration marketing. C’était une vraie chance d’être là précisément au moment où tous ces gens étaient amenés à redéfinir leur travail et à réfléchir sur ce que devait être ce musée… Chaque fois que c’était possible, je suivais ces débats.
    « Le musée avait aussi une nouvelle directrice, Sabine Haag. Son prédécesseur n’aurait jamais autorisé le tournage. Mais elle m’a accordé sa permission, parce qu’elle avait l’ambition que le public réinvestisse pleinement le musée, le film lui est apparu comme une opportunité de plus pour atteindre son objectif : ses intérêts coïncidaient donc avec les miens…
    « L’une des particularités du contexte était que la nécessité d’informer tous les employés sur la restructuration offrait à beaucoup leur seule chance, en des années de travail, de s’exprimer devant tout le monde. C’est le cas de cette dame, surveillante dans les salles d’exposition, qui perd patience parce qu’elle trouve qu’on n’accorde pas assez d’attention aux employés comme elle. Dans des cas comme celui-là, la présence de la caméra tend toujours à intensifier les conflits. Inconsciemment, cette femme sait qu’elle s’adresse à un public plus large, au-delà du moment lui-même : son intervention allait être conservée et montrée. Et cela lui a donné une énergie unique pour parler, qui a surpris tout le monde !
    « J’ai toujours eu un point de vue démocratique sur le musée en général, et celui-ci en particulier. Quand j’y passais du temps pendant mes études, j’étais très impressionné par l’architecture impériale si imposante, chargée de symboles qui suggéraient un sens métaphysique. Je trouvais qu’il était difficile de regarder les œuvres dans un tel cadre. Avec ce film, j’ai eu envie d’enlever la métaphysique, pour revenir à l’objet. Pour cela, je fais semblant de considérer les œuvres
    comme des objets ordinaires : je m’impose des règles telles que toujours montrer les œuvres avec les gens qui les manipulent, ou mélanger chefs-d’œuvre et œuvres de moindre valeur, que l’on pourrait presque trouver sur le marché… »


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  •  Un joli film très réussi! Une autre vision du Japon d'Amélie Nothomb. Le scénario est super, c'est bien filmé, bien joué etc... Un régal! Un film frais et léger! Sans oublier cette incroyable ressemblance entre Pauline Etienne et Juliette Binoche: tant au niveau du visage, que des expressions et du jeu. Incroyable, non?

    scénario: 18/20       acteurs: 18/20     technique: 18/20   note finale: 18/20

    Tokyo Fiancée

    La tête pleine de rêves, Amélie, 20 ans, revient dans le Japon de son enfance. Elle propose des cours particuliers de français et rencontre Rinri, son premier et unique élève, un jeune Japonais qui devient bientôt son amant. A travers les surprises, bonheurs et déboires de ce choc culturel drôle et poétique, nous découvrons une Amélie toute en spontanéité et tendresse, qui allie la grâce d'un ikebana à l'espièglerie d'un personnage de manga.


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  • Un film très original sur la mémoire. Une grand-mère qui n'en a jamais parlé, parle de son passé dans les camps à son petit-fils. Cela ressemble a du théâtre filmé mais c'est plus que ça. La mère de Joseph Morder fut déportée à Bergen Belsen, comme Nina. Il y a sans doute bien des réalités racontées dans ce film. Des réalités effroyables, douloureuses, indicibles. Des réalités qu'il est nécessaire de dire mais nécessaire aussi de mettre à distance. Alors Morder a décidé de travailler avec des toiles peintes, des personnages de carton, des effets irréels, qui donnent une poésie intemporelle à ses images. On pense à certains films hollywoodiens (Un Américain à Paris, Brigadoon) qui nous enchantent parce que rien n'y est vrai. Mais ici ce n'est pas seulement la beauté des images qui compte. L'artifice permet d'oser dire l'impossible à dire. Et cet étonnant mélange, ajouté à la subtilité de l'interprétation, nous enchante.

    scénario: 17/20     technique: 17/20    acteurs: 17/20    note finale: 17/20

     

    La Duchesse de Varsovie

     

    Valentin est un jeune peintre qui vit dans le monde imaginaire de ses tableaux. Lorsqu'il retrouve sa grand-mère Nina, une émigrée juive polonaise dont il se sent très proche, il lui confie son manque d'inspiration et sa solitude. Au fil de ces quelques jours passés ensemble dans un Paris rêvé, Valentin exprime de plus en plus le besoin de connaitre le passé que Nina a toujours cherché à dissimuler...

    C'est un film singulier et sensible, qui s'appuie sur une mise en scène et une narration stylisées à l'extrême pour dire des choses essentielles, qui touchent à l'humain et aux fondements monstrueux de notre histoire contemporaine.
    Deux personnages seulement pour incarner tout ça. Nina, une vieille dame d'origine polonaise, élégante et un chouïa hautaine, qui rentre à Paris après des vacances sur la Côte d'Azur. Et Valentin, son petit-fils venu l'accueillir à la gare, un jeune peintre un peu bohème actuellement en manque d'inspiration. Il souffre profondément d'un manque d'identité qui le bloque dans sa création. Il raconte à sa grand mère qu'il mène une existence plutôt morose, alors même qu'il s'adonne à une vie nocturne effrénée et un peu vaine dans les boîtes gays de la capitale. Elle, sous ses allures de bourgeoise parisienne cultivée et indépendante, porte un lourd secret qu'elle a toujours caché à tout le monde, y compris à son fils. Un secret qui la ronge.
    Au cours des quelques jours qu'ils vont passer ensemble, à se promener dans les endroits les plus agréables de Paris, le jeune homme et la vielle dame vont se dévoiler l'un à l'autre et laisser craquer le vernis de leurs représentations respectives. On comprendra vite qu'il est question pour Nina de l'incapacité à évoquer la déportation qu'elle a subi en Pologne plus de soixante ans auparavant, qui est devenue une parenthèse terrifiante et indicible que seuls selon elle les survivants peuvent comprendre et appréhender…

    Ce qui donne à La Duchesse de Varsovie sa très forte identité et son charme très particulier et agissant, c'est son dispositif, qui est non seulement bluffant mais aussi extrêmement juste par rapport à son sujet. Joseph Morder, cinéaste volontiers expérimental, lui même fils d'une rescapée des camps exilée en Amérique latine, a choisi de n'utiliser que des décors peints pour y filmer ses personnages : que ce soit les intérieurs meublés (l'appartement de Nina évoque irrésistiblement ceux peints par les fauvistes ou les premiers expressionnistes au début du xxe siècle) ou les sites extérieurs, emblématiques de la topographie parisienne. Après un moment de surprise, ce choix audacieux apporte au film une tonalité volontairement hollywoodienne – celle par exemple du Vincente Minelli d'Un Américain à Paris – synonyme d'une douceur, d'une insouciance de vie qui contrastent avec les tourments des âmes. Même les quelques autres personnages (notamment les parents de Valentin) auxquels sont confrontés Alexandra Stewart et Andy Gillet sont incarnés par des figures parlantes de carton, qui montrent bien que l'essentiel de ce qui se joue est la formalisation de ces terribles souvenirs qui vont bien finir par s'exprimer au grand jour. Seule une échappée belle dans un cinéma de quartier, où Nina et Valentin voient un film muet racontant une idylle lesbienne dans les années vingt, apporte une respiration en prises de vues réelles.

    Entre l'interprétation remarquable des deux comédiens et son dispositif d'une beauté et d'une justesse sidérantes, ce film étonnant s'avère finalement un des plus beaux jamais réalisés autour d'un témoignage sur la Shoah.


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  •  Ce film est une merveille! Tout est surprenant, les acteurs sont merveilleux, le scénario est génial, c'est bien filmé et comme beaucoup de films qui viennent d'Israël, il pose le problème des relations israélo-palestiniennes de façon différente.

    scénario: 18/20      technique: 18/20       acteurs: 18/20      note finale: 18/20

    Mon fils

    Iyad a grandi dans une ville arabe en Israël. A 16 ans, il intègre un prestigieux internat juif à Jérusalem. Il est le premier et seul Arabe à y être admis. Il est progressivement accepté par ses camarades mais n’a qu’un véritable ami, Yonatan, un garçon atteint d’une maladie héréditaire. Iyad se rapproche de la famille de Yonatan, apportant du courage et de la force à sa mère Edna. Il devient vite le deuxième fils de la famille...

    Souvenez-vous des meilleurs films d'Eran Riklis, que vous avez tant aimés : Les Citronniers et avant lui La Fiancée syrienne… Cette manière de filmer : sensuelle, efficace, joviale. Mon fils est de la même veine et de la même qualité : il rend la complexité d'un pays, de deux pays, accessible, intelligible, sensible. Dans tous ses films qui traitent d'Israël et de la Palestine, Riklis prend le parti d'un humanisme volontariste, capable de briser toutes les frontières et qui fait foutrement du bien par les temps qui courent.
    Mon fils raconte l'histoire d'une double rencontre qui défie les préjugés, qui bouscule les appartenances identitaires. Une histoire bien ancrée dans l'histoire récente : on est entre 1982 (la guerre du Liban) et 1991 (la guerre du Golfe), et l'adolescence de Lyad va être marquée douloureusement par ces conflits, l'histoire collective s'imbriquant étroitement dans sa construction intime.

    Lyad est un jeune homme brillant, un matheux né, dont père et mère sont si fiers qu'ils sont prêts à tous les sacrifices pour qu'il puisse accéder à la meilleure éducation possible… et ce n'est pas dans leur petite ville arabe qu'il va la trouver… Lorsqu'un prestigieux internat juif de la grande Jérusalem l'accepte comme premier et seul étudiant arabe, c'est la liesse générale. C'est la promesse d'un avenir meilleur, loin de sa condition, de celle de sa famille, de celle de sa minorité, la possibilité d'être intégré différemment dans la société israélienne, de ne plus être ostracisé.
    Le départ est certes douloureux pour ce grand dadais affectueux mais le soutien des siens l'aide à franchir le cap. L'arrivée dans son nouveau lycée va être tout aussi difficile. Son hébreu approximatif, dont l'accent crie la provenance, lui attire quolibets et provocations. Et malgré son désir de réussir, pas grand chose ne semble le retenir-là, personne qui lui tende la main. Pourtant, peu à peu, il se fait une petite place, surtout grâce à Edna et à son fils Yonatan, lourdement handicapé. Ce qui ne devait être qu'un petit boulot d'appoint, un soutien scolaire, se transforme progressivement en grande histoire d'amitié fraternelle entre deux garçons brillants. Ces deux-là se comprennent à demi-mot, osent un humour grinçant, du genre « pas de bras, pas d'chocolat », que n'oserait nul autre. C'est que leur différence, leur mise au ban de la société les rapprochent. Comme si la condition d'un Arabe en Israël n'était pas très éloignée de celle d'un Juif en fauteuil roulant, tous deux contraints d'avancer vaillamment malgré leur handicap. Hauts les cœurs ! Edna est tellement heureuse de voir Yonatan rire à nouveau qu'elle accueille Lyad comme s'il était un deuxième fils.
    Et puis il y a la jolie Naomi, qui s'improvise professeur de diction pour aider son camarade. Naomi dont le regard doux et troublant enveloppe chaque jour un peu plus Lyad, qui ose avouer peu à peu ses sentiments, sans les montrer au reste du monde (qui ne comprendrait pas cette union sacrilège)…

    Ce film riche et complexe, qui résonne juste et fort, est le mariage réussi entre deux univers. Celui d'un réalisateur juif dont l'œuvre est depuis toujours traversée par les problématiques liées à l'intolérance entre les peuples et celui de l'écrivain arabe israélien Sayed Kashua, né comme Lyad dans un bastion arabe perdu au creux d'Israël… Adaptation (on pourrait presque dire fusion) à l'écran de deux de ses romans : Les Arabes dansent aussi (Belfond et 10/18) et La Deuxième personne (Editions de l'Olivier).


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