• Ce documentaire est un chef d'oeuvre! Il est non seulement très pédagogique mais également extrêmement touchant. 

    technique: 20/20      note finale: 20/20

    Công Binh la longue nuit indochinoise

    A la veille de la 2nd Guerre Mondiale, 20 000 Vietnamiens étaient recrutés de force dans l’Indochine française pour venir suppléer dans les usines d’armement les ouvriers français partis sur le front allemand. Pris à tort pour des soldats, bloqués en France après la défaite de 1940, livrés à la merci des occupants allemands et des patrons collabos, ces ouvriers civils appelés Cong Binh menaient une vie de parias sous l’Occupation. Ils étaient les pionniers de la culture du riz en Camargue. Considérés injustement comme des traîtres au Viet Nam, ils étaient pourtant tous derrière Ho Chi Minh pour l’Indépendance du pays en 1945.

    Le film a retrouvé une vingtaine de survivants au Viet Nam et en France. Cinq sont décédés pendant le montage du film. Ils racontent aujourd’hui le colonialisme vécu au quotidien et témoignent de l’opprobe qui a touché même leurs enfants. Une page de l’histoire entre la France et le Viet Nam honteusement occultée de la mémoire collective.

     Le site du film: http://www.congbinh.net/


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  • Il y a un très gros problème dans ce film: les acteurs passent leur temps à fumer! Ils fument tant qu'on a l'impression que le film a été financé par les cigarettiers. Faire fumer les acteurs dans un film, c'est nul, avec tous les ravages du tabacs qu'on connaît.  Quand on sait avec quelle exigence Gérard Lanvin choisit ses films, on ne peut qu'être déçu. Très déçu. A part ce "léger détail", le film est intéressant mais il y a tant de fumée qu'on ne respire plus en tant que spectateur. vraiment dommage. Si quelqu'un sait pourquoi les acteurs passent leur temps à fumer... cela gâche le film et ne lui apporte rien. Dommage.

    scénario: 14/20  acteurs: 14/20 (quand on sait que les acteurs tournent plusieurs fois les scènes, j'espère qu'ils n'ont pas attrapé un cancer des poumons) technique: 16/20  note finale: 14/20 mais il aurait pu avoir tellement plus.

    Amitiés sincères

    Walter Orsini aime la pêche, un peu. Il aime la grande cuisine et les bons vins, beaucoup.
    Il aime aussi Paul et Jacques, ses amis d’une vie, passionnément.
    Il aime surtout Clémence, sa fille de 20 ans, à la folie.
    Mais il n’aime pas le mensonge. Pas du tout.
    Walter Orsini pense qu’en amitié comme en amour, on se dit tout.
    Il ne le sait pas encore, mais il se trompe...


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  •  Je me suis endormi donc il faudra que je le revois afin de donner avis éclairé sur ce film pas très prenant visiblement. La fin est nulle. mais il me manque une partie au milieu pour juger réellement... donc à suivre

    Je l'ai revu et c'est assez ennuyeux. Lambert Wilson est plus folle que jamais: il devrait faire attention! Fabrice Lucchini est formidable mais le scénario est un peu léger. L'Ile de Ré est magnifiquement filmé.

    scénario: 14/20     technique: 17/20    acteurs: 15/20   note finale: 14/20

    Au sommet de sa carrière d’acteur, Serge Tanneur a quitté une fois pour toutes le monde du spectacle. Trop de colère, trop de lassitude. La fatigue d’un métier où tout le monde trahit tout le monde. Désormais, Serge vit en ermite dans une maison délabrée sur l’Île de Ré… Trois ans plus tard, Gauthier Valence, un acteur de télévision adulé des foules, abonné aux rôles de héros au grand cœur, débarque sur l’île. Il vient retrouver Serge pour lui proposer de jouer «Le Misanthrope» de Molière. Serge n’est-il pas devenu une pure incarnation du personnage d’Alceste ? Serge refuse tout net et confirme qu’il ne reviendra jamais sur scène. Pourtant, quelque chose en lui ne demande qu’à céder. Il propose à Gauthier de répéter la grande scène 1 de l’Acte 1, entre Philinte et Alceste. Au bout de cinq jours de répétition, il saura s’il a envie de le faire ou non. Les répétitions commencent : les deux acteurs se mesurent et se défient tour à tour, partagés entre le plaisir de jouer ensemble et l’envie brutale d’en découdre. La bienveillance de Gauthier est souvent mise à l’épreuve par le ressentiment de Serge. Autour d’eux, il y a le microcosme de l’Île de Ré, figée dans la morte saison : un agent immobilier, la patronne de l’hôtel local, une italienne divorcée venue vendre une maison. Et l’on peut se prendre à croire que Serge va réellement remonter sur les planches…

    Au départ, comme dans nombre de bonnes comédies, il y a deux hommes que tout oppose. Gauthier Valence est le séduisant acteur à succès d’une série télé médicale inepte, qui lui donne confort matériel et adulation de la foule innombrable des téléspectateurs voyant en lui le chirurgien et le gendre idéal qui sauve les enfants de par le monde. Serge Le Tanneur est également acteur mais, dégouté du milieu du spectacle, il a depuis longtemps quitté les plateaux pour mener une vie d’ermite bougon au fin fond de l’Ile de Ré. Les deux hommes n’auraient jamais dû se revoir si Gauthier, au faîte de sa gloire mais en manque de grands textes, ne voulait monter Le Misanthrope de Molière pour lequel il veut absolument Serge pour partenaire. Gauthier décide donc de quitter Paris, ses impresarios la cour qui l’entoure pour tenter coûte que coûte de convaincre Serge de remonter sur les planches. La première scène, très drôle, est symbolique des difficultés que va affronter Gauthier : quand il arrive, Serge est en train de se débattre avec des entrepreneurs qui veulent lui extorquer 5000 euros pour la fosse septique de sa maison délabrée. Et la suite ne va pas être simple : Gauthier, habitué aux contrats rapidement signés, comptait rentrer sur Paris le lendemain mais Serge, après avoir refusé tout net, va demander une semaine pour faire ensemble des répétitions avant de donner une réponse définitive. Le film va donc raconter le long apprivoisement réciproque entre deux hommes si différents par leur passé et leur conception du métier et pourtant unis par l’amour du jeu.

    La force du film tient probablement à ce qu’il correspond à une réalité : Le Misanthrope est le texte fétiche de Fabrice Luchini, qui incarne magnifiquement Serge, personnage qui est probablement très proche de lui-même. Et c’est d’ailleurs sur cette passion pour la pièce de Molière, découverte sur le tournage des Femmes du sixième étage, que Philippe Le Guay a construit son film. Lambert Wilson joue de son côté parfaitement Gauthier, son ambiguïté, son glamour naturel, sa force douce mais bien présente. Mais les deux vrais héros du film sont d’une part le texte du Misanthrope, splendidement restitué par les deux hommes dans des circonstances parfaitement incongrues, en vélo ou au-dessus d’un muret dans une scène très réussie. Et d’autre part l’Ile de Ré, à la fois magnifiée mais aussi moquée (dans cette tirade où Gauthier à bout de nerfs hurle qu’il déteste cette île pleine de « cathos et de petits blonds en vacances »). Le cinéaste a l’intelligence de glisser une très jolie histoire d’amour et d’amitié à la Jules et Jim quand une jolie femme divorcée italienne s’immisce entre les deux acteurs qui deviennent rapidement des coqs en concurrence. Et s’amuse aussi avec une satire assassine du monde du cinéma et de la télévision. Mais il livre des moments de grâce avec des personnages secondaires savoureux comme cette jeune serveuse de l’hôtel au visage angélique mais actrice X à ses heures, qui s’avère lors d’un bout d’essai une Célimène bouleversante. Après cet Alceste à bicyclette vous (ainsi que vos enfants ou élèves si vous enseignez) ne verrez plus tout à fait Molière avec le même regard.


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  • Max

    Un super film plein de tendresse, même si on peut regretter qu'il soit parfois un peu long... On s'ennuie un peu mais c'est sympa. Il faut le voir au moins pour la prestation de la petite actrice qui est formidable. Tous les acteurs sont formidables d'ailleurs dans ce film. C'est bien filmé.

    scénario: 14/20         acteurs: 17/20           technique: 16/20            note finale: 16/20

    Max

    Max a 6 ans. Elle vit avec son père Toni, un petit voyou au grand cœur. Pour Noël, Max décide de lui offrir Rose, une fille de joie rencontrée dans la rue et qu’elle a prise en affection. Malgré la situation compliquée, Toni va avoir du mal à refuser le « cadeau » de sa fille et devoir cohabiter avec Rose.

     


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  •  Un très joli film sur les horreurs de la guerre, commises par les allemands à Monte Solé pendant la Seconde Guerre Mondiale. La petite fille qui interprète le rôle principal est formidable.

    scénario: 18/20        acteurs: 18/20      technique: 18/20   note finale: 18/20

    L'homme qui viendra

    Pendant l’hiver de 1943, Martina, fille unique d’une humble famille de paysans, a huit ans et vit sur le flan du Monte Sole. Plusieurs années auparavant, elle a perdu un petit frère, né depuis à peine quelques jours, et depuis, elle est mutique. Sa mère est de nouveau enceinte et Martina vit dans l’attente de l’enfant qui va naître, tandis que la guerre avance et que la vie devient de plus en plus difficile. Dans la nuit du 28 au 29 septembre 1944, l’enfant voit enfin le jour. Au même moment, les SS se livrent dans la région à une descente sans précédent inscrite dans l’histoire comme le massacre de Marzabotto.


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  • Un film très réussi mais pas que quoi casser trois pattes à un canard. C'est divinement filmé et réalisé mais c'est un peu long. Les acteurs sont excellents.

    scénario: 16/20    technique: 19/20     acteurs: 18/20   note finale: 16/20

    Django

    Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
    Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…
    Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

    chasseurs de nazis. Il nous entraîne pour une épopée épique et flamboyante entre la Californie, le Wyoming et la Louisiane, sur les pas d'un dentiste chasseur de primes et d'un esclave fraîchement affranchi.
    Tarantino s'empare du genre comme il l'a fait avec les autres, sans précaution, en se l'appropriant complètement, et nous livre un film inventif, drôle et sauvage. On pourrait accumuler un chapelet de superlatifs mais ce serait inutile, de même qu'il serait stupide de trop vous en raconter et de vous priver ainsi de la découverte et de la surprise.

    On peut juste dire que le film raconte comment King Schultz (Christoph Waltz, l’inoubliable officier nazi de Inglourious basterds), chasseur de primes de son état, libère l’esclave Django (Jamie Foxx) pour qu’il l’aide à capturer deux frères dont la tête est mise à prix. En échange de son aide, Shultz promet à Django de l'affranchir et de lui apprendre les ficelles du métier. Après avoir été initié au maniement des armes, Django devient donc l’associé de Schultz en attendant de retrouver la femme de sa vie, Broomhilda, laquelle est aux mains de Calvin Candie (Leonardo DiCaprio, qui campe là son premier rôle de vrai salopard), riche propriétaire arrogant et sans scrupules d’une plantation du Sud qui adore… les combats à mort entre ses esclaves noirs !
    De la vengeance et des bagarres, de l'amour et de la passion, des salauds, des adeptes du Ku Klux Klan, des champs de coton et des chants d’esclave, quelques scènes de saloon, une bonne dose d’humour noir et de second degré et comme d'habitude une bande-son groovy qui déchire… Tarantino distille avec maestria tous ces ingrédients pour faire de Django unchained un grand moment de cinéma jubilatoire qui rend un hommage vibrant et extraordinairement vivant à un genre que le cinéaste adore et connaît comme sa poche. Et, plus inattendu peut-être, il livre aussi un ardent plaidoyer contre l'esclavage et ses abominations.

    Comme toujours chez Tarantino, les dialogues sont remarquablement écrits et savoureux, servis par des comédiens tous géniaux et parfaitement à leur place dans la mécanique de précision inventée par l'auteur gargantuesque : Jamie Foxx en bras armé de la vengeance, Sigfried des temps moderne s'en allant terrasser le dragon et sauver sa bien aimée Brunhilde ; Christoph Waltz en chasseur de prime germanique et érudit, défenseur pas désintéressé de l'abolition de l'esclavage ; Leonardo DiCaprio, salaud magnifique et francophile aux dents gâtées, conseillé par son vieil esclave Samuel L Jackson, fourbe et tordu juste ce qu'il faut.


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  •  Ce film est génial!!! Les dfialogues sont à MDT yant ils sont excellents, le scénario est intéressant et les actrices sont formidables! J'espère que Bernadtte Lafont aura un prix!

    scénario: 18/20       acteurs: 18/20    technique: 18/20  note finale: 18/20

    Paulette

    Paulette vit seule dans une cité HLM de la banlieue parisienne. Avec sa maigre retraite, elle n’arrive plus à joindre les deux bouts. Lorsqu’un soir elle assiste à un curieux trafic en bas de son immeuble, Paulette y voit le signe du destin. Elle décide de se lancer dans la vente de cannabis. Après tout, pourquoi pas elle ? Paulette était pâtissière autrefois. Son don pour le commerce et ses talents de cuisinière sont autant d’atouts pour trouver des solutions originales dans l’exercice de sa nouvelle activité. Mais on ne s’improvise pas dealer !

     


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  •  La première fois que j'ai vu Charlotte Le Bon, c'était dans Astérix et je me suis dit qu'ils avaient vraiment trouvé une anglaise avec une vraie tronche d'anglaise, ce qui dans mon esprit veut dire une tête bizarre et moche: les traits grossiers, les dents de travers, et des mauaises proportions dans le visage. Quand j'ai appris qu'elle était considérée comme jolie... les bras m'en sont tombés, ou presque. Bref, elle joue dans ce film et je la trouve toujours aussi laide (mon Dieu, quelle tête...). J'ai hésité à aller voir ce film car je m'attendais vraiment à une grosse daube. Ce n'est pas le cas. Cette comédie est très réussie et c'est particulièrement du au jeu des acteurs:Raphaël Personnaz que je ne me souviens pas avoir vu dans un autre film est FORMIDABLE! Charlotte Le Bon aussi, idem pour le bébé qui est craquant. C'est bien filmé et le scénario est intéressant.

    scénario: 17/20          acteurs: 17/20       technique: 17/20    note finale: 17/20

    La Stratégie de la poussette

    Thomas a laissé partir Marie, à force de ne pas s'engager.
    Un an plus tard, toujours inconsolable, il se retrouve avec un bébé sur les bras.
    Il va se servir de cet enfant pour reconquérir la femme de sa vie...


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  • Il y a deux choses qui m'agacent dans les films qui se passent chez les pauvres: les acteurs sont laids et l'image est dégueulasse. Ce film ne déroge pas à la règle. Comme si, telle une fatalité, en étant pauvre, on était aussi forcément abrutis, laid et grossier. Et pourquoi l'image est-elle moche? on se le demande. le scénario de ce film n'est déjà pas terrible, mais en plus, les acteurs sont hideux et leurs personnages complètement débiles. Cela fait beaucoup. Un peu trop même.  A éviter!

    scénario: 2/20    acteurs: 6/20   technique: 10/20   note finale: 8/20

    Mon père va me tuer

    Palerme, les années 70. La famille Ciraulo vit dans un quartier misérable de la ville. Suite à la mort de leur fille, tuée lors d’un règlement de compte, la famille découvre qu’il existe un fonds d’indemnisation des victimes de la Mafia… Le père décide alors d’investir dans une luxueuse voiture : plus qu’un symbole de richesse, elle deviendra l’instrument de leur défaite et de leur ruine.


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  • Malgré un Gérard Depardieu comme d'habitude génial et une photo d'une beauté à couper le souffle, ce film n'a ni queue ni tête. C'est du grand n'importe quoi. <Je ne savais pas que Victor Hugo avait écrit des histoires aussi débiles. Autre point faible du film, l'acteur qui joue Gwynplaine: il a non seulement un accent bizarre mais en plus, il joue comme une casserole et face à Depardieu, ça ne pardonne pas. Bref, grosse déception pour ce film.

    L'Homme qui rit

    En pleine tourmente hivernale, Ursus, un forain haut en couleurs, recueille dans sa roulotte deux orphelins perdus dans la tempête : Gwynplaine, un jeune garçon marqué au visage par une cicatrice qui lui donne en permanence une sorte de rire, et Déa, une fillette aveugle.
    Quelques années plus tard, ils sillonnent ensemble les routes et donnent un spectacle dont Gwynplaine, devenu adulte, est la vedette. Partout on veut voir ‘L’Homme qui rit’, il fait rire et émeut les foules. Ce succès ouvre au jeune homme les portes de la célébrité et de la richesse et l'éloigne des deux seuls êtres qui l’aient toujours aimé pour ce qu’il est : Déa et Ursus.


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  • Une excellente comédie romantique! Ca change des niaiseries américaines. les personnages sont fouillés, évoluent. Dés le début, on connait la fin, mais après tout, n'est ce pas une comédie romantique. Les acteurs ont fantastiques, l'image est d'une beauté à couper le souffle et le scénario  est intéressant.

    scénario: 17/20    acteurs: 17/20   technique: 17/20    note finale: 17/20

    Un Prince (presque) charmant

    Jean-Marc, quadra carriériste et pressé ne cherchant qu’à satisfaire ses intérêts personnels, va croiser malgré lui la route de Marie. Tout oppose cet homme d’affaire et cette jeune femme éprise de liberté et de justice. Ces deux là n’auraient jamais dû se rencontrer et pourtant la vie en a voulu autrement.


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  • Ce film est une merveille et je vous encourage à aller le voir. Ce film très original est d'une richesse inouie! Cette histoire d'un jeune footballeur sénégalais arnaqué par un faux recruteur est porté par un acteur auquel je prédis une longue carrière. Basée sur une histoire vraie, le film dénonce les arnaques du foot et met en garde tous ces jeunes africains qui pensent que le foot français  les attend... Mais le film va bien au-delà de ce problème. Mais je vous laisse le plaisir de découvrir le reste. Les acteurs sont formidables, c'est magnifiquement filmé et le scénario est une perle.

    scénario: 19/20    acteurs: 19/20   technique: 19/20  note finale: 19/20

    Comme un lion

    Mitri a 15 ans et vit dans un village au Sénégal. Comme tous les jeunes de son âge, il joue au foot en rêvant du Barça et de Chelsea. Lorsqu’un agent recruteur le repère, Mitri croit en sa chance. Mais pour partir à l’assaut des grands clubs européens, il faut payer. La famille se cotise et s’endette pour l’aider. Une fois à Paris, tout s’écroule : Mitri se retrouve abandonné sans un sou en poche, et ne peut imaginer affronter la honte du retour au village. Une odyssée faite de débrouilles commence alors. Mais son rêve de foot le rattrapera au coin d’une rencontre.

    Samuel Collardey, c'était un premier film magnifique : L'Apprenti, en 2009. Coup d'essai couvert de récompenses dont le Prix Louis Delluc de la meilleure première œuvre. Il nous revient avec une nouvelle histoire d'apprentissage mais cette fois nous ne sommes plus dans une exploitation agricole du Haut-Doubs mais dans le monde méconnu des jeunes Africains qui rêvent de devenir footballeurs en Europe. Comme un lion est une superbe fable moderne, nourrie d'une solide approche documentaire qui faisait déjà tout le prix de L'Apprenti. C'est toujours aussi beau et remarquablement filmé : Collardey, chef opérateur de formation, apporte un soin tout particulier au cadrage et à la composition de l'image, et ça se voit à l'écran.

    Mitri a quinze ans et vit dans un village au Sénégal. Comme tous les gamins de son âge, il joue au foot en rêvant du Barça ou de Chelsea. En rêvant d'avoir lui aussi un jour son nom inscrit au dos de son maillot… Mais lui, il a un vrai don, de l'or dans les pieds. Alors le jour où un recruteur s'annonce au village pour superviser les jeunes joueurs du club, c'est l'effervescence. Mitri se dit que c'est la chance de sa vie et il est bien décidé à tout faire pour être remarqué. Et il l'est… Mais il ne suffit pas de savoir bien jouer au foot, encore faut-il pouvoir payer les frais que demande le recruteur pour organiser le voyage en France, l'accueil à Paris. Pour rassembler l'argent, la grand-mère de Mitri va s'endetter auprès de toute la communauté.
    Arrivé à Paris, rien ne se déroulera comme prévu et Mitri devra faire face à la dure réalité d'un monde où les magouilleurs ont la même tête que les gars honnêtes et où le talent n'est rien si on n'a pas les clefs pour ouvrir les bonnes portes. Pour le jeune garçon le retour est impossible, la honte sur sa famille serait insupportable. Il s'accroche et commence alors une odyssée de la débrouille qui le conduit jusqu'au département du Doubs, froide et improbable destination !
    C'est pourtant là que Mitri croise le chemin d'une ancienne gloire du ballon rond aujourd'hui entraîneur des minots du coin, magnifique Marc Barbé, écorché et sensible, fier et déchu. Ce type bourru et mal léché va prendre Mitri sous son aile, lui faire comprendre que rien n'est acquis et qu'il faut travailler dur pour décrocher la lune. C'est une des très bonnes idées du film que de faire aboutir le parcours initiatique et géographique d'un gamin sénégalais dans la banlieue de Sochaux et de lui faire rencontrer cet ouvrier devenu footballeur, puis footballeur déchu et redevenu ouvrier. Deux trajectoires, deux destins qui n'avaient que peu de chance de se croiser et pourtant l'un va tendre la main à l'autre, une forte relation de confiance va peu à peu se construire et ensemble ils vont avancer, l'un vers son destin, l'autre vers un retour à l'envie, à la vie.

    Le cinéma de Samuel Collardey nous emporte par sa générosité et par son authenticité. Rien d'étonnant à ça, Collardey va sur le terrain, il enquête, il cherche. Il est donc parti au Sénégal, rencontrer des gamins, des villageois jusqu'à rencontrer son Mitri. Il a aussi enquêté dans le milieu des clubs de foot et des centres de formation et c'est tout naturellement qu'il s'est appuyé sur le club de Sochaux, pas très loin de chez lui. Et sa générosité, son optimisme, ils les revendique : il dit qu'il a la naïveté de penser que le monde n'est pas complètement pourri et que l'accomplissement d'un rêve est possible. Comme un lion en est la parfaite illustration.


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  •  Un très joli film original avec une Jeanne Moreau grandiose qui joue une vieille dame plein de mystères! j'ai beaucoup aimé ce film intimiste, bien filmé, bien joué, avec un scénario génial!

    scénario: 18/20      acteurs: 18/20       technique: 18/20     note finale: 18/20

    Une Estonienne à Paris

    Anne quitte l’Estonie pour venir à Paris s’occuper de Frida, vieille dame estonienne installée en France depuis de nombreuses années. A son arrivée, Anne se rend compte qu’elle n’est pas désirée. Frida tente par tous les moyens de la décourager. Elle n’attend rien d’autre de la vie que l’attention de Stéphane, son jeune amant d’autrefois. Anne résiste à sa manière. A son contact, Frida va retrouver sa fougue d’éternelle séductrice.

    Au départ, il s'agit d'une Estonienne en Estonie. Anne, la cinquantaine avenante mais lasse, un beau regard voilé d'une mélancolie qui s'est installée au fil du temps, vivote sans joie ni espoir aux côtés de son gros nounours de mari, pas méchant mais porté sur la bouteille, pas fiable pour une couronne, et lourdaud au point d'être devenu un vrai boulet qu'elle a de plus en plus de mal à traîner. Infirmière de profession, Anne est au chômage. Ses deux enfants sont partis, font leur vie, et elle se résigne, attend elle ne sait trop quoi. Ou plutôt n'attend plus rien.

    Elle a tort. Un jour, l'agence de placement lui propose un travail à Paris : elle serait la dame de compagnie d'une vieille dame estonienne installée en France depuis de nombreuses années. Anne de prime abord refuse : Paris, c'est l'autre bout du monde, elle ne peut pas tout quitter comme ça, du jour au lendemain, elle n'a plus l'âge de partir à l'aventure. Quitter quoi ? lui demande sa fille qui l'encourage à accepter, qui l'engueule même de songer à ne pas accepter. Quitter un mari qu'elle ne supporte plus ? Un appartement triste ? Une vie morne ? L'ennui des jours qui passent sans but, sans envie, sans rien ? Alors Anne finit par dire oui, elle va faire le grand voyage, elle va tenter sa (dernière ?) chance.
    Heureusement qu'elle n'avait aucune idée de ce qui l'attend à Paris, sinon elle serait sans doute restée dans son bled estonien jusqu'à la fin de ses jours… Parce que Frida, l'exilée dont elle est censée s'occuper, il faut se la fader ! Désagréable, autoritaire, cassante, blessante, elle fait tout tout de suite pour bien faire comprendre à Anne qu'elle ne veut pas d'elle…
    En fait c'est un certain Stéphane qui a eu l'idée de faire venir Anne auprès de Frida. Au début on a du mal à le situer, Stéphane. Patron d'une brasserie dans le quartier chic où vit la vieille femme, il a l'âge d'être son fils mais on voit tout de suite qu'il ne l'est pas. Un neveu, un cousin ? Non, on comprendra vite que c'est un ancien jeune amant, qui s'est évidemment éloigné mais qui garde un attachement indéfectible envers Frida, en même temps sans doute qu'un vague sentiment de culpabilité… Et Stéphane parvient à convaincre Anne de ne pas fuir, de ne pas abandonner le terrain : il a besoin d'elle, Frida ne peut plus vivre seule, il lui faut quelqu'un et elle ne veut personne, alors il faut qu'Anne arrive à se faire accepter, il faut qu'elle trouve le moyen d'approcher la sauvage, d'amadouer l'intraitable, de faire fléchir l'orgueilleuse…
    Et Anne va s'atteler à ce treizième travail d'Hercule, en jouant de toute sa finesse, de toute sa douceur, de toute sa naïveté aussi, qui n'est pas son moindre atout. Et le film sera le récit attentif et subtil de cette tentative de rapprochement entre deux estoniennes à Paris. Avec l'ange gardien Stéphane qui tiendra un rôle évidemment capital dans l'affaire…

    Frida, c'est un rôle en or pour la Moreau, qui trouve là l'occasion de démontrer toute l'étendue de son talent… et de sa garde-robe : elle change de toilette quasiment à chaque scène et elle la porte si bien qu'on se persuade qu'elle est venue sur le tournage avec une partie du contenu de ses armoires.
    La blonde estonienne Laïne Magi et le discret Yves Pineau sont eux aussi parfaits et ce sont bien les sentiments complexes qui circulent entre les trois qui font tout le prix de ce fort joli film.


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  • Ouai bof, exactement le genre de film qui ne sert à rien et qui n'apporte rien. 5 meutres ont eu lieu et on s'aperçoit avec un nombre incroyables d'invraisemblances que ce n'est poas ce que ça doit être. mais vous vous en doutez, Tom Cruise, va résoudre tout ça. D'un vide abyssal. Inutile. Prévisible. un téléfilm comme on en voit temps. Un scénario et des dialogues d'une vacuité incroyable. Les acteurs sont moyens. Mais c'est bien filmé.

    scénario: 2/20    acteurs: 8/20      technique: 16/20     note finale: 5/20

    Jack Reacher

    Un homme armé fait retentir six coups de feu. Cinq personnes sont tuées. Toutes les preuves accusent l’homme qui a été arrêté. Lors de son interrogatoire, le suspect ne prononce qu’une phrase : « Trouvez Jack Reacher. »
    Commence alors une haletante course pour découvrir la vérité, qui va conduire Jack Reacher à affronter un ennemi inattendu mais redoutable, qui garde un lourd secret.


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  • Mortel ennui! Mon Dieu, que ce film est ennuyeux: on souhaite chaque seconde qu'il se termine enfin mais il continue, il continue... C'est pénible. >Il faut dire que sans scénario, difficile de faire un bon film C'est vraiment dommage que ce soit si ennuyeux car c'est magnifiquement filmé, les décors, les paysages et les costumes sont magnifiques. Mais il n'y a pas vraiment d'histoire et c'est trop lent et ennnuyeux. Les acteurs font ce qu'ils peuvent.

    scénario: 8/20     acteurs: 12/20   technique: 18/20  note finale: 9/20

    Renoir

     

    1915. Sur la Côte d’Azur. Au crépuscule de sa vie, Auguste Renoir est éprouvé par la perte de son épouse, les douleurs du grand âge, et les mauvaises nouvelles venues du front : son fils Jean est blessé… Mais une jeune fille, Andrée, apparue dans sa vie comme un miracle, va insuffler au vieil homme une énergie qu’il n’attendait plus. Éclatante de vitalité, rayonnante de beauté, Andrée sera le dernier modèle du peintre, sa source de jouvence.
    Lorsque Jean, revenu blessé de la guerre, vient passer sa convalescence dans la maison familiale, il découvre à son tour, fasciné, celle qui est devenue l’astre roux de la galaxie Renoir. Et dans cet éden Méditerranéen, Jean, malgré l’opposition ronchonne du vieux peintre, va aimer celle qui, animée par une volonté désordonnée, insaisissable, fera de lui, jeune officier velléitaire et bancal, un apprenti cinéaste…

    « Un sein, c'est rond, c'est chaud. Si Dieu n'avait créé la gorge de la femme, je ne sais si j'aurais été peintre. » Auguste Renoir

    L’homme est au crépuscule de sa vie. Son corps paralysé n’est qu’un cri de souffrance, ses doigts déformés par la polyarthrite ne sont plus en mesure de tenir le pinceau, son âme pleure la perte douloureuse de son épouse. L’homme est vieux et seul, ses deux fils, Jean et Pierre, sont au front, blessés, et il craint à chaque instant que la grande faucheuse ne l’oublie lui pour les arracher eux à cette vie qui lui échappe un peu plus chaque jour. L’homme est au crépuscule de sa vie, mais l’artiste est un jeune homme… sensible comme à vingt ans aux pulsions vitales qui l’entourent : le vent qui s’engouffre dans les arbres longeant l’allée de sa demeure provençale, les parfums de fleur d’oranger et de jasmin qui lui parviennent comme depuis un lointain printemps, les couleurs d’une nature éblouissante qui éclaboussent cette année 1915 comme un pied de nez à 1914 et à sa déclaration de guerre. Auguste Renoir peint. Inlassablement, obstinément. Le pinceau attaché à ses doigts crochus par des bandages est comme un prolongement de lui-même, son chapeau de paille est vissé à son crâne chauve pour le protéger d’un soleil qui a pourtant tant et tant à lui offrir. Renoir peint la vie qui coule, qui s’échappe, qui fuit, qui renaît.

    La vie, c’est Andrée. Belle plante rousse aux formes généreuses et au tempérament de lave. Andrée qui arrive avec les premiers rayons du matin pour faire le modèle chez Monsieur Renoir. Elle déboule dans le cadre du vieux monsieur et c’est pour lui comme un miracle : la jeune fille va insuffler au peintre une énergie qu’il n’attendait plus. Eclatante de beauté et de volupté, étendue nue dans un pré ou à demi tournée sur un sofa, elle sera son ultime muse, son inspiration colorée, sa délicieuse et bouillonnante « Dédée »…
    Mais la belle attrapera aussi dans ses filets Jean, le fils blessé venu en convalescente dans cet eden méditerranéen bien loin des horreurs du front. Jean qui semble si discret, si indécis face à un père autoritaire, parfois tyrannique et tellement certain de son art. Sa rencontre avec Andrée sera décisive : c’est par amour pour elle, pour faire d’elle « une vedette » qu’il se lancera timidement dans le cinéma pour devenir celui que l’on sait.
    En s’attachant aux événements d’un seul été, Gille Bourdos livre un portrait sensible mais ennuyeux de celui dont la peinture fut la plus charnelle, la plus instinctive et la plus joyeuse du mouvement impressionniste. Le contraste entre le vieil homme immobilisé par la maladie et la jeune fille qui n’est que mouvement, vitalité, exubérances est d’une beauté émouvante. Entre eux deux, l’art devient le trait d’union, révélant la force absolue de la peinture, qui fait oublier la douleur pour que seule la beauté demeure.

    La seule réussite du film, c'est sa splendeur visuelle. Cela aurait pu être l’interprétation de Michel Bouquet, à propos duquel l’usage de tout superlatif semble inapproprié pour rendre compte avec justesse de l’étendue de son talent, mais pas dans ce film où il est pathétique et où il défend comme il peut un scénraio sans intérêt. Les deux jeunes acteurs sont très moyens.

    Renoir nous laisse le sentiment d'un film gâché qui avait tout pour être une grande réussite. Mortel ennui.


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