• Une comédie gentillette devant laquelle on passe un bon moment. Pas un chef d'oeuvre, quelques grossièretés (j'aurais interdit ce film aux moins de 12 ans car certaines scènes sont un peu graveuleuses.) mais on s'amuse. Attention, ce n'est pas une comédie familiale du tout. A ne pas montrer aux enfants.

    scénario: 16/20   acteurs: 16/20    technique: 16/20   note finale: 16/20

    Les Miller, une famille en herbe

    David Burke est un dealer à la petite semaine qui se contente de vendre sa marchandise à des chefs cuisiniers et des mamans accompagnant leurs fils au football, mais pas à des ados – car, au fond, il a quand même des principes ! Alors que tout devrait se passer au mieux pour lui, les ennuis s'accumulent… Préférant garder profil bas pour des raisons évidentes, David comprend, à son corps défendant, qu'on peut subir la pire injustice même lorsqu'on est animé des meilleures intentions : tentant de venir en aide à des jeunes du quartier, il se fait agresser par trois voyous qui lui volent sa marchandise et son argent. Il se retrouve dans une situation des plus délicates puisqu'il doit désormais rembourser son fournisseur, Brad.Afin d'éponger sa dette – et de rester en vie –, David n'a d'autre choix que de jouer dans la cour des grands en se rendant au Mexique pour ramener une importante cargaison de drogue à Brad. Réussissant à convaincre ses voisins – Rose, une strip-teaseuse cynique, Kenny, qui aimerait bien tester la marchandise et Casey, une ado débrouillarde couverte de tatouages et de piercings – de lui venir en aide, il met au point un plan censé être infaillible : avec ses complices qu'il fait passer pour sa femme et ses deux grands enfants, il met le cap sur le Mexique au volant d'un camping-car flambant neuf le jour de la fête nationale. Ce week-end risque bien d'être explosif…


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  • Pas du tout mon genre de film mais je dois reconnaître qu'il est particulièrement réussi: on va de rebondissement en rebondissement. C'est génial! On passe un excellent moment!

    scénario: 16/20     technique: 16/20    acteurs: 16/20   note finale: 17/20

    2 guns

    Bobby et Stig passent tout leur temps ensemble et mouillent dans des affaires très louches. Ils ne le savent pas, mais ils appartiennent tous les deux à des agences gouvernementales qui leur ont demandé d’infiltrer un réseau de trafiquants de drogue.

    Lorsqu’un casse auquel chacun participe pour coincer l’autre tourne mal, Bobby comme Stig sont lâchés par leurs hiérarchies respectives. Ils découvrent qu’ils ont été manipulés… Désormais, tout le monde veut les voir en prison, ou encore mieux, morts. Ils ne peuvent plus compter que l’un sur l’autre, et malheureusement pour ceux qui veulent leur peau, à trop jouer les malfrats, ils ont pris de mauvaises habitudes…


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  • Ce film plaira certainement aux fans de formule 1. mais moi la formule 1, je m'en fous. Et je ne connaissais ni l'un, ni l'autre. C'est probablement assez réussi si on aime ce milieu. Les autres pourront se passer de ce film bruyant et ennuyeux. Celui qui fait le pilote anglais joue bien , mais l'autre, c'est une horreur, on n'y croit pas une seconde.

    scénario: 12/20         acteurs: 12/20       technique: 16/20      note finale: 12/20

    Rush

    RUSH retrace le passionnant et haletant combat entre deux des plus grands rivaux que l’histoire de la Formule 1 ait jamais connus, celui de James Hunt et Niki Lauda concourant pour les illustres écuries McLaren et Ferrari. Issu de la haute bourgeoisie, charismatique et beau garçon, tout oppose le play-boy anglais James Hunt à Niki Lauda, son adversaire autrichien, réservé et méthodique. RUSH suit la vie frénétique de ces deux pilotes, sur les circuits et en dehors, et retrace la rivalité depuis leurs tout débuts.


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  • Un très joli film intimiste, remarquablement porté par des acteurs fantastiques! Je vous le recommande!!

    scénario: 16/20    acteurs: 16/20    technique: 16/20   note finale: 16/20

    Tirez la langue, mademoiselle

    Boris et Dimitri Pizarnik sont médecins dans le quartier chinois à Paris. Ils sont frères et c’est ensemble qu’ils pratiquent leur métier, consacrant tout leur temps à leurs patients.
    Une nuit, ils sont amenés à soigner une petite fille diabétique que sa mère, Judith, élève seule. Ils tombent tous deux amoureux de Judith. Bientôt, tout sera bouleversé...

    C'est Louise Bourgoin qui figure seule sur l'affiche mais ce n'est pas juste. Ou alors c'est juste… une concession aux nécessités médiatiques et publicitaires. Non pas que Louise Bourgoin soit quantité négligeable dans le film, loin de là, mais ce sont bien les deux personnages masculins – formidablement interprétés par Laurent Stocker et Cédric Kahn – qui sont au centre de Tirez la langue mademoiselle, ce sont eux qui frappent par leur originalité et la qualité de leur caractérisation, c'est en grande partie par eux que passe le charme piquant et décalé de cette comédie douce-amère remarquablement écrite et dialoguée.

    Les frères Pizarnik. Dimitri et Boris. Les inséparables. On n'imagine pas l'un sans l'autre. Et pourtant c'est le jour et la nuit, le blond et le brun, le faussement solaire et le vraiment taciturne, le bavard et le taiseux, le séducteur et le réservé. Ils sont médecins tous les deux, ils exercent dans le même cabinet, consultent ensemble dans ce territoire si particulier du 13e arrondissement de Paris qu'on appelle le quartier chinois, pour des raisons qui sautent aux yeux pour peu qu'on s'y promène pendant cinq minutes.
    Boris et Dimitri sont de vrais docteurs généralistes, comme on aimerait bien en trouver chaque fois qu'on est malade : disponibles, compréhensifs, attentifs, gentils, pas pressés. Axelle Ropert le dit bien : « ils exercent la médecine au sens le plus habituel, mais aussi le plus idéalisé du mot, c’est-à-dire : prendre soin des autres. » Ça nous vaut quelques scènes réjouissantes avec des patients on ne plus différents, plus ou moins gravement atteints, plus ou moins coopératifs, mais qui seraient tous prêts à donner un dix sur dix à leurs toubibs. C'est rien de dire que les frères Pizarnik aiment leur métier, rien de dire qu'ils y consacrent le plus clair de leur temps et de leur énergie. Pas seulement le plus clair d'ailleurs, puisqu'il leur arrive souvent d'intervenir la nuit…

    C'est d'ailleurs un soir tard qu'ils sont appelés à soigner Alice, une petite fille d'une dizaine d'années qui a oublié d'être bête mais l'intelligence et la malice, ça ne préserve pas de la maladie : Alice est diabétique et elle semble avoir acquis une solide pratique de l'auto-traitement. Sa mère – pas de père en vue – travaille la nuit, serveuse dans un bar – la reine des cocktails ! – et la gamine reste toute seule à la maison. Pas de drame, elle semble tout à fait s'accommoder de la situation et trouver même un certain plaisir à cette précoce autonomie, mais bon, présentement elle ne se sent pas très bien. Les Pizarnik arrivent chez Alice, lui sourient, lui parlent, l'examinent, la rassurent, prennent le temps de rigoler un brin avec elle, bref ils font impeccablement ce qu'il faut, en douceur et en chœur, comme d'habitude. Et bien sûr ils prennent contact avec sa mère, Judith. C'est là qu'intervient Louise Bourgoin, dans le rôle du grain de sable dans la belle mécanique fraternelle et médicale…


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  •  J'ai beaucoup aimé cette comédie familiale qui hélas n'a pas trouvé son public. l'histoire est intéressante et on se laisse prendre. Les acteurs sont formidables.

    scénario: 16/20     acteurs: 16/20   technique: 16/20  note finale: 16/20

    Les invincibles

    L'annonce d'un tournoi international de pétanque organisé par le célèbre Darcy, va bouleverser la vie de Momo, et réveiller ses rêves enfouis par les aléas de la vie: devenir champion et vivre de sa passion. Galvanisé par sa rencontre avec Caroline, Momo va faire la paix avec lui-même et affronter les préjugés. Déclassés, rejetés, cabossés, ils sont devenus : Les Invincibles.


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  • Woody égal à l'ui-même. Un bon cru. Très réussi. Mais toujours aussi bavard...

    scénario: 16/20    acteurs: 16/20   technique: 16/20  note finale: 16/20

    Blue Jasmine

    Alors qu’elle voit sa vie voler en éclat et son mariage avec Hal, un homme d’affaire fortuné, battre sérieusement de l’aile, Jasmine quitte son New York raffiné et mondain pour San Francisco et s’installe dans le modeste appartement de sa soeur Ginger afin de remettre de l’ordre dans sa vie.

    Woody Allen, à raison d'un film par an, on a l'impression de le connaître par cœur, lui et ses blagues et ses tours et ses manies et ses obsessions… Et puis, régulièrement, contre toute attente, ce diable de cinéaste arrive à nous surprendre, à nous couper la chique ! Et c'est le bien le cas avec ce Blue Jasmine qui, après le très moyen – euphémisme – To Rome with love, pourrait bien être son meilleur film depuis Match point, avec lequel il a le point commun de ne pas être une pure comédie, et même de proposer une vision assez noire, voire cruelle, de l'humaine condition…
    Ce coup-ci, la carte maîtresse du magicien Allen s'appelle Cate Blanchett, nouvelle venue dans son univers. Dans le rôle omniprésent de Jasmine, elle se hisse d'emblée au niveau des grandes héroïnes alléniennes, jouées par Diane Keaton, Mia Farrow… mais aussi Gena Rowlands (un unique rôle chez Allen, dans le très beau Une autre femme, en 1988), immense actrice à qui l'australienne fait beaucoup penser : la beauté douloureuse, la grâce, la force, la puissance d'incarnation qui donne au personnage toute sa complexité et sa bouleversante fragilité.

    Le film se présente comme un dyptique, ou plutôt une pièce musicale en deux mouvements, deux Jasmine, deux villes : San Francisco la solaire foutraque et New-York l’intello snob, deux vies. Par une construction habile et fluide, Woody Allen nous balade dans cette histoire et nous emmène où bon lui semble… Et tant mieux si sur le chemin il y a un peu plus de mélancolie qu’à l’accoutumée et tant mieux si le trajet n’est pas linéaire : les deux mouvements se croisent, se chevauchent, se rencontrent pour dessiner le portrait émouvant d’une femme perdue en même temps que celui d’une ridicule vanité qui croise l'impitoyable principe de réalité.
    Voici donc Jasmine, qui en fait s’appelle Jeanette mais Jasmine c'est tellement plus chic et original… Elle débarque à San Francisco avec sa valise Vuitton et la pose dans le modeste appartement de sa sœur Ginger. Elle est seule, elle est fauchée, et complètement désemparée. Car il n’y a pas si longtemps, Jasmine était une grande bourgeoise new-yorkaise, mariée à un très très riche homme d’affaire. Jasmine avait des amies aussi bourgeoises qu’elle, des hobbies futiles, des galas de charité, un coach sportif personnel… et très peu de temps pour ceux qui ne gravitaient pas dans son petit monde, très peu de temps pour s’intéresser aux affaires si lucratives de son mari… Avec qui elle vient de rompre et la voici donc ruinée, propulsée dans le quotidien très pragmatique de sa frangine, une fille simple et joyeuse qui élève deux garçons turbulents et vit des histoires d’amour en pointillés. Jasmine ne connaît pas les codes de ce monde, ni ceux des potes un peu lourdingues de sa sœur, encore moins ceux du monde du travail. Travail, elle se souvient à peine du mot, elle qui a arrêté ses études pour faire un si beau mariage d'argent.

    Il y a des situations cocasses et souvent drôles nées de la confrontation de deux milieux sociaux étrangers l'un à l'autre, et des moments bouleversants où la solitude de Jasmine, au bord de la folie, apportent une profonde gravité à un récit faussement léger. La vision ultra-lucide et caustique de Woody Allen révèle des êtres fragiles, pétris de préjugés et perdus dès qu’il s’agit de changer de point de vue. Entre les deux villes, entre les deux vies, un grand trou béant, un gouffre dans lequel Jasmine pourrait bien tomber… à moins qu’elle ne soit capable de déployer ses ailes pour s’en échapper et s’envoler. Allen 2013 : un excellent cru.


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  • L'image est d'une beauté à couper le souffleet les décors et paysages sont magnifiques. j'ai adoré ce magnifique film! les acteurs sont formidables. Le scénario est très intéressant. Et Bravo encore une fois au chef opérateur, j'espère qu'il aura un prix.

    scénario: 17/20    acteurs: 17/20   technique: 19/20  note finale: 17/20

    Michael Kohlhaas

    Au XVIème siècle dans les Cévennes, le marchand de chevaux Michael Kohlhaas mène une vie familiale prospère et heureuse. Victime de l'injustice d'un seigneur, cet homme pieux et intègre lève une armée et met le pays à feu et à sang pour rétablir son droit.

    À l'origine de ce film aussi exigeant qu'exaltant, aussi épuré que somptueux, il y a un court roman écrit en 1808 par Heinrich Von Kleist, inspiré de l’histoire vraie d’un marchand qui, victime de l’injustice d’un seigneur, mit une province d’Allemagne à feu et à sang pour obtenir réparation. Michael Kohlhaas raconte l’histoire d’un homme seul qui s’oppose à la société toute entière, préfigurant en cela tout un pan de notre littérature moderne. Franz Kafka, dont c’était le livre préféré, disait que la lecture de Michael Kohlhaas avait été pour lui à l’origine de son désir d’écrire !
    Après avoir porté ce projet d'adaptation pendant vingt ans, après s'être affranchi de références trop lourdes à porter – Les 7 Samouraïs de Kurosawa, Aguirre, la colère de Dieu d'Herzog, entre autres –, Arnaud des Pallières nous donne un film beau comme un paysage cévenol battu par le vent, un film hypnotique et tourmenté, dur comme la roche, poignant et magnifique comme le visage de son extraordinaire interprète, Mads Mikkelsen.

    Comme dans l'œuvre de Kleist, nous sommes au xvie siècle. Dans les Cévennes, le marchand de chevaux Michael Kohlhaas mène une vie raisonnablement prospère et heureuse. Père aimant, bon mari, lecteur de la bible dont il tire sa propre morale, homme intègre et négociant honnête, il va être victime de l'injustice d'un jeune seigneur, qui retient deux de ses chevaux en gage avant de les épuiser à la tâche et de prétendre les lui rendre dans un état lamentable. Kohlhaas refuse de les reprendre. « Je vous ai laissé deux bêtes magnifiques, vous devez me les restituer telles qu'elles étaient. J'irai en justice, seigneur ». Devant le mépris arrogant du petit baron, il ira en justice, en vain. Il ira bien au-delà, lèvera une armée, se battra, risquera la mort – la sienne et celle de ses proches et de ses soldats plus ou moins de fortune – pour faire reconnaître son droit. Il ira jusqu'au bout, non par appât du gain, non par soif de gloire, non par héroïsme, par principe.
    Pour mettre en scène cette histoire plus grande que nature, Arnaud des Pallières fait preuve d'une économie de moyens tout à fait remarquable, d'une rigueur, d'une retenue qui font ressentir la dimension épique du projet bien plus que toute surenchère spectaculaire. Avec la précision d'un architecte, il construit son récit pierre après pierre, cherche la justesse – comme son héros la justice – dans chaque plan. Comme l'écrit Frank Nouchi dans Le Monde, « La force peu commune qui se dégage de ce film aussi âpre que radical provient pour l'essentiel d'une étrange alchimie entre l'image (signée Jeanne Lapoirie), le son (hyper travaillé) et la musique (entêtante) de Martin Wheeler. Tandis que d'immenses panoramiques célèbrent la nature, des gros plans saisissants rendent compte de l'intensité des conflits humains. »

    La réussite de Michael Kohlhaas tient aussi beaucoup à la rencontre assez improbable entre ce réalisateur français atypique et un comédien danois qui ne l'est pas moins. Mads Mikkelsen, que l'on ne présente plus et qu'on n'en finit plus d'admirer après La Chasse ou Royal Affair – pour ne citer que ses rôles les plus récents –, irradie le film de son invraisemblable charisme. Dès sa première scène, il est Michael Kholhaas, il a toujours été Michael Kohlhaas, c'est une évidence. Il a toujours été cet honnête éleveur bafoué, il a toujours chevauché dans la lande cévenole du xvie siècle, il a toujours été cet homme d'autant plus déterminé qu'il est capable de douter. Un grand acteur. Un grand réalisateur. Un grand film.


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  •  Après le même film sorti à 6 mois  d'intervalle (l'attaque de la maison blanche et White house down), voici deux fois le même titre pour deux films complètement différents: rock the casbah! Un film israélien et maintenant un film marocain. Ce film est une totale réussite et j'ai adoré.Le scénario est original, les actrices sont formidables, la réslisation est plein de trouvailles, beaucoup d'émotion, d'amour etc... Une merveille!!

    scénario: 19/20    acteurs: 19/20  technique: 19/20  note finale: 19/20

    Rock the Casbah

    C’est l’été à Tanger. Une famille se réunit sur 3 jours dans la maison familiale suite au décès du père, pour se remémorer les souvenirs et partager sa perte, comme le veut la tradition musulmane. Il faut quitter les plages, les maillots de bain pour se vêtir de djellabas, réunir tout le monde et donner à la maison des allures d’enterrement. L’agitation est à son comble d’autant plus que cet homme n’a laissé derrière lui que des femmes. Tout va basculer avec l’arrivée de Sofia, la dernière des filles, celle qui a fait sa vie ailleurs. Actrice n’interprétant que des rôles de terroristes dans des séries américaines, elle arrive de New York après plusieurs années d’absence. Son retour va être le moyen de régler ses comptes avec ses sœurs et bouleverser l’ordre établi depuis toujours par ce patriarche. Entre rire et larmes, une hystérie collective va mener chacune de ces femmes à se révéler à elle-même...

    Pas plus de rock'n roll ni de casbah que de beurre en broche dans cette réjouissante comédie marocaine qui nous rappelle le délicieux Caramel libanais sorti il y a quelques années à Utopia…
    Il faut plutôt chercher du côté de la métaphore la signification de ce titre. Rock the casbah, comprendre : bousculer l'édifice, ébranler la forteresse. Et si le film est baigné par la sublime lumière bleue de ce côté méditerranéen du Maroc, il ne sera pas non plus question de l'histoire de Tanger la blanche, ni de plongée au cœur de la médina. Pour la promenade touristique on repassera. La forteresse, c'est celle d'un père établi dans son patriarcat et le rock qui va la malmener c'est celui de ses filles.

    Mais, coup de théâtre, le père meurt. Une mort vite fait bien fait, sans préavis. Le cœur qui lâche, fin de l'histoire. Il laisse un empire, une fortune, une demeure familiale splendide qui surplombe la mer, des employés serviables, dévoués et inconsolables. Mais surtout il laisse des femmes : son épouse et ses trois filles. Le temps du deuil qui, selon la tradition musulmane dure trois jours, sera le temps des larmes et des retrouvailles. Mais ce sera aussi, évidemment, le temps du grand bouleversement. Le diablotin qui était resté tapi bien tranquille pendant des années dans le coin des vies de chacune va se réveiller. Ce diablotin qui attendait son heure pour régler ses comptes avec le passé et ses blessures, en faisant fi des traditions, des coutumes et de la bienséance, pour envoyer chacun(e) face à ses choix, mais surtout à ses non-choix. Le rock sera donc aussi endiablé qu'endeuillé. Mesdames, prenez place sur la piste ! Il y a Aïcha, la veuve inconsolable, elle a l'air d'avoir pris mille ans en un jour, elle qui hier encore embrassait cet homme élégant et charismatique qu'était son époux. Il y a Kenza, la fille ainée, la plus touchée par la mort de ce père qu'elle adulait, restée perdue sur le chemin de l'œdipe. C'est celle qui a tout bien fait comme il fallait pour plaire à papa et si elle est sincèrement bouleversée par cette mort, elle réalise qu'il est peut-être temps de couper le cordon… à quarante ans, il n'est jamais trop tard. Et voilà Myriam qui entre en piste : entre chirurgie esthétique et ennui profond, elle soigne sa déprime à grand coups de bière et d'auto-dépréciation. Quant à Sofia, la petite dernière, la plus frondeuse et la plus occidentalisée, elle est devenue star à Hollywood en ne jouant paradoxalement que des petits rôles de terroriste…

    On se réjouit de voir cette assemblée féminine passer du rire aux larmes, entre prières et blagues salaces… c'est souvent aussi drôle que juste et Leila Marrakchi filme toutes les ambivalences, les contradictions et la complexité de ces femmes plus ou moins jeunes, plus ou moins affranchies du poids de la famille et des traditions. Mais on ne se débarrasse pas facilement des morts, surtout lorsqu'ils sont mâles et marocains et notre pater familias défunt, sous les traits d'un Omar Sharif étonnamment bienveillant, ne manquera pas d'ajouter, de temps en temps, son grain de sel aux engueulades du quatuor infernal.


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  • Enorma déception pour ce film qui avait tout pour être réussi (une bonne histoire) mais qui est raté et très très ennuyeux. tout d'abord, la réalisation est approximative, vraiment pas bonne. Ensuite, l'image est dégueulasse, peut-être pour faire plus années 80?Enfin, les acteurs sont vraiment mauvais, mauvais, mauvais et on n'y croit pas une seconde. Ce pauvre Gilles Lellouche semble complètement perdu dans une histoire à laquelle il ne croit pas lui-même. Le montage n'erst pas terrible. Et la BOF est une abomination: on a vraiment envie de se boucher les oreilles tant elle est nulle et agaçante. Bref, un gros ratage.

    scénario: 8/20       technique: 10/20      acteurs: 10/20    note finale: 8/20

    Gibraltar

    « Toujours mentir. Jamais trahir. »
    Afin de mettre sa famille à l'abri du besoin, Marc Duval, un français expatrié à Gibraltar, devient agent d'infiltration pour le compte des douanes françaises.
    De petits trafics en cargaisons troubles, il gagne progressivement la confiance de Claudio Lanfredi, un puissant importateur de cocaïne associé aux cartels Colombiens. Cette immersion en eau profonde dans l’univers des narcotrafiquants lui fait courir des risques de plus en plus importants. Mais à mesure que Marc gravit les échelons du cartel, il découvre aussi le luxe et l’argent facile... En permanence sur le fil du rasoir, seuls ses mensonges le maintiennent encore en vie. Lorsque les douanes anglaises rentrent dans la partie pour arrêter Lanfredi, le jeu devient encore plus dangereux et sa famille risque d’en payer le prix.


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  • Ce film est une pure merveill! Les acteurs sont absolument fantastiques et ça sent vraiment l'oscar pour le sublime Forest Witaker. le scénario est une merveille! Je vous le recommande chaudement! un peu triste à la fin, mais que voulez-vous, c'est la vie!

    scénario: 19/20      acteurs: 20/20   technique: 20/20  note finale: 20/20

    Le Majordome

    Le jeune Cecil Gaines, en quête d'un avenir meilleur, fuit, en 1926, le Sud des États-Unis, en proie à la tyrannie ségrégationniste. Tout en devenant un homme, il acquiert les compétences inestimables qui lui permettent d’atteindre une fonction très convoitée : majordome de la Maison-Blanche. C'est là que Cecil devient, durant sept présidences, un témoin privilégié de son temps et des tractations qui ont lieu au sein du Bureau Ovale.
    À la maison, sa femme, Gloria, élève leurs deux fils, et la famille jouit d'une existence confortable grâce au poste de Cecil. Pourtant, son engagement suscite des tensions dans son couple : Gloria s'éloigne de lui et les disputes avec l'un de ses fils, particulièrement anticonformiste, sont incessantes.
    À travers le regard de Cecil Gaines, le film retrace l'évolution de la vie politique américaine et des relations entre communautés. De l'assassinat du président Kennedy et de Martin Luther King au mouvement des "Black Panthers", de la guerre du Vietnam au scandale du Watergate, Cecil vit ces événements de l'intérieur, mais aussi en père de famille…

    C'est à partir d'entretiens réalisés par le journaliste Will Haygood pour le Washington Post que le scénariste Danny Strong a commencé à écrire l'histoire du Majordome. A l'approche de l'élection de Barack Obama à la présidence, Haygood avait recherché un Afro-Américain ayant travaillé à la Maison Blanche pour témoigner de la grande période des combats pour les droits civiques aux Etats-Unis. C'est ainsi qu'il a rencontré Eugene Allen, majordome de huit présidents entre 1952 et 1986. Eugene Allen, décédé en Avril 2010, est devenu dans le film Cecil Gaines, interprété par Forest Whitaker, sérieux candidat à l'Oscar du meilleur acteur en 2014…

    « Ce film permet de réfléchir à ce que la communauté noire a vécu, au cours des 50 dernières années, afin que des gens comme moi puissent obtenir le droit de vote. Cela transcende la division entre Noirs et Blancs et j'y tenais, car au-delà du mouvement des droits civiques, le film parle des rapports entre un père et son fils. Le Majordome transcende le conflit entre communautés et dépasse même la seule histoire américaine : c'est un récit universel. » Lee Daniels

    Le jeune Cecil Gaines, en quête d'un avenir meilleur, fuit, en 1926, le Sud des États-Unis, en proie au cauchemar de la ségrégation raciale. Il va s'accrocher, acquérir peu à peu les compétences qui lui permettent d'accéder à un poste aussi stratégique que convoité : majordome à la Maison Blanche. Voici donc l'Afro-Américain Cecil Gaines, nullement intéressé par la politique, au cœur de la vie privée du pouvoir, témoin privilégié de nombreux événements, sans doute mineurs pour la plupart, mais pas sans conséquences sur la vie quotidienne de centaines de millions d'individus et en particulier celle de la communauté noire américaine.

    Entre son univers professionnel et sa vie familiale régentée par une épouse autoritaire et moraliste, entre ses relations avec les présidents successifs et ses rapports orageux avec un fils remonté comme une pendule qui s'engagera dans le mouvement naissant des Black Panthers, le récit fait le portrait d'un homme exceptionnel malgré lui, en même temps qu'il embrasse plus de trente ans de l'histoire mouvementée des États-Unis, en insistant sur le combat des Noirs pour la justice et l'égalité.


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  •  Presque le même scénario que "la chute de la maison blanche" sorti en mars! Mais alors à la virgule près... 2trange d'aller voir un film qui sent autant le déjà vu. Donc strictement rien de neuf dans ce film d'action mais assez réussi. Il faut dire que lé rpésence du beau Channing sauve tout.

    scénario: 16/20  acteurs: 16/20   technique: 16<:20  note finale: 16/20

    White House Down

    Membre de la police du Capitole, John Cale vient de se voir refuser le job dont il rêvait : assurer la protection du président des États-Unis. Espérant éviter à sa fille une déception lorsqu’il lui apprendra la nouvelle, il l’emmène visiter la Maison-Blanche. C’est à ce moment qu’un groupe paramilitaire lourdement armé attaque le bâtiment. Alors que le gouvernement américain sombre dans le chaos, Cale va tenter de sauver sa fille, le président, et le pays tout entier…


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  • Bof, le film qui n'en finit pas. Le montage est d'une lenteur désespérante et on s'ennuie ferme. l'histoire, tirée de faits réels , pourrait être intéressante mais c'est beaucoup trop long et on n'est pas pris par l'histoire. 

    scénario: 12/20   technique: 15/20    acteurs: 14/20   note finale: 8/20

    No Pain No Gain

    À Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve… Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal, aussi influençables qu’ambitieux.

    NO PAIN NO GAIN s’inspire de l’histoire incroyable mais vraie de ces trois kidnappeurs amateurs qui, à la recherche d’une vie meilleure, se retrouvent embarqués dans une série d’actes criminels qui dégénèrent rapidement… Rien ne se déroule jamais comme prévu.


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  • Encore un film plein d'arabes et c'est d'un bête... Je comprends pas qu'avec des actrices de cette classe, on ait réussi à faire ce machin sans queue ni tête et très ennuyeux... le scénario aurait vraiment mérité d'être retravaillé.

    scénario: 4/20  technique: 12/20  actrices: 14/20    note finale: 5/20

    Tip top

    Deux inspectrices de la police des polices débarquent dans un commissariat de province pour enquêter sur la mort d’un indic d’origine algérienne. L’une tape, l’autre mate, tip top.


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  • Un bon film de science fiction. On passe un bon moment même si ce n'est pas le film de l'année.

    scénario: 16/20    acteurs: 16/20    technique: 16/20  note finale: 16/20

    Elysium

    En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max, un homme ordinaire pour qui rejoindre Elysium est plus que vital, est la seule personne ayant une chance de rétablir l’égalité entre ces deux mondes. Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il hésite à prendre part à cette mission des plus dangereuses -  s’élever contre la Secrétaire Delacourt et ses forces armées – mais s’il réussit, il pourra sauver non seulement sa vie mais aussi celle de millions de personnes sur Terre.


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  • Mortel ennui! Ce film aurait pu être réussi mais ça pleurniche beaucoup trop et c'est trop lent. Il aurait fallu être plus dynamique au niveau du montage. Et l'image est dégueulasse: et moi les films à l'image maronnasse (ça se passe chez les pauvres, alors les acteurs sont laids, mal habillés, et l'image est dégueulasse, c'est toujour scomme ça dans les films), j'aime pas. Mauvais image, scénario ennuyeux et acteurs peu convaincants, vous avez compris, on s'ennuie ferme! 

    scénario: 10/20   technique: 12/20  acteurs: 12/20   note finale: 8/20

    les amants du Texas

    Bob et Ruth s’aiment, envers et contre tout. Et surtout contre la loi. Un jour, un braquage tourne mal et les deux amants sont pris dans une fusillade. Quand Bob est emmené par la police, Ruth a tout juste le temps de lui annoncer qu’elle est enceinte. Dès lors, Bob n’aura qu’une obsession : s’échapper de prison pour rejoindre sa femme et son enfant.

    Mais quand il y parvient, quatre ans plus tard, le rêve correspond mal à la réalité. En fuite, poursuivi par la police et par les membres d’un gang, Bob peine à rétablir le lien avec sa famille. Ruth est devenue mère et elle ne veut pas d'une vie de cavale : courtisée par un policier attentionné, la jeune femme devra choisir entre le passé et l'avenir ( ça c'est faux! la deuxième partie de la phrase n'est pas exacte!)


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  • Ca c'est le navet que j'ai eu la malchence de voir en avant-première. c'est le navet de l'année que je vous déconseille fortement tant c'est ennuyeux. Il n'y a pas de scénario ou si peu. les acteurs sont mauvais, c'est mal filmé et pour finir, c'est d'un ennui mortel. On se demande comment une telle horreur a pu trouver un distributeur. En gros, c'est l'histoire d'une journaliste de itélé qui a confié ses enfants à un babysitter et de son ex qui veut absolument voir les enfants alors qu'il est violent. Désolant. Cela ressemble à de la téléréalité très très bas de gamme. Et encore, en général, la téléréalité, c'est bien filmé et les protagonistes sont beaux et bien habillés... même s'ils sont d'une vacuité abyssale...

    scénario: 1/20    acteurs: 2/20   technique: 5/20   note finale: 2/20

    La bataille de Solférino

    6 mai 2012, Solférino. Laetitia, journaliste télé, couvre les présidentielles. Mais débarque Vincent, l'ex, pour voir leurs filles. Gamines déchaînées, baby-sitter submergé, amant vaguement incrust, avocat misanthrope, France coupée en deux : c’est dimanche, tout s'emmêle, rien ne va plus !


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  • Un gros navet, profondément ennuyeux. Comment peut-on tourner un navet aussi ennuyeux et sans intérêt? et pourquoi dans les films les pauvres sont-ils toujours laids, stupides, vulgaires, mal habillés et crétins? Sans aucun intérêt.

    scénario: 5/20   technique: 14/20   acteurs: 14/20   note finale: 3/20

     

    De petits boulots en petits boulots, Gary est embauché dans une centrale nucléaire. Là, au plus près des réacteurs, où les doses radioactives sont les plus fortes, il tombe amoureux de Karole, la femme de Toni. L’amour interdit et les radiations contaminent lentement Gary. Chaque jour devient une menace.


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  •  C'est un peu brouillon, un peu fouilli mais c'est tout de même réjouissant. on est loin du chef d'oeuvre, ça part dans tous les sens et tout à coup c'est terminé sans qu'on sache trop pourquoi... Pas mal mais aurait pu être mieux.

    scénario: 14/20   technique: 16/20   note finale: 14/20

    Aya de Yopougon

    Fin des années 1970, en Côte d’Ivoire à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan. C’est là que vit Aya, 19 ans, une jeune fille sérieuse qui préfère rester étudier à la maison plutôt que de sortir avec ses copines. Aya partage ses journées entre l’école, la famille et ses deux meilleures amies : Adjoua et Bintou, qui ne pensent qu’à aller gazer en douce à la nuit tombée dans les maquis. Les choses se gâtent lorsque qu’Adjoua se retrouve enceinte par mégarde. Que faire ?

    Ces derniers temps, on parle le plus souvent de la Côte d’Ivoire pour rappeler ses soubresauts géopolitiques et conflictuels. Entre la démagogie et la ferveur quasi religieuse des pro Gbagbo, l’ingérence française en faveur de Ouattara, dont on comprend qu’il est passablement manipulé par les intérêts économiques occidentaux, les conflits inter-religieux affligeants, la montée de la haine raciale envers les immigrants venus des pays voisins… on oublierait presque que ce pays et sa capitale Abidjan furent – et seront peut être de nouveau demain – l’exemple d’une belle réussite africaine. Réussite économique, intellectuelle et surtout d’un savoir vivre ensemble, notamment dans le quartier de Yopougon (rebaptisé Yop City, « à l’américaine »), où ont cœxisté, dans une forme de dolce vita africaine, ethnies différentes, voire nationalités diverses, les Ivoiriens côtoyant longtemps et sans problèmes des Sénégalais ou des Burkinabés.
    Marguerite Abrouet y a passé son enfance dans les années 70 et, jeune auteur fraîchement débarquée en France, s’est inspirée des aventures de ses grandes sœurs et cousines pour raconter la vie drôle et trépidante du quartier, entre histoires d’amour rocambolesques et fêtes tous les soirs dans les maquis, ces petits restaurants-dancings où l’on boit et danse jusqu’au bout de la nuit ; histoires de papas un peu volages, avec cette propension des garçons ivoiriens à aimer la frime occidentale, dans un pays qui s’ouvrait au marché mondial. L’histoire, avec la complicité du dessinateur Clément Oubrerie, est devenue une formidable et savoureuse BD que se sont arrachés les amoureux de l’Afrique et ceux qui veulent juste la découvrir. Et c’est désormais un film, lui aussi très réussi.

    Au centre il y a Aya, une toute jeune fille qui, contrairement à ses meilleures amies Adjoua et Bintou qui vont gazer (en argot d’Abidjan : danser et draguer) la nuit dans les maquis, préfère étudier et assurer son avenir. Aya classe ses copines, qu’elle aime bien néanmoins, dans la catégorie C : Couture, Coiffure, Chasse au mari. D’ailleurs, conséquence collatérale, Adjoua tombe enceinte, probablement des œuvres du fils passablement abruti du gros industriel local, patron d’une entreprise de bières qui emploie le père d’Aya…
    Aya de Youpougon pose un regard amusé et tendre sur ce monde largement patriarcal, où pourtant ce sont bien les femmes qui mènent les hommes par le bout du nez, des hommes dont elles savent exploiter l’incroyable égocentrisme, l’indécrottable naïveté, par des flatteries bien senties. Autant d’occasions de quiproquos cocasses… Le film (et la BD avant lui) est donc un vrai hommage à la femme ivoirienne qui sait parfaitement mener sa barque face à des hommes le plus souvent inconséquents, qui ne savent pas forcément gérer leur « troisième bureau ». Et puis c’est aussi un regard drolatique sur ces années 70 ivoiriennes obsédées par la modernité et le mimétisme avec les modes occidentales. Idée hilarante, les réalisateurs insèrent dans leur film d’animation d’authentiques publicités télévisuelles désuètes et kitschs jusqu’à la caricature et qui pourtant faisaient rêver les premiers téléspectateurs ivoiriens.

    Vous l’aurez compris, ce dessin animé particulièrement revigorant est surtout une ode au vivre ensemble, pas étonnant qu’il ait été produit par les réalisateurs (Antoine Delesvaux et Joan Sfar) du Chat du Rabbin, autre formidable appel à la tolérance dans la joie.


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  • Un très beau rôle de dépressif pour Poelvoorde qui peut montrer toute l'étendue de son talent... Mais le problème, c'est justement qu'il joue un dépressif et que c'est chiant. Et quand un dépressif rencontre une suicidaire, cela donne un film énnuyeux et déprimant au possible. On se demande quel est l'intérêt de faire un tel film... un césar pour Poelvoorde? C'est bien filmé. Mais trop tordu pour moi.

    scénario: 5/20     acteurs: 12/20   technique: 16/20  note finale: 5/20

    Une place sur la terre

    Antoine, photographe joyeusement désabusé, a pour seul ami Matéo, le jeune fils de sa voisine souvent absente, auquel il donne une éducation fantaisiste. Un matin, des notes de piano venues de l'immeuble d'en face captent son attention. Antoine ne sait pas encore que celle qui les joue, Elena, étudiante idéaliste et sans concession, va bouleverser sa vie et lui permettre enfin de trouver une place sur la Terre...

    Une place sur la terre. Une place parmi ses semblables. Ou à côté d'eux, au moins. Mais au milieu, c'est quand même mieux. Il n'y a pas si longtemps certains revendiquaient une place au soleil… Mais on n'en demande pas tant, une à l'ombre, ce serait déjà bien. Une petite place. Pour plein de gens – sans doute plus qu'on pourrait le croire – ce n'est pas forcément évident de la trouver. Pas évident de se la faire.

    Antoine par exemple, il rame comme une âme en peine et sa vie est ennuyeuse. Et pourtant…

    Photographe doué – la responsable de l'agence pour qui il travaille aléatoirement le trouve même talentueux, c'est bien pour ça qu'elle supporte son dilettantisme –, doté d'un esprit vif et d'un sens de l'humour qui ne fait pas rire que lui, il a plus de charme, plus d'atouts que beaucoup d'autres, que la majorité des autres. Mais il traîne une mélancolie tenace qu'il dilue, faute de la noyer, dans l'alcool. Seul par manque d'envie des autres, il ne se reconnaît qu'un seul – et par conséquent meilleur – copain : Matéo, dix ans et bouille d'ange, le fils d'une voisine souvent absente à cause de son boulot. C'est uniquement avec ce môme qu'il échange plus de trois mots d'affilée, c'est uniquement avec lui qu'on a l'impression qu'il respire, qu'il vit.

    Jusqu'à ce matin où il entend une mélodie au piano, qui vient de l'immeuble d'en face. Une étude de Chopin jouée comme si sa vie en dépendait par une jeune femme, Elena. Antoine ne peut évidemment pas le savoir, mais ces quelques notes d'abord – c'est par la musique que tout s'enclenche –, celle qui les joue ensuite vont bouleverser sa vie.
    Elena est vivante – elle –, entière, passionnée, en quête d'absolu… et fragile, en équilibre instable et tout à fait suicidaire. Il faut d'ailleurs prendre cette expression au pied de la lettre : un soir Antoine la voit marcher sur le rebord du toit de son immeuble, comme un équilibriste sur son fil. Elle avance, les bras écartés, elle vacille, elle tombe. Antoine se précipite, appelle les secours, lui sauve la vie (on ne saura jamais si Elena voulait se suicider ou si elle jouait simplement à un jeu dangereux). Drôle de manière de faire connaissance.
    Entre ces deux-là va se nouer une relation étrange et forte, faite d'élans presque romantiques et de coups de frein apeurés. Une relation qu'Antoine ne pourra s'empêcher de mettre un peu à distance en prenant des centaines de photos d'Elena, à son insu. Comme s'il ne pouvait pas approcher directement, sans filtre, la possibilité du bonheur, comme s'il en avait peur, de ce « bonheur qu'on reconnaît au bruit qu'il fait quand il s'en va », pour citer Prévert dans le désordre…

    Un film comme celui-ci, est une épreuve que peu pourront supporter. Benoît Pœlvoorde et Ariane Labed, – sans oublier le gamin étonnant, Max Baissette de Malglaive, découvert aux côtés de Guillaume Depardieu dans Versailles, de Pierre Schœller – éssaient de sauver un pauvre scénario qui ne méritait certainement pas plus qu'un téléfilm  et entre eux le courant ne passe hélas pas du tout.


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  • Ce n'est pas qu'on s'ennuie mais ce n'est pas très dynamique... Une suite dont on aurait largement pu se passer, il me semble.

    scénario: 10/20   acteurs: 12/20  technique: 16/20  note finale: 12/20

    Kick-Ass 2

    Kick-Ass, Hit Girl et Red Mist sont de retour pour le second volet de l’irrévérencieux pastiche de film de super-héros Kick-Ass 2. L’audace insensée de Kick-Ass a inspiré une pléthore de vengeurs masqués autodidactes, le Colonel Stars & Stripes en tête, auxquels notre héros va s’allier pour patrouiller les rues de la ville et assurer la sécurité générale. Mais quand Red Mist, réincarné en Mother F%&*^r, décide de s’attaquer à ces super-héros amateurs, seuls les sabres acérés de Hit Girl sauront les sauver de la destruction.


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